07/03/2008

07/03/2008: Quel est exactement le rôle de la France ?


-------- Message original --------
Sujet: Quel est le rôle de la France ?
Date: Fri, 7 Mar 2008 08:30:43 +0100
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


Quel est exactement le rôle de la France ?

http://socio13.wordpress.com/

Notons deux faits : j'inscris ici un article argentin parmi tous ceux que je reçois journellement et qui disent la même chose sur la crédibilité d' uribe dans cette affaire. Si nous prenons la presse française dont on sait à quel point elle est désormais tenue en laisse par le pouvoir jamais une telle analyse ne transparait, on s'interroge au meilleur des cas sur la crédibilité des documents trouvés dans l'ordinateur, mais jamais n'est posé la question de ce qu'a réellement fait uribe, il s'agit de montrer des latinos excessif et un Chavez hors de lui alors que cela ne le concerne pas. Uribe devient plus ou moins un simple maladroit, la caution des Etats-Unis le protège. Jamais il n'est fait état du rôle réel de la France ou alors c'est une petite phrase égarée.

la question que l'on peut pourtant se poser est celle de savoir si la france n'agit pas en liaison avec les Etats-Unis pour créer ce piège, en inventant un président humanitaire soucieux des otages et confronté à la fois aux méchants Farc et à l'irresponsable Chavez mais dans les faits ayant contribué au piège qui produit actuellement une crise d'une grande gravité en Amérique latine dont ici il n'est pas question. Quand est-ce que la gauche, les communistes vont-ils se décider à poser une question au gouvernment français sur son rôle réel dans ce drame ? Qui est complice de quoi ?

danielle Bleitrach

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Alvaro uribe ne veut pas la libération des otages

Por Luis Bruschtein
Même à l'’époque des dictatures militaires les dictateurs n’'ont jamais accompli d’'actes comme celui fomenté par Uribe en equateur. Malgré la parenté idéologique, les militaires étaient  sensibles la présence de forces d’'autres pays dans leurs territoires. Pour pouvoir le faire, ils ont créé une infrastructure spéciale nommée Opération Condor. Chaque fois qu’'un prédateur  entrait dans un pays voisin, il l’'annonçait et coordonnait l'’intrusion avec les locaux. Ce qu'’a fait le dirigeant colombien, Alvaro Uribe, n'’aurait pas été permis même par ces dictatures qui s’'appuyaient sur  une idéologie (la doctrine de la sécurité nationale et la troisième guerre mondiale) assez proche de l’'actuelle guerre contre le terrorisme de George Bush.
Le président équatorien Rafael Correa  a eu une réaction furibonde parce que l’'opération antiguerrillera a été exécutée alors que se déroulait un processus de négociation, qui avait été accepté  par le même Uribe, il était commencé par plusieurs pays, en particulier la France et l'’Equateur, utilisant comme porte parole et contact le président venezuelien Hugo Chavez. Tous sans complaisance  avec les FARC. Les forces armées de l'’Équateur ont démontés plus de 40 campements guerrilleros à la frontière. Personne ne peut dire que le président conservateur de la France, Nicolas Sarkozy, est pro guérilla. Et même Chávez a été très critique avec la guérilla colombienne.
Le processus de négociation pour la libération des otages a nécessité des contacts, des transactions (économiques et politique), et de ce fait, dans un processus de négociation on doit éviter les déclarations publiques qui peuvent leur nuire. Uribe s'avait parfaitement le contenu de tous les contacts et discussions avec les FARC dont le porte-parole était Raoul Reyes.
. Il y avait des précédent . Quand a eu lieu le premier échange sur les preuves de vie de vie des otages, Uribe a tendu un piège aux  messagers et rendu caduque ce début de négociation. Quand a eu lieu l’'Opération Emanuel, les forces armées colombiennes ont bombardé durant un mois et demi la zone où devait se faire la remise des premiers otages et l'’opération n'’a pas pu se faire. Les Français disent que la négociation avait avancé à nouveau avec la libération d’'autres otages la semaine dernière. Pour eux, l'’accord pour libérer Ingrid Betancourt et d'’autres otages était imminent. C’'est à ce moment là que s'’est produite l’'attaque où a été assassiné le négociateur de la guérilla, qui pour accomplir sa mission  s'’était placé en situation très vulnérable. Bien que l'’opération eût été planifiée depuis quelques jours avant sa réalisation, Uribe n'en a pas prévenu Correa, qui en liaison avec Uribe négociait également avec les FARC.
Après l’'attaque, Uribe a menti à Correa, en lui disant que l’'action était une réponse défensive et Correa a réagi dans un premier temps avec résignation, en attribuant sûrement la responsabilité des faits à une attitude de provocation déraisonnable  de la part des FARC. Peu d'’heures plus tard, il s'’est rendu compte que l'’attaque sur son territoire avait été planifiée depuis un certain temps, que en premier lieu  Uribe la lui avait cachée et que de surcroît  il lui avait menti et que  lui même comme Chávez avaient été les acteurs involontaires du piège .
De fait Uribe a été déloyal avec tous parce qu'’il a présenté le contenu des négociations -auxquelles il avait consenties et dont il était informé- comme une complicité avec la guérilla. "Nous sommes fatigués des mensonges des FARC", dit Uribe pour empêcher  toute possibilité de négocier une sortie pacifique avec la guérilla. Le paradoxe est  que tout au long de ce processus sur déjà plusieurs mois, celui qui apparaît comme le protagoniste le moins fiable est Uribe lui même.
Traduit par danielle Bleitrach
Luis Bruschtein, Pagina/12 (Argentine), 6 mars 2008.
 
http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/subnotas/100206-31579-2008-03-06.html
 


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18:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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