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21/02/2017

Donald Trump est-il fou ?

Donald Trump est-il fou ?

La chronique de José Fort sur Radio Arts Mada (tous les lundi, en direct, à 19h)

mardi 21 février 2017
par  José Fort

 

http://paroles-citoyennes.net/local/cache-vignettes/L250xH121/arton515-71128.jpg?1487658028

Cinglé, le président des Etats-Unis ? Des psychiatres nord-américains posent publiquement la question. Plusieurs journaux, à l’instar du « New York Times » laissent entendre que l’homme serait dérangé. Il faut bien reconnaître que le personnage prête à ce genre d’interrogations : comportements étranges, approximations permanentes, sorties médiatiques souvent incompréhensibles, et un entourage recruté dans les mouvements sectaires. Trump, fou ? Telle n’est pas mon opinion.

Donald Trump n’est pas fou. Il est plutôt le reflet d’une partie de la société nord-américaine, celle de l’argent, du racisme, du sexisme, de la vulgarité, de l’ignorance, bref celle de la bêtise, comme celle que chantait Jacques Brel dont je retiens…

« Salut à toi dame bêtise,
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi dame bêtise
Mais dis-le moi comment fais tu
Pour avoir tant d’amants et tant de fiancés
Tant de représentants et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains tant de malentendus
Et faire croire au crétin que nous sommes vaincus. »

Qu’on ne s’y trompe pas : Donald Trump, requin du monde des affaires, a un projet de société : celui d’une Amérique nostalgique, blanche, patriarcale, fermée sur elle-même, quasi auto-suffisante. Un projet accueilli favorablement par une partie des classes populaires qui rejettent pêle-mêle le multiculturalisme, les élites intellectuelles, politiques et économiques, jugées responsables de leur déclassement social et culturel. Les deux tiers des Américains blancs sans diplôme n’ont-ils pas voté pour lui ?
La perspective Trump, c’est aussi celle d’une vision conservatrice sur les mœurs et surtout très libérale en économie saluée il y a quelques jours par la Bourse à New York lorsque le Down Jones a franchi la barre historique des 20.000 points.

Trump n’est pas fou. Il s’attaque à l’étranger avec papier ou pas, aux droits des femmes, aux homosexuels, à la presse. Il flatte les plus bas instincts. Il y a chez lui comme une combinaison des pires caractéristiques de Silvio Berlusconi et de Marine Le Pen.

Sans aucun doute, il est mégalo. La Trump Tower, le steak Trump, le parfum Trump, le jeu de société Trump, l’empire immobilier Trump, les casinos Trump… L’amour de Trump pour son nom est incommensurable. Mais on a vu d’autres originaux à la Maison Blanche. Le trait de personnalité y est si commun que des psychologues ont classé en 2013 les présidents en fonction de leur trouble narcissique.

A défaut d’être considérés comme fous, de nombreux présidents peuvent au moins être qualifiés d’excentriques. Exemples : Herbert Hoover (président de 1929 à 1933) avait deux alligators en guise d’animaux de compagnie. Son prédécesseur, Calvin Coolidge (de 1923 à 1929) occupait la Maison Blanche avec deux lions, un raton laveur domestiqué et Billy, son hippopotame pygmée. Trump, lui, a ses évangélistes et ses voyants illuminés.

On va vite s’apercevoir que la vision de Trump et de son équipe c’est comme un puzzle qu’ils mélangent et dont risque de sortir le pire. Car il y a une logique dans les tweets et les interviews de Trump. Cette logique ne se limite pas aux attaques contre la presse. Elle vise surtout le financement de la santé, les services publics, en préservant les impôts des plus riches. Bref, une logique de violente politique de classe à la manière de la mafia : en tirant sur tout ce qui peut résister à l’entreprise Trump. On voit pour l’instant le dessus de l’iceberg alors qu’il s’agit d’un projet dont on ne connaît pour le moment… que le brouillon.

 

19:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Donald Trump est-il fou ?

Donald Trump est-il fou ?

La chronique de José Fort sur Radio Arts Mada (tous les lundi, en direct, à 19h)

mardi 21 février 2017
par  José Fort

 

http://paroles-citoyennes.net/local/cache-vignettes/L250xH121/arton515-71128.jpg?1487658028

Cinglé, le président des Etats-Unis ? Des psychiatres nord-américains posent publiquement la question. Plusieurs journaux, à l’instar du « New York Times » laissent entendre que l’homme serait dérangé. Il faut bien reconnaître que le personnage prête à ce genre d’interrogations : comportements étranges, approximations permanentes, sorties médiatiques souvent incompréhensibles, et un entourage recruté dans les mouvements sectaires. Trump, fou ? Telle n’est pas mon opinion.

Donald Trump n’est pas fou. Il est plutôt le reflet d’une partie de la société nord-américaine, celle de l’argent, du racisme, du sexisme, de la vulgarité, de l’ignorance, bref celle de la bêtise, comme celle que chantait Jacques Brel dont je retiens…

« Salut à toi dame bêtise,
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi dame bêtise
Mais dis-le moi comment fais tu
Pour avoir tant d’amants et tant de fiancés
Tant de représentants et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains tant de malentendus
Et faire croire au crétin que nous sommes vaincus. »

Qu’on ne s’y trompe pas : Donald Trump, requin du monde des affaires, a un projet de société : celui d’une Amérique nostalgique, blanche, patriarcale, fermée sur elle-même, quasi auto-suffisante. Un projet accueilli favorablement par une partie des classes populaires qui rejettent pêle-mêle le multiculturalisme, les élites intellectuelles, politiques et économiques, jugées responsables de leur déclassement social et culturel. Les deux tiers des Américains blancs sans diplôme n’ont-ils pas voté pour lui ?
La perspective Trump, c’est aussi celle d’une vision conservatrice sur les mœurs et surtout très libérale en économie saluée il y a quelques jours par la Bourse à New York lorsque le Down Jones a franchi la barre historique des 20.000 points.

Trump n’est pas fou. Il s’attaque à l’étranger avec papier ou pas, aux droits des femmes, aux homosexuels, à la presse. Il flatte les plus bas instincts. Il y a chez lui comme une combinaison des pires caractéristiques de Silvio Berlusconi et de Marine Le Pen.

Sans aucun doute, il est mégalo. La Trump Tower, le steak Trump, le parfum Trump, le jeu de société Trump, l’empire immobilier Trump, les casinos Trump… L’amour de Trump pour son nom est incommensurable. Mais on a vu d’autres originaux à la Maison Blanche. Le trait de personnalité y est si commun que des psychologues ont classé en 2013 les présidents en fonction de leur trouble narcissique.

A défaut d’être considérés comme fous, de nombreux présidents peuvent au moins être qualifiés d’excentriques. Exemples : Herbert Hoover (président de 1929 à 1933) avait deux alligators en guise d’animaux de compagnie. Son prédécesseur, Calvin Coolidge (de 1923 à 1929) occupait la Maison Blanche avec deux lions, un raton laveur domestiqué et Billy, son hippopotame pygmée. Trump, lui, a ses évangélistes et ses voyants illuminés.

On va vite s’apercevoir que la vision de Trump et de son équipe c’est comme un puzzle qu’ils mélangent et dont risque de sortir le pire. Car il y a une logique dans les tweets et les interviews de Trump. Cette logique ne se limite pas aux attaques contre la presse. Elle vise surtout le financement de la santé, les services publics, en préservant les impôts des plus riches. Bref, une logique de violente politique de classe à la manière de la mafia : en tirant sur tout ce qui peut résister à l’entreprise Trump. On voit pour l’instant le dessus de l’iceberg alors qu’il s’agit d’un projet dont on ne connaît pour le moment… que le brouillon.

 

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17/02/2017

CUBA : Les "Dames en blanc" cherchent à enrôler L’Église catholique cubaine.


CUBA : Les "Dames en blanc" cherchent à enrôler L’Église catholique cubaine.
(Par Arthur González *, traduction Michel Taupin)

Utilisant de vieux artifices, Berta Soler, la salariée du gouvernement des États-Unis a tenté à nouveau d'enrôler la haute hiérarchie catholique cubaine, pour la soutenir dans ses campagnes tendancieuses contre la Révolution.

Pendant des années, la "dissidente", grossière et corrompue, a essayé d'attirer dans ses filets le Cardinal Jaime Ortega, sans succès, jusqu'à lui manquer de respect et l'offenser plusieurs fois, face à son refus.

Bien qu'Ortega Alamino ait reçu Berta Soler à contrecœur, il n'est jamais tombé dans le piège tendu depuis Miami. Cela lui a valu la répudiation de la mafia terroriste anti-cubaine, pour ne pas accepter de mentir devant Dieu et consentir aux affirmations mensongères sur les coups qu'ils disent recevoir de la police cubaine.

Jamais aucun des "dissidents" n'a été en mesure de prouver ces faits et tout le monde sait qu'ils se jettent au sol dans la rue pour stopper la circulation et provoquer des troubles à l'ordre public, de sorte qu'ils sont déplacés par les femmes policières qui ne portent pas d'armes ou de gaz lacrymogènes comme on peut l'observer couramment dans d'autres pays.

Les campagnes médiatiques qui sont développées aux États-Unis pendant des semaines, prétendent créer l'illusion d'une augmentation de la "répression", dans le but de faire pression sur le nouveau président des États-Unis et de revenir ainsi sur les mesures prises par le président sortant Barack Obama envers Cuba.

C'est publique : la mafia anti-cubaine de Miami dirigée par Ileana Ros-Lehtinen, Mario Diaz-Balart et Marco Rubio, s'oppose au rétablissement des relations diplomatiques, à l'augmentation des visas pour voyager à Cuba, au commerce et à tout ce qui permet la normalisation des relations entre les deux pays.

Il faut bien financer les voyages des "dissidents" à Miami, où ils reçoivent un entraînement aux actes de provocation et aux conférences de presse, bien que chaque jour on accorde de moins en moins d'attention aux allégations de répression inventées et que ne voient jamais les différentes confessions religieuses présentes sur l'île, ou les centaines d'agences de presse étrangères ou la plus d'une centaine de missions diplomatiques et encore moins les 4 millions de touristes étrangers qui visitent chaque année Cuba.

Dans un effort désespéré pour retrouver l'importance perdue par son style dictatorial et grossier, Berta Soler a insisté à plusieurs reprises pour que l'archevêque de La Havane, Mgr Juan de Caridad Garcia Rodriguez, la reçoive dans une audience qui a finalement eu lieu ces des derniers jours.

La réunion terminée, la salariée a immédiatement informé les agences de presse de Miami que le prélat lui avait accordé sa bénédiction et l'avait écouté attentivement.

Souvenons-nous que les "Dames" en Blanc n'ont jamais été reçues par les trois papes qui ont visité l'île depuis 1998, que la hiérarchie de L’Église catholique est pleinement consciente de la mauvaise réputation de sa "présidente" et de ses acolytes, qui touchent des centaines de dollars mensuels pour les spectacles auxquels ils doivent se livrer, mais qui manquent totalement de soutien populaire et de crédibilité de la part de la presse étrangère.

L'Église a trop d'expérience pour se laisser entraîner dans des actions qui nuiraient au rôle qu'ils ont eu à Cuba au cours des dernières années, et sa grande diplomatie ne peut pas être ternie par une douzaine de femmes sans idéologie que seul l'argent de Miami mobilise.

José Martí n'avait pas tort quand il a dit :

"Rien n'est plus pitoyable qu'un être servile ; on dirait une tache ; on dirait qu'il fait constamment du mal. "

* Arthur Gonzalez, un spécialiste de Cuba dans les relations Cuba-États-Unis., Rédacteur en chef de El Heraldo Cubano Blog.


17:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/12/2016

Derniers hommages du peuple cubain à Fidel CASTRO et des progressistes révolutionnaires du Monde entier !

 

Derniers hommages du peuple cubain à Fidel CASTRO et des progressistes révolutionnaires du Monde entier !

 

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29/11/2016

TR: Le lien a publié le nouvel article : Fidel Castro nous quitte

Fidel Castro nous quitte !




De : Lien-pads
Envoyé : mardi 29 novembre 2016 17:49
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Le lien a publié le nouvel article : Fidel Castro nous quitte
 
Nouvel article sur le blog : Le lien

Fidel Castro nous quitte

Son nom est à jamais gravé dans la mémoire des peuples en lutte contre l'exploitation, l'oppression, la domination, les discriminations de toutes sortes et les guerres impérialistes. Il a dirigé le combat du peuple cubain qui aboutit en janvier 1959...

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18:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2016

Comment peut-on être Coréen (du Nord) ?

Comment peut-on être Coréen (du Nord)?

Tout d' abord, il n' y a qu' UNE SEULE Corée: ce sont les impérialistes, colonialistes, ricains qui ont annexé de force la partie Sud de la péninsule coréenne au lendemain de la Libération, ...

Ils en ont fait, évidemment, fait un véritable porte-avion nucléaire, bactériologique et chimique en Extrême-Orient, armes qu' ils ont utilisées effectivement lors de certaines étape de leur Histoire de guerres répétées et successives de domination mondiale,...

En 1950, les Corées ont raté leur opération de réunification d' alors,... Une réunification que les Vietnamiens ont réussie une vingtaine d' années après: chassant les fascistes japonais, les colonialistes français, les impérialistes, interventionnistes ricains, et leurs fantoches, ...

Les Vietnamiens réunifiés prouvent largement à la face du Monde actuel, qu' ils ont réussi, qu' ils pouvaient très bien se passer de ces différents colonialistes successifs, ... !

La nature du régime en place ? C' est leur affaire intérieure, ... Les ricano-otano-occidentaux n' ont rien à y faire, ni à imposer, à des milliers de kms de leurs frontières, ... Leurs interventions militaires en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, ne sont guère des réussites, qu' elles causent des ruines, qu' elles massacrent des millions de gens fabriquant des douleurs, des exodes de millions de gens qui n' ont plus qu' à fuir leur pays, aggravant tous les racismes et les égoïsmes, ...

RoRo

 

Comment peut-on être Coréen (du Nord)?

This undated picture released from North Korea's official Korean Central News Agency (KCNA) on August 25, 2016 shows North Korean leader Kim Jong-Un (C) laughing as he inspects a test-fire of strategic submarine-launched ballistic missile at an undisclosed location. / AFP PHOTO / KCNA / KNS / South Korea OUT / REPUBLIC OF KOREA OUT  / SOUTH KOREA OUT ---EDITORS NOTE--- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO/KCNA VIA KNS" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
THIS PICTURE WAS MADE AVAILABLE BY A THIRD PARTY. AFP CAN NOT INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, LOCATION, DATE AND CONTENT OF THIS IMAGE. THIS PHOTO IS DISTRIBUTED EXACTLY AS RECEIVED BY AFP.  /

Toutes les sociétés présentent des pathologies, mais leur nature est différente. L’impact de celles qui sont occidentales a pour particularité de mettre en jeu l’existence même de nombreux peuples.

Le mépris ou l’indifférence régnant en Europe pour l’Afrique et l’Asie constituent l’une de ces maladies : ils ont pour origine le vieux colonialisme pratiqué durant des siècles et dont il y a de fortes survivances, par exemple, avec la « Françafrique » et ses ingérences, largement tolérées par l’opinion.

L’impérialisme étasunien, d’abord limité à l’Amérique du Sud puis étendu à l’ensemble de la planète, avec son soi-disant messianisme, son racisme encore très vivant et son complexe de supériorité entretenu par ses intérêts stratégiques, nourrit et prolonge la maladie européenne. Cette hégémonie est pour beaucoup d’Américains la simple expression d’une puissance légitime, chargée de répandre le « Bien » sur terre. Les Républicains, style Trump, n’arrangeront rien, pas plus qu’une présidence Clinton, candidate « Démocrate » de Wall Street, n’aurait été favorable à la paix.

Une illustration significative est le traitement de la Corée du Nord (jamais appelée par son nom « République Démocratique Populaire de Corée »), systématiquement dénoncée comme l’ « État-voyou » le plus voyou de tous, « le plus dangereux du monde », selon G. Bush en visite à Séoul en février 2003.

Pour nombre d’Occidentaux, la RPDC serait le « diable incarné », producteur d’armes de destruction massive et qui, malgré son admission à l’ONU, ne saurait être reconnue par la Patrie des droits de l’homme, autrement dit la France ! Pas question pour le Quai d’Orsay de ne pas être dans le sillage des États-Unis, au cœur de « l’espace vital » qu’ils se sont octroyés en Asie !

Les milieux progressistes, dans une confusion croissante, sont eux-mêmes contaminés par crainte d’être pointés du doigt, d’être accusés de staliniens invétérés, handicaps supplémentaires dans les controverses électorales !

« Comment peut-on être Coréen (du Nord) » ? bien qu’il soit à nouveau possible d’être Persan depuis que les États-Unis se sont rapprochés de l’Iran !

Jouer à la fable de La Fontaine, « Les animaux malades de la peste », fait consensus : le « lion » yankee, premier détenteur des armes nucléaires les plus sophistiquées, répandues dans la Mer de Chine, à proximité immédiate des cotes coréennes, dénonce comme seul coupable de dangerosité ce modeste voisin du cheval, « l’âne », traité souvent comme une bête de somme, assimilé par certains au peuple coréen , avec l’assentiment de tout le bestiaire de la fable, c’est-à-dire de tous les politiciens courtisans des plus puissants, mais aussi d’une grande partie de l’opinion occidentale. C’est que les grands médias, comme France Inter avec Bernard Guetta le 12 octobre dernier par exemple en remettent avec, semble-t-il, conviction, en fabriquant une image surréaliste de la RPDC, toujours la même, faite de soldats défilant au pas de l’oie, de meetings gigantesques et de dirigeants aux silhouettes non conformes aux top-modèles occidentaux !

Les prétendus « experts » qui se manifestent sur le sujet n’ont souvent pas la moindre connaissance réelle de la Corée (style Rigoulot) ou sont des auteurs à succès de BD, ayant passé huit jours à Pyong Yang, ne connaissant du « pays du matin calme » ni l’Histoire difficile, ni ses réalités économiques et sociales et encore moins l’héritage confucéen !

On a une opinion très « radicale » sur la Corée, sans savoir, par exemple, qu’il s’agit d’un petit pays placé au milieu des grands empires, frappé de dévastations successives (la colonisation japonaise particulièrement féroce de 1905 à 1945, la guerre de 1950-1953, plus un embargo strict qui dure depuis 70 ans!). Pire, il semble que ces déterminants fondamentaux n’intéressent pas ceux qui portent les jugements les plus sévères sur ce pays : leur fonction semble être, sans scrupule, d’utiliser la Corée pour pérenniser une hostilité sans réserve née à Washington, mini rappel de l’anticommunisme chronique nécessaire au néo-conservatisme « libéral ».

Le traitement occidental de la question coréenne est révélateur du refus total du principe de souveraineté, de la volonté d’indépendance nationale assimilée à une provocation lorsqu’elle est revendiquée par un petit pays comme la Corée du Nord ! Peu importe que la Corée Populaire ait manifesté cet esprit d’indépendance à l’égard de l’URSS (refus d’entrer dans le Comecon, refus de s’intégrer au réseau électrique soviétique malgré les insuffisances du réseau national, etc.) et qu’elle l’exprime aujourd’hui vis-à-vis de son principal allié, la Chine.

Alors que certains communistes dans le monde, y compris en France, sont en rupture avec le Parti du Travail coréen, les experts des États-Unis, notamment la CIA, ne s’y trompent pas : le mode de production de la RPDC n’est pas capitaliste et le Parti du Travail est bien en train d’essayer d’édifier, au milieu des pires difficultés, un socialisme non pas « standard » mais fortement imprégné de coréanité, ce qui explique d’ailleurs sa stabilité en dépit des épreuves.

Se refusant à tout « modèle », le socialisme nord-coréen – qui n’a pas pour ambition d’être imposé à qui que ce soit – est axé sur le principe de ne « compter avant tout que sur ses propres forces » et de ne jamais sacrifier « la bataille idéologique ».

Combien de pays du Sud, trop souvent alignés sur les Puissances du Nord sans obtenir les résultats attendus, pourraient adhérer à cette priorité nationale si la corruption ne pesait pas sur leurs « élites », et pourquoi celles-ci n’ont-elles rien à dire à leur peuple ?

On comprend que de telles expériences socialistes fassent l’objet de campagnes permanentes de discrédit pour éviter toute « contamination » : jusque dans les années 1970, le Nord se développait plus vite et plus équitablement au plan social que le Sud pourtant inondé de dollars. Il fallait par tous les moyens, y compris la guerre et l’embargo, mettre un terme à cette « anomalie » !

De surcroît, les États-Unis pratiquent une politique agressive vis-à-vis de la Corée du Nord afin de légitimer leur stratégie militaire dans la région pour contrer la « menace » chinoise et les velléités japonaises d’émancipation de la tutelle américaine. Le Japon est un concurrent dont il faut limiter les ambitions. La Chine est en voie de devenir la première puissance mondiale qu’il convient de « contenir ». La RPDC est le bouc-émissaire idéal pour légitimer le maintien des bases militaires en Corée du Sud, au Japon, ainsi que la présence de la flotte américaine, dotée d’armes nucléaires, dans toutes les mers voisines. Il est nécessaire de montrer sa force hégémonique par l’organisation permanente de vastes manœuvres militaires à proximité de la RPDC, mais aussi et surtout de la Chine et de la Russie toutes proches, comme les États-Unis le font aussi en Pologne ou sur le territoire des États Baltes avec l’OTAN !

La question nucléaire souvent mise en avant n’est qu’un faux prétexte, occasion de dénoncer avec violence les « provocations » de Pyong Yang ! Le caractère artificiel de l’argument nucléaire est prouvé s’il le fallait par les positions de la France comme de la plupart des pays de l’OTAN au Comité des Nations Unies chargé du désarmement. Ce Comité vient de voter une résolution visant à relancer les négociations en vue de la dénucléarisation militaire du monde.

2017 doit être en effet l’année de la négociation d’un traité favorable au démantèlement de tous les arsenaux nucléaires. 38 États ont voté contre cette résolution dont les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Royaume Uni, France) entraînant derrière elles les membres de l’OTAN, la plupart des membres de l’Union Européenne et Israël. La Chine s’est abstenue comme l’Inde, le Pakistan, la Finlande et les Pays-Bas, par exemple. La Corée du Nord au contraire a voté la résolution. Les autorités françaises, qui font des discours sur la sécurité internationale et qui refusent d’établir des relations normales avec la RPDC, ont ainsi dit non à toute tentative de désarmement nucléaire généralisée démontrant ainsi leur mauvaise foi vis-à-vis de la Corée du Nord.

Le nucléaire civil par contre est une nécessité vitale pour le développement économique et social de la Corée du Nord, toujours en situation d’insuffisance énergétique. Le droit de l’acquérir est parfaitement légitime et licite.

Le nucléaire militaire est pour les dirigeants nord-coréens, adoptant une position très « gaullienne » une arme de dissuasion irremplaçable aussi longtemps que les États-Unis se refusent à toute négociation directe en vue de la levée de l’embargo très nuisible à l’économie nationale (allant jusqu’à l’interdiction d’obtenir un prêt du FMI et freinant tout investissement étranger), de la conclusion d’un traité de paix mettant fin à la situation de belligérance (guerre de 1950-1953) et de l’établissement de relations internationales normales, c’est-à-dire conformes à la légalité internationale.

Les États-Unis, en effet, n’ont pas cessé, à l’inverse de ce que répètent les politiciens et les médias occidentaux accusant exclusivement les Coréens, de multiplier les opérations et les manœuvres de toutes sortes pour se refuser à toute normalisation avec la RPDC et à bloquer son ambition nucléaire.

Il est important de constater que les positions de la RPDC sont réactives et non offensives, malgré la réputation qu’on lui attribue. Son vote au Comité des Nations Unies en fait la démonstration.

Ce n’est pas un hasard si une vaste propagande mondiale attribue à la Corée du Nord, sans examen d’une réalité complexe, la responsabilité du déclenchement de la guerre de 1950-1953. Il s’agit de montrer qu’il est dans la « nature » du régime d’être agressif, alors qu’il s’agissait en 1950 d’une guerre civile (avec des accrochages armées quotidiens) que l’Occident, comme cela est dans ses habitudes, a internationalisé, la transformant en conflit entre États.

Depuis 1950, les États-Unis ont très fréquemment menacé la RPDC de recourir à l’arme atomique contre elle, comme en attestent les document déclassés de la CIA et du NSA, analysés par les spécialistes. Washington, après hésitation, a dû démettre de ses responsabilités le chef d’état-major Mac Arthur, décidé à user de la bombe atomique contre la Chine et la Corée du Nord vers la fin de la guerre de 1950-1953.

Dès 1957, les États-Unis ont introduit en Corée du Sud des armes nucléaires, en violation des Accords d’Armistice de 1953, alors que l’armée soviétique avait quitté la Corée du Nord depuis 1949. En 1972, il y avait 763 ogives nucléaires au Sud !

Entre 1958 et 1991, les manœuvres militaires dirigées par les Américains en Corée du Sud ont toujours comporté des scénarios d’utilisation des armes nucléaires.

En 1985, la RPDC, désireuse d’obtenir un accord avec les États-Unis, a signé le Traité de Non Prolifération en échange d’un engagement américain de livrer des centrales à eau légère d’usage exclusivement civil. Les États-Unis n’ont pas respecté cette promesse, les Républicains comme les Démocrates alternant au pouvoir n’ayant jamais pratiqué clairement avec les Coréens une diplomatie de compromis (il en été ainsi aussi bien pour la mise en œuvre de l’Accord cadre d’octobre 1994 ou de celui de septembre 2005). De fausses raisons ont été invoquées par Washington pour ne jamais aller jusqu’à conclure un traité de non-agression réclamé par la partie coréenne, donnant à la RPDC des garanties minimales contre une éventuelle intervention armée.

Le paradoxe est que le nucléaire militaire nord-coréen, résultat de cette attitude américaine, est devenu le prétexte du refus de négocier !

Les gouvernements français de droite et de « gauche » ont aussi insisté pour leur part sur le non respect des droits de l’homme sans reconnaître une évidence : tout est fait pour pousser la direction nord-coréenne à s’organiser en citadelle assiégée ! Comment les droits de l’homme pourraient-ils s’épanouir dans une société en état de belligérance où l’opposition ne peut plus être assimilée qu’à la trahison ? La RPDC, comme le souligne P. Pons, ancien correspondant du Monde au Japon, dans son livre « Corée du Nord, un État-guérilla, en mutation » (2016), s’est pourtant toujours déclarée prête à négocier !

Pour dissimuler ce refus occidental, tous les moyens sont utilisés, y compris les mensonges d’État, pour justifier un ostracisme qui n’a pas d’équivalent dans les relations internationales sur une période aussi longue, avec la complicité de journalistes, dont il faut bien convenir qu’ils sont incultes ou mercenaires ! Ils ironisent, dénoncent, font mine de s’indigner, mais n’informent jamais sur une réalité qu’ils ignorent ! Ils semblent même être heureux d’avoir ce « marronnier » (de plus en plus rares) pour faire consensus et ne courir aucun risque, même en disant n’importe quoi !

L’ONU, toujours officiellement présente en Corée, qui a « couvert » l’intervention armée contre le Nord, est inerte, ce qui n’empêche pas la Corée du Sud de fournir de hauts responsables à l’organisation internationale.

Quelques ONG au sein de la cohorte des faux humanistes manifestent un parfait cynisme en ne condamnant pas les vrais responsables de l’asphyxie d’un peuple soumis à un embargo sévère (qui concerne par exemple les « produits de luxe » dissimulant des biens de consommation courante), tout en l’accusant de mal respirer !

Les forces occidentales dont la tradition est de se croire tout permis ont en 1950-1953 totalement dévasté la Corée du Nord (il restait à Pyong Yang un unique immeuble debout) avant de faire de même au Vietnam. Elles ont aujourd’hui la même pratique avec l’Irak, la Libye, la Syrie, au Yémen, avec leurs alliés du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie (échappant toutes à un quelconque procès en matière de droits de l’homme) !

A chacun de juger après s’être réellement informé au lieu de simplement penser l’être, en acceptant sans examen une propagande délirante.

 

Novembre 2016, Robert CHARVIN

 

Source: Investig’Action

 
Corée : 1943-1953
 
Le 15 août 1945, le peuple coréen, martyrisé et appauvri par des années de brutalités de la part des forces d'occupation japonaises, célébraient ouvertement sa libération et constituait dans la foulée le Comité pour la Préparation de l'Indépendance coréenne (CPIC).
 
Le 28 août 1945, toutes les provinces coréennes de l'ensemble de la péninsule avaient installé des comités démocratiques populaires et, le 6 septembre, des délégués de toute la Corée, du Nord comme du Sud, créaient la République populaire de Corée (RPC).
 
Le 7 septembre, le lendemain de l'instauration de la RPC, le général Douglas MacArthur, commandant des forces alliées victorieuses dans le Pacifique, sortait officiellement une proclamation adressée « Au peuple de Corée ». Cette proclamation annonçait que des forces placées sous son commandement allaient « ce jour même, occuper le territoire de la Corée situé au sud du 38e degré de latitude nord ».

En fait, le premier groupe de progression des unités américaines, le 17e Régiment de la 7e Division d'Infanterie, commença à s'installer à Inchon le 5 septembre, deux jours avant la déclaration d' occupation de MacArthur. Le gros des troupes d'occupation américaines commença à débarquer de vingt et un bâtiments de la marine de guerre (y compris cinq destroyers), arrivés le 8 septembre dans le port d'Inchon. Il était commandé par le lieutenant-général John Reed Hodge.
 
Des centaines de policiers japonais, à cheval et vêtus de noir, toujours commandés par le gouverneur général japonais Abe Noabuyki, tenaient les foules coréennes en colère à l'écart des soldats américains occupés à débarquer.
 
Le matin du 9 septembre, le général Hodge annonça que le gouverneur général Abe allait rester en fonction, de même que tout le personnel japonais et coréen. En quelques semaines à peine, 25.000 soldats américains et membres des « équipes de service civil » étaient entrés dans le pays. En fin de compte, le nombre de militaires américains en Corée du Sud allait s'élever à 72.000 hommes. Bien que les Coréens fussent officiellement catalogués de peuple « semi-amical et libéré », le général Hodge instruisit malencontreusement ses propres officiers de ce que la Corée « était un ennemi des Etats-Unis (.) soumis aux dispositions et termes propres à une reddition ».

De façon tragique et ironique à la fois, le peuple coréen, c'est-à-dire des citoyens d'une nation victime, était devenu un peuple ennemi, alors que les vaincus japonais, qui en avaient été les agresseurs illégaux, jouaient un rôle d'occupants en alliance avec les Etats-Unis.
 
En effet, la Corée subissait le fardeau de l'occupation même originalement destinée au Japon, qui bénéficia de l'aide massive et des programmes de reconstruction des Américains au cours de la période de l'après-guerre De même que l’ Allemagne occidentale, du reste).
 
A ce jour, le Japon est d'ailleurs resté la base militaire américaine avancée, accordant protection et renseignements aux « intérêts » américains dans la région Asie-Pacifique.

Syngman Rhee, 75 ans, fut élu président de la Corée du Sud le 10 mai 1948, suite à des élections boycottées par à peu près tous les Coréens, sauf le KDP de l'élite et les propres groupes politiques de droite de Rhee. Cet événement, scellant politiquement le sort d'une Corée divisée, provoqua ce que l'histoire a retenu sous le nom de massacre de Cheju au cours duquel 70.000 résidents au moins de l'île méridionale de Cheju furent massacrés sans pitié en une seule année par les forces paramilitaires de Rhee, supervisées par des officiers américains.
 
Rhee entra en fonction comme président le 15 août et la République de Corée fut officiellement instaurée.
 
En réponse, trois semaines et demie plus tard (le 9 septembre 1948), le peuple de la Corée du Nord instaura à contre-coeur son propre gouvernement séparé, celui de la République démocratique populaire de Corée (RDPC), avec Kim Il Sung comme Premier ministre.

Désormais, la Corée était tragiquement et clairement coupée en deux.
 
Depuis 1932, c'est-à-dire depuis l'âge de 20 ans, Kim Il Sung avait survécu en tant que combattant de la guérilla contre l' occupation japonaise tant en Chine qu' en Corée. Il avait 33 ans lorsqu'il retourna à Pyongyang en octobre 1945 afin d'entamer une ère tant attendue de reconstruction d'une Corée unie, libre de toute domination étrangère, et, trois ans plus tard, le 9 septembre 1948, il devint le Premier ministre de la Corée du Nord. Les forces de Rhee et des Américains durcirent considérablement leur campagne impitoyable d' épuration du Sud de ses éléments dissidents, identifiant comme présumée "communiste » toute personne qui s'opposait au régime de Rhee, en public ou en privé.
 
En réalité, la plupart des membres ou sympathisants du mouvement populaire dans le Sud étaient des socialistes qui n'étaient même pas affiliés aux organisations « communistes » de l'extérieur.
 
Toutefois, comme la répression s'intensifiait, les alliances avec les mouvements populaires du Nord, dont les organisations communistes, s' accrurent.
 
La révolte de Cheju fut noyée dans le sang en  août 1949 mais, dans la presqu'île même, la guérilla se poursuivit dans la plupart des provinces jusqu'en 1949-51.
 
Aux yeux du commandant des forces militaires américaines en Corée, le général Hodge, et de celui du nouveau « président », Syngman Rhee, pratiquement tous les Coréens qui n'avaient pas témoigné publiquement leur allégeance à Rhee étaient considérés comme des traîtres « communistes ». En conséquence, de très grands nombres de paysans, de villageois et de résidents urbains furent systématiquement pourchassés dans toutes les zones rurales, les villages et les villes de Corée du Sud. Les prisonniers étaient régulièrement torturés en vue de livrer des noms. Des milliers de personnes furent emprisonnées. Des milliers d'autres, plus nombreux encore, furent obligés de creuser des fosses communes avant d'être contraints d'y entrer et de se faire abattre par des compatriotes, très souvent sous la surveillance des troupes américaines.

L'introduction des forces militaires américaines et onusiennes, le 26 juin 1950, se produisait sans que le peuple américain y comprenne quoi que ce soit (en dehors de quelques observateurs astucieux, comme le journaliste I.F. Stone) ni qu'en fait, leur pays intervenait dans une guerre civile révolutionnaire en cours menée par des Coréens mêmes cherchant leur véritable indépendance après cinq années d'ingérence américaine. L' occupation américaine ne fit qu'alimenter davantage les passions des Coréens tout en créant entre eux de plus graves divisions encore.

En automne 1950, lorsque les forces américaines se retirèrent de la Corée du Nord, le général Douglas MacArthur ordonna à toutes les forces aériennes placées sous son commandement de détruire « tout moyen de communication, toute installation, usine, ville et village » à partir du fleuve Yalu, qui constitue la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, au sud de la ligne de combat. Les bombardements intensifs de saturation menés tout au long de la guerre, incluant des bombes au napalm, des bombes incendiaires et à fragmentation, transformèrent en gigantesques monceaux de ruines fumantes les villes et les villages qu'ils touchèrent.
 
Tout comme durant la Seconde Guerre mondiale, la campagne de bombardements stratégiques des Américains provoquèrent des destructions massives et des nombres outrancièrement élevés de victimes civiles. De telles tactiques violaient on ne peut plus manifestement la Charte de Nuremberg qui avait été proclamée, ironiquement, après la Seconde Guerre et principalement sous les pressions américaines.
 
Le tribunal de Nuremberg qualifia « la destruction volontaire de villes, bourgades et villages » de crime de guerre et déclara que « les actes inhumains contre n'importe quelle population civile » était un crime contre l'humanité.
 
A partir de ce jour fatal du 8 septembre 1945 jusqu'aujourd'hui, c' est-à-dire durant une période de 56 ans, les forces militaires américaines (s'élevant actuellement à 37.000 hommes répartis en une centaine de bases et installations) ont assuré une occupation constante du Sud, appuyant la domination de fait des Etats-Unis sur la vie politique, économique et militaire d'une Corée inutilement divisée. Cette occupation, souvent brutale, et le soutien permanent des Etats-Unis aux lignes de conduite répressives des dictateurs marionnettes continue d'être le seul obstacle d' importance à la paix en Corée et empêche l'unification pourtant inévitable de la péninsule coréenne.
 
Jusqu'en 1994, les centaines de milliers de militaires de la Corée du Sud opérèrent sous le commandement direct des Américains. Même aujourd'hui, bien qu'intégrées dans le Commandement combiné des Forces armées (CFC), ces troupes retournent automatiquement sous le contrôle direct des Américains lorsque le commandant militaire américain en Corée décide que le pays est en état de guerre.
 
 
 

Les crimes U$ en Corée
 
 
----- Original Message -----
Sent: Friday, July 19, 2002
 
Subject: Les crimes US en Corrée
 
À propos des crimes des États-Unis durant la Guerre de Corée

Kim Ho "Pyongyang Times" 1er.06.02


Les meurtres, le pillage et la destruction commis par les forces américaines pendant la Guerre de Corée (1950-1953) ne peuvent être effacés de l'esprit du peuple coréen.
 
Après avoir déclenché la guerre, les États-Unis ont mené aveuglément des bombardements sur l'ensemble de la Corée du sud ainsi qu'au nord, tuant des gens innocents.

À la suite du bombardement américaine le 11 juillet 1950, 15 résidents ont été tués à Suwon, dans la province de Kyonggi, et entre le 11 et le 14 juillet, 54 cheminots ont été tués et plus de 450 civils ont été tués ou blessés autour de Riri, dans le nord de la province de Jolla. Le 16 juillet, des avions de guerre américains ont bombardé Séoul, tuant 1 096 personnes et en blessant grièvement 1 201 autres. 
Entre le 25 et le 28 juillet, les avions américains ont tué 400 personnes en mitraillant et en bombardant plus de 700 habitants et réfugiés, près d'un chemin de fer et sous un pont à Rogun-ri, dans le comté de Yongdong, dans la province de Chungchong dans le nord du pays.

Le 2 août, quatre avions de guerre américains ont attaqué 300 personnes cherchant à se mettre à l'abri, tuant 150 d'entre elles, à Jojang-ri, dans le sous-comté de Konmyong, comté de Sachon, dans la province du sud de Kyongsang. 
Le jour suivant, un avion de combat a bombardé à deux reprises la caverne Jinchiryong dans la vallée de Yak, Juyak-dong, où plusieurs centaines de résidents de Kangnam et de Manggyongdon, de la ville de Jinju, de la province du sud de Kyongsang, avaient cherché refuge. À cinq heures de l'après- midi, le 4 août, il a effectué des attaques répétées contre des réfugiés qui s'apprêtaient à manger, en tuant 50 et en blessant 50 autres. Des témoins ont dit que des membres étaient éparpillés, composant dans un tableau cauchemaresque.

Le 5 août, huit bombardiers américains ont survolé la ville de Jonju, dans la province de Jolla, détruisant trois villages et tuant 153 civils. Les 2, 3 et 4 septembre, 12 avions de guerre américains ont mitraillé et bombardé une place de Séoul où étaient concentrés des civils et ont tué 79 personnes. 
Entre le 28 juin et le 4 juillet, les troupes américaines ont tué 1.146 patriotes détenus à Suwon, et attaché ensemble en groupes 739 civils de 10 ou 15 avant de les abattre à la mitraillette à Chungju, dans la province de Chungchong. Plus de 600 civils ont été tués dans une vallée à Kongju, dans la province du sud de Chungchong. Utilisant des méthodes similaires, ils en ont tué 600 à Phyongthaek, 500 à Ansong, 2.000 à Puyo, 4.000 à Jonju, 400 à Kunsan, 400 à Anyang et 2.060 à Chungju. 

Les troupes américaines qui ont atterri à Itchong le 16 septembre 1950 ont massacré 1.300 personnes innocentes le premier jour, et entre le 28 septembre et le 13 novembre, ont emprisonné et ensuite tué 55.900 personnes. 
Un estimé conservateur situe le nombre de morts durant la première année de guerre, de l'été 1950 à l'été 1951, à plus de un million de Sud-Coréens. 

Amitiés
Abdelghani

12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/11/2016

Mr Obama, avant votre départ, libérez Ana Belén Montes !

 
 
From: ronnie
Sent: Tuesday, November 8, 2016 6:11 PM
Subject: Mr Obama, avant votre départ, libérez Ana Belén Montes !
 

Un comité cubain de soutien à Ana a décidé d'intensifier son action auprès du président Obama avant qu'il ne quitte ses fonctions.

Par conséquent, suite à une demande solidaire, une campagne s'est mis en place pour la libération humanitaire d'Ana Belén Montes, qui a passé 15 ans en prison aux États-Unis pour avoir transmis des informations à Cuba : ce qui a évité au moins deux guerres pendant les administrations de Bill Clinton et de W. Bush.

Elle vient en plus, d'être opérée de nodules dans un sein et bien qu'elle soit apparemment hors de danger, les conditions de détention dans lesquelles elle est maintenue (une prison de femmes souffrant de troubles mentaux) ne sont pas des meilleures.

 


Si vous voulez envoyer un petit mot à Ana, même s'il y a de fortes chances qu'il ne lui soit pas remis, n'hésitez pas à le faire, au moins les autorités pénitentiaires verront qu'elle n'est pas seule.

Son adresse :

Ana Belén Montés
N° 25037-016
FCM (Fédéral Medical Center) P.O. Box 27137
Fort Worth, TX 76127
USA


Sur Facebook : Libertad para Ana Belen Montes

Autres articles sur Ana Belén Montes :
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Exigez la libération d'Ana Belen Montés en écrivant à Obama
Folie et sagesse d'Ana Belen Montes
Ana Belén Montés, prisonnière politique aux USA depuis 13 ans

18:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/08/2016

En hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l 'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sa/ dirigeant de la Jeunesse communiste Us, ur France Inter

Guillaume Galliene rend hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sur France Inter

Une émission récente de France inter à écouter sur le combat d'Angela Davis. On y retrouve l'histoire et la parole de cette militante déterminée des droits de l'homme, professeur de philosophie et militante communiste, membre des Black Panthers : Angela Davis et son combat pour la liberté : émission « ça peut pas faire de mal » par Guillaume Galliene

Une émission récente de France inter à écouter sur le combat d'Angela Davis. On y retrouve l'histoire et la parole de cette militante déterminée des droits de l'homme, professeur de philosophie et militante communiste, membre des Black Panthers :

Angela Davis et son combat pour la liberté : émission « ça peut pas faire de mal » par Guillaume Galliene

" Il était temps de partir. Pour la première fois depuis que nous avions découvert que la police me recherchait, je sortis. Il faisait bien plus sombre que je ne l’avais cru, mais pas assez pour que je cesse de me sentir vulnérable.

Dehors, à découvert, mon chagrin et ma colère s’alourdissaient de peur. Une peur pure et simple, si puissante et si élémentaire que la seule chose à laquelle je pus la comparer était le sentiment d’engloutissement que je ressentais lorsque, enfant, on me laissait dans le noir. Cette chose indescriptible, monstrueuse, était dans mon dos, elle ne me touchait jamais mais elle était toujours prête à l’attaque. Ma vie était maintenant celle d’une fugitive. Toute silhouette étrange pouvait être un agent déguisé, entouré de limiers qui attendaient dans les bosquets les ordres de leur maître. Je devais apprendre à éviter l’ennemi, à le déjouer. Ce serait difficile, mais pas impossible" (Angela Davis)

Cette femme qui fuit la police dans les rues de Los Angeles s’appelle Angela Davis.

En 1970, elle a 26 ans. Elle vient juste d’être nommée professeur de philosophie à l’université de San Diego, en Californie.

Mais elle est aussi communiste, proche des Black Panthers, et elle se bat depuis des années pour libérer le peuple Noir de l’oppression, dans une Amérique encore très ségrégationniste.

Après avoir été accusée (à tort) de complot et de meurtre, elle est contrainte de se cacher.

Au terme d’une traque qui va durer plus de 3 mois, Angela Davis est arrêtée, emprisonnée et risque la peine de mort.

Partout, en Amérique et en Europe, l’opinion publique se mobilise pour crier son innocence. Les Rolling Stones et John Lennon lui écrivent une chanson, Aragon et Sartre défilent à Paris, Jacques Prévert lui adresse un poème.

Ce soir, je vous propose de partir à la découverte de cette héroïne moderne et insoumise, icône du Black Power, pour qui la révolution était une affaire d’honneur : « Quand on s’engage dans la lutte », écrira-t-elle, « ce doit être pour la vie ».

Alors, comment Angela, arrière-petite-fille d’esclave née en 1944, a fait basculer l’histoire des Etats-Unis ?

Voici son autobiographie, écrite « à chaud » à la fin des années 1970, et publiée par la romancière Toni Morrison. Elle est traduite pour la première fois en français, par Cathy Bernheim, aux éditions Aden.

09:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2016

LML 8 août: Plus jamais Hiroshima! Plus jamais Nagasaki! Le Cana da a besoin d'un gouvernement antiguerre!

 
 
Sent: Monday, August 8, 2016 9:21 PM
 
Subject: LML 8 août: Plus jamais Hiroshima! Plus jamais Nagasaki! Le Canada a besoin d'un gouvernement antiguerre!
 
 
Le
                                                          Marxiste-Léniniste

Numéro 106 - 8 août 2016

Plus jamais Hiroshima! Plus jamais Nagasaki!
Le Canada a besoin d'un gouvernement antiguerre!

Faisons du Canada une
zone pour la paix


PDF



Plus jamais Hiroshima! Plus jamais Nagasaki! Le Canada a besoin d'un gouvernement antiguerre!
Faisons du Canada une zone pour la paix
Déclaration de No Harbour for War

Calendrier des événements
Jour d'Hiroshima 2016

Forum social mondial de Montréal
Le Forum social débute le 9 août
Refus inacceptable du Canada d'émettre des visas à des participants
 
maitre_de_poste@cpcml.ca

23:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/08/2016

Fidel CASTRO: le samedi 13 août 2016, le grand révolutionnaire cubain fêtera ses 90 ans.

 
Fidel CASTRO: le samedi 13 août 2016, le grand révolutionnaire cubain fêtera ses 90 ans.


Avec Guevara et ses compagnons, il a débarrassé l' île de CUBA du colonialisme ricain et du joug du tyran corrompu Battista, aux ordres de Washington...

Jusqu' au bout, il sera resté un guide pour le peuple cubain, les révolutionnaires et anti-colonialistes du Monde entier, d' Afrique et surtout d' Amérique-latine.

Longue vie encore, camarade Fidel !
 
 
 
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11:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/07/2016

FERGUSSON - DALLAS - MEME COMBAT

 
 
From: Robert Bibeau. Les7duQuébe.com
Sent: Sunday, July 10, 2016 3:02 PM
 
Subject: FERGUSSON - DALLAS - MEME COMBAT
 

FERGUSSON, MINNEAPOLIS, DALLAS,

LE PROLÉTARIAT, MÊME COMBAT

 

 

Bibeau.robert@videotron.ca  Éditeur   http://www.les7duquebec.com

 

 

8.07.2016

 

L’éditorial est disponible sur le webmagazine  http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/ferguson-minneapolis-dallas-proletariat-meme-combat/

 

 

 

Il est totalement faux de prétendre que l'assassinat systématique de citoyens noirs par la flicaille américaine constitue une « bavure », une « erreur » de policiers trop zélés, inexpérimentés ou terrorisés, etc. Ce n'est pas la population américaine qui terrorise la police, c'est la police américaine qui terrorise les prolétaires américains de toute race, de toute couleur et de toute origine. 

 

Plus de 500 citoyens américains sont tombés sous les balles policières depuis janvier 2016, et l'année n'est pas terminée, l'hécatombe se poursuit allègrement, intentionnellement, consciemment, avec l'aval implicite, sinon la recommandation explicite des autorités de répression policière et judiciaire des États-Unis. Aux USA en plus de la peine de mort judiciaire, on applique aussi la peine de mort extrajudiciaire, préventive, répressive, exactement comme l'armée américaine à l'étranger l'applique sur les différents fronts de ses « engagements » agressifs. Kadhafi et Ben Laden en furent deux célèbres victimes... comme d'autres, moins célèbres.

 

Cette politique systématique de répression policière contre les noirs notamment, mais aussi contre les latinos, contre les SDF, contre les Amérindiens, contre les esclaves asiatiques des "sweats shops" de la misère et contre les immigrants clandestins, se fait sans discrimination raciale, contrairement aux mensonges que propage les médias « mainstream ». Cette répression vise non pas telle ou telle race, ethnie ou minorité immigrante, mais cible plutôt la classe sociale prolétarienne et le lumpenprolétariat sacrifié, afin d'offrir des exemples aux populaces locales afin de terroriser. Le message sous-jacent à ces milliers de meurtres policiers est le suivant : « Peuple de misère, prolétaire en colère toujours plus pauvre, ne résistez pas à vos conditions d'exploitation et d'aliénation, sinon nous vous tuerons sans rémission pour terroriser, comme chacun voit faire sur ces vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. »

 

Bref, le meurtre policier de Minneapolis participe d'un plan étatique terroriste visant à effrayer la population américaine en révolte ou en résistance... quelle que soit la race ou la couleur des gens assassinés publiquement sur la rue. Il ne manque que les échafauds sur la grande place des villes assiégées comme au temps du Far West, quand on pendait allègrement les truands trop gourmands.

 

Comme nous l'avons toujours écrit, le prolétariat américain est le plus évolué sur Terre, le prolétariat le plus avancé, celui qui vit sous la dictature capitaliste la plus dégénérée, la plus dépravée, la plus désespérée et la plus dangereuse (dans la position du capital allemand durant la Seconde Guerre mondiale).

 

La situation économique de l'impérialisme américain est catastrophique ce qui oblige le capital yankee à accroitre ses pressions et son exploitation, sur le prolétariat étatsunien, au-delà de l'imagination, et cela simplement pour se maintenir à flot, la tête au-dessus de la crise systémique que les impérialistes US ont perdu aux mains de leurs concurrents (...) étrangers (la Chine notamment, L'Allemagne également, pour la Russie c'est moins évident).

 

Ce que les capitalistes américains viennent d'apprendre, il y a deux ans à Fergusson et hier à Dallas (5 policiers morts et sept blessés) c'est que  le prolétariat américain est armé et dangereux et que s'ils ne se laissent pas enfirouaper  par des fadaises racistes du type: noirs - contre latinos - contre blancs - contre Amérindiens - contre Blank Panthers et autres malversations raciales comme les médias à la solde en propagent - alors la bourgeoisie américaine pourrait être en danger face à la montée de la résistance de classe de tout le prolétariat étatsunien, sans distinction de race ni de couleur. Ce ne sont pas les noirs qui sont visés par les assassinats policiers, ce sont les résistants, les prolétaires en colère. C'est toute la classe prolétarienne qui est visée par ce terrorisme d'État.

 

Mais attention, le prolétariat n'est pas terroriste, ni anarchiste, ni individualiste, et il doit répondre en tant que classe consciente et unie, collectivement solidaire, aux provocations du capital américain disqualifié.

 

 

22:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/04/2016

Encore une fois: l' ombre de la Cia: Hugo CHAVEZ aurait été assa ssiné,... ???

L’assassinat de Chávez. La CIA et la DEA couvrent leurs traces.


Par Nil Nikandrov – Le 14 mars 2016 – Source Strategic Culture  ceal

The Murder of Chávez. The CIA and DEA Cover Their Tracks

La journaliste Eva Golinger (États-Unis – Venezuela) s’est interrogée à plusieurs reprises sur les circonstances suspectes entourant la mort du président vénézuélien Hugo Chávez. Le site aporrea.org cite sa déclaration: «Tout ce que Washington cherchait à atteindre au cours de l’administration de Hugo Chávez est aujourd’hui en train d’être réalisé en son absence. La maladie cancéreuse dont Chávez a souffert était inhabituellement agressive et suspecte, et chaque jour apporte plus de preuves qu’il est possible que Chávez ait été assassiné.»

Les premiers signes de cancer ont été trouvés chez Chávez en mai 2011. En juin, il a subi deux interventions chirurgicales dans un centre spécialisé à La Havane. Ses chirurgiens cubains ont trouvé et enlevé une tumeur maligne qui avait métastasé avec une persistance sinistre, en dépit de toutes les mesures préventives. De nouvelles opérations ont été nécessaires. Cet homme athlétique, qui était plein de force et physiquement robuste, est décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans.

En s’étendant sur ce sujet, Eva Golinger écrit, «Il suffit de savoir qu’un homme qui avait été, depuis plusieurs années, l’un de ses plus proches collaborateurs, qui était souvent seul avec lui et lui a apporté sa nourriture, du café et de l’eau, est maintenant un témoin protégé aux États-Unis. Bientôt les actions secrètes de Leamsy Salazar et sa collaboration étroite avec les agences de renseignement à Washington seront dévoilées ».

Le nom du garde du corps en chef de Hugo Chávez a rarement été mentionné dans les médias alors que le président était en vie. En raison de la nature de son travail, Leamsy Villafaña Salazar évitait la publicité, n’a pas aimé être photographié, et a essayé de rester dans l’ombre. Chávez le considérait comme un officier bolivarien fiable, incorruptible, et professionnel. Ce fut précisément de cette façon que le président l’a décrit dans une émission de télévision sur le coup d’État pro-américain tenté en avril 2002. Des conspirateurs avaient réussi à renverser Chávez pendant trois jours, mais avec le soutien du peuple et de l’armée, il est retourné triomphalement au palais présidentiel Miraflores.

Depuis le toit de son palais, il a été accueilli par les militaires, parmi lesquels Salazar était facilement visible, agitant victorieusement le drapeau vénézuélien. Cette image est devenue le symbole de la victoire sur la contre-révolution.

Curieusement, on connaît peu Salazar, et surtout à partir de sources américaines plutôt fermées. Il est né en 1974 dans une grande famille vivant à Petare, un quartier de taudis dans la capitale vénézuélienne. Après le lycée, il est entré dans l’académie navale, diplômé en 1998. Il était un étudiant médiocre, terminant 27e de sa classe de 55. Néanmoins, en 1999 Salazar a été choisi pour être faire partie de la garde d’honneur présidentielle Tito Rincón Bravo, le ministre vénézuélien de la Défense et le père de la première femme de Leamsy, a joué un rôle important dans cette nomination. Salazar est devenu un assistant personnel de Chávez. Ce travail comportait une charge de travail très intense, en raison du rythme effréné de la vie du président.

Après les événements de 2002, Salazar a été inopinément affecté à une base navale dans les provinces – à Punto Fijo (État de Falcón) – mais en 2006, Chávez a ordonné le retour de Salazar à ses anciennes fonctions de sécurité.

Après la mort de Chávez, Salazar a assuré la sécurité pour le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello. Mais des bizarreries dans le comportement de Salazar ont mis Cabello mal à l’aise. A cette époque, le débat faisait rage sur les causes de la mort de Chávez et les personnes qui pourraient avoir été impliqués, et ainsi Cabello a finalement demandé au ministre de la Défense de transférer Salazar à un autre poste. À un certain moment au cours de cette période, Salazar s’est marié une fois de plus. Sa nouvelle épouse était Anabel Linares Leal, diplômée de l’académie militaire, qui avait reçu son épée d’officier des mains même du président Chávez. Pendant un certain temps Anabel a travaillé aux comptes financiers des forces armées vénézuéliennes à Banco Bicentenario, ce qui signifie qu’elle a eu accès à des informations secrètes sur les achats d’armes à l’étranger. Les jeunes mariés ont demandé l’autorisation de se rendre en République dominicaine pour leur lune de miel. Cette autorisation a été accordée et le couple a directement rejoint Saint-Domingue, mais de là, il a pris un avion pour l’Espagne. Un avion spécial appartenant à la Drug Enforcement Administration (DEA) (lutte contre la drogue) a ramené Salazar et sa famille d’Espagne aux États-Unis.

Voici comment Emili J. Blasco, un correspondant à Washington pour le journal espagnol ABC qui a souvent servi de porte-parole à la propagande des services de renseignement des États-Unis, a décrit l’évasion de Salazar. Il a affirmé que, en Espagne, les Américains avaient soumis les Salazar à de longs interrogatoires afin de déterminer les «véritables objectifs de leur rupture avec le régime».

Les histoires sur Salazar dans les médias internationaux, qui étaient semblables dans le ton et provenaient manifestement de la même source, soulignent que, quand Chávez était vivant, Salazar avait été un «bolivarien engagé», mais que, après sa mort, Salazar avait décidé de rompre avec le régime. Par conséquent, Salazar avait tenu des négociations secrètes avec la DEA pendant 13 mois, non seulement pour organiser son évasion, mais aussi pour obtenir certaines promesses concernant sa propre sécurité, ainsi que celle de sa femme et de ses enfants. Mais la CIA n’est pas mentionnée, seulement la DEA. La raison en est claire – la CIA est une agence d’espionnage, et tout indicateur de possibles liens secrets de longue date avec ce «bureau de tueurs à gages» était quelque chose que les protecteurs de Salazar ont essayé d’éviter, sachant que le SEBIN (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional de Venezuela), agence de contre-espionnage du Venezuela, allait enquêter sur l’histoire de son implication dans l’assassinat de Chávez.

Maintenant, le couple est aux États-Unis, vivant sous protection fédérale, et ils donnent des témoignages sur un large éventail de questions, mais surtout sur la participation des différentes figures du régime bolivien dans le trafic de drogue, y compris les chefs militaires. Il faut garder à l’esprit que, bien avant que Salazar ne réalise son évasion, les agences de renseignement américaines avaient commencé à planter de fausses informations dans les médias sur l’existence d’un soi-disant Cartel des soleils (Cartel de los Soles), qui aurait été dirigé par Diosdado Cabello et un groupe de généraux vénézuéliens ayant des liens avec lui. Cabello a été compromis, en tant que mesure préventive, parce que les agences de renseignement américaines l’ont vu comme le successeur le plus probable de Chávez, mais ayant des opinions plus radicales anti-américaines. Immédiatement après son évasion, Salazar a été recruté dans cette campagne de dénigrement contre Cabello. Certains des renseignements obtenus à partir de Salazar (ou plutôt de ses gestionnaires dans la CIA et la DEA) ont été utilisés par Emili J. Blasco dans son livre Bumeran Chávez, qui a été publié simultanément à Washington et à Madrid en Avril 2015.

En particulier, Salazar a raconté comment il avait accompagné Diosdado Cabello dans une excursion au cours de laquelle il avait été témoin de la «participation directe» du chef du parlement (!) dans la répartition, tard le soir, de la drogue dans des vedettes rapide dans la péninsule de Paraguana, État de Falcón. À qui ces drogues étaient destinées et pourquoi cela a été fait si près des îles d’Aruba et de Curaçao, où le Pentagone a des postes de surveillance, ainsi que des stations de la CIA et des bureaux de la DEA, Salazar ne l’a pas expliqué. Basé sur le commentaire de Blasco, on peut conclure que les bateaux se dirigeaient vers Cuba! De plus, Salazar a affirmé que tout en accompagnant Cabello, il a également eu l’occasion de voir ses «coffres secrets blindés remplis de monnaie américaine», avec des «montagnes sur montagnes de billets, du sol au plafond». C’est à cela que la cachette d’un seigneur de la drogue ressemble dans un film de Hollywood. Selon le récit de Salazar – ou plutôt, l’histoire de couverture que les services de renseignement américains rêvaient pour lui – les problèmes rencontrés par l’un des gardes qui a refusé de prendre part aux trafic de drogue ont été la goutte faisant déborder le vase, ce qui a suscité la décision de Salazar de fuir : «Ils menaçaient d’exterminer physiquement l’homme ».

Les médias pro-américains font tout leur possible pour dissimuler les questions qui se posent inévitablement sur la participation de Salazar dans les préparatifs de l’assassinat de Chávez. Ils prétendent qu’il ne peut y avoir aucun doute sur Salazar : il a honorablement servi le régime et idolâtré Chávez jusqu’à ce qu’il réalise que ceux immédiatement au-dessus de lui étaient mêlés au trafic de drogue. Toutefois, l’enquête menée par SEBIN soulève des doutes quant à «l’attitude impeccable» de Salazar. Même sa mère a admis que le travail de Leamsy dans la garde présidentielle pesait lourdement sur lui. Mais il n’était pas pressé de se séparer de Chávez, parce que le premier employeur de Salazar était quelqu’un d’autre, et ces gens ont insisté pour qu’il s’acquitte strictement de ses fonctions.

De récentes révélations médiatiques au sujet des liens entre le Cartel des soleils du Venezuela et le cartel de Sinaloa ont démontré l’imagination et la verve avec laquelle les agences de renseignement américaines fabriquent des affaires, avec l’intention de compromettre leur ennemi. Prétendument, Chapo Guzmán était lui-même au Venezuela en août et septembre 2015, afin de discuter des projets communs. Il a été fait mention de ses voyages pour business dans le pays en 2009 et 2010 et de la nature chaleureuse de ses relations avec le général Hugo Carvajal, un proche collaborateur de Diosdado Cabello. C’est le même Carvajal que la DEA a essayé d’enlever sur l’île d’Aruba durant l’été 2014 – en dépit de son passeport diplomatique – et de l’embarquer pour les États-Unis comme trafiquant de drogue. Les fonctionnaires de l’île ont empêché que cela se produise, et le général retourna au Venezuela, où il fut accueilli par le président Maduro, Diosdado Cabello, et d’autres leaders bolivariens comme un héros. Il serait naïf de penser que la chasse de la DEA pour Carvajal soit terminée. Il est toujours sur leur wanted liste en raison de preuves fabriquées par des agents américains. Cette liste comprend également les noms d’autres personnes que la DEA a identifiées comme les meneurs du Cartel des soleils.

Les déclarations de Salazar sont fortement en désaccord avec l’image de l’honorable patriote qu’il avait déjà cultivé. Tout à fait révélatrices sont les allégations de Salazar que Chávez est mort non pas en mars 2013, mais en décembre 2012. Apparemment toute la famille de Chávez a pris part à cette ruse, ainsi que les membres du gouvernement bolivarien, les dirigeants de Cuba, et le contre-espionnage cubain. Cela a été fait afin de préserver la continuité de l’autorité du gouvernement de servir les intérêts des factions de Maduro. Ainsi, chaque décret et résolution signée par le président après Décembre peuvent être déclarés frauduleux, et illégal le gouvernement Maduro.

Pendant ce temps, le brouhaha des rapports des dirigeants vénézuéliens avec les affaires de drogues se fait plus fort. Le plan conçu par le renseignement américain est tout à fait évident : distraire le grand public du fait que Salazar soit le candidat le plus susceptible d’avoir tué Chávez. Les médias bolivariens appellent Salazar «Juda». Les agences officielles (et non officielles) au Venezuela recueillent des preuves de ses activités criminelles, ses réunions clandestines avec des représentants de la CIA et de la DEA, et la possibilité qu’il ait donné l’information aux Américains des itinéraires de voyage du président et des individus qu’il avait prévu de rencontrer, ainsi que des données biologiques de Chávez.

Les Américains font de leur mieux pour empêcher ce travail. A Madrid, par exemple, la station de la CIA a fabriqué une crise entourant le personnel vénézuélien de l’attaché du Bureau de la Défense, les accusant d’espionnage au profit des membres de l’opposition. Mais bien sûr, la vraie question est tout à fait différente – la menace de révélations sordides au sujet de l’assassinat de Chávez. À l’heure actuelle, il est difficile de dire exactement qui va révéler toute la vérité. Cela pourrait finir par être un idéaliste comme Snowden – quelqu’un qui considère que lyncher un homme politique comme cela est inacceptable. Il y a espoir qu’une incitation matérielle puisse se révéler efficace : les dirigeants du Venezuela ont décidé d’offrir une récompense financière pour toute information spécifique sur les personnes qui ont coordonné et exécuté l’assassinat de Hugo Chávez.

Traduit par Poolan Devi, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone.

 

12:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/12/2015

LML 24 déc: 2015 en revue - Août

 
 
Sent: Friday, December 25, 2015 4:45 PM
 
Subject: LML 24 déc: 2015 en revue - Août
 

 Numéro 61
24 décembre 2015

Revue de 2015 en photos
À la défense des droits de tous et toutes

Août

LML poursuit son reportage photo mois par mois des actions qu'ont menées les travailleurs en 2015. Le mois d'août a débuté par le déclenchement des élections fédérales pour le 19 octobre 2015. Les travailleurs ont immédiatement intensifié leur mobilisation pour se faire entendre et défaire le gouvernement Harper. Au Québec, les activistes du PMLC et d'autres organisations ont accueilli la première assemblée électorale de Stephen Harper par une manifestation militante où ils ont déclaré que les conservateurs doivent être défaits et les libéraux tenus loin du pouvoir.

Pendant tout le mois d'août, alors que les conservateurs faisaient des arrêts de campagne dans différentes régions du pays, les gens ont multiplié leurs actions en opposition à l'ordre du jour antisocial et antinational de la bande à Harper. Les postiers ont poursuivi leur caravane pancanadienne à la défense du service postal public et de nombreuses actions ont eu lieu pour continuer d'exiger le retrait du projet de loi C-51, la Loi anti-terroriste de 2015, et la tenue d'une enquête nationale pour les femmes et jeunes filles autochtones disparues et assassinées.   /... suite

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Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à lml@cpcml.ca

 

19:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/12/2015

LML 15 déc: Revue de 2015 en photos: À la défense des droits de tous et toutes

 
 
Sent: Wednesday, December 16, 2015 9:14 PM
 
Subject: LML 15 déc: Revue de 2015 en photos: À la défense des droits de tous et toutes
 
Le
              Marxiste-Léniniste

Numéro 53 - 15 décembre 2015

Revue de 2015 en photos
À la défense des droits de tous et toutes

Janvier

En 2015, les Canadiens ont intensifié leur opposition à l'offensive néolibérale antisociale que mènent les gouvernements à tous les niveaux. Les travailleurs, les femmes, les aînés, les anciens combattants, les jeunes et les étudiants, les peuples autochtones et le peuple du Québec ont lutté de pied ferme pour obliger le gouvernement Harper à rendre des comptes et défendre les droits de tous. En cette année d'élections fédérales, un des principaux objectifs du travail d'organisation et des actions a été de défaire le gouvernement Harper pour mettre fin à la destruction nationale brutale à laquelle il se livre au service des intérêts privés.

Le Marxiste-Léniniste entreprend avec ce numéro un reportage photo mois par mois des actions qu'ont menées les travailleurs et leurs alliés en 2015 pour mettre leurs préoccupations au centre des affaires de la société. Maintenant que c'est le gouvernement libéral de Justin Trudeau qui est au pouvoir, il est plus important que jamais que la classe ouvrière et le peuple développent leur politique indépendante pour ne pas se faire prendre par les illusions libérales. /... suite


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Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à lml@cpcml.ca
 

21:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/12/2015

CUBA: Un vaccin de premier recours contre le cancer du poumon pour tous

Encore une nouvelle avancée dans la recherche médicale à CUBA. Bravo !
 
Sent: Wednesday, December 2, 2015 6:35 PM
 
Subject: [Frances] Un vaccin de premier recours contre le cancer du poumon pour tous
 
A Camagüey, le 2 décembre (ACN).
 Le vaccin thérapeutique cubain CIMAVAX FEM, du Centre d'ingénierie moléculaire (CIM), a été soumis cette année à un nouvel essai clinique qui permettra l’application de ce traitement contre le cancer du poumon de cellules non petites dans tous les hopitaux des municipalités du pays.
Lors du IIIe Atelier régional d’essais cliniques qui a eu lieu dans cette ville, Geidy Lorenzo, responsable de l’essai, a expliqué que l’objectif de l'étude est de standardiser et de réguler L’ administration du médicament au cours des soins de premier recours pour tous.
Sa basse toxicité, ses faibles effets secondaires, ainsi que la   facilité d'application sous-cutanée, permet au médicament d'être livré aux unités médicales les plus proches des patients, tels que les hopitaux et les cabinets du médecin de la famille, a signalé la spécialiste.
Elle a ajouté que les villes de Villa Clara et de La Havane ont déjà commencé l’essai dans un hopital par quartier et qu’il sera étendu progressivement à d'autres territoires courant 2016.
Pour sa part, le Dr Ramon Ortiz, coordinateur du projet à Villa Clara, a déclaré que l'utilisation du vaccin thérapeutique est complémentaire à d'autres traitements conventionnels tels que la radiothérapie et la chimiothérapie.
Il est important d’ajouter que les vaccins thérapeutiques ne peuvent prévenir ni guérir le cancer, mais viennent aider à contrôler la maladie et à offrir une meilleure qualité de vie pour le patient, en particulier lorsque la tumeur est à un stade avancé, a expliqué le médecin.
Le vaccin CIMAVAX EGF, qui renforce la réponse immunitaire de l'organisme à la maladie, a obtenu son premier enregistrement à Cuba en 2008 et fait partie des médicaments de base depuis 2012.
Il a été fourni à plus de 3000 patients à Cuba et fait actuellement l’objet d’étude dans d'autres pays pour lutter contre la tumeur du poumon qui reste le cancer le plus meurtrier dans le monde entier.

19:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/11/2015

LML 21 nov: L'alternative est dans la politique,indépendante de la classe ouvrière

 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 43 - 21 novembre 2015

Le gouvernement de l'Alberta dépose son budget
L'alternative est dans la politique
indépendante de la classe ouvrière


Le gouvernement de l'Alberta dépose son budget

L'alternative est dans la politique indépendante de la classe ouvrière
Un budget prosocial, l'alternative aux «solutions» néolibérales - Peggy Morton

Réactions au budget
Analyse du budget 2015 pour les membres du Syndicat des employés provinciaux de l'Alberta


 

13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/11/2015

LML 4 nov: 1989 la chute du mur de Berlin: Où est passée l'eupho rie?

 
 
Sent: Thursday, November 5, 2015 2:00 PM
 
Subject: LML 4 nov: 1989 la chute du mur de Berlin: Où est passée l'euphorie?
 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 39 - 4 novembre 2015


Sommet du G20 en Turquie
Le 10e Sommet annuel des leaders se penchera sur
«la relance mondiale, la résilience et la durabilité»

- Enver Villamizar -

Réunion d'activistes contre la guerre à Vancouver
Un salut à l'héroïque peuple vietnamien et à l'esprit
de résistance aux guerres injustes et à l'occupation

- Anne Jamieson -


Discussion sur la direction de l'économie
Des efforts pour empêcher une alternative à Stelco et ailleurs
Le gouvernement néodémocrate de l'Alberta présente son budget 2015
Le développement de l'infrastructure et la privatisation d'Hydro One

Affaires étrangères
La plate-forme du Parti libéral sur la politique étrangère

Événements entourant la Syrie
Qu'est-ce que l'EIIL?
- Mahdi Darius Nazemroaya -
Rencontre des ministres des Affaires étrangères à Vienne
La Russie réfute la désinformation à propos de frappes aériennes en Syrie
Début des opérations au sol des États-Unis

Les lendemains du coup d'État au Honduras
Des groupes de défense des droits demandent une enquête

Un résultat historique pour Cuba à l'ONU
Un autre verdict retentissant des peuples du monde:
les États-Unis doivent lever le blocus!


Un autre coup d'État appuyé par les États-Unis en Haïti
La violence et la fraude utilisées pour priver les Haïtiens
de leur droit de vote

En Haïti, place à l'élection Obama-Clinton
- Samuel Maxime -

À titre d'information
Le rôle du secteur privé et de l'embassade américaine
dans le trucage des élections de 2010

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Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à lml@cpcml.ca
 

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/09/2015

Une brigade médicale cubaine partira à Dominique pour assister l es victimes de la tempête tropicale Erika

CUBA n ‘envoie pas des Gi, des tanks, des missiles, des drones, des bombardiers, ... CUBA n’ agresse personne. CUBA envoie des médecins, des infirmier(e)s, des équipes de secours, des médicaments, ... CUBA développe l’instruction, la médecine, la culture, le sport, aide la Jeunesse, la recherche scientifique, le Progrès, la Solidarité, CUBA prône la Paix dans le Monde, ...
RoRo
 
From: jemi.bayart
Sent: Tuesday, September 1, 2015 8:40 AM
 
Subject: Fwd: [Frances] acn Une brigade médicale cubaine partira à Dominique pour assister les victimes de la tempête tropicale Erika
 
Encore Cuba! Pourraient penser certains de mes contacts...
Eh oui! Face, non seulement au silence de nos "fameux" médias, mais aussi aux attaques sournoises contre ce pays -son système social- ces actions humanitaires méritent d'être diffusées.
Dans ce pays, pas de "Bla! Bla!", des actes humanitaires.
L'Humain.
jmb

De l'agence cubaine d'information:
 
-"Une brigade médicale cubaine partira à Dominique pour assister les victimes de la tempête tropicale Erika

La Havane, Août 31 (ACN) Une brigade de neuf médecins, six infirmières et épidémiologistes, trois ingénieurs de la construction et deux de la de l'Union électrique sont partis à Dominique pour assister les victimes de la tempête tropicale Erika.

Cuba a également envoyé  1,2 tonne de médicaments, de fournitures et de matériel à usage unique pour les soins d'assistance.
 
Le Dr. Norberto Ramos, chef de la mission médicale a déclaré que dans seulement 12 heures a été conformée la brigade, qui assistera la population des zones endommagées par la tempête tropicale.

Ramos a souligné que la brigade est composée de spécialistes qui sont rentrés cette année de la lutte contre le virus de l’Ebola en Afrique de l'Ouest, ainsi que du tremblement de terre au Chili et au Népal.  
Les agences de presse ont rapporté que les sauveteurs de Dominique depuis dimanche essayent d’atteindre plusieurs communautés qui ont été isolées par les inondations et les glissements de terrain après le passage d'Erika, qui a laissé 20 morts et plus de 50 disparus."

-"
Les médecins cubains travaillant en Équateur sont préparés pour une éventuelle éruption volcanique
 
La Havane, 31 août (ACN) La Brigade Médicale Cubaine qui travaille en Équateur est préparée pour soigner la population locale face à l'éventuelle éruption des volcans Cotopaxi et Tungurahua.
Dans des déclarations à l'agence Prensa Latina, la chef du contingent, María Isabel Martínez, a réaffirmé la disposition inconditionnelle des plus de 800 professionnels cubains de la santé de se rendre dans les localités à risque, décision qui a été transmise au ministère équatorien des Affaires étrangères et aux autorités provinciales.
Prensa Latina a précisé que les coopérants cubains ont participé hier à l'exercice « Équateur 2015 » ayant pour but de préparer et de vérifier les mesures pour faire face à une éventuelle éruption volcanique.
Les volcans Cotopaxi et Tungurahua, avec 5 897 et 5 020 mètres d'altitude respectivement et situés à moins d'une centaine de kilomètres de distance l'un de l'autre, montrent, depuis plusieurs jours, une augmentation de leur activité.
Bien qu'il n'aient pas encore commencé à expulser de la lave, la cendre qui émane de leurs cratères affectent les localités et les villages proches et leur entrée en éruption n'est pas à écarter."
 
 

22:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/08/2015

La lettre électronique Hebdo de Cubacoopération

 
 
Sent: Thursday, August 6, 2015 7:02 AM
 
Subject: La lettre électronique Hebdo de Cubacoopération
 

Les nouveautés depuis le 30 juillet 2015


La lettre électronique Hebdo de Cubacoopération

Chers amis,

A Cuba, aussi, on a battu les records de température ! Et le mois d’août s’annonce, comme ici en France particulièrement chaud… Cela réjouit les touristes, plus nombreux encore cette année, venant de tous les coins de la planète. Les français bien évidemment, mais aussi les étasuniens, malgré les restrictions imposées par le blocus. Cette augmentation du tourisme profite d’une part directement aux habitants de l’Ile, liés à cette activité, et ils sont nombreux, mais aussi à l’économie du pays. Utile de rappeler qu’après la vente de services, c’est la seconde entrée financière. Et ce sont les actionnaires cubains qui en profitent. Les quelques douze millions d’habitants !

Et on ne peut qu’être satisfait de constater le développement de vols en provenance de France, d’Allemagne, d’Italie, des Etats Unis et l’annonce par plusieurs compagnies de croisières qui lancent leur destination CUBA.

Malgré le blocus, de plus en plus publiquement et massivement condamné, aux Etats Unis même (voir la déclaration d’Hillary Clinton), ces devises permettent par exemple, unique au monde, les cubains ont accès gratuitement au vaccin contre le cancer du poumon ! La tumeur n’est pas retirée, mais sa croissance est arrêtée permettant aux patients de vivre plus longtemps avec une bonne qualité de vie…

Le quotidien « Le Monde » a consacré ces dernières semaines plusieurs articles à la situation à Cuba. J’ai, personnellement constaté un ton nouveau, une analyse plus sérieuse et plus conforme à la réalité. Difficile de tout noircir ! Espérons que l’objectivité l’emporte sur la calomnie et le mensonge.

Nous publierons dans notre prochaine livraison des nouvelles de notre ami, le « BOULE TROTTER », Bernard Champey, membre de notre Comité d’Honneur, qui vient d’être sollicité par le Ministre français des sports, pour l’accompagner en Chine à la fin de ce mois… La belle aventure cubaine se glissera sans aucun doute dans la conversation !

Une précision, concernant la subvention qui nous est allouée par le Ministère des Affaires Etrangères et du développement. La lettre émanant de Madame Girardin, secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, nous précise qu’il s’agit de la somme de 12.000 euros. Cette somme ira, pour 7.000 € soutenir les activités de la Maison Victor Hugo et pour 5.000 € la réalisation du Prix que nous organisons. Merci pour le soutien à ces activités culturelles qui honorent les liens entre nos deux pays.

Notre présence, active, à la Fête de l’Humanité qui a lieu le 11, 12 et 13 septembre se précise. Notre collectif de direction de l’association s’y active, malgré les vacances. Nous organiserons le 3ème Forum national de la coopération entre la France et Cuba. Un emplacement de choix, aux cotés du stand de GRANMA. Un programme de qualité avec des participants exceptionnels aux trois rencontres... Nous en publierons le détail dans les tous prochains jours.

Belles vacances à vous qui avaient le bonheur d’en prendre ! Le rédacteur de ce billet et de l’actualité du site, a la chance d’y être toute l’année…

Bonne lecture et excellente semaine !

Bien cordialement,

Roger Grévoul
Président Fondateur
Responsable politique du Site Internet et de la Lettre Hebdomadaire.

Le quotidien français « Le Monde » considère comme inévitable la fin du blocus étasunien contre Cuba

par RG le 6 août 2015

Une croissance d’entre 5% et 6% chaque année, de 2016 à 2020
Paris, 1er août (RHC).- Le quotidien français « Le Monde » a signalé que le rapprochement diplomatique entre Cuba et les États-Unis et la levée progressive du blocus de Washington contre La Havane constituent une opportunité pour les économies de nos deux pays.
Le quotidien a cité, dans l’éditorial, les pas qu’ont faits nos deux pays ces derniers mois et il a signalé que la fin des sanctions étasuniennes est un fait de moins en moins lointain. (...)

Alliance française. Cuba, nous voilà !

par RG le 6 août 2015

Sur la photo logo,le délégué général de l’Alliance Française à Cuba Marc de Lehelle d’Affroux entouré de ses collègues malouins Anne Morda et Thierry Coupé.

Publié sur le site LE TELEGRAMME.

Sommet des BRICS/OCS à Oufa, un premier pas vers une alternative internationale

par Djordje Kuzmanovic, Frédéric MB, Théophile Malo le 5 août 2015

Ce qu’il faut retenir des sommets des Brics et de l’OCS d’Oufa Les sommets de l’OCS et des BRICS à Oufa (26)

Trois jours de débats intenses, de rencontres de haut niveau, enfin d’un nombre important de documents signés...

Voilà le bilan du marathon politique qui s’est terminé à Oufa le 10 juillet. Deux organisations interétatiques dont les Brics et l’OCS, les deux présidées cette année
par la Russie, ont dressé à l’issue des sommets des plans de travail et de coopération pour cinq et dix ans respectivement.

Lire également l’article publié sur le site BELLACIAO :http://fr.sputniknews.com/analyse/20150713/1016973478.htm...

Les avancées de la cardiologie à Cuba sont reconnues au niveau mondial

par RG le 4 août 2015

Des soins de la plus haute qualité
Le blocus génocidaire que les États-Unis maintiennent contre Cuba n’a pas empêché l’avancée vertigineuse de notre pays dans le domaine de la cardiologie, ce qui a permis d’élever la qualité et l’espérance de vie des personnes souffrant de maladies cardiovasculaires. Actuellement les maladies cardiovasculaires et les accidents cerebro-vasculaires occupent la seconde cause de mort à Cuba. Depuis l’année 2012, les maladies du cœur ont été devancées par le cancer.
Les (...)

Des espèces uniques sont protégées à Cayo Paredón Grande

par RG le 3 août 2015

Cayo Paredón Grande est un îlot faisant partie de l’archipel Sabana-Camagüey, qui excelle pour être une zone où l’on trouve trois espèces de la flore et faune de Cuba.

Un article de Prensa Latina publié sur le site PRESSENZA – Agence internationale de Nouvelles.

500 ème anniversaire de SANTIAGO DE CUBA

par Yenia Silva Correa le 2 août 2015

En complément de l’article qui rend compte de la cérémonie marquant le 62e anniversaire des attaques des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes et associant le 500ème anniversaire de Santiago de Cuba...

Auteur : Yenia Silva Correa

Les Etats-Unis retirent Cuba d’une autre liste douteuse

par Traduit par Françoise LOPEZ le 1er août 2015

traduction Françoise Lopez

Une décision importante, même si Cuba n’aurait jamais du figurer sur cette liste. Cela devrait mettre fin aux campagnes de nos médias de tous types, qui affirment sans vergogne, que les dirigeants cubains encouragent le tourisme sexuel. La vérité, que reconnait cette décision, c’est que le gouvernement cubain combat avec tous les moyens dont il dispose le trafic des êtres humains.

Lire en complément un article publié sur le site "radiohc.cu/fr" http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/64187-cub...’une-autre-liste-ou-elle-n’a-jamais-du-figurer-mais

Ajaccio à l’heure de Cuba

par Hervé Grandsart le 31 juillet 2015

Vu dans CONNAISSANCE DES ARTS sous la plume d’Hervé Grandsart

En 2010, lors d’une visite officielle à Ajaccio, (dont notre association avait été à l’initiative) l’ambassadeur de Cuba en France proposa à la ville une collaboration culturelle acceptée avec empressement par les intervenants des deux pays.

Fruit de cette volonté politique, l’exposition du musée Fesch, accompagnée d’animations/rencontres dans la cité, rassemble des œuvres de trois grandes institutions muséales de La Havane : le musée des beaux-arts, le centre d’art contemporain ainsi que la photothèque.

Musée-Palais Fesch
50-52 rue Cardinal Fesch
20000 Ajaccio
Jusqu’au lundi 31 août 2015

John Dinges,à propos des relations Cuba Etats Unis, déclare : « je suis optimiste »

par Traduit par Chantal Costeroussse le 31 juillet 2015

C’est un des analystes les plus reconnus des Etats Unis, invité régulièrement dans les débats sur l’Amérique latine, dont il est un expert culte. C’est lui,qui en pleine campagne pour l’élection à la présidence des Etats Unis en 2008 a révélé l’histoire du candidat républicain à la Maison Blanche Etats Unis, John Mac Cain, qui s’était rendu à Santiago du Chili en 1985 pour rencontrer le dictateur Augusto Pinochet. Cette rencontre méconnue a fini par être admise par les porte paroles de la campagne de Mac Cain, avec le tremblement de terre qui s’en est suivi dans l’arène politique de Washington...

20:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/06/2015

LML 23 juin: «L'amortissement accéléré» du gouvernement Harper: Planifier ou ne pas planifier

 
 
Sent: Wednesday, June 24, 2015 3:28 AM
 
Subject: LML 23 juin: «L'amortissement accéléré» du gouvernement Harper: Planifier ou ne pas planifier
 

 Numéro 29
23 juin  2015

Les intérêts privés mondiaux versus l'intérêt public et
l'édification nationale

Une comptabilité absurde

L'aventure ukrainienne du Canada
Le gouvernement Harper continue d'essayer d'imposer
des valeurs nazies aux Canadiens

- Dougal MacDonald -


Journée nationale des Autochtones le 21 juin
La réparation des crimes commis contre les peuples autochtones passe
par un profond renouveau politique et constitutionnel

- Philip Fernandez -


Fête nationale du Québec le 24 juin
Fête populaire et célébration de la nation québécoise
- Geneviève Royer -

Les origines de la Saint-Jean-Baptiste
- Serge Patenaude -



Journée d'action nationale pour le droit des réfugiés aux soins de santé
Les travailleurs de la santé et leurs alliés exigent que le gouvernement rétablisse le financement pour les soins de santé des réfugiés

Pour le développement de l'amitié Canada-Cuba
Le héros cubain Fernando González est reçu chaleureusement à Toronto
Un médecin cubain parle du travail des brigades humantaires
pour lutter contre l'Ebola

Le Réseau canadien pour Cuba définit son travail pour mettre fin au blocus
des États-Unis contre Cuba et renforcer les relations canado-cubaines


Sommet des peuples au Sommet Celac-UE à Bruxelles
Il faut mettre un terme aux injustices provoquées par un ordre
économique international de plus en plus injuste et excluant

- Miguel Díaz-Canel Bermudez, premier vice-président
du Conseil d'État et du Conseil des ministres -


Équateur
Le peuple s'unit pour vaincre la violence anti-gouvernementale

À la recherche d'une solution à la crise de la dette grecque
La Commission pour la vérité dit que la plus grande partie
de la dette grecque est illégale

Le Forum économique de Saint-Pétersbourg et l'impasse
de l'Union européenne

- Pyotr Iskenderov -

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09/06/2015

acn La Convention de Solidarité avec Cuba prend fin aujourd'hui au Brésil

Le territoire occupé de GUANTANAMO doit être rendu à la République de CUBA !
 
Sent: Monday, June 8, 2015 10:01 PM
 
acn La Convention de Solidarité avec Cuba prend fin aujourd'hui au Brésil
 

 
La Convention de Solidarité avec Cuba prend fin aujourd'hui au Brésil
La Havane , le 6 juin (ACN) La 22e Convention Nationale de Solidarité avec Cuba au Brésil prend fin aujourd'hui dans la ville de Recife, dans l'État de Pernambuco
L’évènement a eu pour but de demander la levée du blocus économique, financier et commercial que les États-Unis font subir à Cuba depuis plus de 50 ans.
Des organisateurs de la rencontre ont signalé que la Déclaration Finale demande aussi aux États-Unis la restitution du territoire occupé illégalement par la base navale de Guantánamo, dans l'Est de Cuba.
Au cours de la journée, les plus de 400 représentants de partis politiques, de mouvements sociaux, estudiantins, féminins et culturels choisiront le siège de la prochaine convention et définiront les tâches de la prochaine période dans le but de renforcer les actions de solidarité avec Cuba.

10:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le génocide des autochtones des Amériques se poursuit.

 
 
Sent: Tuesday, June 9, 2015 12:35 AM
Subject: Le génocide des autochtones des Amériques se poursuit.
 

Les Kayapos de l’’Amazonie brésilienne et le barrage de Belo Monte. Le génocide des autochtones des Amériques se poursuit.

Par Jules Dufour
Mondialisation.ca, 5 juin 2015


Barrage Belo Monte

C’est dans les terres ancestrales des peuples autochtones que l’’univers capitaliste mondial vient chercher les ressources nécessaires à son expansion. Construction de barrages et de canaux, prélèvement de matières ligneuses et élimination du couvert forestier pour laisser place aux cultures spéculatives. Partout où des ressources stratégiques sont disponibles les projets se développent au détriment de l’’existence même des peuples autochtones. Nous continuons d’’assister ainsi à un génocide.

Dans cet exposé, nous présentons le projet de construction du barrage hydroélectrique de Belo Monte situé sur la rivière Xingu , un affluent du fleuve Amazone se trouvant dans l’État de Pará au Brésil de même que ses impacts sur l’’environnement biophysique et humain (figures 1 et 2). Nous analysons le mouvement de résistance qui a pris naissance contre ce projet.

La construction de cet ouvrage a des conséquences dramatiques pour la tribu des Kayapó et d’’autres peuples, qui vivent dans la région qui sera inondée et ce sur une superficie de 500 kilomètres carrés. Ils ont été forcés d’’abandonner leur espace de vie. Leur déportation, plus de 40 000 personnes, a commencé en 2012. Les protestations effectuées au niveau mondial et la collecte de 600 000 signatures (figure 3), n’’ont rien changé. La construction a été autorisée le 1er juin 2012 sous le gouvernement de Dilma Rousseff et suit son cours.

Figure 1. L’’État de Para, Brésil

Source : http://pt.wikipedia.org/wiki/Par%C3%A1

 

Figure 2. Localisation du barrage de Belo Monte

Source : http://www.cielterrefc.fr/raoni-proteste-contre-la-constr...

Figure  3. Le Chef Raoni et les premières signatures de sa pétition internationale contre le barrage

Source : http://es.wikipedia.org/wiki/Represa_de_Belo_Monte

I. Le barrage de Belo Monte (figures 4 et 5)

Le barrage de Belo Monte est un important projet du Programme Brésilien d’Accélération de la Croissance (Programa de Aceleração do Crescimento). Les autorités affirment que ce barrage permettra au Brésil d’accéder à une plus grande autonomie énergétique, particulièrement dans le bassin amazonien, très dépendant de l’énergie fossile.

Le barrage sera d’une capacité installée de 11.000 MW, soit la deuxième plus grande centrale hydroélectrique du Brésil (après le géant Itaipu Binacional Brésil-Paraguay de 14.000 MW), et la troisième dans le monde derrière les Trois Gorges (Chine). Il représentera 11% de la capacité hydroélectrique installée du Brésil. Le coût de construction du  barrage est estimé à 18,5 milliards de dollars. Le réservoir qui sera créé aura un volume de 39 601 millions de mètres cubes. La centrale comprendra 27 turbines pour une production annuelle de 38 600 GWh/an. Cela devrait représenter jusqu’à 10 % de l’électricité produite au Brésil, et la puissance crête appelable à la demande grâce à l’important réservoir associé au barrage pourra éventuellement être utilisée pour réduire l’utilisation de moyens de pointe lors des pics de demande. L’électricité du barrage devrait servir à l’extraction de bauxite à partir de gisements dans l’État du Pará et à sa transformation en aluminium .

Le projet devrait employer durant la construction environ 18 000 personnes de manière directe et 80 000 de manière indirecte ; après la construction, le nombre d’emplois permanents serait de 2 000. L’appel d’offre du projet a été remporté par le Consórcio Norte Energia, une filiale à 49 % d’Eletrobras.

Figure 4. Situation du barrage et de la zone inondée de Belo Monte

 

Source : http://fr.novopress.info/novopress-actu/barrage-de-belo-m...

Figure 5. Vue aérienne du barrage de Belo Monte en construction

 

Source : http://www.takepart.com/photos/belo-monte-dam-protest/goo...

II. Les impacts sur l’’environnement

Le projet est critiqué par les organisations de défense des droits humains et environnementaux comme Survival International. Il inondera une grande surface, assèchera un segment de la rivière Xingu, détruira la forêt tropicale et réduira les stocks de poissons essentiels pour la survie de différents peuples autochtones de la région tels que les Kayapó, les Arara, les Juruna, les Araweté, les Xikrin, les Asurini et les Parakanã. Il est également projeté que, pour être viable, le Belo Monte exigera d’autres barrages en amont pour assurer un débit annuel constant, ce qui signifierait l’inondation d’’une plus grande superficie de forêts.  L’afflux d’immigrants dans la région durant la construction du barrage constitue aussi une menace qui risque d’introduire la violence et les maladies chez les autochtones, de manière à mettre leur vie en danger.

Le ministère des Affaires indiennes du gouvernement brésilien, la FUNAI, a déclaré qu’il pourrait y avoir certains Indiens isolés près du barrage. Pour ces Indiens le risque serait plus élevé, car ils ont très peu de résistance aux maladies venant de l’’extérieur, ce qui pourrait leur être fatal.

Les principaux impacts du projet sur l’’environnement se résument ainsi :

- 1500 km2 de forêts vont être détruits. Les poissons vont eux aussi disparaitre de la rivière de Xingu une fois le barrage construit, et les autres espèces animales vont continuer d’être menacées.

- Entre 20 000 et 40 000 indiens sont contraints de quitter leurs habitats et de chercher ailleurs leur nourriture qui provient essentiellement de la chasse et de la pêche.

III. Le mouvement de résistance

Selon Dom Erwin Kräutler, ardent défenseur des populations autochtones, « la réalité est que la lutte contre le barrage du Rio Xingu dure depuis plus de 30 ans. Pendant un certain temps on a cru que le projet était abandonné. Ce fut une erreur. Quand Lula est devenu chef du gouvernement, au lieu de renoncer définitivement à cette monstruosité, il s’en est saisi et, s’’appuyant sur les expertises euphoriques de sa ministre des mines et de l’énergie, Dilma Rousseff, il a lancé en grande pompe la construction de cet ouvrage en l’’intégrant au Programme d’’accélération de la croissance (PAC) ».

« C’est un projet qui ne bénéficie qu’aux entreprises. Au contraire de ce qu’ils disent, ce n’est pas de l’énergie propre: il génère du gaz méthane qui provoque le changement climatique et il va déplacer 30 000 habitants », a déclaré à l’AFP Antonia Melo du Mouvement Xingu Vivo auquel appartiennent 150 organisations indigènes et sociales.

Le procureur général, ainsi que de nombreuses organisations locales et internationales avait demandé que le permis de construction soit suspendu, affirmant que les études d’impact environnemental étaient incomplètes et que les populations autochtones et d’autres qui seront touchées n’ont pas été correctement consultées. Un premier projet de construction du Belo Monte a été abandonné dans les années 1990 en raison des protestations nationales et internationales.

Les indiens Kayapos protestent. Leur voix est entendue dans le monde entier

Les indiens Kayapó et d’autres peuples autochtones de la région ont protesté contre le barrage à partir du moment où  sa construction a été proposée au début des années 1980. Dans une lettre adressée au président Lula da Silva, les Kayapos ont déclaré ce qui suit:

« Nous ne voulons pas de ce barrage qui va détruire les écosystèmes et la biodiversité dont nous avons pris soin pendant des millénaires et que nous pouvons encore préserver ». Les Indiens disent qu’ils vont s’opposer à la construction de ce barrage par tous les moyens et que si les travaux de construction sont entrepris la rivière Xingu deviendra un fleuve de sang. Il importe de mentionner l’intervention du chanteur britannique Sting, en 2010, qui avait ainsi invité sur scène le Chef Raoni pour dénoncer Belo Monte, lors d’un concert présenté à Sao Paulo. La résistance du Chef Raoni a aussi fait l’’objet d’’une émission de la série “Ushuaïa nature” de Nicolas Hulot en décembre 2012.

La résistance continue de se manifester en 2015

En février 2015, un blocus de la route a commencé le matin du 9 février. Les indiens Xipaia, Juruna et Arara ont bloqué le passage sur un tronçon de 27 km donnant accès au site Pimental, à 60 km d’Altamira. Des bus et les camions ont été utilisés pour bloquer la circulation (figure 6).

Les autochtones réclament la construction de maisons en maçonnerie, d’’écoles, des centres de santé et de salles de bain, ainsi que l’achèvement des travaux d’assainissement dans les villages. Leurs dirigeants affirment que Norte Energia n’’a pas respecté les actions prévues dans le plan de l’environnement de base de la composante autochtone.

Figure 6. La justice envoie la police pour évacuer les autochtones et rétablir l’’accès au site du barrage de Pimental

Source : http://evandrocorreaoliberal.blogspot.ca/2015/02/justica-...

Conclusion

Ce méga-projet de Belo Monte s’’est présenté comme un bulldozer qui pousse tout devant lui en détruisant l’’espace vital de plusieurs peuples autochtones de l’’Amazonie. Le grand capital a encore eu raison de la résistance de ces peuples. Ceux-ci essayeront de survivre en étant contraints de s’’adapter à un environnement désenclavé et profondément transformé. Cette tragédie qui se répète sans cesse cause de grands préjudices pour le climat et ainsi pour le bien-être de toute l’’humanité.

Le réseau des aires protégées de l’’Amazonie, selon une étude d’’Imazon et de l’’Instituto Socioambiental (ISA), couvre en 2010 près de 44 pourcents de la région amazonienne mais souffre d’’empiètement et de mauvaise gestion. Il s’avère néanmoins un moyen de sauvegarder en théorie une portion significative du patrimoine autochtone de cette région. Cette étude révèle, en effet, que les aires protégées d’’Amazonie brésilienne couvraient une superficie de 2.197.485 kilomètres carrés et que les lieux de préservation tels que les parcs nationaux constituaient à peine plus de la moitié de ces aires, tandis que les territoires indigènes en constituaient 49,4 pourcents (figure 7). L’’établissement d’’aires protégées créées par législation est l’’approche qui est promue partout dans le monde par l’’Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN).  Cette façon de faire peut s’avérer efficace, mais elle n’’empêche pas un gouvernement d’’apporter, à n’importe lequel moment, des amendements à la loi qui les constitue de manière à prioriser des projets de mise en valeur à d’’autres fins.

Figure 7. Utilisation des terres de l’’Amazonie

 

Source : http://fr.mongabay.com/news/2011/fr0420-protected_amazon....

Les politiques préconisées par le gouvernement brésilien concernant les peuples autochtones ne rassurent personne : « Pour Dilma, Belo Monte n’’a jamais été un sujet de débat avec les mouvements populaires ou les populations directement concernées. [...] Le gouvernement continue à défendre le latifundio et les privilèges qui ont été concédés à l’’agroindustrie, contre les peuples indiens. [...] Le rouleau compresseur poursuivra son chemin, passant sur nous ici près du Rio Xingu et d’’ici peu sur les peuples du Rio Tapajós et des autres rivières d’Amazonie » prévient Dom Erwin Kräutler.

Jules Dufour

Centre de recherche sur la Mondialisation, Montréal, Canada

 

Jules Dufour: Ph.D., C.Q.. Professeur émérite, géographe. Membre de la Commission mondiale des Aires protégées de  l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN), Gland, Suisse. Membre, Conseil de gestion des ressources fauniques de la région marine d’Eeyou (2013- )

 

Références

ACTUALUTTE. 2015. Belo Monte : analyse d’un ethnocide néolibéral. Le 19 mars 2015. En ligne : http://actualutte.com/belo-monte-analyse-dun-ethnocide-ne...

COWBLOG. 2012. Le barrage de Belo Monte. Le 21 juillet 2012. En ligne : http://lancien.cowblog.fr/le-barrage-de-belo-monte-319320...

DUFOUR, Jules. Les Autochtones et la reconnaissance de leurs droits et de leurs valeurs culturelles. Panorama sur le Québec. En ligne : http://www.panorama-quebec.com/cgi-cs/cs.waframe.content?...

DUFOUR, Jules. 2015. Les mégaprojets du 21ième siècle: l’’expression extrême du capitalisme industriel mondialisé.  Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 26 février 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/les-megaprojets-du-21ieme-si...

FACHIN, Patricia et João Vitor Santos. 2015.  BRÉSIL – Le monstrueux barrage de Belo Monte et le naufrage d’’Altamira que Dilma n’’a pas eu le courage d’’aller voir. Entretien avec Dom Erwin Kräutler.  ALTERINFOS AMÉRICA LATINA. Le 23 janvier 2015. En ligne : http://www.alterinfos.org/spip.php?article6782

FREEMAN, Andrew. 2013. 40,000 People Can Move or Drown: 9 Photos of Brazil’s Belo Monte Dam. The world’s third largest hydroelectric dam would submerge 580 square miles of rainforest, and the people and animals that live in it. Le 9 avril 2013. En ligne : http://www.takepart.com/photos/belo-monte-dam-protest/goo...

GOTO SECO. 2012.   Índios brasileiros X Hidrelétrica Belo Monte estrangeira. Le 30 octobre 2012. En ligne : http://g1.globo.com/pa/para/noticia/2015/02/sem-acordo-in...

MORER, Maxo. 2011. BRASIL: Tribu Kayapo y represa Belo Monte. REPRESAS DESTRUCCIÓN Y MUERTE!!! Prensa libre Pueblos originarios. Le 28 novembre 2011. En ligne : http://prensalibrepueblosoriginarios.blogspot.ca/2011/11/...

INTERNATIONAL RIVERS. Belo Monte Dam. En ligne : http://www.internationalrivers.org/pt-br/campaigns/belo-m...

PARÁ. 2015. Sem acordo, índios mantêm bloqueio de via em Belo Monte, no PA. Força Nacional tentou negociação com manifestantes, sem sucesso. Índios bloqueiam acesso à principal canteiro de obras de hidrelétrica. Le 11 février 2015. En ligne : http://g1.globo.com/pa/para/noticia/2015/02/sem-acordo-in...

RADIOMERCOSUR. 2012. Brasil – Violenta evacuación de la tribu kayapó. En ligne : http://radiomercosur.com/noticias/BRASIL_VIOLENTA_EVACUAC...

Raoni proteste contre la construction du barrage de Belo Monte. Le Temple des consciences. Le 19 mars 2012. En ligne : http://www.cielterrefc.fr/raoni-proteste-contre-la-constr...

RTBF.BE. 2010. Le barrage de Belo Monte en Amazonie vivement contesté. Le 3 février 2010. En ligne : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-barrage-de-belo-m...

The Xingu 11. 2012. Protest against the criminilization of the struggle against Belo Monte. They shall not pass! En ligne : http://15osp.org/2012/07/02/the-xingu-11-protest-against-...

WIKIPEDIA. Represa de Belo Monte. En ligne : http://es.wikipedia.org/wiki/Represa_de_Belo_Monte

WIKIPEDIA. Barrage de Belo Monte. Dernière mise à jour : Le 17 mai 2015. En ligne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Belo_Monte

WIKIPÉDIA.  Pará.  Dernière mise à jour : Le 12 mai 2015. En ligne : http://pt.wikipedia.org/wiki/Par%C3%A1

WIKIPÉDIA. Rio Xingu. En ligne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rio_Xingu

WINDMILLS EDITION. 2012. La evacuación de la tribu kayapó – un pueblo indígena de la región amazónica de Mato Grosso en Brasil -      ha comenzado… En ligne : https://www.facebook.com/WindmillsEdition/photos/a.177176...

Vidéos

INUMAGINFO.COM. 2014. Belo Monte, Symbole d’un Ecocide partie 2. Le 6 juillet 2014. En ligne : http://www.inumaginfo.com/belomontesymboledunecocide15062...

RIO +20 – le soutien de NICOLAS HULOT au cacique RAONI, qui milite pour sauver la forêt amazonienne. Le 1 juin 2012. En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=VoaHnyGTbgE

NICOLAS HULOT AVEC LE CACIQUE RAONI :”L’HISTOIRE A BAFOUÉ TROIS FOIS LA CIVILISATION INDIENNE”. Le 17 février 2013. En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=If5ZN3ftXS0

 



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05/05/2015

RUSSIE-CUBA-commémoration de la victoire sur le nazisme à MOSCOU: acn Raul est arrivé en Russie

RUSSIE-CUBA-grande commémoration de la victoire sur le nazisme à MOSCOU, ce 9 mai 2015: acn Raul est arrivé en Russie
 
Sent: Tuesday, May 5, 2015 6:59 PM
 
Subject: [Frances] acn Raul est arrivé en Russie
 

 
Raul est arrivé en Russie
 
La Havane, le 5 mai (ACN) Le Général d'Armée Raul Castro Ruz, Président des Conseils d'État et des ministres, est arrivé ce mardi à la capitale de la Fédération Russe, comme une réponse à une invitation du président russe, Vladimir Poutine; pour participer aux célébrations du 70e anniversaire de la victoire sur le fascisme dans la Grande Guerre patriotique.
La délégation qui l'accompagne se compose de Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres; Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Affaires étrangères; le Général de corps d'armée Leopoldo Cintra Frias, ministre des Forces armées révolutionnaires; et Emilio Garcia Lozada, l'ambassadeur de Cuba à ce pays.

18:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/04/2015

LML 28 avril: Premier Mai 2015: Tout en oeuvre pour s'opposer à la destruction nationale du gouvernement Harper!

 
 
Sent: Wednesday, April 29, 2015 3:58 AM
To: LML
Subject: LML 28 avril: Premier Mai 2015: Tout en oeuvre pour s'opposer à la destruction nationale du gouvernement Harper!
 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 20 - 28 avril 2015

Premier Mai 2015
Tout en oeuvre pour s'opposer à la destruction nationale du gouvernement Harper!


CALENDRIER D'ÉVÉNEMENTS


Le budget antisocial de la dictature Harper

Pour défaire le gouvernement Harper, il faut contester le néolibéralisme
- Jim Nugent -

L'économie et la société sont au centre de notre existence
- K.C. Adams -
Le peuple est marginalisé par le budget fédéral
Les travailleurs du secteur public fédéral se préparent
à se battre pour défendre leurs droits


28 avril, Jour de deuil pour les travailleurs blessés ou tués au travail
Défendons les droits et la dignité des travailleurs accidentés
Le droit à des conditions de travail sécuritaires doit être garanti!
- Pierre Chénier -

Entrevues
Il faut s'attaquer sérieusement aux activités à haut risque
- Mike Bond, santé et la sécurité, local 6500 du Syndicat des métallos, Sudbury -
Nos priorités: la poussière, la silicose et l'entretien à l'endroit de travail
- Ron Thomas, la section locale 5795, Syndicat des métallos
à Terre-Neuve-et-Labrador -

Les travailleurs de la construction au Québec continuent de se battre
pour prévenir les décès et les blessures

- François Patry, santé et de la sécurité,
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec -

La situation aux postes
- Lise Lyne Gélineau, section locale de Montréal du Syndicat des travailleurs
et travailleuses des postes -


Les compressions gouvernementales minent la santé et la sécurité publiques
Les leçons du déversement de mazout dans le port de Vancouver
- Anne Jamieson -

Le gouvernement Harper met en péril la sécurité alimentaire

40e anniversaire de la réunification du Vietnam
Gloire éternelle à la victoire du peuple vietnamien
sur l'impérialisme américain!

Condamnons la décision du parlement de souiller la victoire
du Vietnam du 30 avril!

Activités nationales en l'honneur de la libération
de Saïgon et de la Réunification du Vietnam

Les grandes réalisations économiques du Vietnam depuis la libération

Supplément
La crise existentielle de l'économie canadienne
- K. C. Adams -
Statistique Canada relève des tendances économiques inquiétantes
Ce que dit Statistique Canada au sujet du ralentissement de l'industrie manufacturière canadienne de 1998 à 2008


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ABONNEMENT: Vous avez demandé que votre adresse soit ajoutée à la liste d'envoi du LMLQ.
Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à lml@cpcml.ca
 

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22/04/2015

LML 15 avril: Le rôle du Canada dans la promotion de la défense du droit de monopole,en Amérique latine et dans les Caraïbes

 
 
Sent: Thursday, April 16, 2015 7:17 PM
 
Subject: LML 15 avril: Le rôle du Canada dans la promotion de la défense du droit de monopole,en Amérique latine et dans les Caraïbes
 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 18 - 15 avril 2015

Marche Action Climat à Québec
Plus de 25 000 personnes réclament
une économie qui protège
l'environnement naturel et humain



Marche Action Climat à Québec
Plus de 25 000 personnes réclament une économie qui protège l'environnement naturel et humain

Le rôle du Canada dans la promotion de la défense du droit de monopole
en Amérique latine et dans les Caraïbes

La politique étrangère basée sur la défense
du droit de monopole discrédite le Canada

Un rôle actif dans la destruction de l'environnement social
et naturel dans les Amériques

La responsabilité du Canada dans l'insécurité au Honduras
Manifestation à Toronto contre Barrick Gold
- Réseau de solidarité contre l'injustice minière -


Visite d'État du premier ministre indien au Canada
Narendra Modi doit être tenu responsable pour la torture et le génocide
Un accord important sur l'uranium montre le deux poids,
deux mesures sur la question nucléaire

Déclaration des Communautés unies contre Narendra Modi

Motion du Parlement élargissant le champ de guerre
Manoeuvres trompeuses des conservateurs pour cacher
les objectifs de l'agression américaine


Palestine
Appui international à la libération de Khalida Jarrar et
de tous les prisonniers politiques


Corée
L'anniversaire du fondateur de la nation coréenne moderne
marqué par de nouvelles victoires

Discours de Kim Il Sung à la 85e Conférence de l'Union
interparlementaire, 29 avril 1991, Pyongyang

Appel à la communauté internationale pour la réunification
indépendante et pacifique de la Corée


7e Sommet des Amériques à Panama
L'opposition à la domination impériale des États-Unis est à l'ordre du jour
Cuba continuera de défendre les idées pour lesquelles
son peuple a fait les plus grands sacrifices et couru les pires risques

- Discours de Raul Castro Ruz au Sommet de Panama -
La fraude de la «société civile» de l'OÉA
L'hypocrisie des États-Unis sur les droits humains
en Amérique latine et dans les Caraïbes

L'héritage d'Obama est destiné à l'échec en Amérique latine
- Eva Golinger -

Venezuela
Des millions de signatures en opposition au décret
des États-Unis contre le Venezuela

Revirement d'Obama sur le Venezuela
Aux Nations unies, appui massif au Venezuela
Lettre des mouvements sociaux mondiaux au président Obama


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26/03/2015

Un Cubain raconte la vie quotidienne à Cuba..

Mais c’ est évident qu’ il faut mettre en rapport salaire perçu, coût de la vie, pouvoir d’ achat et avantages sociaux perçus, pour pouvoir établir des comparaisons, ...
RoRo
 
Sent: Thursday, March 26, 2015 4:53 PM
 
Subject: Un Cubain raconte la vie quotidienne à Cuba..
 
Une vérité relative ...
Lorsque les médias internationaux disent qu’un travailleur professionnel à Cuba gagne 20 dollars par mois, ils disent la vérité.
Mais c’est une vérité relative.
Il est évident qu’il est difficile de s’en sortir avec cette somme, à la limite d’une pauvreté extrême. Les institutions internationales, en rien sympathisantes du système instauré dans notre île, l’affirment : Cuba est un des pays d’Amérique latine où les effets de l’extrême pauvreté sont le moins visibles. De fait, l’indice de développement humain (de Cuba) est un des plus élevé de la région.
Pourtant, le salaire moyen est de toute évidence un des plus bas du continent, probablement le plus bas. Comment expliquer cette apparente contradiction ? Simplement, la majorité de la population dépend (où pour le moins profite) des subventions et aides de l’état.
Personne n’affirme qu’il s’agit là d’une situation idéale (et ce serait une bêtise de le faire). Mais il est certain que grâce à ces dispositions, il a été possible de réduire les graves coûts sociaux de la crise économique dont a souffert le pays. Quoiqu’en disent les adversaires de notre système, à Cuba, personne ne meurt de faim, pas même ceux qui ne gagnent presque rien. Ce qui ne signifie pas que les gens satisfassent à toutes leurs aspirations économiques et de bien- être (Mais ceci est un autre thème).
Les règles du jeu sont claires : il n’est pas possible de mesurer le pouvoir d’achat des cubains vivant à Cuba avec des outils applicables à d’autres entités et réalités économiques.
Voyons donc.
Une des conquêtes de la Révolution, un de ses principaux étendards, est de pouvoir compter sur des systèmes de santé et d’éducation absolument gratuits. Les chiffres ne mentent pas, les statistiques de ces secteurs d’activité situent Cuba en tête de tout l’Amérique latine. (NdXarlo: et largement devant beaucoup de pays dits développés!)
Affirmer que l’éducation et la santé dans l’Ile sont dans leur meilleur période serait pour le moins innocent ou pure démagogie. Il est certain que la crise a aussi impacté ces secteurs. Ainsi, bien qu’il puisse être quelquefois difficile de trouver des suppléments vitaminés dans une pharmacie, ou que l’on puisse trouver que certains hôpitaux soient sales, il est certain cependant que si un malade nécessite une transplantation de coeur, il l’obtiendra sans avoir à payer un peso !
De même le niveau de nos enseignants n’est plus celui qui existait il y a 30 ans, mais un jeune sera diplômé de l’université (dûment contrôlé), sans avoir à débourser de grandes quantités d’argent.
Mais pouvoir compter sur des systèmes publics de santé et d’éducation gratuits et universels, n’est pas, d’évidence, le seul avantage dont bénéficient tous les cubains. Et la nourriture qu’il faut payer, et les transports, et l’électricité, le gaz ...? Tous ces secteurs sont en bonne partie subventionnés par l’Etat, de façon que leurs prix soient relativement bas.
Avec la carte de rationnement (livret de ravitaillement), chaque citoyen reçoit une quantité déterminée de marchandises pour un prix quasi symbolique. Cette quote-part ne résout pas tous les problèmes pour un mois, mais elle aide considérablement. Les transports publics dans les villes sont très peu chers. Un aller dans le bus coûte 0,40 peso de monnaie nationale c’est à dire 2 centimes de dollar*. Même si le service, surtout aux heures de grande affluence , est insuffisant. Beaucoup (ceux qui peuvent) préfèrent prendre un taxi collectif appelé "almendrones" qui coûte entre 10 et 20 pesos en monnaie nationale, soit à peine de 0,5 à 1 dollar. Les prix de l’électricité et du gaz sont également modiques. Moi, par exemple, je vis dans un appartement avec réfrigérateur, ventilateurs, chauffe-eau, autocuiseur électrique, téléviseur, micro ordinateur, radio, et autres articles électriques... jamais je ne paie plus de 12 pesos par mois, soit la moitié d’un dollar.
A ceci s’ajoute que la majorité des cubains ne paie pas de loyer pour se loger. Ceci ne signifie pas que la situation immobilière est bonne : plusieurs génération d’une même famille doivent vivre quelquefois dans une petite maison. Les locations sont réservées à ceux qui entrent dans un emploi d’état.
Il est un peu plus difficile pour ceux qui reçoivent les salaires d’état, d’acheter des vêtements ou des chaussures dans les réseaux de magasins en devises (cuc), les prix y étant élevés.
Certains profitent des possibilités offertes dans les centres de travail (uniformes et chaussures), et d’autres utilisent les magasins de vêtement recyclés.
Il existe une partie de la population qui est plus vulnérable : les personnes âgées, et les sans familles. Pour eux ont été ouverts des restaurants de prix très très bas et ils reçoivent une attention sociale personnalisée. Il est certain que se sont eux qui ont été les plus affectés par la crise. Au cours des dernières années, particulièrement dans les grandes villes, on a pu noter un phénomène qu’il y a 30 ans était inconcevable : certains personnes âgées demande l’aumône dans la rue.
Personne ne dit que tout est facile, ou qu’il s’agit d’une bonne vie.
Une bonne part des cubains s’arrange pour augmenter leurs revenus, (certains de manière légale, d’autres en frisant le délit, et une minorité en usant de délinquance).
Mais augmenter le pouvoir d’achat, le niveau de vie, c’est une aspiration (et une demande) des travailleurs citoyens, bien que tous ne sont pas motivés pour travailler. Les prochaines années seront cruciales. Les gens ont besoin de certitudes.
Yuris Nôrido est journaliste dans des médias officiels comme le journal "Trabajadores" et le site digital "CubaSi".
Membre du parti communiste de Cuba, "parce que confiante en ce qu’il peut être le moteur des changements nécessaires pour ce pays" *
note du traducteur :
Ceci signifie qu’avec un salaire moyen de 20 dollars, un cubain peut payer 2000 allers en bus. A titre d’illustration, un aller en bus à Lyon coûte, par carnet de 10, 1,50 euro, soit 2 dollars, multiplié par 2000, correspond à un salaire de 4000 dollars mensuels....pas si mal...
Autre remarque : comparez le prix de deux pesos pour aller au cinéma à cuba, soit environ, sur la base de 9 euros la place en France, 270 FOIS MOINS CHER. Autrement dit, avec le prix d’une place au cinéma en France, on va 270 fois au ciné à Cuba....pas si mal...
Source : Cuba coopération
Un article de YURIS NÖRIDO Pour la BBC Monde
Traduction : Daniel Maury, France-Cuba Lyon
 

****************
- "La langue régionale exclut l'étranger, elle fonctionne en cheval de Troie de la xénophobie " (Michel Onfray)
- "Merde à Michel Onfray" (Xarlo)
 

20:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

LML 25 mars: Des intérêts privés dictent la politique d'État en matière de sécurité

 
 
Sent: Thursday, March 26, 2015 2:06 AM
 
Subject: LML 25 mars: Des intérêts privés dictent la politique d'État en matière de sécurité
 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 14 - 25 mars 2015

Projet de loi C-51, Loi antiterroriste de 2015
Des intérêts privés dictent la politique d'État en matière de sécurité


Journée d'action contre le projet de loi C-51 le 14 mars 2015

Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
Blâmons les riches et non le peuple pour le racisme et les attaques racistes
Non à toute atteinte au droit d'être -- il faut s'opposer résolument
à l'incitation à l'islamophobie de Harper

«Le Canada, une terre d'accueil» et l'hypocrisie du gouvernement
- Charles Boylan -


Les relations Canada-États-Unis
Le gouvernement Harper signe en secret un nouvel accord annexionniste
- Enver Villamizar -

L'ALÉNA impose le droit de monopole au détriment du droit public
- K.C. Adams -


La motion du gouvernement Harper visant à
«prolonger et élargir» la mission canadienne en Irak

«La lutte contre le terrorisme» - un prétexte pour appuyer l'agression des États-Unis contre la Syrie et l'Irak
- Louis Lang -


Quatrième anniversaire de la guerre de l'OTAN contre la Libye
Un crime de proportions épiques qui montre la nécessité
d'un gouvernement antiguerre au Canada

La duperie du gouvernement sur la démocratie et les droits humains
Ce que l'impérialisme a détruit et créé

Naufrage du traversier Sewol en Corée du Sud
Des parents éplorés se tournent vers les Canadiens
dans leur lutte pour la justice


France: la loi antiterroriste fait sa première victime
Mise en coupe réglée d'Internet
- Nicolas Bourgoin -


39e anniversaire de la Journée de la Terre en Palestine
Vive le peuple palestinien et sa résistance inébranlable!
Non à la terreur d'État sioniste!

Le gouvernement Netanyahu s'enfonce toujours plus dans la criminalité
La Palestine se joint à la Cour pénale internationale
Chantage économique sioniste
Intensification du vol des terres palestiniennes
La Commission indépendante d'enquête de l'ONU sur le conflit
à Gaza en 2014 poursuit son travail

Supplément sur le Venezuela
Appui international au Venezuela bolivarien
Position sans équivoque à la défense des gouvernements
du Venezuela, de l'Argentine et du Brésil

Le Venezuela dénonce l'ingérence et l'agression
répétée des États-Unis d'Amérique

- Déclaration de l'ambassade du Venezuela au Canada -
Une motion du Sénat canadien donne un appui de facto
à la déstabilisation au Venezuela

Lettre du président Maduro au peuple des États-Unis:
le Venezuela n'est pas une menace!

Le Venezuela débute des exercices de défense nationale


Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à lml@cpcml.ca
 
 

08:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/03/2015

SOUTIEN DE L’ONU AU VENEZUELA !

par Association France/Cuba 87
 
transmis par Joannès

Nous sommes tous concernés.


SOUTIEN DE L’ ’ONU AU VENEZUELA ! 


dimanche 15 mars 2015 -

Devant une telle avalanche mondiale de désaveux OBAMA marionnette de l’impérialisme va se voir épinglé comme RIDICULE ! La Révolution Bolivarienne avec le soutien du Peuple sortira renforcée dans sa lutte pour le Socialisme ! Et par sa démonstration de la supériorité du Socialisme sur l’’odieux régime capitaliste !

LE Venezuela RECOIT LE SOUTIEN DE L’ONU TeleSUR

L’’ambassadeur du Venezuela devant l’’ONU à Genève, Jorge Valero, a mis en question ce vendredi, l’’imposition de mesures coercitives unilatérales en tant que mécanisme de pressions politique ou économique, un fait qui viole les principes de la Charte des Nations Unies. Valero a informé que le Conseil des Droits de l’’Homme de l’ONU, pendant un débat général (28° session ordinaire) qui a eu lieu ce vendredi à Genève, a condamné l’’effet négatif de ces mesures sur la jouissance des droits de l’homme, y compris du droit au développement. En outre, il a ajouté que les Etats-Unis sont appelés instamment par cet organisme à les abolir. Parmi les groupes régionaux qui ont exprimé leur condamnation du décret d’’ingérence de Valero se trouvent la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC), le Marché Commun du Sud (MERCOSUR) et l’’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA). L’’ambassadrice de l’’Equateur devant l’’ONU à Genève, María Fernanda Espinosa, a pris la parole au nom de la CELAC, l’’ambassadrice du Brésil, Regina María Cordeiro, au nom du MERCOSUR et l’’ambassadrice de Bolivie, Angélica Navarro, au nom de l’ALBA. Il a dénoncé le fait qu’en décembre 2014, le Gouvernement des Etats-Unis a approuvé une loi de sanctions unilatérales, en violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, en assurant que le président nord-américain, Barack Obama, a élargi ces mesures illégalement en utilisant agressivement l’’excuse des Droits de l’’Homme. Il a ajouté que le monde a été surpris par la déclaration farfelue "d’’urgence nationale" faite par le gouvernement étasunien qui considère le Venezuela comme "une menace inhabituelle et extraordinaire pour al sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis". L’’ambassadeur vénézuélien a souligné que le gouvernement d’’Obama "prétend déformer la direction humaniste et justicière de la Révolution Bolivarienne et intimider les gouvernements qui ne se soumettent pas à leurs desseins". Lors de cette rencontre, il a remercié les groupes et les mécanismes d’’intégration régionale, les alliances des pays du Sud et les pays amis du Venezuela qui se sont prononcées contre ces mesures de déstabilisation, concluant que le Gouvernement vénézuélien "exige que le président Barack Obama abroge le décret interventioniste approuvé". A ce débat étaient présents des représentants de la CELAC, en plus de l’’ambassadrice de Cuba, Anayansi Rodríguez, et les délégations de Russie, de Chine, de Syrie, de Bielorussie et de Corée du Nord qui ont manifesté leur condamnation de ces mesures, haussant la voix en un solide soutien envers le Venezuela.

(source : CUBA SI FRANCE Provence)

09:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/03/2015

Bulletin CUBART

 
 
Sent: Friday, March 6, 2015 8:38 PM
 
Subject: [cubaculture] Bulletin CUBART
 
Le Bulletin Cubart est un résumé hebdomadaire du Portail de la culture cubaine. Dans ces pages vous trouverez les plus transcendantaux événements culturels du pays et leurs reflets dans le monde, ainsi que des espaces d'opinion sur les thèmes qui aujourd'hui préoccupent les intellectuels du monde.

À Cuba

La Maison Victor Hugo fête son 10e anniversaire

Par Martiza Mariana Rodriguez CUBARTE 05.03.2015

La percussion revient au centre de la scène avec la Fête du Tambour

Par Yeneily García García CUBARTE 05.03.2015

Un hommage à Leo Brouwer et Frank Fernandez à Santa Clara

Par Mairyn Arteaga Díaz AIN 04.03.2015

L'heure du documentaire à Cuba

Par Diana Ferreiro Granma 06.03.2015

Luisa Campuzano Sentí : Prix National de Recherche Culturelle

Par María Carla Gárciga Rodríguez CUBARTE 02.03.2015

Lettres de Cuba : Mars 2015

Par Martha Sarabia Romero CUBARTE 01.03.2015

Cuba dans le monde

Les arts visuels de Cuba en Corse

Par Virginia Alberdi Granma 05.03.2015

Bravo pour Bravo

Par Martin Hacthoun PL 06.03.2015

Le cinéma cubain à Guadalajara

Par Cubacine 02.03.2015

Le Portal Cubarte vous suggère

Hugo Chávez sur le chemin bolivarien

Par Pedro Pablo Rodríguez CUBARTE 05.03.2015

El Ingenio une fois de plus avec nous

Par Fernando Martínez Heredia CUBARTE 28.02.2015

À Cuba

La Maison Victor Hugo fête son 10e anniversaire

Par Martiza Mariana Rodriguez CUBARTE 05.03.2015

La Maison Victor Hugo, dont son but est la promotion de la culture française et francophone à Cuba et ayant réalisée un travail louable et un projet socioculturel soutenu, fêtera son 10e anniversaire.

Lors d’une conférence de presse, Lismary del Prado, directrice de l’institution du Bureau de l'Historien de La Havane, s’est référée aux activités culturelles programmées pour la célébration, qui commencera avec l’exposition « Les châteaux français à La Havane », aujourd’hui à 15 heures, laquelle comptera des photographies de certaines des plus importantes forteresses de France.

Ces pièces font partie de la collection personnelle de Juan Gualberto Gómez, conservée dans l'institution qui rend hommage à cette personnalité de l'histoire de Cuba. Ce même jour il y aura une conférence sur Juan Gualberto et ses débuts comme journaliste en France.

Le 6 mars, l'espace Café Molière accueillera la rencontre « Les musées et les maisons littéraires dédiés à Victor Hugo », qui révèlera au public d’illustre personnalités de la littérature classique française et d'autres plus contemporaines du monde francophone.

Le 16 mars à 14 heures, date de l’anniversaire de l'institution, il y aura le présentation de la bande dessinée Victor Hugo, du caricaturiste Bernard Swysen, dans laquelle apparaît la Maison havanaise comme l'un des centres promouvant l'écrivain et de la culture française à Cuba. La bande dessinée montre également d'autres sites où un hommage est rendu au grand écrivain.

Le 17 à 14 heures, aura lieu la conférence « Juan Gualberto Gómez en France, ses débuts comme journaliste », à la charge de Leisbel Cespón, spécialiste principale de la Maison Juan Gualberto Gómez, et Mercedes Ibarra, l’arrière-petite-fille du patriote. Le 20 mars à 14 heures, à l'occasion de la Journée Internationale de la Francophonie, il y aura l'Atelier des Régions Francophones, avec la présentation de Midi Pyrénées, à la charge de Chantal Costerousse, une collaboratrice française.

D'autre part, avec le motif de la naissance de Victor Hugo (26 février 1802) et à l'occasion de la première décennie de la Maison, le public peut apprécier, jusqu'au 31 mars, l’exposition « Victor Hugo, grand peintre », comprenant des livres illustrés avec certains des dessins de celui qui est considéré comme l'un des auteurs les plus importants en langue française.

Les propositions culturelles s'étendront au-delà du mois de mars, couvrant presque toute l'année. Le 21 juin il y aura la Fête de la Musique, quand commence le solstice d'été et en France – les professionnels ou non – sortent dans les rues pour jouer de la musique.

La « Semaine de la Révolution Française » arrivera en juillet avec diverses actions culturelles se référant à cet événement et, en novembre, la Maison Victor Hugo s'unira aux propositions à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de La Havane.

Lismary del Prado a informé les journalistes que le logo de l'institution a changé, afin de donner un peu plus de mobilité à son image, et elle a rappelé également le 20e anniversaire l'Association Cuba Coopération France, laquelle a fourni un appui financier et culturel au bâtiment bien avant son ouverture.

Elle a aussi annoncé la convocation au prix « Maison Victor Hugo 2015 » afin d'encourager les contacts entre les nations et leurs cultures. Les essais ayant comme thème « La considération de l’homme, la promotion et la protection de l'homme sont des valeurs essentielles communes aux cultures cubaine et française » seront en concours lors de cette édition.

Les travaux de restauration de la Maison Victor Hugo, située au nº 311 de la rue O'Reilly, ont eu lieu entre les années 2002 et 2003, réalisés par le Bureau de l'Historien de La Havane (OHCH), en collaboration avec l'Association Cuba Coopération France.

L'institution promeut la culture française à La Havane au moyen d’un projet impliquant la communauté. L'institution compte une bibliothèque, des salles de conférences et d’expositions, des salles de classe dédiées à l'enseignement de la langue française et un salon de projection.

 

 

 


La Havane - Guillermo Vilar Álvarez, plus connu sous le nom de « Guille » Vilar, est le lauréat du Prix de Journalisme Culturel « José Antonio Fernández de Castro » 2014, a annoncé le Ministère de la Culture.

Fondateur du programme A Capella, promoteur, réalisateur, scénariste, critique musical et mélomane accompli, Guille reçoit le Prix pour « son important travail quant à la promotion de la culture cubaine par le biais des différents moyens de communication ».

Le jury, présidé par la journaliste Magda Resik et composé de personnalités reconnues dans les éditions précédentes du Prix, a valorisé la longue carrière journalistique de Vilar et son dévouement à la diffusion et l'analyse critique de la musique nationale et étrangère dans la presse, à la radio et à la télévision.

Né à La Havane le 8 janvier 1951, Guille Vilar a reçu son diplôme d’Histoire de l'Art de l’Université de La Havane en 1976 et, depuis cette date, il a dirigé des programmes tels que Juventud 2000, A Capella, Onda Retro ou Música del Mundo et il a collaboré à des publications telles que Caimán Barbudo, Cubarte et La Jiribilla.

Il est actuellement directeur artistique du Centre Culturel « Submarino Amarillo » et il a reçu, parmi d’autres honneurs, la Distinction pour la Culture Nationale en 1994, le prix Espiral Eterna 2011 du Bureau Leo Brouwer, le prix Cubadisco 2012 et le Micrófono de la Radio en 2000.

Le Prix de Journalisme Culturel « José Antonio Fernández de Castro » a été créé en 1999 dans le but de reconnaître l'accomplissement de l'un des principes de la politique culturelle de la Révolution : promouvoir le meilleur de la culture cubaine.

 

 


La percussion revient au centre de la scène avec la Fête du Tambour

Par Yeneily García García CUBARTE 05.03.2015

La percussion est de nouveau à l’affiche avec la 14e Fête du Tambour « Guillermo Barreto In Memoriam » qui, du 3 au 8 mars, est présente à La Havane avec de notables musiciens de jazz, de rumba, de salsa et de fusion, provenant de Cuba et d’autres latitudes.

Giraldo Piloto, directeur du groupe Klimax et président du comité d’organisation de l'événement, a expliqué à la presse : « Des milliers de participants se répartissent les classes magistrales, les concours de danse, les concerts, les jam-sessions ou des spectacles de danse. Ce sont certaines des propositions de cette édition de la Fête du Tambour dans laquelle un hommage est rendu à Chano Pozo à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance et qui a commencé avec une représentation dans le théâtre Mella en hommage au chercheur nord-américain Chuck Silverman. Nous sommes les débiteurs éternelles de la percussion, la racine de la musique cubaine, elle est unie à la danse et à de nombreux autres genres qu’elle a enrichi ».

Le programme du gala du théâtre Mella, « Les meilleurs percussionnistes de Cuba et du monde », a compté la participation d’instrumentistes tels qu’Enrique Pla, Oliver Valdés, Roberto Fonseca, Per Mathisen (Norvège), Manuel Moreno (Venezuela) et Memo Acevedo (États-Unis).

Aujourd’hui, toujours dans le « Mella », afin de montrer la grande union du jazz et du tambour, il y aura un spectacle avec Caleb Chapman´s Crescent Super Band, des États-Unis, et le Nomad Collective, d’Angleterre, à côté de Robertico Carcassés et Interactivo. Ce même théâtre accueillera en fin de semaine la dernière étape d'un concours de danse et d’un concours d’interprétation, divisés en cinq catégories : pailas, tambours batá, batterie, congas et bongos.

« La percussion cubaine dans le drum », « La tumbadora dans la musique traditionnelle, le güiro et les maracas », « La batterie dans le jazz latin » et « La timbale et le bongo dans la musique cubaine », sont les thèmes des conférences qui ont lieu dans la salle Avenida, offertes par des musiciens de renom tels que Ruy López-Nussa, Ramsés Rodríguez et Tomás Ramos (El Panga).

Deux événements fêteront la fin de cette Fête du Tambour, les deux avec des amphitryons de luxe : le premier dans le théâtre Karl Marx, le samedi 7 à 21 heures, avec Paulo FG, Pupy y los que Son Son, Cándido Fabré, Lazarito Valdes et Bamboleo, Manolito Simonet y su Trabuco, Giraldo Piloto et Klimax et José Luis Cortés et NG La Banda ; alors que le second aura lieu le lendemain dans le Salon Rosado de « La Tropicale », à 18 heures, avec Alexander Abreu et Habana D’Primera, Maykel Blanco et Salsa Major, Klimax et El Niño et la Verdad.

 

 

 


Un hommage à Leo Brouwer et Frank Fernandez à Santa Clara

Par Mairyn Arteaga Díaz AIN 04.03.2015

La 19e édition du Festival National de Musique de Chambre « A Tempo con Caturla » sera dédiée aux maestros Frank Fernández et Leo Brouwer à partir d’aujourd’hui jusqu’au 8 mars à Santa Clara.

L’événement, parrainé par l'Institut Cubain de la Musique, l'Association Hermanos Saiz (AHS), le Secteur de la Culture de Villa Clara et le Centre Provincial de la Musique Rafael Prats, est un hommage au grand artiste cubain et universel que fut Alejandro García Caturla.

Comme chaque année, des virtuoses de tout le pays se donneront rendez-vous pour ravir les amateurs de l’appelée mélodie cultivée et ils se présenteront sur les scènes du théâtre La Caridad, d’El Mejunje ou de la Bibliothèque José Martí, parmi d’autres. De plus, cette année le festival sera aussi présent dans l'hôtel Royalton, situé à Cayo Santa María, au nord de la province.

Selon les organisateurs de l'événement, parmi les personnalités présentes se trouvent Digna Guerra, directrice du Chœur National de Cuba, la soprano Bárbara Llanes, la violiste Anolan González et Miriam Escudero, directrice du Cabinet du Patrimoine Musical Esteban Salas, du Bureau de l'Historien de La Havane.

Pour Maykel Iglesias, président du comité d’organisation du Festival « A Tempo con Caturla », le rendez-vous de 2015 a une nuance spéciale en raison de la confluence de manifestations artistiques telles que la danse, le théâtre, le littérature et la performance.

 

 


La Havane, (PL) Le groupe de musique traditionnelle cubaine Buena Vista Social Club lancera en mars le disque Lost & Found, qui pourrait être le dernier du groupe, ont annoncé les membres du projet musical.

Lost & Found est une compilation de chansons inédites enregistrées au cours de presque deux décennies depuis la création du groupe en 1996, lorsque le producteur Ry Cooper a réuni des gloires de la musique cubaine et a enregistré un disque qui est devenu un phénomène musical, ainsi que le documentaire sur le groupe réalisé par Wim Wenders.

Le lancement officiel du disque sera le 23 mars et comprendra des chansons telles que Macusa, Como fue, Bruca Manigua, Quiereme mucho et Lagrimas negras (l’étendard du Buena Vista Social Club), chantée par Omara Portuondo.

Parmi le répertoire sélectionné figurent des contributions des anciens membres déjà décédés mais qui ont laissé une empreinte indélébile comme Francisco Repilado (Compay Segundo) Ibrahim Ferrer et Ruben Gonzalez.

Selon Eiades Ochoa, membre fondateur du groupe, « Le Buena Vista Social Club a ouvert la voie à plusieurs musiciens cubains, le label discographique World Circuit a attendu le moment exact pour faire cette compilation ».

L'actuel directeur du groupe, Jesus « Aguaje » Ramos, a déclaré le souhait de tous les intégrantes du groupe de faire une tournée nationale.


La Havane,  (ACN) Nino Pagiccia, auteur du livre Solidarité avec Cuba au Canada, s'est déclaré satisfait avec la présentation de son livre dans les différentes provinces dans le cadre de la Foire internationale du livre.

Le texte recueille les témoignages de 13 écrivains qui racontent l'histoire de la fraternité qui existe entre les deux peuples, depuis le triomphe de la Révolution en Janvier 1959.

Pagiccia expliqué que le texte, publié en Décembre 2014, vise surtout à souligner le principe de solidarité pour toutes les nations. Il a également remarqué le rôle important du Canada dans la lutte pour le retour des Cinq Cubains, et nécessité de continuer à exiger la levée du blocus et le retrait de Cuba de la liste des pays terroristes.

Le co-auteur Lisa Makarchuk a noté le rôle du gouvernement cubain dans des actions de solidarité et elle a expliqué que Cuba est un exemple pour le monde.

Elle a plaidé pour continuer à renforcer les liens d'amitié et la mise en œuvre des projets qui contribuent à la coopération entre les peuples.

Lors de l'évènement ont été présents les fonctionnaires de l'ambassade du Canada à Cuba, l'Institut cubain d'amitié avec les peuples et la Chaire d'études canadiennes à l'Université de La Havane.


L'heure du documentaire à Cuba

Par Diana Ferreiro Granma 06.03.2015

La quatorzième édition du Festival International des Documentaires « Santiago Alvarez In Memoriam » se tiendra à Santiago de Cuba à partir d'aujourd'hui  jusqu'au 11 mars, avec le Mexique en tant que Pays Invité d'Honneur et dédiée au 500e anniversaire de la fondation de cette ville.

Un total de 17 longs-métrages et 19 moyens-métrages provenant de 11 pays seront en concours, sélectionnés comme finalistes parmi 214 matériels. Parmi ceux-ci figurent El poder de los débiles, d’Allemagne ; Martín Dihigo, el inmortal et La Isla y los signos, de Cuba ; Masamadre, d’Argentine, et El Parra, menos Parra, du Chili, alors que le Mexique proposera les documentaires Entre lo sagrado y lo profano, El Alcalde, Mi amiga Betty, Los Ladrones Viejos et Café.

Des échantillons informatifs et spéciaux complètent le programme, comme ceux dédiés à Santiago de Cuba et à Santiago Alvarez, celui de documentaires musicaux ou l’itinérant de cinéma des Caraïbes. Parallèlement aura lieu le séminaire théorique lors duquel il y aura des débats sur le documentaire contemporain et le concours de photographies « Les enfants et la paix ».

D’autre part, 8 audiovisuels seront en compétition pour le prix « 500 ans de la fondation de Santiago de Cuba : Ciudad héroe, du Chili ; Bonne, un legado, Santiago es así, Santiago, Pablo Milanés y su verdadera historia, Kenechi una historia de amor, San Pedrito: algo más que conga et Amanecer sin mito, de Cuba, et La Casa de la Trova de Santiago de Cuba, d'Espagne.

Cette année le Festival inaugurera un siège à La Havane, dans le Callejón del Ángel, l’endroit où est né Santiago Alvarez et où seront projetés des audiovisuels du cinéaste et des  Noticieros Icaic, ainsi que d'autres activités culturelles.

En plus de rendre hommage à la ville de Santiago de Cuba, l'événement rendra tribut à des personnalités associés à Santiago Álvarez, parmi lesquelles l'écrivaine Aida Bahr, l'actrice Fátima Paterson, le maestro du rhum José Navarro, les joueurs de base-ball Braudilio Vinent et Orestes Kindelan ou le plasticien Nicolás Lincoln Camué. De même, des artistes d’autres endroits viendront pour célébrer le 500e anniversaire de la ville, dans le cadre du Festival. Les participants pourront profiter des spectacles de la Schola Cantorum Coralina, de la compagnie Irene Rodríguez, du pianiste Ulises Hernández et du groupe Rumbatá de Camagüey, parmi d’autres.

 

 


La 35e édition du Festival des Caraïbes, connu également comme la « Fête du Feu », a été présentée à Santiago de Cuba lors d’une conférence de presse comptant la présence de son Excellence Madame Alma Adamas, Ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire du Commonwealth des Bahamas à Cuba ; de la Dr Linda Moxey Brown, Directrice du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture de ce pays ; du producteur artistique bahamien Ronald Simms ; du plasticien Richard Morss ; d'Eddison Dames, sous-directeur du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et, pour la partie cubaine, d’Orlando Vergés Martínez, directeur de la Maison des Caraïbes et d’autres responsables du Ministère de la Culture de Cuba dans cette province.

Durant la conférence de presse on a expliqué la portée de cette édition de la Fête du Feu, dédiée spécialement au 500e anniversaire de la fondation de Santiago de Cuba at ayant les Bahamas comme Pays Invité d’Honneur, et à d'autres détails de ce festival, le plus caribéen de la région.

Orlando Verges, directeur de la Maison des Caraïbes, a commente que durant le Festival sera célébré le 35e anniversaire de la création des studios Siboney de l'EGREM à Santiago de Cuba et « … pour cette occasion nous avons proposé à la délégation des Bahamas d'enregistrer un album avec des musiciens de Santiago. En outre, avec la célèbre chanteuse colombienne Totola Momposina, nous allons créer l'École de Chant Folklorique des Caraïbes, car Santiago de Cuba, en plus de compter des bons danseurs, possède d'excellents chanteurs. En plus, avec l'Association des États des Caraïbes, dans le cadre du Festival, nous allons aussi créer le Réseau des Carnaval des Caraïbes, auquel participera sûrement les Bahamas ».

D’autre part, M. Eddison Dames, sous-directeur du Ministère de la Jeunesse, des Sport et de la Culture du Commonwealth des Bahamas, a déclaré que sa délégation apportera à cette grande fête « … ses tambours et la grande variété de manières avec lesquelles nous communiquons à travers eux. Il y aura aussi notre Yuncanú, une musique originaire des Bahamas et jouée par nos prédécesseurs ; des danses traditionnelles ; un large éventail de la culture culinaire ; de nombreuses activités pour les enfants et les jeunes, et, bien sûr, une représentation de notre théâtre, de notre littérature et de nos arts plastiques ».

Le Colloque International « Les Caraïbes qui nous Unissent » proposera ses sujets habituels liés à la culture et à l'identité, aux langues caribéennes, à la religion, aux projets sociaux, à l’oralité, à la médecine naturelle et traditionnelle ou à l'intégration régionale dans les Caraïbes, parmi d’autres. Le programme se déroulera à travers des conférences, des tables rondes, des exposés et d’autres modalités.

La Fête du Feu convoque également le Cours/Atelier International de Religiosité Populaire, du 4 au 8 juillet, lequel ouvrira son espace pour l’expression de la religiosité de nos peuples caribéens, indispensable dans les manifestations de l'identité régionale.

Lors de la conférence de presse, le plasticien José Loreto Urrutinier, créateur de l’œuvre qui identifie la Fête du Feu de 2015, a remis cette pièce, intitulée « Reflejo bajo el agua de Santiago de Cuba » à la délégation des Bahamas et aux autorités présentes.

 

 


Le Général d’Armée Raúl Castro Ruz, Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et Président des Conseils d'État et des Ministres, a envoyé une lettre de félicitation à la compagnie infantile La Colmenita à l'occasion de son 25e anniversaire.

Gisela González Cerdeira, présidente du Conseil National des Arts Scéniques, a lu le document en présence de Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier Vice-président des Conseils d'État et des Ministres, et de Julián González, Ministre de la Culture, dans le Palais des Conventions de La Havane.

Le texte souligne que c'est une cause de réjouissance pour le peuple cubain que La Colmenita fête son quart de siècle, un motif pour lequel il lui fait parvenir ces félicitations avec beaucoup d'affection.

La lettre souligne que plus qu’un mouvement de théâtre, de musique et de spectacle, le groupe est devenu une école pour ses membres et le public en général.

Durant plus de 25 ans de travail, ils ont réussi à promouvoir les valeurs de José Martí comme l'amour, l'altruisme et la solidarité dans les institutions culturelles, les écoles et la communauté, précise-t-il, affirmant qu’avec La Colmenita, le nom de Cuba a brillé dans de nombreux pays du monde, et un exemple de ceci est sa contribution à des causes aussi nobles que le cas des Cinq.

Dans une autre partie de sa missive, il signifie que l’on voit les fruits de l’œuvre de la Révolution dans chacun de ses membres.


Luisa Campuzano Sentí : Prix National de Recherche Culturelle

Par María Carla Gárciga Rodríguez CUBARTE 02.03.2015

Le Prix National de Recherche Culturelle 2014 pour l’œuvre de toute une vie sera remis à Luisa Campuzano Sentí le vendredi le 6 mars, à 14:00, dans l'Institut Cubain de la de Recherche Culturelle Juan Marinello (ICICJM).

Le jury, présidé par Graziella Pogolotti et composé par Fernando Martínez Heredia, Jesús Guanche et Araceli García Carranza, a décidé d'attribuer la reconnaissance à Luisa Campuzano au nom de la ICICJM, en prenant en compte l'impressionnant curriculum de l'intellectuelle et spécialiste, avalisé par son œuvre considérable et de nombreuses reconnaissances.

Fondatrice et directrice du Programme des Études de la Femme de la Casa de las Américas, Luisa Campuzano a été professeur de l'Université de La Havane entre 1966 et 2000. Elle dirige la revue Revolución y Cultura depuis 1998, elle est membre de l'Académie Cubaine de la Langue et correspondante de l’Académie Royale Espagnole, du Conseil National de l'Union des Écrivains et des Artistes de Cuba, du Conseil d'administration de Fondation Alejo Carpentier, du conseil consultatif de la Fondation Ludwig de Cuba et de différentes maisons d’édition et du comité de rédaction de plusieurs revues nationales et étrangères.

Elle a donné des classes dans une trentaine d’universités d’Europe et d’Amérique comme professeur invitée et elle a participé, en tant que conférencière, à plus d’une centaine de congrès internationaux, en plus d’avoir organisé plus d'une vingtaine d’événements scientifiques. Elle a publié vingt-cinq livres à Cuba et dans d’autres pays et près de deux cents articles dans des revues nationales et internationales.

Parmi ses travaux les plus récents se trouvent Las muchachas de La Habana no tienen perdón de Dios (réédition, La Havane, 2010) ; Más allá del umbral. Autoras hispanoamericanas y el oficio de la escritura (coédition, Séville : 2010) ; Condesa de Merlin: Memorias y ficciones habaneras (La Havane : 2010) ; Tenemos que hablar; tenemos que hacer, Discurso femenino latinoamericano del siglo XIX.  Estudios y textos (coédition, La Havane/Montréal : 2011) ; Mujeres y emancipación en la América Latina y el Caribe en los siglos XIX y XX (coédition, Milan, 2013) ; Gómez de Avellaneda, Gertrudis. Obras escogidas (La Havane, 2014) ; 200/100/50: Alejo Carpentier, la emancipación y las revoluciones latinoamericanas (coord., La Havane, 2014).

Parmi d’autres valeurs, le jury a souligné la pertinence de son œuvre philologique (critique et littéraire) dans la bibliographie cubaine ainsi que ses études sur la femme, spécialement en défense du genre ; sans oublier son œuvre critique sur Alejo Carpentier. Luisa Campuzano Sentí a également reçu d'autres importantes reconnaissances : les ordres Carlos J. Finlay et Frank País.

Lors des années précédentes, le Prix National de Recherche Culturelle a été remis à d’importantes personnalités de l’intellectualité cubaine telles que Ramiro Guerra, Zoila Lapique, Joel James, Rogelio Martínez Furé, Araceli García Carranza, Jesús Guanche ou Roberto Fernández Retamar.

 


Lettres de Cuba : Mars 2015

Par Martha Sarabia Romero CUBARTE 01.03.2015

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le troisième numéro de 2015.

Ce 24 février tous les cubains ont célébré le 120e anniversaire de la reprise de la Guerre d’Indépendance.  Les cinq antiterroristes cubains, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, René Gonzalez, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez, de retour dans le pays après avoir purgé d’injustes peines aux États-Unis, ont été décorés par le président Raul Castro avec le titre honorifique de Héros de la République de Cuba et ont reçu l’Ordre de Playa Giron lors d’une cérémonie solennelle « pour avoir accompli avec dévouement, dignité et fermeté la mission sacrée de défendre notre pays, le protégeant du terrorisme au risque de leur vie et au prix d’énormes sacrifices dans un milieu hostile et agressif ».

Au nom des Cinq, Gerardo Hernández a remercié Fidel, Raul, le peuple de Cuba et tous ceux qui dans le monde ont rendu possible sa libération et son retour à la Patrie et celui de ses camarades.

Rencontre présente Cuba dans l'imaginaire des États-Unis, de Ricardo Alarcón de Quesada, à propos de la publication de l´édition cubaine du livre Cuba in the American imagination-Metaphor and the Imperial ethos, de Louis A. Pérez Jr, une œuvre considérée particulièrement importante maintenant quand le rétablissement des relations diplomatiques provoque tant de commentaires et tant de spéculations et, aussi, beaucoup d’illusions. D’autre part, Ricardo Alarcon a aussi présenté à La Havane le livre ¿Quién mató al Che? Cómo la CIA logró salir impune del asesinato de Michael Ratner et Michael Steven Smith.  Il a souligné que « L’édition cubaine de cet ouvrage apparaît lors d’une nouvelle conjoncture, dans laquelle il nous faut plus que jamais la lumière guévarienne. Maintenant nous entrons dans une phase qui pose des nouveaux défis auxquels nous devons faire face avec sagesse et fermeté. L'adversaire historique de notre peuple n'a pas changé sa nature ni sa stratégie de domination, il a seulement changé de tactique. Car, et il le reconnaît, sa grossière et violente politique d'un demi-siècle a échoué, et maintenant il essaiera des méthodes qui prétendent être plus subtiles pour atteindre les mêmes fins.»

La journaliste Marta G. Sojo nous invite à découvrir à travers la lecture du livre Le spectacle électoral le plus cher du monde de Ramón Sánchez-Parodi, les éléments internes sur les élections étasuniennes et le panorama de la vie politique de cette nation.

Lettres publie de Pablo Armando Fernández, le poème Lorsque Théodore chante, à l’occasion du 85e anniversaire de la naissance du poète cubain, Prix National de Littérature 1996.

Dans Interview la journaliste Laura Alonso Hernández converse avec l'éminent professeur et musicologue Roberto Chorens Dotres, qui vient de recevoir le Prix National d'Enseignement Artistique 2014. Il dirige actuellement l'Académie de Chant Lyrique du Théâtre Lyrique National de Cuba.

Trésors s’approche aux Caraïbes à travers Le carnaval des Caraïbes, le carnaval de Guyane, une fusion des identités de la collaboratrice de notre revue Julia Mirabal. Ce sont les témoignages de Jane Cordeiro de Souza, une femme simple, née à Cayenne, en Guyane Française, recueillis par la journaliste.

De notre collaborateur Jean Maxius Bernard, Docteur en Anthropologie Sociale et Conseiller Culturel de l’Ambassade d’Haïti à Cuba, on propose l’article Apport franco-haïtien à la culture cubaine où il affirme que « Les survivances de cette culture franco-haïtienne se manifestent aujourd´hui dans la « Tumba Francesa », un ensemble de traditions orales reconnu par l´UNESCO comme un patrimoine immatériel de l´humanité.

Arts ouvre sa section avec la seconde partie de l’histoire du musicien cubain Frank Grillo connu dans le monde artistique comme Machito. L’éminent musicologue cubain Leonardo Acosta le considère comme le père du jazz latin et de la salsa. Dans son article il affirme : « Le musicien Machito est inséparable de l'homme, dont l'idée et la réceptivité à tous genres de musique sont proverbiales. »

Rent : de Broadway à La Havane de Maya Quiroga présente le spectacle musical Rent, écrit par Jonathan Larson, étant la première co-production entre Broadway et La Havane depuis les cinquante dernières années. L'argument de Rent s'inspire de La Bohème de Giacomo Puccini. Selon les dires du dramaturge Norge Espinosa : « L’œuvre n'est pas une translation textuelle de La Bohème. Elle est vue depuis une perspective totalement contemporaine ». La sonorité de Rent s’approche de la pop et du rock, au milieu de la crise du sida dans les années 1980, mais cette œuvre possède aussi une vision optimiste en reflétant le sens de la joie de la jeunesse devant la vie.

Des ours sur une place du Centre Historique de La Havane de Teresa de Jesús Torres Espinosa invite les visiteurs cubains et étrangers à parcourir l’exposition du projet United Buddy Bears (UBB) qui, depuis janvier, se trouve sur la Plaza de San Francisco de Asís, dans le centre historique havanais. Le visiteur peut profiter d’un voyage autour du monde car il s’agit d’une œuvre collective, interculturelle. L'exposition itinérante United Buddy Bears promeut la tolérance, la coexistence pacifique et l'union entre les Nations du monde avec leurs œuvres.

Lire Martí a choisi le poème de l’Apôtre Mes vers s'élancent tumultueux et ardents  recueilli dans José Martí. Vers libres. Édition bilingue établie par Jean Lamore, Prologue de Cintio Vitier. Paris, Harmattan/Éditions UNESCO, 1997.

Les œuvres de l’artiste Serlián Barreto illustrent ce numéro.

 

 

 


Cuba dans le monde

Les arts visuels de Cuba en Corse

Par Virginia Alberdi Granma 05.03.2015

 

L'exposition dans le Palais Fesch, a permis aux Corses amateurs des arts plastiques d’avoir une approche sensible de la création visuelle de l'île des Caraïbes et des trésors préservés par les institutions cubaines.

Plus de 250 œuvres font partie de la sélection apportée par le Musée National des Beaux-arts, la Photothèque de Cuba et la collection d'art contemporain du Conseil National des Arts Plastiques et approuvée par Philippe Perfettini, conservateur du Musée d'Art de la ville d'Ajaccio et par le collecteur Gilbert Brownstone, président de la Fondation Brownstone.

Le public a valorisé la présence d’œuvres d'artistes français appartenant aux fonds du Musée National cubain, signée par Delacroix, Corot, Courbet et Gérard, ainsi que de Landaluze, Laplante, Chartand, Collazo, Garcia Menocal, Romañach, Rodriguez Morey ; des membres de l'avant-garde Victor Manuel, Blanco, Gattorno, Pogolotti, Arche, Amelia, Mario Carreño, Lam et Raúl Martínez. Des affiches qui illustrent l'évolution du graphisme sont aussi exposées.

La Photothèque de Cuba a apporté un ample et rigoureux répertoire d'images allant des premiers instants de cette manifestation dans l'île jusqu'aux plus jeunes créateurs. Parmi les photographes représentés se trouvent José Agraz, Alberto Díaz (Korda), Raúl Corrales, José. A. Figueroa, Enrique de la Uz, José Julián Martí, Humberto Mayol, Raúl Cañibano, René Peña, Liudmila & Nelson, Ricardo Elías ou Alejandro González.

L'exposition est complétée avec des œuvres de la collection du Conseil National des Arts Plastiques, où l’on peut apprécier la diversité et la qualité dans l'art le plus récent à Cuba.

Cette exposition est accompagnée de projections de films, de spectacles de danse et de musique et des conférences dans le cadre du programme des journées de promotion de la culture cubaine dans l'île française où est né Napoléon Bonaparte.

 

 

 


Bravo pour Bravo

Par Martin Hacthoun PL 06.03.2015

Buenos Aires – La documentariste étasunienne Estela Bravo, avec une filmographie primée de 50 documentaires montrant les sentiments humains dans de nombreuses régions du monde, ne semble pas avoir une vocation pour le repos.

Actuellement elle termine un livre sur le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qu'elle considère « un être hors série ».

« L’œuvre est le résultat des réponses de 70 entrevues avec différents dignitaires, politiciens et personnalités du monde à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient du légendaire dirigeant cubain, parmi d’autres thèmes », a-t-elle déclaré à quelques journalistes à Buenos Aires.

Elle  s'est rendue à Buenos Aires pour coordonner et enregistrer le tournage de la présentation d'un cycle de six documentaires que diffusera la chaîne éducative Canal Encuentro, sous le nom de « Bravo pour Bravo ».

La séries, qui sera diffusée prochainement les dimanches, abordera l'histoire sociale et politique contemporaine de l'Amérique Latine au moyen de films.

Parmi les films sélectionnés se trouvent  « Opération Peter Pan », qui raconte le drame vécu par les enfants cubains envoyés seuls aux États-Unis en 1962 et en 1963 lors d’une opération de la CIA ; « Qui suis-je ? », qui témoigne de la disparition de bébés nés en captivité durant la dictature en Argentine ; « Fidel, l'histoire non contée », qui ouvre une fenêtre sur la vie privée presque inconnue de l’infatigable révolutionnaire cubain ; « Le Saint-père et la gloire », un récit émouvant du voyage du Pape Jean-Paul II au Chili, en 1987 ; « Miami Havana », qui aborde le poids du conflit entre les États-Unis et Cuba sur les familles cubaines de l’un et l’autre côté du Détroit de Floride, et « Anecdotes de Fidel », avec un matériau inédit du film « Fidel, une histoire non contée ».

Agréable, souriante, affable et ayant une mémoire enviable, Estela Bravo parle sans scrupule des thèmes, parfois avec un regard espiègle en abordant certains sujets particuliers.

L’écouter c'est aborder l'histoire d’importants événements dont elle a été témoin dans le monde au cours des quatre dernières décennies, depuis le Chili du général Pinochet jusqu'à la naissance de l'espoir en Afrique du Sud avec Nelson Mandela, qu’elle a enregistré pour la postérité.

Elle a expliqué que maintenant on réalise le méticuleux mais important travail de numériser l'ensemble de son œuvre pour pouvoir la préserver, un travail réalisé à New York.

À une question de l’agence Prensa Latina sur pourquoi son œuvre tourne principalement autour du sujet humain, elle a répondu : « parce que j’aime que les gens voient, sentent et méditent sur le sentiment que d'autres ont vécu ; qu’ils se mettent à leur place et vivent leurs drames et leurs tragédies, mais aussi leurs joies. Je montrent également les deux points de vue d'un fait, afin que le spectateur tire sa propre conclusion ».

À la question qu’elle est son œuvre préférée, Estela Bravo n'a pas hésité en mentionnant « Qui suis-je ? », qui est réellement un documentaire poignant avec une réalisation impeccable.

Sur le cycle « Bravo pour Bravo » du Canal Encuentro, Estela a exprimé sa grande satisfaction « car ainsi le spectateur argentin aura une approche non seulement de mon œuvre, mais également d’importants événements et de personnalités de l'histoire contemporaine ».

 

 

 


La Havane, (PL) Les danseurs du Ballet de la compagnie  Prodanza de Cuba ont qualifié de surprenante la tournée de deux mois et demi en Chine, où ils ont représenté Le lac des cygnes dans 16 villes.

Le public en général a admiré le spectacle, surtout les pirouettes, a indiqué Ana Flavia Ortega, l'une des protagonistes féminines dans 12 des 35 spectacles.

La Chine a dépassé les attentes de la compagnie et a surpris par les différences culturelles, les coutumes, les habitudes alimentaires, l'usage distinctif du langage, les dessins des lieux, même le froid, ont déclaré plusieurs artistes à Prensa Latina.

Les jeunes ont parcouru des lieux iconiques tels que la Grande muraille et le Stade national de Pékin surnommé « Nid d'Oiseau ».

Patricia Hernandez a joué le rôle principal dans 15 spectacles et a raconté que cela avait été une expérience difficile mais très enrichissante car elle a renforcé la résistance et la sécurité de cette artiste


La Havane – Le Ministère de la Culture de Cuba et celui de la République du Monténégro ont signé un accord de collaboration à La Havane dans le but de développer des relations d’échange entre les deux pays.

L’accord, signé par l'Ambassadeur du Monténégro à Cuba, M. Milorad Scepanovic et la vice-ministre cubaine de la culture, Vivian Velunza, établit que les parties promouvront des liens entre institutions homologues des deux pays.

« Vous avez une grande tradition culturelle et j’aimerai voir le travail que vous faites au Monténégro à partir d’une étroite coopération », a exprimé M. Milorad Scepanovic lors de la signature de l'accord.

« Même si nous sommes éloignés du point de vue géographique, pour la bonne amitié qui nous unit, ce serait également notre plus grand plaisir de vous enseigner certaines de nos réalisations dans le domaine de la culture », a déclaré le diplomate.

D'autre part Vivian Velunza a célébré les relations qui existent maintenant entre l'île et le Monténégro. « Avec cet accord, ce que nous faisons est de trouver le moyen de réaliser toutes les bonnes intentions afin d'enrichir la collaboration culturelle ».

Les actions de l'accord comprennent la réalisation de projets de collaboration et d’échange d'expériences et d'informations, notamment sur les musées, les archives, les bibliothèques, la cinématographie et le théâtre ; des conférences et la réalisation de symposiums et de colloques en relation avec l'éducation artistique et professionnelle des étudiants, des chercheurs et des professeurs.

En outre, il prévoit, parmi d’autres questions, la participation des institutions culturelles cubaines et du Monténégro dans les festivals internationaux de musique, d’art, de théâtre et de cinéma.

 


L’une des œuvres du remarquable cinéaste cubain Fernando Pérez, José Martí: el ojo del canario, a été présenté le 24 Février dans la Cinémathèque de Vancouver dans le cadre des présentations spéciales organisées par le Latin American Film Festival de cette ville canadienne.

Le festival, dont la treizième édition se tiendra du 3 au 13 septembre prochain, réalise au cours de l’année des fonctions spéciales qui tentent de présenter des films latino-américains reconnus n’ayant pas été projetés à Vancouver.

José Martí: el ojo del canario, sorti en 2010, raconte les expériences de l'Apôtre cubain entre les 9 et 17 ans, la période de sa vie où il a connu de près de sa patrie et où il a appris à l’aimer et à la comprendre.

« J’ai choisi l'enfance et l'adolescence de Martí parce que ce est l'étape de formation de son caractère. Je tiens beaucoup à ce film. C’est pourquoi je dis que ce n’est pas une biographie, bien qu’il soit basé sur l'histoire et la respecte beaucoup. C’est une vision subjective, mon interprétation de cette histoire et de cet homme (...) », a déclaré Pérez une fois dans une interview avec le portail Cubasí.

Tout au long de son parcours, le film a remporté de nombreux prix, dont le Prix Coral de Direction au 32e Festival international du Nouveau Cinéma latino-américain (2010), le Prix Ariel du meilleur film latino-américain (ex aequo, 2011) et le Prix de Colón de Plata pour la meilleure direction artistique au 36e Festival du Cinéma Ibéro américain de Huelva (2010).

Après avoir réalisé José Martí: el ojo del canario, Fernando Pérez a porté au grand écran La pared de las palabras, dont la première a eu lieu lors du dernier Festival international du Nouveau Cinéma latino-américain de La Havane, et il est actuellement en production d'un nouveau long métrage de fiction.
 


Le cinéma cubain à Guadalajara

Par Cubacine 02.03.2015

Les projets de films cubains Chinatown Downtown, de Grethel Castillo et Estática milagrosa, de Noelia Lacayo et Gustavo Vinagre ; et les co-productions 1989 (Canada-Cuba), de Sebastián Barriuso et  Rodrigo Barriuso, et Rodríguez vs Rodríguez (Cuba-Suisse-Mexique), de Carlos Rodríguez, ont été sélectionnés pour participer à l’onzième Rencontre de Coproduction du Festival International du Film de Guadalajara, au Mexique, qui se tiendra du 8 au 10 mars prochains.

A travers une session de pitching devant le jury de la Rencontre, les projets seront en compétition pour plus de 2 millions de pesos mexicains en prix, dans le but d'accélérer les productions.

En outre, le festival permet aux cinéastes de créer des partenariats de collaboration et de présenter leurs projets à travers entretiens personnels avec des coproducteurs et distributeurs potentiels.

Parmi les 28 projets sélectionnés étaient également Canción sin nombre (de Melina León, Pérou); Cansado de ser feliz (de Mauricio Montes, Colombie); El dragón negro (de Paco Castillo, Panama); Florencia, sangre y arena (de Pierluigi Capoluongo, Venezuela-Italie-Espagne); La Carola (de Christopher Zapata et Juan Francisco Olea, Chili); et les mexicains Donde se quedan las cosas, de Daniela Silva Solórzano et La cocina de las patronas, de Javier García restent.

D’autres Cubains qui laisseront leur marque sur le festival seront le dix-neuf sélectionnés pour participer au Talents Guadalajara (du 6 au 11 Mars), la section la plus importante du Festival pour les artistes émergents d'Amérique latine et des Caraïbes.

Les réalisateurs Luis Ernesto Doñas et Diana Montero; l’actrice Annia Bu; l’éditeur Joel Jardines; le scénariste Alan González et la critique de cinéma Mayté Madruga sont certains d'entre eux.

 


10:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/03/2015

CUBA: Un certain 4 mars 1960

 
 
From: jemi.bayart
Sent: Tuesday, March 3, 2015 3:56 PM
 
Un certain 4 mars 1960
 
La mémoire. Demain 04 mars= 55 ans...
Encore 95 ans à attendre avant que le dossier contenant les preuves probables ne sorte de l'oubli.

Souvenez-vous ! Il faisait beau, ce jour-là. L’air était doux, parfumé de senteurs exotiques, comme sait l’être l’air des Caraïbes. Le navire était à quai. La cargaison : 76 tonnes de balles et de grenades FAL anti-chars, réparties dans 1492 caisses. Cachées entre les caisses de grenades, deux bombes prêtes à exploser. C’était le 4 mars 1960. Le cargo s’appelait La Coubre. Le vapeur de 4309 tonnes appartenait à la Compagnie Générale Transatlantique, une société française. Depuis 9 ans, il faisait la navette entre la France, les Antilles françaises, l’Amérique centrale et les Etats-Unis. En provenance d’Anvers, il avait accosté la veille sur le quai Tallapiedra, dans le port de La Havane. A son bord, 35 hommes d’équipage, dont 28 Français. Depuis près de 3h, 27 dockers, sous la surveillance de deux officiers de l’ Armée Rebelle de Cuba, avaient commencé à décharger le bateau. Sur le quai, 30 soldats de la Section des tanks et du régiment d’Artillerie surveillaient la zone. La cargaison était d’importance : la toute jeune Révolution avait un besoin absolu de ces munitions, commandées dans un premier temps par l’ex dictateur Batista, et que les autorités belges avaient finalement accepté de livrer au gouvernement de Fidel Castro, malgré les pressions insistantes des Etats-Unis. A bord du cargo, l’équipage attendait sans doute tranquillement la fin du déchargement pour repartir. Le capitaine Georges Dalmas rédigeait un rapport dans sa cabine tandis que Jean-Marie Guillotin, le chef mécanicien, assis sur sa couchette, écrivait à sa femme. A l’arrière du bateau, le premier lieutenant François Artola et le timonier, Jean Buron, devaient suivre d’un œil le déchargement, tandis que quelques matelots, s’affairaient sur le pont. Peut-être se disaient-ils qu’avant le départ ils iraient faire un tour dans La Havane pour acheter quelques souvenirs, des cigares et du rhum pour les ramener au pays. Ça faisait des semaines qu’ils étaient partis, et le temps devait leur sembler long. Le déchargement avançait rapidement. Déjà toutes les caisses de balles avaient été déchargées. Les dockers s’attaquaient maintenant à vider la soute des caisses de grenades. Il était 3h10. Des ouvriers soulèvent une caisse. Sous la caisse, une bombe antichar… L’ explosion est terrifiante ! Toute la partie arrière du navire est déchiquetée. Des cadavres, des blessés partout ! Un épais nuage de fumée monte du bateau. Dans un bâtiment proche du port, Ernesto Che Guevara est en réunion. Il entend le bruit, il voit la fumée. Il se précipite pour apporter les premiers secours, il est médecin. On porte les premiers blessés à l’écart, Che est avec eux. Sur le navire sinistré comme sur le quai, les secours affluent. C’est alors que retentit une seconde explosion, encore plus forte que la première. La deuxième bombe vient d’exploser finissant de tordre les tôles et d’éventrer le cargo, balayant le quai de milliers de débris incandescents. Le bilan est terrible. Quatre-vingts morts, plus de 200 blessés, de nombreux disparus et des dommages estimés à environ 17 millions de dollars. Le lendemain, un immense cortège rendait un dernier hommage aux victimes de l’attentat et Fidel Castro concluait son discours par une formule qui allait marquer l’histoire : « Patria o muerte ¡Venceremos ! ». A son côté, Che, le béret à l’étoile sur la tête, le regard lointain, comme marqué par la tragédie. Alberto Korda, présent lui aussi, fera ce jour-là le cliché de Che Guevara connu du monde entier. Douze jours plus tard, les 22 marins rescapés seront rapatriés vers la France. François Artola, Jean Buron, Lucien Aloi, André Picard, Jean Gendron et Alain Moura ne sont jamais rentrés au pays. Leurs restes reposent au cimetière Colon, à La Havane. Qui donc avait intérêt à faire exploser le cargo? Qui pouvait souhaiter que les armes contenues dans les soutes ne puissent pas servir à Cuba? Bien que les Etats-Unis se soient toujours vertueusement défendus d'en être les commanditaires, comment ne pas avoir des doutes sur les auteurs de ce crime? Il existe un volumineux dossier sur l’attentat, conservé au Havre, qui a été établi à l’époque par les services juridiques de la Compagnie Générale Transatlantique. Peut-être renferme-t-il les preuves qui nous manquent pour accuser qui que ce soit et demander justice. Mais aucun de nous ne pourra consulter ce dossier : il est soumis à un délai de communicabilité de 150 ans …
Ne me demandez pas pourquoi.
Annie Arroyo Kubako Etxea – France-Cuba

 

17:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |