24/02/2011

C'est ce soir, jeudi 24 février 2011

 
 
 
C'est ce soir: jeudi 24 février 2011
 
Le dada des puissances ricano-occidentales  et de leurs médias reste la Libye évidemment. Obama, champion des “droits de l’homme” et de la “démocratie”,  y va de son couplet et de ses exigences.
Oubliés les crimes, les massacres, les guerres ricaines et ricano-otano-occidentales en IRAK, en AFGHANISTAN, au PAKISTAN, et de leurs complices sionistes à Gaza, au Liban, en Palestine occupée...
Oubliés les complicités des “démocraties” du Monde “libre” avec les autres tyrans du Monde arabe en Tunisie, en Egypte, et ailleurs ...
La Libye de Khadafi, il y a longtemps que les Ricains voudraient la voir à genoux. Alors, s’ils ne sont pas derrière ces événements, autant en profiter... La Libye a aussi un goût de pétrole évidemment et ce pays constitue un point géo-stratégique important et idéal en Méditerranée et au sein du Monde arabe ... D’autant plus que les populations égyptiennes ne portent pas les Ricains dans leur coeur.
Berlusconi, lui, trop occupé et embarrassé par ses problèmes de culotte, semble assez muet quant à lui ...
On verra la suite: toutes les révélations et analyses embarrassantes sur le rôle de l’ Occident capitaliste viendront après ces événements. Cia et autres officines secrètes et de propagande du Monde “libre” doivent certainement rester bien sagement les bras croisés ...
 
RoRo
 
 
 
                                                                                                                                                                                

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe : le ca s de l'Égypte...

 
 
 
 

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Opinion

Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe :
le cas de l'Égypte

Ahmed Bensaada


Ahmed Bensaada

Montréal, le mercredi 23 février 2011

Il n’y a rien de plus émouvant que de voir un peuple recouvrer sa liberté après avoir subi le joug du despotisme et retrouver sa fierté après des années d’humiliation. Les marées humaines défilant dans les rues, occupant des places, déployant des slogans cinglants et irrévérencieux, maniant une parole si longtemps confisquée, arborant une dignité outrageusement bafouée : la quintessence du bonheur divin.

Mais les lendemains de ces révoltes nous laissent quelque peu perplexes. Qu’ont-elles accompli à part l’étêtement des régimes en place?

Voyons voir. En Tunisie : un Ghannouchi qui reste en place malgré la vindicte populaire et des années passées à servir un système mafieux, un bloggeur qui décide de siéger comme ministre dans un gouvernement qui l’a personnellement maltraité et des milliers de jeunes harragas qui préfèrent fuir vers l’Occident au lieu de perpétuer la « révolution » au pays du jasmin. Du côté du Nil, même scénario : un Tantaoui, pur produit du système, qui a dépassé l'âge de la retraite depuis belle lurette, et qui, sans en référer au peuple souverain, décide de maintenir ses relations avec Israël avant même de s’inquiéter du sort de ses propres concitoyens; un gouvernement légèrement modifié et dont les postes clés restent toujours aux mains des apparatchiks du système; des retouches cosmétiques de la constitution et une demande de gel des avoirs de la famille Moubarak [1] après d’incompréhensibles hésitations, bien longtemps après celle des anciens dignitaires du régime [2].

Est-ce cela une « révolution »? Est-il pensable que l’éléphant n’aurait accouché que d’une petite souris?

Les résultats mitigés de ces révoltes ne peuvent être compris qu’en examinant leur genèse. La plupart des spécialistes « cathodiques » ou officiant dans les médias majeurs se sont entendus sur la nature spontanée de ces mouvements. Grosso modo, le peuple peut être considéré comme un genre de cocotte-minute susceptible d’exploser sous l’effet d’une pression sociale et politique trop grande. Cette explosion produit une réaction en chaîne dans les pays avoisinants, de culture ou d’histoire similaires. Il suffit donc d’attendre sagement, de préparer les caméras et les micros afin de couvrir, en temps et lieux, les évènements que remueront les rues arabes. Il s’agit là d’une analyse naïve et primaire qu’il est difficile d’accepter de la part de personnes savantes,  titulaires de chaires, responsables de revues, qui ont passé leurs vies à scruter les moindres soubresauts de cette région du monde. Un peu comme les illustres économistes de notre temps qui n’ont pas pu prévoir l’immense crise économique que le monde a récemment connue. Qu’aurait-on dit si un météorologue n’aurait pas prévu un gigantesque ouragan?

En fait, ce qui attire l'attention depuis le début des émeutes tunisiennes, c’est la trop grande préoccupation étasunienne concernant les nouvelles technologies. Les multiples interventions du président Obama et de sa secrétaire d’état pour défendre la liberté d'accès à Internet et leur insistance pour que les régimes en prise avec les manifestations populaires n’interrompent  pas la navigation sur la toile avaient quelque chose de suspect.

Mme Clinton a même affirmé, le 15 février dernier, « qu’Internet est devenu l'espace public du XXI siècle » et que « les manifestations en Égypte et en Iran, alimentées par Facebook, Twitter et YouTube reflétaient la puissance des technologies de connexion en tant qu'accélérateurs du changement politique, social et économique » [3]. Elle a même annoncé le déblocage de 25 millions de dollars « pour soutenir des projets ou la création d'outils qui agissent en faveur de la liberté d'expression en ligne », et l’ouverture de comptes Twitter en chinois, russe et hindi après ceux en persan et en arabe. D’autre part, les relations « complexes » entre le département d’État américain et Google ont été longuement discutées dans la presse. D’ailleurs, le fameux moteur de recherche à été qualifié « d’arme de la diplomatie américaine » [4].

Mais quelle est la relation entre le gouvernement américain et ces nouvelles technologies? Pourquoi des responsables de si haut niveau prennent-ils des décisions dans la gestion d’entreprises qui sont supposées être privées? Cette situation n’est pas sans nous rappeler l’intervention américaine similaire lors des évènements qui ont suivi les élections en Iran [5]. Le ministère américain des Affaires étrangères avait alors demandé à Twitter de reporter une opération de maintenance qui aurait entraîné une interruption de service, ce qui aurait privé les opposants iraniens de moyen de communication [6].

Ces curieuses accointances entre le gouvernement américain et les réseaux sociaux dans des régions du monde aussi sensibles et pendant des évènements sociaux aussi délicats est très suspect, c’est le moins qu’on puisse dire.

Autre élément qui attire l'attention : la surmédiatisation de bloggeurs, leur association avec une révolution qualifiée de « facebookienne » et l’insistance sur leur non-appartenance à un mouvement politique quelconque. Ce sont donc des personnes jeunes et apolitiques qui utilisent les nouvelles technologies pour déstabiliser des régimes autocratiques ancrés dans le paysage politiques depuis des décennies.

Mais d’où viennent ces jeunes et comment peuvent-ils mobiliser autant de personnes sans avoir bénéficié d’une formation adéquate ni être relié à une organisation précise?

Chose est certaine : le modus opérandi de ces révoltes a toutes les caractéristiques des révolutions colorées qui ont secoué les pays de l’Est au début des années  2000.

·       Les révolutions colorées

Les révoltes qui ont bouleversé le paysage politique des pays de l’Est ou des ex-républiques soviétiques ont été qualifiées de « révolutions colorées ». La Serbie (2000), la Géorgie (2003), l’Ukraine (2004) et le Kirghizistan (2005) en sont quelques exemples.

Toutes ces révolutions, qui se sont soldées par des succès retentissants, sont basées sur la mobilisation de jeunes activistes locaux pro-occidentaux, étudiants fougueux, blogueurs engagés et insatisfaits du système.

De nombreux articles [7] et un remarquable documentaire de la reporter française Manon Loizeau [8] ont disséqué le mode opératoire de ces révoltes et montré que c’était les États-Unis qui en tiraient les ficelles.   

En fait, l’implication de l'USAID, du National Endowment for Democracy (NED), de l’International Republican Institute, du National Democratic Institute for International Affairs, de Freedom House, de l’Albert Einstein Institution et de l’Open Society Institute (OSI), a été clairement établie [9]. Ces organisations sont toutes américaines, financées par soit le budget américain, soit par des capitaux privés américains. À titre d’exemple, la NED est financée par un budget voté par le Congrès et les fonds sont gérés par un Conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat AFL-CIO, alors que l’OSI fait partie de la Fondation Soros, du nom de son fondateur George Soros le milliardaire américain, illustre spéculateur financier.

Plusieurs mouvements ont été mis en place pour conduire les révoltes colorées. Parmi eux, OTPOR (Résistance en serbe) est celui qui a causé la chute du régime serbe de Slobodan Milosevic. Le logo d’OTPOR, un poing fermé, a été repris par tous les mouvements subséquents, ce qui suggère la forte collaboration entre eux.


Logo original d’OTPOR

Dirigé par Drdja Popovic, OTPOR prône l’application de l'idéologie de résistance individuelle non violente théorisée par le philosophe et politologue américain Gene Sharp. Surnommé le « Machiavel de la non-violence », Gene Sharp n’est autre que le fondateur de l’Albert Einstein Institution. Son ouvrage « From Dictatorship to Democracy » (De la dictature à la démocratie) a été à la base de toutes les révolutions colorées. Disponible en 25 langues différentes (dont bien sûr l’arabe), ce livre est consultable gratuitement sur Internet et sa dernière édition date de 2010. Sa première édition, destinée aux dissidents birmans de Thaïlande, a été publiée en 1993.

·       Le cas de l’Égypte

C’est le mouvement du 6 avril [10] qui a été le fer de lance de la protestation populaire égyptienne et le principal artisan de la chute de Hosni Moubarak. Constitué de jeunes de la classe moyenne, activistes, férus de technologies nouvelles, ce mouvement a, dès 2008, appuyé les revendications ouvrières.

La première collusion entre ce mouvement et le gouvernement américain a été divulguée par WikiLeaks. Il s’agit de 2 câbles (08CAIRO2371 et 10CAIRO99) datant respectivement de novembre 2008 et de janvier 2010 qui montrent clairement des relations étroites entre l’ambassade  américaine du Caire et les activistes égyptiens [11, 12].  La bloggeuse Israa Abdel Fattah [13], cofondatrice du mouvement du 6 avril, est nominativement mentionnée dans le second document comme faisant partie d’un groupe d’activistes ayant participé à un programme de formation organisé à Washington par Freedom House. Le programme, nommé «  New Generation », a été financé par le département d’état et USAID et avait pour but de former des « réformateurs politiques et sociaux ».


La bloggeuse égyptienne Israa Abdel Fattah

Ces stages de formation d’activistes égyptiens aux États-Unis susceptibles « de représenter une troisième voie, modérée et pacifique » ne sont pas rares. Condoleeza Rice (mai 2008) et Hillary Clinton (mai 2009) en ont rencontré, sous les auspices de Freedom House (FH). Ces  dissidents ont même eu des entretiens avec de hauts responsables de l'administration américaine [14].

Les activistes d’OTPOR, fort de leur expérience dans la déstabilisation des régimes autoritaires, ont fondé un centre pour la formation de révolutionnaires en herbe. Cette institution, le CANVAS (Center for Applied Non Violent Action and Strategies), se trouve dans la capitale serbe et son directeur exécutif  n’est autre que Srdja Popovic [15]. Un des documents qui circulent dans la toile et qui illustre la formation dispensée par ce centre est « La lutte non-violente en 50 points » qui s’inspire largement des thèses de Gene Sharp. L’ouvrage y fait abondamment référence et le site de l’Albert Einstein Institution est cité comme un des meilleurs sur la question. CANVAS est financé, entre autres, par Freedom House, Georges Soros en personne [16] et l’International Republican Institute qui compte dans son bureau nul autre que John McCain, le candidat à la présidentielle américaine de 2008 [17]. D’ailleurs, ce dernier est longuement interviewé dans le documentaire de Manon Loizeau et son implication dans les révolutions colorées y est clairement établie. En outre, les auteurs de l’ouvrage (dont Drdja Popovic) remercient longuement « leur ami » Robert Helvey pour les avoir « initié au potentiel étonnant de la lutte stratégique non-violente ». Robert Helvey est un ancien colonel de l’armée US, associé à l’Albert Einstein Institution via la CIA, spécialiste de l'action clandestine et doyen de l’École de formation des attachés militaires des ambassades américaines [18].

Le porte-parole du mouvement du 6 avril, Adel Mohamed, a affirmé, dans une entrevue accordée à la chaîne Al Jazira (diffusée le 9 février 2011), qu’il avait effectué un stage chez CANVAS durant l’été 2009, bien avant les émeutes de la place Tahrir [19]. Il se familiarisa avec les techniques d’organisation des foules et de comportement face à la violence policière. Par la suite, il forma à son tour des formateurs.

Ahmed Maher, le cofondateur du mouvement du 6 avril, a déclaré à un journaliste du Los Angeles Times « qu’il admirait la révolution Orange d’Ukraine et les Serbes qui ont renversé Slobodan Milosevic » [20].

Une autre similarité entre la révolution serbe et la révolte égyptienne est l’adoption du logo d’OTPOR par le mouvement du 6 avril, comme l’ont fait les autres révolutions colorées [21].


Jeunes égyptiens manifestant avec le logo « arabisé » d’OTPOR

D’autre part, le site web de ce mouvement contient une longue liste des comportements à adopter par les membres s’ils sont arrêtés par la police. Cette liste indicative extrêmement exhaustive n’est pas sans rappeler le guide de « La lutte non-violente en 50 points » de CANVAS [22].

Parmi les activistes égyptiens, certains ont été sous les projecteurs durant les derniers jours du régime Moubarak. Parmi eux, Wael Ghonim est une figure marquante qui  a été emprisonné pendant 12 jours et, après avoir été libéré, a accordé un entretien à la chaîne égyptienne Dream 2 où il raconte sa captivité et s'effondre en larmes avant de quitter le plateau. Cette performance audiovisuelle a fait de ce cyberdissident un héros malgré lui.

Formé à l’université américaine du Caire (une coincidence?) Wael Ghonim est égyptien vivant à Dubaï, travaillant comme chef du marketing chez Google (une autre coïncidence?) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord et mariée à une américaine (une dernière coïncidence?). Wael est un activiste récent dans le mouvement du 6 avril, mais il a travaillé étroitement avec Ahmed Maher [23]. Ce qui attire l'attention dans son intervention télévisée, c’est sa déclaration lorsqu’on lui a montré les images des jeunes tués pendant les manifestations : « Je veux dire à toute mère, tout père qui ont perdu un fils, je m'excuse, ce n'est pas de notre faute, je le jure, ce n'est pas de notre faute, c'est de la faute de toute personne qui était au pouvoir et s'y est accrochée ». Cette déclaration montre que le mouvement était très organisé et qu’aucun des membres n’avait prévu des pertes aussi grandes dans les rangs des manifestants, pour la plupart des jeunes qui ont été contactés via les réseaux sociaux.

Autre information surprenante : le PDG de Google s’est dit « très fier  de ce que Wael Ghonim avait accompli », comme si faire la révolution faisait partie de la description des tâches d’un responsable du marketing d’une quelconque entreprise [24].

La révolte égyptienne, tout comme les révolutions colorées, a fait apparaitre des personnages « internationalement respectables » prêts à être la figure de proue d’un changement démocratique dans la vie politique du pays. Le candidat de prédilection du mouvement du 6 avril est sans conteste Mohamed El Baradei, prix Nobel de la paix et ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le battage médiatique occidental autour de son « incontournable » candidature n’était finalement qu’un pétard mouillé. Le peuple de la rue ne l’a pas plébiscité et il a vite disparu du paysage. Il est intéressant de noter qu’El Baradei était le candidat privilégié des États-Unis. En effet, l'ancien directeur de l’AIEA est membre de l’International Crisis Group et siège avec de nombreux membres dont  Georges Soros (encore lui!) [25]. Le monde est vraiment petit, c’est le moins qu’on puisse dire.  

Finalement, notons que la NED, surnommée « la nébuleuse de l’ingérence « démocratique » » par Thierry Meyssan a été créée par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA  [26]. Le rapport 2009 de cet organisme montre qu’il a attribué environ 1,5 millions de dollars à plus de 30 ONG égyptiennes « pour la croissance et le renforcement des institutions démocratiques à travers le monde » comme prétendu sur leur site [27].

L’utilisation des nouvelles technologies, si encensée par l’administration américaine, s’avère être un outil de choix pour la lutte non violente. Elle permet de contacter un nombre impressionnant de personnes en un temps record et d’échanger des données numériques et des informations de grande importance à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les investissements massifs consentis par les institutions et le département d’état américains dans ce domaine se font dans le but d’améliorer les techniques de contournement de la censure étatique, de la géolocalisation des activistes lors de leur arrestation et l’envoi d’images et de vidéos pouvant montrer le visage « inhumain » des régimes autocratiques. La récente annonce du réseau suédois Bambuser permettant de diffuser gratuitement, à partir d’un téléphone portable, des séquences vidéos en direct et leur stockage instantané en ligne en est un bon exemple [28].

 Cependant, une fois dans la rue, les techniques de mobilisation de foules, de socialisation avec les représentants de l’ordre, de gestion logistique et de comportement en cas de violence ou d’utilisation d’armes de dispersion de foules nécessitent une formation adéquate et de longue haleine. Dans le cas de l’Égypte, cela a été rendu possible grâce à l'assimilation du savoir-faire de CANVAS et aux formations dispensées et financées par les différentes institutions américaines.

Il est clair que la révolte de la rue égyptienne n’est pas aussi spontanée que le prétendent les médias majeurs et leurs commentateurs. Cela n’enlève rien au remarquable engagement du peuple égyptien qui a suivi les leaders du mouvement du 6 avril et de sa noble abnégation pour se débarrasser d’un système corrompu afin d’accéder à une vie meilleure.

Mais espérons que l’historique révolte de la rue égyptienne et le lourd tribut qu’elle a payé pendant ces dernières semaines ne soient pas confisqués par des intérêts étrangers. Le récent véto américain contre un projet de résolution condamnant la politique de colonisation israélienne est de mauvais augure. Le mouvement du 6 avril n’était-il pas sensible à la souffrance du peuple palestinien [29]?

Montréal, le 22 février 2011.

Références

1.       « L'Égypte demande le gel des avoirs de Moubarak et de sa famille à l'étranger», Le Monde, 21 février 2011, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/21/l-egypte-demande-le-gel-des-avoirs-de-moubarak-et-de-sa-famille-a-l-etranger_1483326_3218.html#ens_id=1470465&xtor=RSS-3208

2.      « L'Égypte demande le gel d'avoirs d'anciens responsables du régime Moubarak », Le Monde, 15 février 2011, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/15/l-egypte-demande-le-gel-d-avoirs-d-anciens-responsables-du-regime-moubarak_1480192_3218.html

3.      « Hillary Clinton milite pour la liberté sur Internet », Le Monde, 16 février 2011, http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/16/hillary-clinton-milite-pour-la-liberte-sur-internet_1480855_651865.html

4.      « Google, les États-Unis et l'Égypte », Le Monde, 3 février 2011, http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/03/google-les-etats-unis-et-l-egypte_1474508_651865.html

5.      Ahmed Bensaada, «Téhéran-Gaza : la différence médiatique », Géostratégie, 3 juillet 2009, http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=49:teheran-gaza-la-difference-mediatique&catid=37:societe&Itemid=75

6.      « Iran : Washington intervient auprès de Twitter », Technaute, 18 juin 2009, http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200906/16/01-876173-iran-washington-intervient-aupres-de-twitter.php

7.      Lire, par exemple, John Laughland, «La technique du coup d’État coloré», Réseau Voltaire, 4 janvier 2010, http://www.voltairenet.org/article163449.html

8.      Manon Loizeau, « Les États-Unis à la conquête de l’Est », 2005. Ce documentaire peut être visionné à l’adresse suivante : http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/16/etats-unis-a-la-conquete-de-lest-video/

9.      Lire, par exemple, Ian Traynor, « US campaign behind the turmoil in Kiev», The Guardian, 26 novembre 2004, http://www.guardian.co.uk/world/2004/nov/26/ukraine.usa

10.  Shabab 6 April Youth Movement, http://shabab6april.wordpress.com/shabab-6-april-youth-movement-about-us-in-english/

11.  WikiLeaks, câble 10CAIRO99, http://213.251.145.96/cable/2010/01/10CAIRO99.html

12.  WikiLeaks, câble 08CAIRO2371, http://www.wikileaks.ch/cable/2008/11/08CAIRO2371.html

13.  Fanoos Encyclopedia, « Israa Abdel Fattah », http://www.fanoos.com/society/israa_abdel_fattah.html

14.  Michel Chossudovsky, « Le mouvement de protestation en Égypte: Les "dictateurs"  ne dictent pas, ils obéissent aux ordres », Mondialisation, 9 février 2011, http://dissidentvoice.org/2011/02/the-junk-bond-%E2%80%9Cteflon-guy%E2%80%9D-behind-egypt%E2%80%99s-nonviolent-revolution/

15.  Canvasopedia, http://www.canvasopedia.org/

16.  Maidhc O. Cathail, « The Junk Bond "Teflon Guy" Behind Egypt's Nonviolent Revolution », Dissident Voice, 16 février 2011, http://dissidentvoice.org/2011/02/the-junk-bond-%E2%80%9Cteflon-guy%E2%80%9D-behind-egypt%E2%80%99s-nonviolent-revolution/

17.  Tony Cartalucci, « CIA Coup-College: Recycled revolutionary “props” », Info War, 20 février 2011, http://www.infowars.com/cia-coup-college-recycled-revolutionary-props/

18.  Thierry Meyssan, « L’Albert Einstein Institution : la non violence version CIA» », Réseau Voltaire, 4 juin 2007, http://www.voltairenet.org/article15870.html

19.  Tina Rosenberg, «Revolution U », Foreign Policy, 18 février 2011, http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/02/16/revolution_u?page=0,7

20.  Jeffrey Fleishman, « Young Egyptians mount unusual challenge to Mubarak », Los Angeles Times, 27 janvier 2011, http://articles.latimes.com/2011/jan/27/world/la-fg-egypt-youth-20110128

21.   Florian Bieber, « The Otpor Connection in Egypt », Balkan Insight, 31 janvier 2011, http://www.balkaninsight.com/en/blog/the-otpor-connection-in-egypt

22.  Shabab 6 avril Youth Movement, « Que faire si vous êtes arrêté », http://shabab6april.wordpress.com/shabab-6-april-youth-movement-about-us-in-english/v

23.  David D. Kirkpatrick et David E. Sanger, « Egyptians and Tunisians Collaborated to Shake Arab History », The New York Times, 13 février 2011, http://www.nytimes.com/2011/02/14/world/middleeast/14egypt-tunisia-protests.html

24.  AFP, « Égypte: le PDG de Google "très fier" de ce qu'a accompli Wael Ghonim », 15 février 2011, http://www.france24.com/fr/20110215-egypte-le-pdg-google-tres-fier-qua-accompli-wael-ghonim

25.  International Crisis Group, « Crisis Group Announces New Board Members », 1er juillet 2010, http://www.crisisgroup.org/en/publication-type/media-releases/2010/crisis-group-announces-new-board-members.aspx

26.  Thierry Meyssan, « La nébuleuse de l’ingérence  "démocratique" », Réseau Voltaire, 22 janvier 2004, http://www.voltairenet.org/article12196.html

27.   NED, « 2009 Annual report : Egypt », http://www.ned.org/publications/annual-reports/2009-annual-report/middle-east-and-north-africa/description-of-2009-gra-2

28.  Yves Eudes, «Des vidéos vues en direct et stockées à l’abri », Le Monde, 21 février 2011, http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/21/des-videos-vues-en-direct-et-stockees-a-l-abri_1483057_3212.html

29.  The International Solidarity Movement, « Mohamed Adel a enfin été libéré » », http://www.ism-france.org/temoignages/Mohamed-Adel-a-ENFIN-ete-libere-article-10484

 

Ahmed Bensaada, Docteur en physique, Montréal (Canada)

Cet article a été publié le 24 février dans les colonnes du journal "Le Quotidien d'Oran"

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Source : Ahmed Bensaada

 

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19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ils vont essayer de sauver l'essentiel du système colonial

 
 
From: nicolas
Sent: Wednesday, February 23, 2011 8:29 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd:Ils vont essayer de sauver l'essentiel du système colonial
 



Note de RoRo: très très bon article. Le camarade Collon a juste oublié de rappeler que c' est la France qui, avec les Japonais et les Ricains, a mené une des sales guerres colonialistes en INDOCHINE, jusqu'à la raclée de Dien Bien Phu, avant celle des Riçains à Saïgon...
 
 
 
 
par Jean Lévy - 
Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 09:58

Investig'Action

Après les Latinos, les Arabes.

Et demain, les Africains ?

Pourquoi Washington et Paris ont dû reculer en Tunisie et Egypte.

Comment ils vont essayer de sauver l’essentiel du système néocolonial.

Et quel est notre rôle à tous pour que le monde se transforme vraiment.

par Michel COLLON

Longtemps, l’Empire a paru invincible. Les Etats-Unis pouvaient à leur guise et sous les prétextes les plus absurdes, violer la Charte de l’ONU, appliquer de cruels embargos, bombarder ou occuper des pays, assassiner des chefs d’Etat, provoquer des guerres civiles, financer des terroristes, organiser des coups d’Etat, armer Israël pour ses agressions…
Ils semblaient pouvoir tout se permettre, et le pessimisme dominait. Combien de fois ai-je entendu : « Ils sont trop forts, comment pourrions-nous mettre fin à ces régimes arabes corrompus et complices d’Israël ! » La réponse est venue d’en bas : les peuples sont plus forts que les tyrans.
Mais chacun sent que le combat ne s’est pas terminé en éliminant juste Ben Ali et Moubarak, il ne fait que commencer. Pour arracher de véritables changements, il faudra neutraliser ceux qui tiraient les ficelles en coulisses. D’où l’importance décisive de bien cerner les mécanismes de ce système qui produit les tyrans, les protège et au besoin les remplace. Pourquoi cet Empire s’affaiblit, et comment il va essayer de se maintenir à tout prix.

Aucun Empire n’est éternel

Aucun Empire n’est éternel. Tôt ou tard, l’arrogance des crimes provoque une résistance générale. Tôt ou tard, le coût du « maintien de l’ordre » dépasse les profits que ces guerres apportent aux multinationales. Tôt ou tard, les investissements dans le militaire font défaut aux autres secteurs qui perdent la compétition internationale.
Et les Etats-Unis n’échappent pas à la règle. Le taux de profit de leurs multinationales décroît depuis 1965, et les bulles d’endettement et de spéculation n’ont fait que reporter et aggraver le problème. Leur part dans l’économie mondiale est passée de 50% en 1945 à 30% dans les années 60, autour de 20% aujourd’hui et 10% environ dans vingt ans. Or, aucune armée ne peut être plus forte que son économie, et les USA sont donc de moins en moins en état d’être le gendarme du monde. Aujourd’hui, la planète devient « multipolaire » : un autre équilibre s’installe entre USA, Europe et Russie et surtout avec les grands pays du Sud. Particulièrement, la Chine qui a prouvé qu’être indépendant était la meilleure façon de progresser. USA et Europe ne peuvent plus imposer leurs volontés comme avant. Leur néocolonialisme pourrait mourir bientôt.
En fait, ce déclin US est de plus en plus visible depuis dix ans… En 2000, la bulle Internet explose. En 2002, le peuple vénézuélien fait échouer le coup d’Etat made in USA et Hugo Chavez entame ses grandes réformes sociales qui entraîneront toute l’Amérique latine dans la résistance. En 2003, la machine de guerre de Bush s’enlise en Irak, comme en Afghanistan. En 2006, Israël échoue au Liban et en 2009 à Gaza. Les défaites s’accumulent.

Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ?

La merveilleuse révolte des Tunisiens et des Egyptiens a fait des miracles : on entend à présent les Etats-Unis vanter la « transition démocratique » alors que pendant des décennies, ils ont fourni aux tyrans chars, fusils-mitrailleurs et séminaires de formation à la torture ! La France pareil. Et cette révolte plonge dans l’angoisse les stratèges du Grand Empire US, du Petit Empire français et leurs protégés israéliens.
Merci, les Arabes !
Objet de cette angoisse : comment changer un peu pour ne rien changer à l’essentiel ? Comment maintenir leur domination sur le pétrole du Moyen-Orient, sur les matières premières et sur les économies en général ? Comment empêcher que l’Afrique aussi se libère ?
Mais il faut aller au fond des choses. Se réjouir des premiers pas ne peut cacher le chemin qui reste à parcourir. Ce n’est pas le seul Ben Ali qui a pillé la Tunisie, c’est toute une classe de profiteurs, tunisiens, mais surtout étrangers. Ce n’est pas le seul Moubarak qui a opprimé les Egyptiens, c’est tout un régime autour de lui. Et derrière ce régime, les Etats-Unis. L’important, ce n’est pas la marionnette, mais celui qui en tire les fils. Washington, comme Paris, cherche seulement à remplacer les marionnettes usées par d’autres plus présentables.

Pas de véritable démocratie sans justice sociale

La question que les Tunisiens, les Egyptiens et les autres souhaitent résoudre n’est pas :
« Quel ‘nouveau’ dirigeant nous fera de nouvelles promesses qu’il ne tiendra pas, avant de nous taper dessus comme avant ? » Leur question est plutôt : « Aurai-je un vrai travail avec un vrai salaire et une vie digne pour ma famille ? Ou bien aurai-je pour seule issue une barque qui ira s’échouer en Méditerranée ou dans une prison européenne pour sans-papiers ? »
L’Amérique latine vivait tout récemment encore la même pauvreté et le même désespoir. Les énormes profits du pétrole, du gaz et des autres matières premières partaient gonfler les coffres-forts d’Exxon et de Shell pendant qu’un Latino sur deux vivait sous le seuil de pauvreté, sans pouvoir payer le médecin ou une bonne école à ses enfants.
Tout a commencé à changer en 2002 quand Hugo Chavez a nationalisé le pétrole, modifié tous les contrats avec les multinationales, exigé qu’elles paient des taxes et que les profits soient partagés.
L’année suivante, 11,4 milliards arrivaient dans les caisses de l’Etat (pendant vingt ans, c’était zéro !), et celui-ci mettait en route des programmes sociaux ; soins de santé et enseignement pour tous, doublement du salaire minimum, aide aux coopératives et aux petites entreprises créatrices d’emplois.
En Bolivie, Evo a fait de même. Et l’exemple se répand. Atteindra-t-il la Méditerranée et le Moyen-Orient ? A quand un Chavez ou un Evo arabe ? Le courage de ces masses en révolte mérite une organisation et un leader, honnêtes et décidés à aller jusqu’au bout.
Une véritable démocratie politique est impossible sans la justice sociale. En fait, les deux problèmes sont étoitement liés. Car personne n’installe une dictature pour le plaisir ou par simple perversion. C’est toujours pour pour maintenir les privilèges d’une petite couche qui accapare les richesses. Les dictateurs sont les employés des multinationales.


Qui ne veut absolument pas de la démocratie ?

Face à la colère des Tunisiens, quel « homme nouveau » a proposé Washington ? Le premier ministre de l’ancien dictateur ! Face au désir de changement des Egyptiens, qui ont-ils tenté de mettre au poste ? L’ancien chef de l’armée, créature de la CIA ! On se moque des gens.
Il y a cinq ans, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Védrine, osait déclarer que les peuples arabes n’étaient pas mûrs pour la démocratie. Cette théorie reste dominante dans une élite française qui pratique plus ou moins ouvertement le racisme anti-arabe et l’islamophobie.
En réalité, c’est la France qui n’est pas mûre pour la démocratie. C’est la France qui a massacré les Tunisiens en 1937 et 1952 et les Marocains en 1945. C’est la France qui a mené une guerre longue et sanglante pour empêcher les Algériens d’exercer leur droit légitime à la souveraineté. C’est la France qui, par la bouche d’un président négationniste, refuse de reconnaître ses crimes et de payer ses dettes aux Arabes et aux Africains. C’est la France qui a protégé Ben Ali jusqu’au pied de l’avion qui l’emportait. C’est la France qui a imposé et maintient les pires tyrans dans toute l’Afrique.

L’actuel racisme antimusulman permet de faire d’une pierre deux coups. Premier coup : en Europe, on divise les travailleurs selon leur origine (un tiers des ouvriers français ou belges sont d’origine immigrée récente) et pendant qu’on fantasme sur la burqa, les patrons attaquent allègrement les salaires, les conditions de travail et les retraites de tous les travailleurs, voilés ou pas. Deuxième coup : par rapport aux pays arabes, l’islamophobie permet d’éviter les questions gênantes. Au lieu de se demander « Mais qui leur a imposé ces dictateurs ? » et de répondre : l’Europe, l’Europe d’en haut, l’Europe des multinationales, on présente les Arabes comme « pas mûrs pour la démocratie » et donc dangereux. On diabolise en inversant la victime et le coupable.
Or, voici le débat fondamental, et il dépend de nous tous qu’il soit mené ou occulté : pourquoi les Etats-Unis, la France et compagnie - qui n’ont que le mot « démocratie » à la bouche - ne veulent en réalité absolument pas d’une véritable démocratie ? Parce que si les peuples peuvent décider eux-mêmes comment utiliser leurs richesses et leur travail, alors les privilèges des corrompus et des profiteurs seront en grand danger !
Pour cacher leur refus de démocratie, les Etats-Unis et leurs alliés agitent dans les médias le « péril islamiste ». Quelle hypocrisie ! Les voit-on nous alerter et mener de grandes campagnes médiatiques sur les islamistes qui leur sont dociles comme le régime odieux d’Arabie Saoudite ? Les entend-on s’excuser d’avoir financé les islamistes de Ben Laden pour renverser un gouvernement afghan de gauche qui avait émancipé les femmes ?

Notre rôle est important

Le monde change à toute allure. Le déclin des USA ouvre de nouvelles perspectives pour la libération des peuples. De grands bouleversements s’annoncent…
Mais dans quel sens iront-ils ? Pour qu’ils soient positifs, il dépend de chacun de nous qu’une véritable information circule, que les dossiers honteux soient largement connus, que les stratégies secrètes soient démasquées. Tout ceci permettra d’instaurer un grand débat, populaire et international : de quelle économie, de quelle justice sociale les peuples ont-ils besoin ?
Or, l’information officielle sur tout ceci est une catastrophe, et ce n’est pas par hasard. Dès lors, pour que ce débat se mène dès maintenant et partout, chacun de nous a un grand rôle à jouer. Informer est la clé. Comment ? Nous y reviendrons dans un prochain texte, d’ici quelques jours…
Bruxelles, 19 février 2011
 Source :

12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/02/2011

de Michel COLLON, journaliste politique belge: Nouveau: Révolutions arabes, Maroc, Haïti, Florence Cas sez, Wall Street, Famine...

 
 
Sent: Friday, February 18, 2011 1:42 PM
To:
Subject: Nouveau: Révolutions arabes, Maroc, Haïti, Florence Cassez, Wall Street, Famine...
 
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20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2011

Cycle Amérique latine

 
 
Sent: Wednesday, February 16, 2011 5:20 PM
To:
Subject: Fw: Cycle Amérique latine
 
 
 

La Braise Culture asbl

 

Vendredi 25 février

 

  à 19 h

 

 

Cycle Amérique latine

 

« Lithium, malédiction

ou bienfait pour la Bolivie»

 

avec Raf Custers, journaliste et chercheur au Gresea

 

La moitié des réserves mondiales se trouve dans le grand lac salé d’Ulyuni dans le sud de la Bolivie. Le Lithium est le métal le plus léger et sert entre autres à fabriquer des batteries rechargeables pour des véhicules électriques. Au lieu de donner l’exploitation en concession à des entreprises étrangères, l’état bolivien maintient le contrôle de la production de ce minerai.

Expérience unique, succès non garanti.

 

Projection d’un film de 21 minutes sur le même thème

Réalisateurs : Raf Custers et Greet Brauwers

 

Langue : interviews en espagnol et en français, sous-titré en français, commentaire en néerlandais avec sous-titres

 

 

 

 

 

 

Salle La Braise, 21, rue Zénobe Gramme Charleroi

 

 

Paf : 2,50 € (chômeurs, pensionnés, étudiants, etc. : 1,50 €)

 

 

 

Ed. resp. : Marc van Campen, rue Zénobe Gramme, 21, 6000 Charleroi

20:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

HAITI L INSUPPORTABLE SOUFFRANCE

 
 
Sent: Tuesday, February 15, 2011 10:17 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] HAITI L INSUPPORTABLE SOUFFRANCE
 
 

http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2011/02/01...


http://www.fischer02003.over-blog.com/article-haiti-l-ins...


http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/02...

Jean-Bertrand Aristide doit rentrer chez lui !

 

Voici bientôt sept ans que le premier président démocratiquement élu de l’histoire d’Haïti, Jean-Bertrand Aristide, a été enlevé par un coup d’État organisé par le gouvernement de George Bush, avec l’appui de la France et en particulier du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Dominique de Villepin qui, pour cette basse besogne, avait utilisé sur place sa propre sœur, Véronique de Villepin-Albanel, le peu scrupuleux et très ampoulé Régis Debray, intellectuel de pacotille qui, le 357 magnum à la ceinture, ou du moins sous la protection de gardes armés jusqu'au dents, faisait mine de réfléchir sur l’avenir des relations franco-haïtiennes, et l’ambassadeur Thierry Burkard, spécialement dépêché par Villepin pour déstabiliser le gouvernement haïtien.

 

C’est le chargé de presse de l’ambassade, Eric Bosc, un bien curieux diplomate, expulsé depuis du Togo pour ingérence, qui se chargeait d’intoxiquer la presse française sur les prétendues «turpitudes» du président haïtien.

 

Jean-Bertrand Aristide a été enlevé chez lui en pleine nuit par les forces spéciales de Washington, menées par le résident de la CIA à Port-au-Prince, Luis Moreno, ainsi que l’a parfaitement relaté Franz Gabriel, un témoin oculaire, dans un livre de Randall Robinson, Haïti l’insupportable souffrance. Un avion des services spéciaux américains, après plusieurs dizaines d’heures d’errance, a conduit le président en Centrafrique, où la France est devenue le geôlier de ce nouveau Toussaint Louverture.

 

Il s’en est fallu de peu que l’ancien prêtre, vilipendé et calomnié par une presse aveugle, ne soit assassiné dans les geôles de Bozizé et que la France ne soit accusée d’avoir fait le coup…

 

Un avion affrété par ses amis a fort heureusement pu venir le chercher et le conduire en Jamaïque, avec l’accord de la Caricom, avant que l’Union africaine ne prenne le relais en chargeant l’Afrique du sud de l’accueillir. C’est là bas qu’il a subi un exil forcé de près de sept ans. Sept années où, sous la protection des services sud-africains, il a enseigné à l’université de Prétoria. Sept années pendant lesquelles il a pu compter ses amis..

 

En particulier en France où peu de voix, hormis la mienne, se sont élevées pour prendre la défense d’un homme injustement calomnié. Ce qui m’a valu maintes insultes, de la part des pires macoutes qu’une certaine France tient pourtant en haute estime. N’a-t-elle pas hébergé et protégé depuis 1986 un dictateur notoire, Jean-Claude Duvalier, parti lui, il est vrai, avec plusieurs centaines de millions de dollars d’économies ? Je n’ai jamais caché l’amitié et l’estime que je porte à Jean-Bertrand Aristide, depuis notre première rencontre, lorsqu’il préparait, l’été 2003, avec de bien maigres moyens, le bicentenaire de son pays, rappelant au passage que la France avait une dette de vingt et un milliards de dollars, extorqués par la force en 1825 à la jeune république. Les calomnies déversées sur le président haïtien, évidemment motivées par la volonté de saboter le bicentenaire de la première république nègre et d’écarter du pouvoir un homme jugé dangereux par son intelligence et son charisme, ne m’ont jamais fait dévier de cette amitié et il ne s’est jamais écoulé plus de cinq semaines sans que nous nous parlions longuement au téléphone.

 

J’ai la très ferme conviction que Jean-Bertrand Aristide peut et doit à présent rentrer pour aider son pays meurtri par un cataclysme, une épidémie, et la déstabilisation entretenue depuis deux siècles par des Occidentaux racistes, à se reconstruire.

 

Au moment où un Bébé Doc rentre tranquillement au bercail, et où Villepin a enfin compris que Napoléon ne paie plus, ce serait bien la moindre des choses. Ce qui a conduit les pays dominants, c'est-à-dire les anciens colonisateurs esclavagistes, à empêcher Jean-Bertrand Aristide de rentrer (tout simplement en refusant depuis sept ans de lui délivrer un passeport) c’est qu’à son arrivée, des dizaines, des centaines de milliers d’Haïtiens descendront dans la rue pour acclamer leur président. Depuis sept ans, les manipulations, les forces d’occupation, les élections truquées, les assassinats, les mensonges d’une certaine presse, n’en ont jamais effacé le souvenir. Avec Jean-Bertrand Aristide, nous avons souvent, et il y a seulement quelques heures encore, évoqué ce moment que j’espère bien partager avec lui.. Très prochainement, peut-être.

 

19:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2011

17/02/2011: BRUXELLES: La lettre d'information du site % ATTAC - Bruxelles 1 %

 
 
Sent: Friday, February 11, 2011 5:50 PM
Subject: La lettre d'information du site % ATTAC - Bruxelles 1 %
 
Bonjour,
Voici la lettre d'information du site '% ATTAC - Bruxelles 1 %' ( http://bxl.attac.be ).

Le jeudi 17 février à 21 heures 30,

à l'Arenberg

le cinéma d'Attac présente

« NOTRE CHERE CONSTITUTION »

de Soledad DOMINGUEZ

Un documentaire enfiévré sur deux années incroyables, tout au long desquelles la Bolivie a été appelée à débattre d'une nouvelle Constitution.

Résultat : une formidable leçon d'engagement politique par les plus démunis - à travers la construction d'une démocratie inédite, passionnée et turbulente.

Un tout grand film...

 

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT :

« L'AMERIQUE LATINE EST-ELLE EN TRAIN

D'INVENTER LE SOCIALISME DU 21ème SIECLE... ? »

avec notamment

Alejandro PALOMEQUE

Premier Secrétaire de l'ambassade de Bolivie

et Paul-Emile DUPRET

du Comité pour la démocratie et contre l'impunité en Amérique latine


QUI DECIDE… ?

« Choisissez Dieu, votez non ! »... A Santa Cruz, fief de l'opposition au président socialiste Evo Morales, les Eglises évangéliques se sont lancées dans une apocalyptique croisade : la nouvelle Constitution ne serait qu'un paravent pour légaliser l'avortement et autoriser le mariage homosexuel. Après d'autres, cette nième rumeur aura le don d'exacerber la campagne. En réalité, le texte proposé aux suffrages des Boliviens a une tout autre destination : donner plus de pouvoir à la majorité indienne du pays (70 % de la population), conserver le contrôle de l'Etat sur les ressources naturelles (notamment gazières), et limiter la taille des exploitations agricoles (à 5.000 ou 6.000 hectares, quand même) de manière à mettre en œuvre une réforme agraire. Peu importe. Une partie de l'opposition –atteinte dans ses intérêts de classes– n'aura plus qu'une seule stratégie : fomenter des troubles sanglants dans les provinces sous son contrôle –telles Santa Cruz, Pando, Beni, Tarija et Chuquisaca. Il faut dire que, depuis janvier 2006, l'élection d'Evo Morales et la formation de son gouvernement ont permis aux couches traditionnellement marginalisées de la société bolivienne de participer au processus de décision. Un véritable tremblement de terre qui a déclenché l'hostilité des puissantes familles de propriétaires terriens et de l'élite des affaires, lesquelles craignent de perdre des privilèges dont elles jouissent depuis longtemps. Conséquence : le premier président indien (il est d'origine aymara) de la Bolivie se heurte constamment aux provinces aisées qui revendiquent leur indépendance et, surtout, la possibilité de se partager les richesses du pays sans avoir à les redistribuer. De fait, au-delà du projet de société défendu par Evo Morales, le conflit –qui oppose les hauts plateaux andins à majorité indienne aux prospères provinces sécessionnistes peuplées de Blancs– est essentiellement d'ordre racial. DYNAMITE. 28 février 2008. Dès le début d'après-midi, la dynamite ne cesse de résonner place Murillo à La Paz, comme une preuve infaillible : désormais, les syndicats des mineurs de Potosi et d'Oruro se sont joints aux autres mouvements sociaux qui occupent la place dite des « Trois pouvoirs » (législatif, exécutif et religieux). Cette présence vise à établir un « cerco », sorte de siège, autour du Congrès national où se sont réunis en session extraordinaire députés et sénateurs boliviens afin d'adopter la nouvelle Constitution politique de l'Etat (CPE) et de fixer la date du référendum. Motif officiel du « cerco » ? Faire adopter plus vite la nouvelle CPE –« le dialogue » entre le gouvernement et l'opposition étant au point mort. Vendredi à 7 heures du matin, au même endroit, Evo Morales vient de promulguer trois lois approuvées la veille. Ces lois fixent les deux Convocations nationales chargées d'adopter la nouvelle CPE et d'interdire le système « latifundio ». Face à la place bondée –sur une estrade partagée avec son vice-président Alvaro Garcia Linera, quelques-uns de ses ministres et les principaux responsables syndicaux–, le président de Bolivie prononce un discours exaltant, entrecoupé par les acclamations de milliers de « cocaleros », de mineurs et de paysans… « Le pays est au bord de la division » : cette déclaration n'est pas un euphémisme, c'est peut-être le seul point d'analyse sur lequel tout le monde est d'accord, gauche et droite confondues. Preuve immédiate : juste après le discours de Morales, les journalistes de la grande presse se font sortir de la place sous les crachats et parfois les coups. « Presse vendue ! Presse menteuse ! », peut-on entendre au sein de cette grande cacophonie. Et tandis que vers midi tous les mouvements sociaux fêtent « leur victoire » en s'apprêtant à quitter les lieux, l'opposition parle déjà de ce jour « fatidique » et irréversible qui constitue pour elle « un attentat contre la démocratie ». L'Eglise s'en mêle également, la conférence épiscopale de Bolivie jugeant que ce « cerco » témoigne d'« une dépréciation de la vie et d'un exercice irrespons able de la pression ». Mais la palme de la déclaration la plus provocante revient, comme de coutume, au préfet de Cochabamba, Manfred Villa Reyes : « Le vice-président Garcia Linera a prouvé qu'il cherchait un bain de sang avec l'appui des militaires... vénézuéliens ». Bref, tout indique que les affrontements –comme le pays en a connus au cours de l'année 2007 à Sucre ou Cochabamba– recommenceront de plus belle, avant la sanction par les urnes. Ainsi le 9 septembre 2008, dans la ville de Santa Cruz, dans l'est du pays, des étudiants et des membres de l'Union des jeunes de Santa Cruz, favorable à l'opposition, prennent d'assaut et pillent les antennes de services gouvernementaux, dont le Bureau local de la réforme agraire, ainsi que les sièges de deux médias. En l'espace de trois jours, les locaux de trois ONG –défendant les droits des populations indigènes et paysannes– sont détruits et brûlés. Leonardo Tamburini, directeur du Centre d'études juridiques et de recherches sociales (une association œuvrant à la protection des droits fonciers des agriculteurs indigènes et des petits paysans) a décrit, sans fioritures, ces violences : « Ils sont arrivés à bord de quatre-quatre, en tout environ 50 personnes, des jeunes voyous, certains d'entre eux saouls. Ils ont défoncé la porte d'entrée à l'aide d'un véhicule. Ils sont entrés, ont saccagé tous les documents qu'ils ont pu trouver et y ont mis le feu. Ils ont brisé tout ce qui était en verre, ont détruit des bureaux et des armoires, et se sont emparés de livres –près d'un tiers de notre bibliothèque, qui contient des milliers de volumes. Ils les ont tous amassés dans la rue et y ont mis feu. Des piles de documents retraçant l'histoire du CEJIS, de son travail en faveur du processus d'attribution de terres, de son soutien à l'Assemblée constituante. Les trente ans d'existence du CEJIS ont été enti èrement ravagés et carbonisés ». Deux jours plus tard, le 11 septembre, la confrontation va tourner au massacre : dans le département du Pando lorsque, en route pour un rassemblement gouvernemental, 18 personnes –pour la plupart des agriculteurs indigènes et des petits paysans, ainsi que trois étudiants– sont assassinés par des tueurs soupçonnés d'être à la solde de Leopoldo Fernández, tout à la fois gouverneur de la province et chef d'entreprise, ayant fidèlement servi sous les précédentes dictatures. SENSATIONNEL. Autant le dire. « Notre chère Constitution » est un documentaire trépidant et passionné, illustrant combien est difficile l'élaboration d'un ordonnancement vraiment démocratique de la société, à fortiori dans un pays divisé. Car l'élaboration de la nouvelle Loi fondamentale a failli provoquer une authentique guerre civile –les provinces les plus riches (et les plus « blanches ») étant à deux doigts de faire sécession, encouragées en sous main par l'ambassadeur des Etats-Unis. Tout le monde le sait bien... La nouvelle Constitution, une fois adoptée, devrait constituer l'avancée la plus significative que le pays ait connue en termes de droits économiques, sociaux et culturels : le droit à un approvisionnement en eau, à la sécurité alimentaire, à la santé, à l'éducation, au logement, à la justice salariale, au droit de grève et de créer un syndicat. Elle innoverait dans plusieurs domaines clés, notamment la prise en compte de la population autochtone, la nature « plurinationale » du pays, l'affirmation des droits collectifs, le renforcement du rôle de l'État dans les politiques économiques et le fait de placer l'intérêt collectif au-dessus des intérêts privés. Dûment approuvé, le texte devrait empêcher la privatisation de la gestion de l'eau ou que celle-ci fasse l'objet d'accords commerciaux. Il devrait également interdire le contrôle, par des sociétés commerciales privées, des services de base, des entreprises de distribu tion d'énergie et du système de sécurité sociale.

Verdict ? « Ici s'achève le passé colonial. Ici prennent fin le néolibéralisme et le “latifundismo”. Nous dirigerons et nous gouvernerons comme nous le demande le peuple bolivien. Le peuple a refondé la Bolivie ! ». On est le dimanche 25 janvier 2009. C'est un Evo Morales solennel qui salue, depuis le balcon du palais présidentiel à La Paz, la victoire du « oui » au référendum sur la nouvelle Constitution. L'adoption de ce texte est en effet un moment décisif dans l'histoire de la Bolivie : depuis l'arrivée des conquistadors espagnols il y cinq cents ans, la population indienne –pourtant majoritaire– a toujours été soumise à l'imposition de formes récurrentes de relégation. Au fil des siècles, ce sont les descendants des Espagnols, puis d'autres Européens, qui ont monopolisé tous les pouvoirs, politiques, économiques, culturels, médiatiques, confisquant au passage les terres fertiles : deux tiers des terres cultivables appartiennent à 1 % de la population…


Jean FLINKER


NOTRE CHERE CONSTITUTION

Cinéma Arenberg (26 Galerie de la Reine)

Bolivie 2008 Durée 100 minutes

Prix d'entrée unique 6,6 euros y compris pour le débat

(sauf les Article 27)

Attac-Bruxelles 1, 16 avenue Nouvelle à 1040 Bruxelles

Téléphone : 0494 / 808 854 mail : bxl1@attac.be site : http://www.bxl.attac.be/spip/ —>

Si vous souhaitez ne plus recevoir cette lettre d'information, cliquez sur : Se désinscrire.

Editeur : % ATTAC - Bruxelles 1 %
http://www.bxl.attac.be/spip

19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/02/2011

Aujourd'hui France-Cuba fête ses 50 ans... Zorionak!

 
 
Sent: Thursday, February 10, 2011 2:30 PM
To:
Subject: Aujourd'hui France-Cuba fête ses 50 ans... Zorionak!
 

10 février 1961 – 10 février 2011

50ème Anniversaire de l’association France-Cuba

50 ans de soutien indéfectible à la Révolution cubaine !  50 ans de travail patient et obstiné pour développer l’amitié et la solidarité avec son peuple, pour faire connaître sa réalité contre le mensonge, le silence et l’ignorance médiatique. Pratiquement 50 ans de lutte contre le blocus, des années de lutte pour la libération des cinq héros injustement emprisonnés dans les geôles étasuniennes, la liste est longue des moments de notre présence aux cotés du peuple cubain … ce travail et ces luttes sont toujours aussi nécessaires et Cuba pourra toujours compter sur l’association France-Cuba à ses cotés.

Qu’il me soit donc permis aujourd’hui de souhaiter bon anniversaire et longue vie à l’association. Mais qu’il me soit aussi permis d’avoir une pensée affectueuse pour toutes celles et à tous ceux qui ont œuvré durant ces 50 années à la réussite de cette entreprise de solidarité avec le peuple cubain. J’aurai une pensée plus particulière pour celles et ceux qui sont à l’origine de cette création le 10 février 1961 à la Mutualité à Paris. Certains sont présents encore dans les activités, d’autres malheureusement nous ont quittés et c’est avec respect que je pense à eux.

Quelques mois après l’aboutissement victorieux de la Révolution cubaine, créer une association de solidarité en étant sûr que Cuba, quelques dizaines d’années après, représenterait un immense espoir, un exemple pour les peuples du monde : quelle clairvoyance, quelle lucidité, quelle confiance dans les hommes ! Un grand merci encore !

Pour ce qui me concerne, je suis fier d’être adhérent de France-Cuba !

Le président

André MINIER

 

 
*********
Michèle Alliot-marie (provisoire ministre des Affaires étrangères):
-"Je ne l'ai pas fait exprès.. plusieurs fois. Mais je ne le ferai plus"
Histéric 1er de l'Elysée:
- T'as pas intérêt... Et les autres non plus"

18:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/02/2011

Bulletin d'information du Marxiste-Léniniste - 2 février 2011

 

 
 
Sent: Wednesday, February 02, 2011 9:25 PM
Subject: Bulletin d'information du Marxiste-Léniniste - 2 février 2011
 
 

2 février 2011

Le mois de janvier en revue


Crise politique au Québec
Que nous réserve la rentrée parlementaire à Québec?

Non au plan de Charest de policer les affaires politiques! Seul le renouveau des institutions démocratiques permettra de surmonter la crise en faveur du peuple


À titre d'information:

Projets de loi sur l'éthique des élus et le financement des partis

Projet de loi 119: Loi concernant le processus électoral

Projet de loi 120: Loi concernant les campagnes à la direction des partis politiques


Mouvement ouvrier
Industrie forestière
La vente du bois aux enchères par le gouvernement québécois est contraire aux intérêts des travailleurs forestiers et de leurs régions.
- Pierre Chénier
L'impact du Bureau de mise en marché du bois - Entrevue avec Carl Proulx


Aluminium

«Les grandes entreprises se déresponsabilisent face au problème de l'emploi industriel. C'est contre cela que nous nous mobilisons.» - Entrevue avec Marc Maltais

Sables bitumineux de l'Alberta

Les préoccupations des travailleurs des sables bitumineux à Fort McMurray - Entrevue avec Roland Lefort

Mines
Les travailleurs de la Iron Ore au Labrador se battent pour leurs conditions de travail
- Entrevue avec George Kean

Services postaux

Le gouvernement Harper nomme un nouveau PDG de Postes Canada - Louis Lang

Santé et sécurité au travail

Les réformes antiouvrières du régime de compensation - Entrevue avec Steve Mantis

Offensive antisociale en éducation

Manifestations dans six villes du Québec pour une éducation publique de qualité: Les enseignants refusent le statu quo sur les conditions d'études des élèves en difficulté! - Geneviève Royer
Les besoins sont connus; c'est au gouvernement à y répondre! - Entrevue avec une enseignante en adaptation scolaire

Fusillade en Arizona
La fusillade d'Arizona
- Entrevue avec Sandra L. Smith
Qui faut-il blâmer pour la fusillade en Arizona? - L'Organisation marxiste-léniniste des États-Unis
La civilité et la politique - Kathleen Chandler

Retour de Duvalier en Haïti
Le dictateur-playboy mis au rancart est rappelé au service
- Kim Ives, Haïti Liberté

Congrès du Parti communiste du Vietnam
Vive le Parti communiste du Vietnam! Appuyons l'héroïque peuple vietnamien!

XIe Congrès national du Parti communiste du Vietnam

Le Parti communiste du Vietnam: une histoire glorieuse et un développement durable - La Voix du Vietnam
Célébration du cinquantième anniversaire du Front national de libération à Ho Chi Minh-Ville

Deux poids, deux mesures des États-Unis sur le terrorisme

Un procès pour des accusations mineures relative à l'immigration pour le terroriste notoire Posada Carriles - Comité national pour libérer des Cinq (États-Unis)
Militante ligne de piquetage à Montréal le 10 janvier 2011: Libérez les Cinq! Extradez Posada Carriles!


66e anniversaire de la libération d'Auschwitz
Journée internationale de commémoration en mémoire des personnes assassinées par les nazis

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19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |