31/01/2008

Les bonnes affaires de la famille De Clerck au Chili ...

Notre petit coin de camping à la côte? Nous ne nous en vanterons plus au café du coin. Il y a mieux: la famille De Clerck possède au Chili un domaine plus vaste que le Brabant wallon!

Thomas Blommaert
05-07-2006

L'engeance des industriels ouest-flandriens n'est pas la moins terrible. Faux en écriture, fraude, blanchiment d'argent, association de malfaiteurs ou encaissement de subsides alloués indûment. S'il existait en ce pays un Oscar du clan le plus criminel, les De Clerck le gagneraient chaque année les doigts dans le nez. Un exemple? Le dossier actuellement en cours contre la famille compte pas moins de 400000 pages et traînaille depuis 16 ans.

Les rumeurs prétendant qu'ils posséderaient une propriété colossale au Chili ont fait surface en 1987. Fictions d'enquêteurs qui ont trop lu Don Quichotte ou réalité? Dans le quotidien De Morgen, le journaliste Raf Sauviller dévoile les dessous de l'affaire. Et qu'apprend-on? L'histoire n'a rien d'un mythe. Le fermier De Clerck s'est procuré sa propriété dans la province de Coyhaique en 1979. Superficie: 133000 hectares, soit 1,3 fois plus grande que la province du Brabant wallon. Prix d'achat: guère plus de 2 dollars l'hectare. De Clerck a acheté le ranch de Pinochet, le général fasciste qui, avec l'aide de ses potes américains, a envoyé à la mort des milliers de Chiliens.

«Les bénéfices de ce ranch sont phénoménaux», raconte Jorge Parra, secrétaire de la commune sur laquelle se trouve le lopin de terre. «En ce moment, le cheptel compte plus de 60000 têtes, bovins et ovins. Tout s'en va à l'exportation. La production n'est destinée ni au marché local, ni national. Et ils ne paient pas un peso d'impôt. Le ranch est un corps étranger, un parasite géant sur notre territoire.»

Certaines personnes louent une parcelle pour leur caravane, d'autres ont leur cabanon de vacances dans le sud de la France. La famille De Clerck, dont la fortune est estimée à 270 millions d'euros, se paie tout un morceau de l'Amérique du Sud. De quoi nous clouer le bec, désormais, au comptoir de la buvette du camping...

22:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2008

«L’espion qui aime Cuba»...

«L’espion qui aime Cuba»
L’ancien agent de la CIA, Philip Agee sera l'invité d’honneur de Che Presente

Des années durant, il a travaillé pour la CIA américaine. Philip Agee sera l’invité d’honneur de la fête annuelle Che Presente.

Bert De Belder
10-10-2007

« CIA », voilà sans doute l’un des sigles les plus universellement connus et détestés. Des dizaines de films et d’innombrables bouquins en tous genres décrivent soit les exploits, soit les méfaits du service secret américain. Mais rares sont ceux qui le dissèquent et le dénoncent de l’intérieur.

 

Philip Agee a tourné le dos à la CIA et aux Etats-Unis: « Nous appelons cela le monde libre, mais la seule liberté est celle des riches d'exploiter les pauvres.» (Photo archives)

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Philip Agee lui-même a travaillé durant des années pour la CIA, la Central Intelligence Agency. Entre 1960 et 1968, il a été case officer, l’agent qui assure le suivi des sources humaines secrètes de la CIA pour un pays donné. Il a travaillé en Équateur, en Uruguay et au Mexique. En 1975, il déballait le linge sale de la CIA dans son fameux ouvrage « Journal d’un agent secret. Dix ans dans la CIA ». Sur 598 pages, Agee explique comment la CIA fait de l’espionnage dans des dizaines de pays, infiltre et sape de l’intérieur des organisations sociales et politiques, influence les médias, commandite ou commet des assassinats et met sur pied des opérations paramilitaires. Agee vous familiarise avec les différentes sections de la CIA, il vous assène des centaines d’abréviations et de codes (des opérations secrètes, mais aussi de chaque agent de la CIA, comme ECSIGIL-1 ou ECFONE-3), il montre comment, dans la plupart des pays, les stations de la CIA sont tout simplement hébergées par l’ambassade des États-Unis et il révèle pas moins de 250 noms d’agents de la CIA à travers le monde.

Qu’est-ce qui a amené Philip Agee à tourner le dos à la CIA ? « J’ai commencé à réaliser que ce que faisait la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que soutenir les structures traditionnelles du pouvoir, permettant à quelques familles de contrôler la richesse, les revenus et le pouvoir de l’État et de l’économie, alors que la majorité de la population en était exclue. Et le seul ciment qui assurait la mise en place de ce système, c’était la répression politique. J’ai décidé que je ne voulais plus y contribuer. »

Sa lettre de démission à l’ancien directeur de la CIA Richard Helms fut une véritable leçon d’éducation politique : « La classe dirigeante en Amérique latine ne renoncera jamais d’elle-même à son luxe et à ses privilèges. Nous appelons cela le ‘monde libre’, mais la seule liberté, dans ces circonstances, est celle des riches d’exploiter les pauvres. C’est une lutte des classes, et c’est aussi la raison pour laquelle les masses se sentent interpellées par le communisme. » Plus loin : « À Cuba, les gens bénéficient de l’enseignement, des soins de santé et d’une éducation à part entière dans le même temps que, sur le plan du logement, de grands progrès ont été réalisés. Il est clair que Cuba est le seul pays qui ait atteint les objectifs sociaux de l’Alliance pour le Progrès. » Ironique, non ? Car cette « Alliance » - un programme d’aide mis sur pied sous le président Kennedy juste après la victoire de la révolution cubaine – voulait justement empêcher, via des réformes, les pays latino-américains de suivre l’exemple cubain.

Tourner le dos à la CIA est une chose mais se mettre à table, c’est une tout autre paire de manches. Et Philip Agee s’en est bien rendu compte. Durant les années qui ont suivi la publication de son bouquin, l’homme n’a plus connu le moindre repos nulle part. George Bush père était à l’époque directeur de la CIA et il voulut mettre Agee derrière les barreaux, et plus encore. Sous la pression des USA, Agee fuit également expulsé de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas, de l’Italie et de la RFA. C’est ainsi qu’il finit par atterrir à Cuba, où il passe aujourd’hui ses vieux jours – il a 72 ans – et gère l’agence de voyages Cubalinda contre le boycott américain de Cuba.

15:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, cuba, cia, histoire, courcelles, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2008

Élection de l’Assemblée nationale à Cuba :: Taux de participation : 95 %.....

Dimanche, quelque huit millions d’électeurs se sont rendus aux urnes pour élire une nouvelle Assemblée nationale qui décidera de l’avenir de Fidel Castro.

Julien Versteegh
23-01-2008

Le taux de participation a atteint 95 % alors que les élections sont libres et, donc, non obligatoires. À comparer avec le taux de participation américain qui, aux dernières présidentielles, tournait autour de 30 %, ce serait plutôt une leçon de démocratie. (Photo Xinhua)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Ce dimanche, 8,1 millions d’électeurs ont eu à désigner les 614 députés de l’Assemblée nationale parmi…614 candidats. Vous direz sans doute : voilà une bien étrange démocratie où les candidats sont presque garantis d’être élu. Mais à y regarder de plus prêt…

Des candidats issus de la population

Les élections cubaines sont dans leur organisation et leur déroulement bien différentes des nôtres.

C’est d’abord une élection par niveau. La première étape consiste à élire des assemblées municipales, genre de Parlements locaux. Cette première étape a eu lieu en octobre 2007. Ces assemblées municipales désignent ensuite en leur sein les candidats pour les élections aux Assemblées provinciales et à l’Assemblée nationale. Ces candidats doivent alors recevoir plus de 50% des voix de l’électorat.

La désignation des candidats tout au long du processus dénote fort. Ceux-ci sont directement désignés par la population pour ce qui est des élections des assemblées municipales. Ils sont désignés par des assemblées populaires dans les quartiers sur base de propositions faites par les différentes organisations sociales : syndicats, organisations de femmes, d’étudiants, les associations paysannes… De là une composition des listes assez inédites par rapport à nos pays européens avec cette année 42% de femmes candidates et surtout 63% de nouveaux candidats par rapport à l’Assemblée nationale précédente. Notez également une forte représentation ouvrière avec 29% des candidats issus de la production et des services (contre 1% au Parlement belge).

Le système politique cubain s’axe autour de deux principes : chaque élu doit rendre des comptes sur son travail et tout élu peut être révoqué par ses électeurs. De plus les élus ne bénéficient d’aucun avantage en salaire ou en nature pour le mandat exercé.

Enfin le vote est libre et non obligatoire. Et pourtant les élections de dimanche ont enregistré un taux de participation de 95%.

Et Fidel dans tout ça?

De la composition de la nouvelle Assemblée nationale dépendra l’élection des 31 membres du nouveau gouvernement cubain (le Conseil d’État). Cette élection se tiendra, selon Raúl Castro, le 24 février.

La grande question est évidemment : Fidel Castro en fera-t-il partie ? Il était en tout cas à l’Assemblée nationale, tout comme son frère Raúl, qui viennent tout deux d’être élus dans la circonscription de Santiago de Cuba. Réponse donc le 24 février.

13:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2008

24/01/2008: Hugo Chávez et les otages colombiens ...


-------- Message original --------
Sujet: CHAVEZ ET MARULANDA CONTRE BUSH ET URIBE
Date: Thu, 24 Jan 2008 17:40:22 +0000 (GMT)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Hugo Chávez et les otages colombiens  


Salim Lamrani  

www.palestine-solidarite.org    
  
 
La persévérance et l’obstination du président vénézuelien Hugo Chávez à obtenir la libération des otages colombiens ont porté leurs fruits. Le 10 janvier 2008, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont procédé de manière unilatérale et inconditionnelle à la libération de Consuelo González et de Clara Rojas, faisant ainsi montre de leur volonté d’obtenir un accord humanitaire avec le gouvernement colombien d’Alvaro Uribe et de mettre un terme à la fois au calvaire enduré par les 44 otages encore détenus par la guérilla – dont Ingrid Bétancourt – et par les 500 prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles gouvernementales1.

 
            Pourtant, l’opération humanitaire lancée par le président vénézuelien – sollicité à cet effet par la sénatrice colombienne Piedad Córdoba – n’a pas été de tout repos. Ayant obtenu dans un premier temps l’accord d’Alvaro Uribe pour entamer des négociations avec les groupes insurgés, ce dernier avait brutalement mis un terme à la médiation internationale le 21 novembre 2007, prétextant une intromission de Chávez dans les affaires internes de la Colombie, alors que les tractations prenaient une tournure positive. En réalité, Bogota – tout comme Washington – n’était guère enchanté de l’éventualité d’une libération négociée des otages, préférant privilégier une issue militaire contre les FARC2.

 
            Loin de baisser les bras, Chávez a fait preuve de persistance et a obtenu l’accord des FARC pour la libération des deux femmes. Mais le 31 décembre 2007, alors que plusieurs hélicoptères de la Croix-Rouge se trouvaient stationnés à Villavicencio, prêts à recueillir les otages, Uribe en a profité pour lancer des opérations militaires, avec le soutien de troupes étasuniennes, dans la zone où était censée se produire la remise des prisonniers. La guérilla a été forcée de suspendre son projet humanitaire3. Consuelo González a apporté son témoignage à ce sujet : « Nous avons senti les bombes tomber à quelques mètres de l’endroit où nous nous trouvions [et nous avons entendu] les hélicoptères et leurs mitrailleuses4 ». « Uribe a dynamité […] l’opération », a déclaré pour sa part le président vénézuelien5.

 
            Suite aux nombreuses pressions internationales émanant d’Amérique latine et d’Europe, Uribe a été contraint de céder et l’opération a finalement débouché sur la remise en liberté de Consuelo González et de Clara Rojas le 10 janvier 2008. L’Etat-major des FARC a également lancé un appel : « Nous sommes une force belligérante qui attend d’être reconnue par les gouvernements du monde. Cette démarche aplanirait le chemin tortueux du peuple de Colombie à la recherche de la paix. Notre lutte est légitime ». La guérilla a tenu à remercier Hugo Chávez pour son implication : « Le monde ne doute pas que son cœur immense bat sincèrement pour la paix en Colombie et la rédemption des peuples6 ».

 
            Les otages libérés ont exprimé leur gratitude à l’égard du leader vénézuelien. « Merci beaucoup, Président. Vous nous aidez à vivre de nouveau », a déclaré Consuelo González7. La communauté internationale a chaleureusement félicité l’initiative du président vénézuelien et l’a invité à poursuivre son effort de médiation. La parlementaire colombienne Piedad Córdoba a souligné le soutien massif reçu de la part du continent latino-américain et de l’Europe, afin de « poursuivre le chemin tracé par le Président [Chávez], [obtenir] la libération des otages, et surtout de parvenir à un processus de paix en Colombie8 ».

 
Même le président colombien s’est montré reconnaissant à l’égard de Chávez « pour ses efforts et son efficacité dans la libération de [ses] compatriotes séquestrées ». Il en a également profité pour remercier Córdoba, la Croix-rouge ainsi que le gouvernement de La Havane pour leur rôle9. Le président français Nicolas Sarkozy a, quant à lui, salué « l’action diplomatique, imaginative et tenace » du leader bolivarien, dans un courrier du 11 janvier 2008. « En mon nom et au nom de tous mes compatriotes qui ont été sensibilisés par la situation que vivent les otages, je vous prie de recevoir nos félicitations et le témoignage de notre gratitude », a-t-il écrit, invitant Chávez à poursuivre ses efforts10.

           
Le président Sarkozy a également encouragé son homologue colombien à privilégier les discussions avec Caracas. « Cette libération montre que le dialogue entre la Colombie et le Venezuela peut servir pour des nobles causes11 ». Les parents des otages encore détenus se sont rendus au Venezuela pour inciter Chávez à poursuivre sa médiation12 et lui ont remis un mandat humanitaire afin qu’il les représente dans les éventuelles négociations de libération13. Le congressiste démocrate des Etats-Unis William Delahunt a également exhorté le leader bolivarien à redoubler d’efforts dans ce sens, conscient qu’il détient la clé d’une solution humanitaire14.
 
            C’est pour cela que Hugo Chávez a demandé au président Uribe de reconnaître les FARC et l’ELN (Ejército de Liberación Nacional) comme des forces belligérantes et non pas comme des organisations terroristes, seule manière de résoudre le tragique conflit colombien, vieux d’un demi-siècle, et d’obtenir enfin une paix durable. « Malgré tout ce qui s’est passé à la fin de l’année [2007], nous sommes disposés à continuer à chercher des formules pour atteindre la paix en Colombie et dans cet effort, nous devons continuer de travailler à tous les niveaux : avec le gouvernement de Colombie, avec les FARC [et] avec l’ELN. Cela est indispensable », a-t-il déclaré15.

 
Le président vénézuelien a jugé cette étape nécessaire : « Qui peut penser à la possibilité d’un accord humanitaire, de paix, s’il n’y a pas de contact entre les parties qui s’affrontent ? ». Chávez a également dénoncé les pressions exercées par Washington à l’encontre d’Uribe, peu favorable à une résolution pacifique16. « Le premier intéressé par le fait que la guerre en Colombie se poursuive est le gouvernement des Etats-Unis car cela est la parfaite excuse pour maintenir et augmenter sa présence en Colombie », a-t-il conclu17.

           
 Le président bolivarien s’est également prononcé contre les enlèvements de personnes et contre la lutte armée, affirmant qu’il en discuterait avec le leader des FARC, Manuel Marulanda. « Je ne suis pas d’accord avec les enlèvements, c’est quelque chose d’horrible, de contraire à la nature humaine […] et je ne suis pas d’accord avec la voie armée », a-t-il souligné. Si Uribe « reconnaissait l’état de belligérance, […] les FARC entreraient immédiatement dans les protocoles de Genève […] [et] ne pourraient plus procéder à des enlèvements18 ».

 
            L’administration Bush, qui privilégie l’option militaire, s’est immédiatement prononcée contre la proposition de Caracas. « Nous ne suivrons pas ce conseil », a affirmé le porte-parole du Département d’Etat Sean McCormack, car les FARC « méritent leur place dans la liste des groupes terroristes19 ».

 
Le congressiste Delahunt a, pour sa part, exprimé son inquiétude au sujet du financement octroyé par les multinationales étasuniennes aux paramilitaires colombiens, eux-mêmes liés au gouvernement d’Uribe et qui se trouvent pourtant sur la liste des groupes terroristes du Département d’Etat. « J’ai l’intention de réaliser une série d’audiences pour confirmer cette information, puisque financer de quelconque manière que ce soit un groupe terroriste est une violation selon les lois américaines ». William Delahunt a rencontré cinq anciens commandants des AUC (Autodéfenses Unies de Colombie) : Salvatore Mancuso, Jorge 40, H. H., Don Berna et Macaco. « Suite à notre entretien, je me suis rendu compte que l’affaire est beaucoup plus grave et requiert que le Congrès des Etats-Unis procède à une étude détaillée de l’enquête », a-t-il noté20

 
Pour l’instant, le gouvernement d’Alvaro Uribe est plus enclin à résoudre le conflit national par la force, profitant de l’arsenal humain et matériel que Washington met à sa disposition, plutôt que d’essayer de trouver un accord de paix. Lors de sa visite à Paris le 21 janvier 2008, le président colombien a réaffirmé sa volonté d’« écraser les terroristes21 ». Mais il s’agit à l’évidence d’une politique peu constructive qui est vouée à l’échec. La solution ne peut en aucun cas être d’ordre militaire. Les FARC et l’ELN disposent de près de 20 000 hommes et contrôlent une partie substantielle du territoire national. Les Etats-Unis ont dépensé des centaines de millions de dollars pour tenter d’anéantir la guérilla colombienne, sans succès. En revanche, Hugo Chávez est le seul à être parvenu à obtenir la libération des otages et à insuffler un espoir de paix. Bogota ferait preuve de sagacité en comprenant que la solution à la tragédie colombienne ne se trouve pas à la Maison-Blanche mais du côté du Palais de Miraflores.

 


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20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/01/2008

26/12/2007: Cuba: 2007, une "bonne année" pour le pétrole ...

------- Message original --------

Sujet: [CSP] Cuba: 2007, une "bonne année" pour le pétrole
Date: Wed, 26 Dec 2007 19:29:26 +0100
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Cuba: 2007, une "bonne année" pour le pétrole 
LA HAVANE - Cuba termine l'année 2007 avec une couverture de 47% de ses besoins en combustible grâce à une production de pétrole et de gaz en augmentation, qui a atteint quatre millions de tonnes, a indiqué le vice-président Carlos Lage cité mercredi par la presse officielle.

A la fin de l'année, Cuba aura extrait 2,9 millions de tonnes brut (22,3 millions de barrils) et 1,215 million de mètres cubes de gaz, "soit l'équivalent d'un peu moins d'un million de tonnes" de brut, selon le responsable.

2007 a ainsi été "une bonne année pétrolière", a déclaré Carlos Lage, selon qui l'île produit désormais "47% du combustible consommé et génère 15% de toute son électricté avec le gaz associé au pétrole extrait", ce qui représente une utilisation de 97% de ce gaz qui, auparavant, était torché.

"Si nous avions dû importer du pétrole pour générer cette électricité (produite grâce au gaz), nous aurions dû investir entre 400 et 500 millions de dollars au prix actuel, soit plus de deux fois la valeur des ressources tirées de l'exportation du tabac", a ajouté le dirigeant cubain.

La prospection pétrolière se poursuit: en 2007, 32 nouveaux puits ont été forés, a-t-il encore indiqué.

En plus de ces quatre millions de tonnes, Cuba reçoit 92.000 barils par jour du Venezuela, à un prix préférentiel.

Lors de la visite à Cuba la semaine dernière du président vénézuélien Hugo Chavez, les deux pays ont signé une série d'accords pour le développement des raffineries de Cienfuegos (centre) et Santiago (sud), ainsi que pour la prospection.

(©AFP / 26 décembre 2007 17h46)

06:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2007: [Fidel Castro] LE SILENCE D'AZNAR...

 -------- Message original --------
Sujet: [CSP] [Fidel Castro] LE SILENCE D'AZNAR
Date: Sun, 30 Sep 2007 22:51:01 +0200
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RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

LE SILENCE D'AZNAR

J'avais révélé, le 25 avril 2003, à une Table ronde de la télévision cubaine, que José María Aznar, alors président du gouvernement espagnol, allié en génocides et massacres de la superpuissance, avait dit textuellement au président William Clinton le 13 avril 1999, à une réunion tenue alors que l'issue de la guerre contre la Yougoslavie était incertaine :

« Puisque nous sommes en guerre, faisons-la à fond, pour la gagner totalement, et non pas un peu. Si nous devons persister pendant un mois, ou trois mois, eh ! bien, faisons-le. Je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas encore bombardé la radio et la télévision serbes. »

Sur ce point, Aznar et les porte-parole du gouvernement étasunien n'ont dit mot. Tout ce qui suit est inédit. J'utiliserai d'autres textes, tant publics que confidentiels, dans des réflexions successives.

« AZNAR. Je vais parler franc. Comme je l'ai déjà dit au président Clinton, la seule chose que l'OTAN ne peut pas faire, c'est de ne pas gagner maintenant. Ce qui est en jeu, ce n'est pas la crédibilité de l'OTAN, mais sa propre existence. Si ce conflit avait éclaté voilà trente ans, nous ne serions pas intervenus. En Europe, il y a toujours eu des nettoyages ethniques, des affrontements entre minorités et majorités, des disputes religieuses. Mais maintenant, on ne peut plus permettre ça. Du point de vue politique, compte tenu de ce que nous avons dit avant, nous ne serons jamais en faveur de l'indépendance du Kosovo. »

Parlant de Chirac, le président français, Aznar affirma :

« Je lui parlerai demain à Bruxelles. Quand je veux avoir un bon bout de temps avec Chirac, je commence par lui dire : "Ces Américains sont vraiment horribles." J'ai dîné avec lui voilà trois semaines à l'Elysée. Je ne sais pas ce qu'il lui était arrivé avec vous, mais il disait de vous pis que pendre. Je lui ai dit que je ne venais pas parler de ça.

« Mon idée est que pour gagner cette guerre, il faut couper les communications entre le gouvernement de Belgrade et le peuple. Il est vital de couper les communications de la Serbie, la radio, la télévision, le téléphone.

« Par ailleurs, nous devons restructurer notre politique d'information. La politique de l'OTAN là-dessus est une catastrophe. Nous donnons l'impression de nous embarquer dans une équipée, et non dans une guerre. Il y a de vraies lacunes en matière d'information. Il faut avancer au maximum, couper tous les approvisionnements et toutes les communications avec patience.

« Il faut faire attention à l'Italie et à la Grèce. L'Italie a été très touchée dans son trafic aérien et son tourisme. D'Alema fait du bon boulot, compte tenu des circonstances. Il ne faut pas le laisser tomber dans des solutions de facilité.

« Nous devons accroître l'aide humanitaire. La contrepartie à nos bombardements, c'est que nos citoyens perçoivent l'efficacité de notre travail humanitaire.

« Il serait insensé de changer maintenant de position. J'ai parlé hier à Annan. Il était très sérieux dans ses prises de position. J'ai beaucoup insisté sur ce point avec Annan. Nous pouvons faire preuve de souplesse, mais pas donner l'impression que l'OTAN se retire.

« Nous pouvions faire preuve de souplesse quant à la question de savoir si l'OTAN dirigerait cette force ou non, mais nous ne pouvons pas nous contenter du retour des observateurs de l'OSCE [Organisation pour la sécurité et de coopération en Europe]. En plus de la visibilité, il doit y avoir des garanties.

« Il faut maintenir la stratégie, pour voir s'il est possible qu'il soit renversé de l'intérieur. » [Aznar parle du président serbe Slobodan Milosevic.]

« Si certains de ses généraux craignent d'être accusés devant la Cour de La Haye, il se peut qu'ils coopèrent. Milosevic essaiera probablement de parvenir à un accord. Nous devons faire en sorte que cet accord serve à l'affaiblir, et non à l'asseoir au pouvoir.

« Nous n'avons même pas à mentionner la question de l'opération terrestre.

« Tout le monde comprend que des plans sont en cours, et le contraire serait illogique. Si notre stratégie actuelle ne donne pas de résultats, il faut en explorer d'autres. Il faut la maintenir sur la table. Si tout ce que nous faisons actuellement ne donne pas de résultats, alors il faudra intervenir dans les prochains mois. Mais cette action ne devrait pas se limiter au Kosovo. Elle devrait concerner d'autres régions de la République fédérative de Yougoslavie, y compris en entrant par la Bosnie et la Hongrie. Le président hongrois est un dirigeant jeune et intelligent, il m'a dit que le succès sera impossible s'il ne se passe pas ce qui suit : Milosevic expulsé du pouvoir, le Kosovo divisé, et révision de la politique en Bosnie-Herzégovine avec séparation des entités ; la République serbe unie à la Serbie, la partie croate à la Croatie, et la partie musulmane indépendante. Je ne suis pas d'accord avec ces prises de position. Mais je crois que l'idée progresse dans les pays de la région. Il est très difficile que les Serbes et les Albanais puissent vivre de nouveau ensemble. Nous devons continuer de faire ce que nous faisons, mais nous somme depuis bien des années en Bosnie et nous ne savons pas quand nous pourrons en sortir. Il se peut que les Albanais acceptent la formule d'une confédération, mais ça sera impossible tant que Milosevic sera là.

« S'il n'existe pas de garantie pour les Serbes qu'ils maintiendront une certaine présence dans les zones qui symbolisent la naissance de leur civilisation, ils ne l'accepteront pas. L'irrédentisme surgira sur le "territoire à libérer".

« La première chose à faire, c'est gagner la guerre. Après, on verra. »

Je demande à M. Aznar de dire s'il est vrai ou non qu'il a conseillé au président Clinton, le 13 avril 1999, de bombarder la radio et la télévision serbes.

Fidel Castro Ruz
29 septembre 2007

[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été supprimées]

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01/10/2007: Ce très beau texte d'Hector Arturo paru dans le journal Granma vaut pour tous les discours...

 -------- Message original --------

Sujet: PRESENCE DU CHE
Date: Mon, 1 Oct 2007 10:13:40 +0200
De: Claude Maryse Richard <cm.richard@noos.fr>


----- Original Message -----
Ce très beau texte d'Hector Arturo paru dans le journal Granma vaut pour tous les discours.
Le Che gagne un nouveau combat
 
HECTOR ARTURO
 
Lisez bien ce nom : Mario Terán. Demain personne ne s'’en souviendra, comme cela lui est déjà arrivé il y a quatre décennies, quand on l’'a transformé en simple nouvelle. Mais maintenant, je vous demande pour un instant seulement, de bien enregistrer ce nom dans vos mémoires, pour que personne n'oublie et que tous nous jugions.
Le fils de ce monsieur s'est présenté au journal « le Devoir » de Santa Cruz, en Bolivie, pour demander la publication d’'une note de remerciement aux médecins cubains qui avaient rendu la vue à son vieux père, après l'’ avoir opéré de la cataracte, grâce à l'Operación Milagro, un vrai miracle.
Le père de  ce bolivien reconnaissant est Mario Terán. A nous qui sommes plus âgés, il se peut que ce nom nous dise quelque chose. Les jeunes n’'en ont peut-être jamais entendu parler.
Mario Terán était le sous-officier qui a assassiné le Commandant Ernesto Che Guevara, le 9 octobre 1967, dans la petite école de la Higuera.
En recevant l'ordre de ses chefs, il a dû avoir recours à l'alcool pour se donner du courage et pouvoir l'’exécuter. Lui-même a raconté ensuite à la presse qu'’il tremblait comme une feuille devant cet homme qu'’il vit à ce moment-là « grand, très grand, énorme ».
Le Che, blessé et désarmé, assis sur le sol de terre de cette humble petite école, le voyant hésitant et craintif, eut tout le courage qu'’il manquait à son assassin pour ouvrir sa chemise vert olive râpée, découvrir sa poitrine et lui crier : « Ne tremble plus et tire ici, car tu vas tuer un homme…»
Le sous-officier Mario Terán, en accomplissant les ordres des généraux René Barrientos et Alfred Ovando, de la Maison Blanche et de la CIA, a tiré sans savoir que les blessures mortelles ouvraient des trous près de ce coeur pour que celui-ci continue de marquer l'heure des brasiers.
Che n’a pas fermé les yeux après sa mort, pour continuer à accuser son assassin.
Aujourd’hui, Mario Terán n'a pas eu à payer un seul centime pour son opération de la cataracte faite par des médecins cubains dans un hôpital offert par Cuba et inauguré par le président Evo Morales, à Santa Cruz.
Vieux maintenant, il pourra apprécier de nouveau les couleurs du ciel et de la forêt, jouir du sourire de ses petits-enfants et assister à des matchs de foot-ball. Mais il ne sera certainement jamais capable de voir la différence entre les idées qui l'ont amené à assassiner un homme de sang froid et celles de cet homme qui ordonnait aux médecins de sa guérilla de prendre soin de leurs compagnons d'armes aussi bien que des soldats ennemis blessés, comme ils le firent toujours en Bolivie, tout comme ils l'avaient fait auparavant dans les montagnes de la Sierra Maestra, sur ordres stricts du Commandant en Chef Fidel Castro.
Souvenez-vous bien de ce nom : Mario Terán, un homme élevé dans l'idée de tuer qui retrouve la vue grâce aux  médecins partisans des idées de sa victime.
Quatre décennies après que Mario Terán a tenté, par son crime, de détruire un rêve et une idée, le Che gagne un nouveau combat. Et il poursuit sa campagne...
Tiré du journal Granma
 
Es la hora de los hornos y no se ha de ver más que la luz 
C’est l'’heure des brasiers et on ne doit voir que la lumière
José Martí
En-tête d’'une lettre de Che Guevara publiée le 16 avril 1967 dans un supplément spécial de la revue Tricontinental.
 
Note et traduction :Gloria González Justo
Che vuelve a ganar otro combate
 
HÉCTOR ARTURO
 
Lean bien este nombre: Mario Terán. Mañana nadie lo recordará, como ya le ocurrió hace cuatro décadas, cuando lo convirtieron en noticia. Pero ahora solo les pido que al menos por un instante graben bien este nombre en las memorias, para que nadie olvide y todos juzguemos.
El hijo de este señor se presentó en el periódico "El Deber", de Santa Cruz, en Bolivia, con el ruego de que publicaran una nota de agradecimiento a los médicos cubanos que habían devuelto la vista a su anciano padre, tras intervenirlo quirúrgicamente de cataratas, mediante la Operación Milagro, un verdadero milagro.
El padre de este boliviano agradecido es Mario Terán. A los que tenemos más edad, puede que el nombre nos suene a haberlo escuchado antes. Los jóvenes quizás jamás hayan oído hablar de él.
Mario Terán fue el suboficial que asesinó al Comandante Ernesto Che Guevara el 9 de octubre de 1967, en la escuelita de La Higuera.
Al recibir la orden de sus jefes, tuvo que acudir al alcohol para llenarse de valor y poder cumplirla. Él mismo narró después a la prensa que temblaba como una hoja ante aquel hombre a quien en aquel momento vio "grande, muy grande, enorme".
Che, herido y desarmado, sentado en el piso de tierra de la humilde escuelita, lo observó vacilante y temeroso, y tuvo todo el coraje que le faltaba a su asesino para abrirse la raída camisa verdeolivo, descubrirse el pecho y gritarle: "No tiembles más y dispara aquí, que vas a matar a un hombre¼ "
El suboficial Mario Terán, cumpliendo órdenes de los generales René Barrientos y Alfredo Ovando, de la Casa Blanca y de la CIA, disparó sin saber que las heridas mortales abrían huecos junto a aquel corazón para que continuara marcando la hora de los hornos.
Che ni siquiera cerró sus ojos después de muerto, para seguir acusando a su asesino.
Mario Terán, ahora, no tuvo que pagar un solo centavo por haber sido operado de cataratas por médicos cubanos en un hospital donado por Cuba e inaugurado por el presidente Evo Morales, en Santa Cruz.
Anciano ya, podrá volver a apreciar los colores del cielo y de la selva, disfrutar la sonrisa de sus nietos y presenciar partidos de fútbol. Pero seguramente jamás será capaz de ver la diferencia entre las ideas que lo llevaron a asesinar a un hombre a sangre fría y las de este hombre, que ordenaba a los médicos de su guerrilla que atendieran por igual a sus compañeros de armas que a los soldados enemigos heridos, como siempre lo hicieron en Bolivia, al igual que antes lo había hecho en las montañas de la Sierra Maestra, por órdenes estrictas del Comandante en Jefe Fidel Castro.
Recuerden bien este nombre: Mario Terán, un hombre educado en la idea de matar que vuelve a ver gracias a los médicos seguidores de las ideas de su víctima.
A cuatro décadas de que Mario Terán intentara con su crimen destruir un sueño y una idea, Che vuelve a ganar otro combate. Y continúa en campaña¼  
 

05:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2008

13/01/2008: Communiqué des FARC sur la libération de Clara et Consuelo ...

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Sujet: LA DERNIERE GUERILLA D AMERIQUE LATINE
Date: Sun, 13 Jan 2008 22:33:54 +0100 (CET)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>

Communiqué des FARC sur la
libération

de Clara et Consuelo
 
vendredi 11 janvier 2008, par COMAGUER
 
 
1 - Respectant leur parole et l'’accord conclu, les Forces Armées révolutionnaires de Colombie, remettent aujourd’hui au Président de la République Bolivarienne du Venezuela , Hugo Chávez, à la sénatrice Piedad Cordoba et à la Communauté internationale, Clara Rojas et Consuelo González de Perdomo.
Si l’'enfant Emmanuel n'’est pas dans des bras de sa mère, c'’est parce que le Président Uribe Vélez le séquestre à Bogota. Qu'’il le libère pour que nous puissions tous célébrer cette réussite.
 
2. Cette libération humanitaire et unilatérale, s'’est faite malgré les bâtons mis dans les roues par le Président Uribe lui-même, ennemi juré de l'’échange de prisonniers et ennemi de la paix et de la justice sociale, suivant en cela les orientations de Washington. Par delà les opérations intenses de guerre du Plan Patriote, par delà la saisie des preuves de survie, de la capture des messagers humanitaires qui les portaient, par delà le kidnapping du petit Emmanuel à Bogota, et par delà la prétention absurde d'’exclure la commission humanitaire internationale de la facilitation (NDT : de l’'accord), nous avons fait ce premier pas prometteur qui invite à penser à la possibilité de la paix en Colombie.
 
3. Les efforts doivent porter maintenant sur l’'obtention du dégagement militaire de Prairie et de Floride comme objet du dialogue gouvernement- FARC pour l’'accord et la matérialisation de l’'échange qui rendrait possible la libération de tous les prisonniers au pouvoir des forces adverses, des captifs dans la montagne et des guérilleros emprisonnés dans les prisons du régime, y compris Sonia et Simón. Notre volonté est indiscutable. Sans oublier que dans le passé récent nous avons libéré unilatéralement 304 militaires et policiers, capturés au combat, la livraison que nous faisons aujourd’hui de Clara et Consuelo, réaffirme notre disposition.
 
4. En réalité, nous sommes une force combattante dans l’'attente d'’être reconnue par les gouvernements du monde. Ce pas aplanirait le chemin tortueux du peuple de la Colombie à la recherche de la paix. Notre lutte est légitime. Elle trouve sa source dans le droit universel qui reconnu à tous les peuples du monde à se soulever contre l’'oppression. Notre père, le Libérateur Simón Bolivar nous enseigne que, quand le pouvoir est oppresseur la vertu a le droit de l’'abattre, et que l'’homme vertueux se lève contre l'’autorité oppressive et insupportable pour la remplacer par une autre respectée et douce. Et ce c'’est, précisément, la tâche acharnée des FARC.
 
5. Président Chávez merci beaucoup. Le monde ne doute pas que ton immense coeur, bat sincèrement, pour la paix de la Colombie et pour la rédemption des peuples. Nous remercions aussi les gouvernements et les personnalités du monde qu'’ils l'’ont entouré sans réserve dans ce noble effort. Et surtout, grâce au courageux peuple du Venezuela par son appui et fraternité. Nous appelons les parents des prisonniers et les amis de l’'échange humanitaire à persister. Nous obtiendrons l'’échange.
Secrétariat de l'’État Plus grand Central du FARC Montagnes de la Colombie, 10 janvier de 2008
11 JANVIER 2008
TRADUCTION COMAGUER
COMMENTAIRES COMAGUER
Nous publions ce texte parce qu’'il rend un hommage justifié à CHAVEZ dont l'’honnêteté et la persévérance ont rendu possible cette libération.
 
Que ceux qui en France se laissent convaincre par la propagande gouvernementale que notre diplomatie aurait joué un rôle important veuillent bien ouvrir les yeux. Ce qui est en jeu, ce n’'est pas la libération d'’une prisonnière franco-colombienne, mais un changement de régime en Colombie pour chasser du pouvoir un gouvernement narcoterroriste, un peu des plus sanglants du monde.
 
En niant l'’aspect principal du combat en cours, l'’équipe de l’'Elysée poursuit un simple objectif tactique de politique intérieure : celui de rallier les courants humanitaires de l'’opinion en pleine déshérence devant l’'effondrement politique et théorique de la gauche.
 
SARKOZY et son gouvernement sont farouchement opposés, ils en administrent quotidiennement la preuve, à la révolution bolivarienne en cours au Venezuela et à son extension à la Colombie et à tout ce qui peut représenter l’'espoir d’'un Socialisme du XXI° siècle et d'’un terme à la domination impérialiste europeo-etasunienne.
 
Il convient également de souligner que la fourberie d'’URIBE tout au long de cette opération a eu un coût militaire important pour les FARC. Les émissaires apportant les preuves de la vie des prisonniers ont été capturés avec leur matériel. Ils ont probablement été soumis à la question ordinaire et extraordinaire par les militaires colombiens. Le matériel vidéo qu’'ils apportaient a pu être trafiqué avant d’"être livré par URIBE aux médias internationaux.
 
L’"armée colombienne au lieu de desserrer son étreinte sur les zones tenues par les FARC pour permettre la libre circulation - à pied dans la jungle - des prisonniers libérés a multiplié les interventions et les FARC ont perdu des combattants, dont un commandant dans ces combats. C’"est cette intense activité militaire qui a fait capoter la première tentative de libération en Décembre
 
Source : COMAGUER

                                           

roger.romain@skynet.be

19:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/01/2008

Bonne Année !

dans SOLIDAIRE du

30-12-2007

11:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |