31/01/2008

Les bonnes affaires de la famille De Clerck au Chili ...

Notre petit coin de camping à la côte? Nous ne nous en vanterons plus au café du coin. Il y a mieux: la famille De Clerck possède au Chili un domaine plus vaste que le Brabant wallon!

Thomas Blommaert
05-07-2006

L'engeance des industriels ouest-flandriens n'est pas la moins terrible. Faux en écriture, fraude, blanchiment d'argent, association de malfaiteurs ou encaissement de subsides alloués indûment. S'il existait en ce pays un Oscar du clan le plus criminel, les De Clerck le gagneraient chaque année les doigts dans le nez. Un exemple? Le dossier actuellement en cours contre la famille compte pas moins de 400000 pages et traînaille depuis 16 ans.

Les rumeurs prétendant qu'ils posséderaient une propriété colossale au Chili ont fait surface en 1987. Fictions d'enquêteurs qui ont trop lu Don Quichotte ou réalité? Dans le quotidien De Morgen, le journaliste Raf Sauviller dévoile les dessous de l'affaire. Et qu'apprend-on? L'histoire n'a rien d'un mythe. Le fermier De Clerck s'est procuré sa propriété dans la province de Coyhaique en 1979. Superficie: 133000 hectares, soit 1,3 fois plus grande que la province du Brabant wallon. Prix d'achat: guère plus de 2 dollars l'hectare. De Clerck a acheté le ranch de Pinochet, le général fasciste qui, avec l'aide de ses potes américains, a envoyé à la mort des milliers de Chiliens.

«Les bénéfices de ce ranch sont phénoménaux», raconte Jorge Parra, secrétaire de la commune sur laquelle se trouve le lopin de terre. «En ce moment, le cheptel compte plus de 60000 têtes, bovins et ovins. Tout s'en va à l'exportation. La production n'est destinée ni au marché local, ni national. Et ils ne paient pas un peso d'impôt. Le ranch est un corps étranger, un parasite géant sur notre territoire.»

Certaines personnes louent une parcelle pour leur caravane, d'autres ont leur cabanon de vacances dans le sud de la France. La famille De Clerck, dont la fortune est estimée à 270 millions d'euros, se paie tout un morceau de l'Amérique du Sud. De quoi nous clouer le bec, désormais, au comptoir de la buvette du camping...

22:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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