16/01/2008

01/10/2007: Ce très beau texte d'Hector Arturo paru dans le journal Granma vaut pour tous les discours...

 -------- Message original --------

Sujet: PRESENCE DU CHE
Date: Mon, 1 Oct 2007 10:13:40 +0200
De: Claude Maryse Richard <cm.richard@noos.fr>


----- Original Message -----
Ce très beau texte d'Hector Arturo paru dans le journal Granma vaut pour tous les discours.
Le Che gagne un nouveau combat
 
HECTOR ARTURO
 
Lisez bien ce nom : Mario Terán. Demain personne ne s'’en souviendra, comme cela lui est déjà arrivé il y a quatre décennies, quand on l’'a transformé en simple nouvelle. Mais maintenant, je vous demande pour un instant seulement, de bien enregistrer ce nom dans vos mémoires, pour que personne n'oublie et que tous nous jugions.
Le fils de ce monsieur s'est présenté au journal « le Devoir » de Santa Cruz, en Bolivie, pour demander la publication d’'une note de remerciement aux médecins cubains qui avaient rendu la vue à son vieux père, après l'’ avoir opéré de la cataracte, grâce à l'Operación Milagro, un vrai miracle.
Le père de  ce bolivien reconnaissant est Mario Terán. A nous qui sommes plus âgés, il se peut que ce nom nous dise quelque chose. Les jeunes n’'en ont peut-être jamais entendu parler.
Mario Terán était le sous-officier qui a assassiné le Commandant Ernesto Che Guevara, le 9 octobre 1967, dans la petite école de la Higuera.
En recevant l'ordre de ses chefs, il a dû avoir recours à l'alcool pour se donner du courage et pouvoir l'’exécuter. Lui-même a raconté ensuite à la presse qu'’il tremblait comme une feuille devant cet homme qu'’il vit à ce moment-là « grand, très grand, énorme ».
Le Che, blessé et désarmé, assis sur le sol de terre de cette humble petite école, le voyant hésitant et craintif, eut tout le courage qu'’il manquait à son assassin pour ouvrir sa chemise vert olive râpée, découvrir sa poitrine et lui crier : « Ne tremble plus et tire ici, car tu vas tuer un homme…»
Le sous-officier Mario Terán, en accomplissant les ordres des généraux René Barrientos et Alfred Ovando, de la Maison Blanche et de la CIA, a tiré sans savoir que les blessures mortelles ouvraient des trous près de ce coeur pour que celui-ci continue de marquer l'heure des brasiers.
Che n’a pas fermé les yeux après sa mort, pour continuer à accuser son assassin.
Aujourd’hui, Mario Terán n'a pas eu à payer un seul centime pour son opération de la cataracte faite par des médecins cubains dans un hôpital offert par Cuba et inauguré par le président Evo Morales, à Santa Cruz.
Vieux maintenant, il pourra apprécier de nouveau les couleurs du ciel et de la forêt, jouir du sourire de ses petits-enfants et assister à des matchs de foot-ball. Mais il ne sera certainement jamais capable de voir la différence entre les idées qui l'ont amené à assassiner un homme de sang froid et celles de cet homme qui ordonnait aux médecins de sa guérilla de prendre soin de leurs compagnons d'armes aussi bien que des soldats ennemis blessés, comme ils le firent toujours en Bolivie, tout comme ils l'avaient fait auparavant dans les montagnes de la Sierra Maestra, sur ordres stricts du Commandant en Chef Fidel Castro.
Souvenez-vous bien de ce nom : Mario Terán, un homme élevé dans l'idée de tuer qui retrouve la vue grâce aux  médecins partisans des idées de sa victime.
Quatre décennies après que Mario Terán a tenté, par son crime, de détruire un rêve et une idée, le Che gagne un nouveau combat. Et il poursuit sa campagne...
Tiré du journal Granma
 
Es la hora de los hornos y no se ha de ver más que la luz 
C’est l'’heure des brasiers et on ne doit voir que la lumière
José Martí
En-tête d’'une lettre de Che Guevara publiée le 16 avril 1967 dans un supplément spécial de la revue Tricontinental.
 
Note et traduction :Gloria González Justo
Che vuelve a ganar otro combate
 
HÉCTOR ARTURO
 
Lean bien este nombre: Mario Terán. Mañana nadie lo recordará, como ya le ocurrió hace cuatro décadas, cuando lo convirtieron en noticia. Pero ahora solo les pido que al menos por un instante graben bien este nombre en las memorias, para que nadie olvide y todos juzguemos.
El hijo de este señor se presentó en el periódico "El Deber", de Santa Cruz, en Bolivia, con el ruego de que publicaran una nota de agradecimiento a los médicos cubanos que habían devuelto la vista a su anciano padre, tras intervenirlo quirúrgicamente de cataratas, mediante la Operación Milagro, un verdadero milagro.
El padre de este boliviano agradecido es Mario Terán. A los que tenemos más edad, puede que el nombre nos suene a haberlo escuchado antes. Los jóvenes quizás jamás hayan oído hablar de él.
Mario Terán fue el suboficial que asesinó al Comandante Ernesto Che Guevara el 9 de octubre de 1967, en la escuelita de La Higuera.
Al recibir la orden de sus jefes, tuvo que acudir al alcohol para llenarse de valor y poder cumplirla. Él mismo narró después a la prensa que temblaba como una hoja ante aquel hombre a quien en aquel momento vio "grande, muy grande, enorme".
Che, herido y desarmado, sentado en el piso de tierra de la humilde escuelita, lo observó vacilante y temeroso, y tuvo todo el coraje que le faltaba a su asesino para abrirse la raída camisa verdeolivo, descubrirse el pecho y gritarle: "No tiembles más y dispara aquí, que vas a matar a un hombre¼ "
El suboficial Mario Terán, cumpliendo órdenes de los generales René Barrientos y Alfredo Ovando, de la Casa Blanca y de la CIA, disparó sin saber que las heridas mortales abrían huecos junto a aquel corazón para que continuara marcando la hora de los hornos.
Che ni siquiera cerró sus ojos después de muerto, para seguir acusando a su asesino.
Mario Terán, ahora, no tuvo que pagar un solo centavo por haber sido operado de cataratas por médicos cubanos en un hospital donado por Cuba e inaugurado por el presidente Evo Morales, en Santa Cruz.
Anciano ya, podrá volver a apreciar los colores del cielo y de la selva, disfrutar la sonrisa de sus nietos y presenciar partidos de fútbol. Pero seguramente jamás será capaz de ver la diferencia entre las ideas que lo llevaron a asesinar a un hombre a sangre fría y las de este hombre, que ordenaba a los médicos de su guerrilla que atendieran por igual a sus compañeros de armas que a los soldados enemigos heridos, como siempre lo hicieron en Bolivia, al igual que antes lo había hecho en las montañas de la Sierra Maestra, por órdenes estrictas del Comandante en Jefe Fidel Castro.
Recuerden bien este nombre: Mario Terán, un hombre educado en la idea de matar que vuelve a ver gracias a los médicos seguidores de las ideas de su víctima.
A cuatro décadas de que Mario Terán intentara con su crimen destruir un sueño y una idea, Che vuelve a ganar otro combate. Y continúa en campaña¼  
 

05:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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