09/12/2007

Film Sicko • Les soins de santé aux USA sont moins bons qu’au Canada ou à… Cuba ....

Même hors compétition, Michael Moore a de nouveau fait grand bruit au Festival de Cannes.

Leen Swinnen
06-06-2007

Après l’industrie automobile (Roger & me), le lobby de l’armement (Bowling for Columbine) et la guerre contre l’Irak (Fahrenheit 9/11), Moore s’attaque de nouveau à un ennemi très puissant : l’industrie de la santé. Cette industrie représente en effet 15% du PNB1 des Etats-Unis. Et même si à Washington on a quatre lobbyistes de l’industrie de la santé par député, des millions d’Américains n’ont pas accès au système. « Les assurances trouvent les raisons les plus invraisemblables pour rejeter des dossiers médicaux pourtant parfaitement légitimes » explique-t-il. Et Sicko en montre de nombreux exemples. Une jeune fille de 22 ans ne peut pas soigner un cancer car, selon les statistiques de l’assureur, les jeunes de cet âge n’ont pas le cancer. Un couple de pensionnés a été obligé de vendre la maison et de s’installer dans une petite chambre chez leur fils parce qu’ils n’arrivent plus à payer les honoraires médicaux.

Pourtant, le film n’est pas trop lourd. Tout comme dans Fahrenheit 9/11, Michael Moore sait garder un ton aéré. Il ne se limite pas non plus aux plaintes : il reconnaît qu’un système « différent et meilleur » existe déjà. Chez les voisins du Canada, par exemple, ou chez les alliés de toujours, en Grande-Bretagne et même… à Cuba, ce petit pays du tiers monde.

Moore ne serait pas Moore s’il n’accompagnait pas sa thèse d’un coup médiatique de son cru. Avec un groupe de sauveteurs qui, suite aux attentats du 11 septembre, souffrent de graves problèmes de santé mais ne reçoivent pas d’aide aux USA, il est parti pour la base militaire américaine de Guantanamo. Car dans cette base militaire US établie sur le sol cubain, on dispense de très bons soins aux prisonniers (torturés). Mais - c’était un peu prévisible - on les a envoyés promener. Alors, avec ses pompiers malades, il se rend à Cuba.

Des millions d'Américains n'ont pas accès aux soins de santé. «Les assurances trouvent les raisons les plus invraisemblables pour rejeter des dossiers médicaux pourtant parfaitement légitimes», explique Michael Moore.

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21:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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