29/02/2008

Des centrales FGTB à la rencontre du syndicat cubain

Eddy Van Lancker, secrétaire national de la FGTB, on le reconnaît tout de suite : grand, chevelu et barbu… Il travaille depuis l’âge de quatorze ans. Plus tard, il est devenu secrétaire syndical, tout en restant actif sur bien des terrains : sport, culture, Forum social mondial… Depuis le milieu des années 1990, il est impliqué dans les initiatives de solidarité avec Cuba. Que va faire là-bas un syndicaliste belge ?

Pol De Vos
14-03-2007

« Cuba n’est pas parfait, mais nous pouvons y apprendre beaucoup »

Eddy Van Lancker. Depuis longtemps, la FGTB ne s’occupe plus seulement de ce qui se passe dans les entreprises. Nous sommes également actifs sur les plans politique et social. À Cuba, cette imbrication du syndicat avec le reste de la société est bien plus forte encore. Chez nous, il existe une forte autonomie des centrales et des secteurs. Nous travaillons de façon plus fragmentaire. À Cuba, ils parviennent mieux à travailler avec tous les secteurs ensemble dans un but communautaire.

Ce qui me surprend à chaque visite, c’est la forte dynamique et l’enthousiasme de leurs militants et cadres intermédiaires. Nous avons beaucoup de gens engagés mais, à Cuba, l’engagement personnel est encore plus grand, globalement parlant.

 

De quoi déduisez-vous cela ?

Eddy Van Lancker. Parfois, pour les Européens comme moi, c’est difficile à saisir. Il s’agit de la manière dont ils peuvent aborder les plus petits des problèmes dans les entreprises et, en même temps, entamer la discussion sur les grandes questions sociales. Comment ils cherchent à améliorer le rendement de leur entreprise et luttent en même temps pour la qualité de la production. Pour nos militants, ici, c’est le cadet des soucis… Mais le contexte social est totalement différent aussi. Là-bas, ils ne travaillent pas pour un patron qui cavale avec les bénefs, mais pour le développement de leur pays.

 

Les travailleurs cubains ont-ils beaucoup à dire ?

Eddy Van Lancker. Je dois reconnaître que le processus décisionnel au sein du syndicat cubain CTC (Central de Trabajadores de Cuba) est encore plus démocratique que dans notre syndicat. Chaque section et chaque entreprise choisissent non seulement leur propre direction mais, lors des congrès auxquels j’ai pu assister, j’ai également pu voir une culture du débat très ouverte avec, parfois, des discussions très dures. Cette présence massive de militants qui se battent pour les points de vue de la base assure une énorme participation. Il n’est pas rare de voir un plan modifié de fond en comble après un large débat. Qu’il s’agisse du représentant d’une petite ou d’une grosse entreprise, ou du responsable provincial, ils ne se gênent pas pour donner leur avis. Chez nous, le fonctionnement représentatif fait quand même parfois que le débat perd en intensité…

 

Qu’est-ce qui vous surprend encore plus à Cuba ?

Eddy Van Lancker. Le développement intellectuel. Il existe un haut niveau de formation. Des tas d’idées fleurissent et le niveau culturel est élevé. Mais ces choses requièrent une grande liberté pour chaque individu. Maintenant, je ne veux pas nier que le contrôle social à Cuba soit vraiment très grand. Mais cela a trait aussi à la menace des États-Unis qui pèse depuis des dizaines d’années. Retirez l’embargo, et bien des choses en plus seront possibles.

Et quels sont les problèmes ?

Eddy Van Lancker. Nous ne devons pas idéaliser la situation de la femme, par exemple.

 

Le machisme latino…

Eddy Van Lancker. Le comportement machiste est encore et toujours un problème, dans toute l’Amérique latine, d’ailleurs. Et, soyons honnêtes, chez nous aussi, souvent. Je remarque néanmoins qu’il y a à Cuba bien plus de femmes actives dans le syndicat que chez nous. Et je vois aussi plus de femmes occuper des fonctions dirigeantes.

 

Et la drogue ?

Eddy Van Lancker. On trouve beaucoup moins de toxicos que chez nous, mais il y en a. Rien du monde ne leur est inconnu, peut-on dire. Naguère, les autorités ont essayé d’arrêter ça. Aujourd’hui, c’est fini. Puis, il y a la prostitution. Qui n’est pas non plus aussi poussée que chez nous, mais elle existe. Mais, il serait très hypocrite de tirer à boulets rouges sur le problème. Chez nous, la misère et l’exploitation qui se cachent derrière la prostitution sont si scandaleuses, souvent, que nous ferions mieux de la fermer à ce propos.

 

Les pauvres à Cuba, se réfugient-ils dans les villes comme dans bien des pays du tiers monde ?

Eddy Van Lancker. L’exode rural est réel. À Cuba aussi, il y a des gens qui s’en tirent moins bien que d’autres. Certainement depuis la crise économique des années 1990. Nous ne sommes pas aveugles. Durant nos visites, nous en avons discuté très ouvertement avec les syndicalistes cubains. Ils ne nient pas les problèmes. Cuba n’est pas parfait, mais les résultats sont là. Nous pouvons apprendre beaucoup d’eux.

Comment la solidarité de la FGTB avec Cuba a-t-elle commencé ?

Eddy Van Lancker. Dans le temps, la FGTB n’avait aucun lien avec Cuba. Sous la pression de la base, des initiatives de solidarité venant des centrales et des régionales se sont développées avec le syndicat cubain CTC (Central de Trabajadores de Cuba) : en Flandre occidentale depuis le milieu des années 1990 et, depuis lors, à la FGTB-Métal aussi, à la CGSP, à la Centrale générale…

 

Et comment vous y êtes-vous retrouvé impliqué ?

Eddy Van Lancker. En 1995, en tant que secrétaire de la FGTB-Textile, j’ai reçu une invitation à un Congrès international du CTC cubain. Cette expérience a été très enthousiasmante. En tant que centrale du textile en Flandre occidentale, nous avons bâti des contacts avec le syndicat d’une firme textile de Santa Clara. Depuis lors, les liens se sont rapidement développés. En 1999, nous sommes allés visiter Cuba avec un groupe de 120 militants. Pour beaucoup, ç’a été une expérience nouvelle. Nous sommes revenus avec 120 ambassadeurs qui défendaient Cuba bec et ongles. Nous sommes allés partout raconter des histoires concrètes sur la façon dont les choses se passaient à Cuba. Bien vite, un grand intérêt est apparu dans d’autres centrales.

 

Cuba joue un rôle de plus en plus important en Amérique latine. Vous intéressez-vous aussi à d’autres pays de la région ?

Eddy Van Lancker. Depuis notre expérience à Cuba, notre solidarité internationale n’a cessé de croître. Nous avons maintenant d’autres projets en cours au Honduras, au Nicaragua et au Pérou. Il est important aussi de mettre sur pied la solidarité dans des circonstances plus difficiles. Mais nous considérons notre collaboration avec Cuba comme un exemple de « bonne pratique » pour les projets d’ailleurs. Pour notre travail international, Cuba a été le catalyseur. Et ce l’est encore aujourd’hui.

 

En quoi consistent exactement les initiatives de solidarité avec Cuba ?

Eddy Van Lancker. Depuis quelque temps, nous soutenons la formation syndicale, entre autres, avec des ordinateurs et du soutien logistique. Ici, la Régionale de Flandre occidentale travaille en collaboration avec la CGSP. La région du Limbourg et la centrale générale soutiennent un projet dans le secteur de la construction. Une telle fraternisation est magnifique : nos militants se reconnaissent dans le travail de leurs collègues cubains. À l’usine de textile de Santa Clara, ils utilisent par exemple de vieux métiers à tisser de l’entreprise Picanol, à Ypres. Parmi les belges présents, plusieurs avaient travaillé naguère sur de tels métiers. Néerlandais, français, espagnol, la barrière linguistique ne jouait plus aucun rôle. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les Belges et les Cubains étaient occupés ensemble sur les machines. Ajoutez-y la jovialité naturelle des Cubains et vous devinez le reste. Cela crée un lien qu’on ne peut plus rompre. On en devient accro. (Il rigole.)

 

En mai, vous repartez avec 80 personnes à Cuba. Comment faites-vous pour enthousiasmer chaque fois des dizaines de militants pour ce genre de voyage ?

Eddy Van Lancker. La préparation débute déjà peu après le voyage précédent. D’abord, il y a les récits enthousiastes, les témoignages, puis on regarde comment nous pouvons organiser un prochain voyage. Nous proposons à nos militants une formule épargne : chaque mois, ils mettent de côté entre 25 et 40 euros pour le voyage. C’est nécessaire, car les voyages ne sont pas bon marché, même si nous essayons de maintenir les prix le plus bas possible. Pour les gens qui s’inscrivent, nous esquissons le contexte cubain : les événements locaux, l’embargo, etc. Mais notre point de départ, c’est que les gens doivent découvrir eux-mêmes le pays. Nous ne pouvons pas comparer comme cela Cuba et la Belgique, mais plutôt Cuba et l’Amérique centrale. Si je devais habiter là-bas, je saurais bien quel pays choisir !

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Le temps n’est pas encore mûr pour un seul syndicat mondial

En novembre 2006, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, dont faisait partie la FGTB) et la Confédération mondiale du travail (CMT, dont la CSC était membre) ont fusionné pour constituer la Confédération syndicale internationale (CSI). À côté de cela, il y a encore la Fédération syndicale mondiale (FSM), au sein de laquelle le CTC cubain joue un rôle actif.

Eddy Van Lancker. Sur le plan mondial, il y a toujours aujourd’hui deux fédérations syndicales, la nôtre et celle qui comprend le syndicat cubain. Je verrais d’un bon œil qu’on puisse former un seul syndicat mondial. Les responsables syndicaux cubains soutiennent aussi cette idée. Il en est question mais, pour l’instant, il y a encore trop de problèmes.

La CISL hésite, affirmant que Cuba ne serait pas démocratique. Mais à Cuba non plus, le temps n’est pas encore venu. Ici, le blocus américain joue un rôle central. Si l’agressivité des USA disparaissait, il y aurait plus d’ouverture dans la société cubaine, ce qui améliorerait la collaboration internationale entre syndicats. Nous espérons que notre collaboration avec Cuba co ntribue déjà à unir tous les travailleurs en une seule association internationale.

Cela fait environ dix ans que nous nous occupons de solidarité internationale, mais le syndicat cubain le fait depuis bien plus longtemps. Il a de bons contacts avec des syndicats d’autres pays de la région et dispose d’un réseau très ramifié. En Belgique, jamais encore nous n’avons organisé de congrès international sur un thème spécifique. À Cuba, ils le font tous les deux ans.

Indépendament du syndicat, ce qui surprend aussi, c’est la force de l’aide médicale internationale des Cubains. Au Honduras, en Amérique centrale, nous avons visité une plantation. Au beau milieu de cette plantation, les ouvriers agricoles vivent dans des conditions souvent misérables. Là aussi, il y avait un petit hôpital. Avec un médecin… cubain. Au Nicaragua, dans les montagnes autour de Matagalpa, nous avons visité un poste-santé. Avec, là aussi, un médecin… cubain !

 

 

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Le syndicat cubain CTC

Le syndicat cubain CTC a été fondé en 1939. Jusqu’en 1959, il travaille surtout dans la clandestinité. Au début des années 1950, les Américains envoient le général Fulgencio Batista à La Havane. Celui-ci sort de dix années de formation aux États-Unis. Le 10 mars 1952, il prend le pouvoir. C’est le début d’une dictature très dure. L’opposition est mise hors la loi. Bien des militants syndicaux disparaissent en prison et nombre de dirigeants du syndicat sont assassinés. En 7 ans, la dictature fait plus de 20 000 morts.

Le 1er janvier 1959, les révolutionnaires dirigés par Fidel Castro renversent la dictature. Le nouveau gouvernement libère aussitôt tous les militants du CTC qui, pour la première fois de son histoire, peut opérer librement à Cuba.

Tant avant qu’après la révolution, Cuba n’a jamais eu qu’une seule centrale syndicale. Dès sa création, le CTC a fortement mis l’accent sur l’unité des travailleurs. En tant que classe, ils ont tous les mêmes intérêts. Le gouvernement cubain négocie avec une seule centrale. Comme aux États-Unis ou en Allemagne, où le gouvernement négocie également avec un seul partenaire syndical.

Actuellement, le CTC compte 3,2 millions de membres. Cela signifie que plus de 90 % des travailleurs cubains sont affiliés. Tout le monde peut devenir membre du CTC, quelles que soient ses convictions politiques, sa religion, son origine ethnique…

Chaque lieu de travail, aussi petit soit-il, a au moins un délégué syndical. Cela revient en moyenne à un délégué syndical pour 4,5 travailleurs. C’est beaucoup, sans doute, mais cela tient au fait qu’il y a tant de petites entreprises et ateliers qui emploient peu de main-d’œuvre.

 

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18:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, cuba, revolution | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2008

23/02/2008: L'ANC rend hommage à Fidel Castro...

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Sujet: [CSP] l'ANC rend hommage à Fidel Castro
Date: Sat, 23 Feb 2008 16:53:56 +0100
De: CubaSolidarity <cubasolidarity@club-internet.fr>


L'ANC rend hommage à Fidel Castro

AFRIQUE DU SUD - 20 février 2008 - XINHUA

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a rendu hommage mercredi au leader cubain Fidel Castro qui a renoncé mardi à la présidence de Cuba, le qualifiant d'une "légende vivante".

Dans une déclaration, l'ANC a exprimé son espoir que M. Castro se porterait mieux après son retrait.

"Le peuple cubain, sous la direction du président Castro, s'est engagé dans la libération du peuple opprimé de l'Afrique, notamment en Afrique du Sud", a indiqué la déclaration de l'ANC.

"Ils ont non seulement contribué à la transformation de notre pays, mais ont aussi continué à soutenir nos efforts de reconstruction et développement en enoyant leurs médecins", ajoute la déclaration.

La déclaration rappelle aussi l'envoi de 300.000 soldats cubains en Angola dans les années 1970 chargés d'appuyer le pays et l'aile militaire de l'ANC durant la lutte contre le régime d'apartheid.





CUBA SOLIDARITY PROJECT
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20:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, romain, socialisme, revolution | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/09/2007: Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela ...

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Sujet: [CSP] [GRANMA] Langford, nouveau Super Espion de Bush.....
Date: Tue, 13 Nov 2007 13:55:12 EST
De: Denisjpmo@aol.com
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela

PAR JEAN-GUY ALLARD, de Granma international

SI la date de naissance décide du destin des personnes, Timothy Evan Langford, le nouveau Super espion de Bush pour Cuba, était prédestiné pour cette mission: il est né en 1959, année de la révolution cubaine, et le 26 mars, Jour des organismes de sécurité de l’'île.

La plaisanterie s'’arrête là. Langford n’'a pas été choisi au hasard par le Directeur national du renseignement des États-Unis, Mike McConnnell, le bras droit de Bush en matière d’'espionnage, pour «coordonner » la guerre sale contre Cuba et le Venezuela.

Ce fonctionnaire de l'’appareil infernal qu'’utilise l'’empire quand «on ne doit pas voir sa main», depuis Playa Giron jusqu’à Miraflores, est un technicien du renseignement depuis sa sortie de l'’Université du Texas à Austin, où il a été diplômé d'’Études latino-américaines, qui considère le continent comme son laboratoire.

Avec ses manies de bibliothécaire, ses cheveux hirsutes et ses lunettes hors normes, il gère les informations, vraies ou fausses, avec la froideur du laborantin de criminalistique qui dissèque un échantillon de preuve.

Au point où après 15 ans de labeur méticuleux à la Direction d’'analyse de l'’Agence centrale de renseignement, il a été choisi pour être promu chef de l’'Équipe d'’analyse des Cibles dures (sic) de la Compagnie.

Selon le glossaire de l'’espionnage nord-américain, les termes «cibles dures», en anglais «hard target», désignent les pays et, plus précisément, les personnalités politiques que l'’agence priorise et considère comme difficiles à atteindre.

Bien sûr, Cuba apparait depuis plusieurs décennies dans la liste des pays «privilégiés» par l'’attention impériale.

POUR S’'APROCHER, IL PROFITE DE LA VISITE PAPALE

C’'est ainsi que Langford a fait son apparition à Cuba en 1998, profitant de la visite du pape Jean Paul II dans l'’Île, pour se rapprocher de l'’objectif.

Plusieurs jours avant l'’arrivée du Souverain pontife, le 21 janvier 1998, Langford se trouvait déjà embusqué dans le bunker de la Section des intérêts nord-américains (SINA) à La Havane avec ses lunettes d'’approche à la main, les écouteurs en place, déchiffrant les rapports, pas toujours limpides, des dissidents-informateurs à son service.

Durant plusieurs semaines, cet espion de haut vol a mené une activité qui de sainte n'’avait que le ‘s’ pour enrichir ses archives déjà débordantes sur les prétendues réalités cubaines.

Il a aussi eu tout le temps de profiter de La Havane, terre interdite pour ses compatriotes par les lois criminelles du blocus, de savourer son rhum légendaire et de fumer ses inimitables cigares.

Détail intéressant, Langford, selon son curriculum, est marié à Maria Garnica. On ignore s'’il s’agit de ces mêmes Garnica liés à Jeb Bush par son épouse, Columba. Le petit frère de George W., nous révèlent les archives, s’'est épris de Columba Garnica à Leon, Guanajuato, au Mexique, et s’'est marié avec elle en 1974… à Austin, Texas. Que le monde est petit!

LE CHEF DES CIBLES DURES EN SAIT LONG

Langford a de l’'Amérique latine une connaissance approfondie grâce à plusieurs «voyages d’'études» dans les points d'’observation dont dispose la CIA sur le continent.

Il sait presque tout, sinon tout, des plus répugnantes opérations menées par la CIA.

Et on observera qu'’il obtient la direction de l'’Équipe d’'analyse des Cibles dures de l’'Agence… en 1997, précisément quand la Fondation nationale cubano-américaine, depuis le territoire cubano-américain, utilisant un agent de la CIA de carrière, Luis Posada Carriles, déchaine la campagne d’'attentats contre des installations touristiques à La Havane.

Ce fut l’'année des bombes dans les hôtels, du Cohiba au Copacabana, de la mort du jeune touriste italien Fabio Di Celmo... mais aussi du yacht La Esperanza, intercepté accidentellement, dans lequel se trouvaient quatre collaborateurs actifs de son organisation qui se dirigeaient vers l'’île de Margarita pour assassiner le président de Cuba.

Timothy Langford ne pouvait ignorer au cours de cette année de tant de crimes contre Cuba, avec le réseau de renseignement dont il dispose, chaque détail des activités de terrorisme international qu'’encourageait l'’empire.

Il est aussi impossible, en toute logique, qu'’il ait ignoré chaque élément du complot que la même FNCA a ourdi et qui s’'est terminé par l'’arrestation de Luis Posada Carriles et de trois terroristes notoires de Miami, à Panamá en novembre 2000, alors qu'’ils préparaient un attentat contre le chef d'’État cubain dans un amphithéâtre universitaire.

Il est possible qu'’il doive son nouveau poste, sinon au népotisme, grâce à l’'efficacité avec laquelle ses services ont noyé le dossier de Posada après son retour intempestif sur la terre de ses maîtres.

Et que sait le chef des Cibles dures de l’'opération qui a mené au coup d'’État qui, en 2002, a donné le pouvoir à une junte d’'oligarques fascistes dirigés par Pedro Carmona Estanga, au Venezuela?

Et des complots actuels que continuent à ourdir contre Cuba et le Venezuela, les services spéciaux que Fidel Castro, avec tant de justesse, a appelé la machine à tuer?

Ce sont des centaines de questions que l’'on pourrait ainsi se poser au sujet de ce nouvel homme d’'appareil que McConnell, avec tant de confiance, a introduit dans le cénacle des têtes brûlées.

Langford remplace à ce poste Norman Bailey, ex conseiller de Ronald Reagan, disciple du très controversé Lyndon Larouche et protégé du sanguinaire John "El Embajador" Negroponte.

La nomination de Timothy Langford se fait parallèlement aux projections de l’'Annexe secrète du Plan Bush pour l'’annexion de Cuba dont les caractéristiques principales sont l'’agression, le crime, l'’illégalité, le terrorisme et même l’'assassinat.

Dans la version du Plan Bush diffusée le 10 juillet 2006, on signale textuellement que: «Pour des raisons de sécurité nationales et une mise en place effective, certaines recommandations sont contenues séparément dans une annexe secrète». Selon les experts, le document contient de nouveaux complots pour assassiner le président de Cuba, de nouveaux plans d’'attaques terroristes et d’'agression militaire.

Le dernier discours de Bush et ses grotesques appels à la sédition confirment le maintien de ces orientations maintenant gérées par Langford.

Dans le cas du Venezuela, des unités spéciales de la CIA ont été activées en complicité avec des éléments terroristes de la mafia de Miami, et des opérations de renseignement ont été menées en vue de provoquer des troubles, avec la participation des secteurs d’'opposition subventionnés par le Département d’État.

http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/lun12/45espia-f.html

__._,_.___

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12:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2008

22/02/2008: Un Député français écrit à Fidel...


-------- Message original --------

Sujet:

 Un Député français écrit à Fidel...

Date:

Fri, 22 Feb 2008 04:36:32 EST

De:

Xarlo@aol.com


BRAVO !!!
Depuis le temps que je cherchais l'occasion d'en féliciter un...
****************
A n d r é   G E R I N 
 Maire de Vénissieux  Député du Rhône   A  Monsieur Fidel CASTRO Président de la République de Cuba

Le 21 février 2008    Monsieur le Président,   Au  moment    vous  annoncez  votre  décision  de  ne  plus solliciter, ni accepter, un nouveau mandat à la tête de la République de Cuba,  je  me  permets  de  vous  adresser  un  très  fraternel  coup  de chapeau. Depuis le renversement de la dictature Batista le 1er janvier 1959  et  l’installation  d’un  gouvernement  révolutionnaire  décidé  à travailler à la satisfaction des besoins du peuple, vous avez dû faire face à l’hostilité de votre grand voisin américain, à ses mauvais coups, à l’occupation militaire de Guantanamo et à un embargo qui dure encore. Ces derniers jours, le président Bush et ses alliés ont multiplié les commentaires agressifs et cyniques, confirmant au passage qu’ils n’ont toujours pas digéré vos réussites et votre obstination à refuser les règles du jeu capitaliste.   En dépit de cet acharnement et des difficultés inhérentes à la guerre  froide,  Cuba  a  accompli  en  un  demi-siècle  des  avancées sociales  considérables  dont  s’inspirent  aujourd’hui  d’autres  chefs d’Etat sud-américains. Le taux d’alphabétisation des Cubains – 99,8% - est l’un des plus élevés dans le monde, supérieur de six points à celui des Etats-Unis (93,3%).  Votre système de santé, qui garantit à tous une  gratuité  intégrale,  a  réduit  le  taux  de  mortalité  infantile  à  6 pour mille et élevé l’espérance de vie moyenne à 78 ans, soit des niveaux comparables aux pays les plus développés. L’égalité entre les sexes et entre les races est un autre acquis universellement reconnu de la Révolution cubaine.   Ainsi, Cuba reste aujourd’hui un appui et un exemple pour des pays  comme  le  Venezuela,  la  Bolivie  ou  l’Equateur  désireux d’avancer dans la voie du progrès social, que cela plaise ou non à Washington et aux autres capitales occidentales. Je n’ignore pas que la disparition  de  l’Union  soviétique  et  le  maintien  de  l’embargo américain ont compliqué la situation économique et politique de Cuba. Mais je ne doute pas que les jeunes générations cubaines sauront trouver  dans  votre  exemple  et  dans  les  acquis  de  la  Révolution cubaine l’énergie et la créativité pour poursuivre la marche en avant. J’ai bien noté que vous souhaitiez continuer le combat des idées. Malgré toutes les difficultés et les disparités des situations auxquelles nous sommes confrontés, nous sommes nombreux dans ce cas. Le capitalisme comme modèle économique occidental a fait son temps.   C’est donc en ami de Cuba que je vous adresse, monsieur le Président, mes meilleurs vœux pour votre nouvelle vie, pour que votre pays sache trouver la voie pour renforcer les valeurs et les idéaux du socialisme  et  du  communisme  et  pour  que  renaisse  un  nouvel internationalisme de paix, de justice sociale, pour la promotion des hommes et des peuples.  Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération..     

  André GERIN

 

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16:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2008

03/02/2008: Plein feux sur la guérilla et grand silence sur les crimes d'État...





-------- Message original --------
Sujet: Colombia - Aujourd'hui - Today - Full fire on the guerrilla but total silence on state crimes - Plein feux sur la guérilla et grand silence sur les crimes d'État
Date: Mon, 4 Feb 2008 04:36:37 -0500
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, February 03, 2008 5:26 PM
Subject: Secretaria Derechos Humanos Full fire on the guerrilla but totalsilence on state crimes
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

pour diffusion immédiate Colombie

Plein feux sur la guérilla et grand silence sur les crimes d'État


MONTRÉAL, 31 janvier 2008. Alors que le Gouvernement d'Alvaro d'Uribe convoque les colombiens pour ce lundi 4 février à une grande marche sous le slogan "Plus d'enlèvements, plus de mensonges, plus de morts, plus de FARC" et que des groupes à Montréal et ailleurs répondent à l'appel, nous tenons à manifester devant la population notre indignation face à cette manipulation de l'opinion publique qui, sous des allures humanitaires, écarte les tentatives de négociation permettant de mettre fin au conflit armé. Le gouvernement Colombien cherche à occulter vrai visage du conflit soit que 75% des violations de droits humains sont commis par l'administration Uribe et les forces paramilitaires auxquelles il est lié . (Source : Aministie internationale, Human Rights Watch)

Cet appel à la mobilisation contre les FARC discrédite la volonté du gouvernement de négocier pour trouver une solution politique à l'actuel conflit puisque il survient au moment où les pourparlers avec cette guérilla, sous l'égide du président vénézuélien Hugo Chavez, ont permis la libération de deux otages d'importance, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez. Au lieu d'emboîter le pas dans ces négociations, le gouvernement Uribe manipule la douleur des familles des otages pour nourrir une haine vengeresse qui réduit les possibilités d'une sortie négociée au conflit et lui permet d'occulter sa responsabilité dans les crimes contre l'humanité. Car s'il est vrai que les FARC violent le droit humanitaire international en séquestrant des civils, l'administration Uribe maintient quant à elle un régime de terreur contre toute opposition politique, non seulement face aux groupes de guérilla, mais aussi face à la population civile, ciblant principalement les organisations syndicales (la Colombie a le plus haut taux d'assassinat de syndicalistes au monde), les organisations étudiantes, paysannes, autochtones, etc. lesquels groupes de population sont victimes de massacres, déplacements et exils forcés (plus de 3 millions de déplacés), disparitions, exécutions extra judiciaires, détentions arbitraires, torture commis par les troupes paramilitaires, l'Armée nationale et la police.

Ce lundi 4 février, à Montréal et à Sherbrooke, des québécois et des colombiens sortiront pour contrer cet appel belliqueux du gouvernement colombien. « La voie militaire et l'épreuve de force ont montré leur incapacité à mettre fin à la guerre qui dure depuis plus de 40 ans » comme l'explique Antonio Suarez, réfugié colombien au Québec. « Au lieu d'animer les hostilités, le gouvernement doit commencer par reconnaître l'existence du conflit politique et non nier sa réalité en la réduisant à des actes terroristes. Nous avons besoin d'une solution politique négociée au conflit sans quoi le cercle de la violence continuera a faucher des vies et nos espoirs de paix ».


PLUS JAMAIS DE DÉPLACEMENTS FORCÉS,

D'EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES,

DE TORTURE,DE DISPARITIONS,

DE TERRORISME D'ÉTAT,

NON À LA « PARAPOLITIQUE »




OUI À UNE SOLUTION POLITIQUE

ET NÉGOCIÉE AU CONFLIT SOCIAL ET ARMÉ


Projet Accompagnement Solidarité Colombie, PASC, Montréal www.pasc.ca

Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine , CDHAL, Montréal www.cdhal.org

Comité de solidarité avec le mouvement étudiant colombien du Regroupement autonome des jeunes, RAJ, Sherbrooke


Complément d'informations :

Newsweek

De la liste noire aux favoris: Autrefois un baron de la drogue, Uribe est maintenant un allié de premier plan de l'administration américaine.
http://www.newsweek.com/id/54793

Human Rights Watch
Colombia's Checkbook Impunity - a Briefing Paper
http://hrw.org/backgrounder/americas/checkbook-impunity.htm

Colombie: Le pouvoir des chefs paramilitaires menace la démocratie
http://hrw.org/french/docs/2007/05/02/colomb15835.htm

Amnistie Internationale
Le président Uribe doit réaffirmer ses engagements en faveur des droits humains
http://www.amnestyinternational.be/doc/article4193.html

National Security Archive, Georges Washington University
Les liens d'Alvaro Uribe avec le cartel de Medellin: document déclasifié
http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB131/index.htm

Le Nouvel Observateur
Colombie: Amnistie internationale répond aux accusations d'Alvaro Uribe
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080122.OBS6479/amnesty_repond_aux_accusations_dalvaro_uribe.html?idfx=RSS_notr

 


Secretariaddhh mailing list
Secretariaddhh@aceucolombia.org
http://lists.aceucolombia.org/mailman/listinfo/secretariaddhh

14:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |