30/08/2011

C0C3: [cubaculture] Bulletin Cubart

 
 
Sent: Monday, August 29, 2011 5:41 PM
 
Subject: [cubaculture] Bulletin Cubart
 
Cabezal del Boletin con el logo de CUBARTE
Año 6 NO. 135 - 29 de Agosto del 2011 SUIVEZ-NOUS CUBARTE on Twitter facebook CUBARTE en youTube ISSN 1810-620X
Le Bulletin Cubart est un résumé hebdomadaire du Portail de la culture cubaine. Dans ces pages vous trouverez les plus transcendantaux événements culturels du pays et leurs reflets dans le monde, ainsi que des espaces d'opinion sur les thèmes qui aujourd'hui préoccupent les intellectuels du monde.
. CUBA
Présentation du gala dédié à Alicia Alonso en Russie
Pablo Armando Fernández : l´UNEAC est histoire
Abelardo Estorino dans l’espace « Libro a la carta »
Cuba rend hommage à la France avec le drapeau de Cienfuegos
Les sept merveilles de Guantanamo
Interactivo et Sampling dans la clôture des vacances d´été
L´exposition sur les Cinq parcourt les villages ruraux de Holguin
Le bonsaï cubain dans le Musée des Arts Décoratifs de La Havane
Cuba rappelle Benny Moré: Le génie de notre musique populaire
Le défi de filmer la bataille de Sumbe
Un espace vital pour le hip hop cubain
. EN EL MUNDO
Un journaliste canadien fait l’historique du terroriste contre Cuba
. EL PORTAL CUBARTE LE SUGIERE
L’héritage d’Emilio Roig de Leuchsenring . Par Eusebio Leal Sprengler *
La Fondation de l´UNEAC . Par Lisandro Otero González
Capter l´âme de la danseuse . Par Mireya Castañeda
Eslinda Nuñez : cette éternelle Lucia . Par Mireya Castañeda
Critique sur l’extension urbaine de La Havane extra-muros (IV) . Par Lohania Aruca Alonso*
« On a volé la Joconde ! » C’était il y a cent ans, jour pour jour  . Par Michel Porcheron
Pour obtenir plus d'informations sur les thèmes d'intérêts, cliquez ici

Présentation du gala dédié à Alicia Alonso en Russie

La Havane (AIN) – Le gala offert récemment en hommage à la prima ballerina assoluta Alicia Alonso dans le Théâtre Bolchoï de Moscou, sera étrenné aujourd’hui à Cuba, à 20:30 heures, par la chaîne de télévision cubaine Canal Educativo, dans un programme spécial de l’émission La danza eterna, a informé le département de presse du Ballet National de Cuba (BCN).

Les téléspectateurs cubains pourront profiter du couple de danseur russes Svetlana Zajarova et Andrei Uvarov, qui ont interprété la suite du ballet Carmen.

La légendaire scène du Bolchoï a aussi accueilli les étoiles du BCN Viengsay Valdes, Anette Delgado, Sadaise Arencibia, Yanela Piñera, Alejandro Virelles, Dani Hernández, Osiel Gounod et Adrián Molina.

Les représentants de l´Île ont interprété le Grand pas de quatre, Truenos y Relámpagos, l´adagio du second acte du Lac des cygnes, les pas de deux de Coppelia, La flûte enchantée et Don Quichotte.

À son retour de la Russie, la diva cubaine a déclaré que les danseurs de sa compagnie ont bien dansé et que le public les a reçus avec un grand enthousiasme, avec des applaudissements et Bravo, c’était énorme.

Pour la clôture du gala, tous les danseurs se sont réunis pour interpréter Fiesta Criolla, un montage spécial réalisé par la prima ballerina assoluta pour les artistes participants.

 

AIN


Pablo Armando Fernández : l´UNEAC est histoire

Le poète cubain Pablo Armando Fernández, Prix National de Littérature 1996, a rappelé les débuts de l´Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC), dont il a été un des fondateurs il y a 50 ans.

Cinq décennies après l´UNEAC, comme Cuba, est histoire – a-t-il dit lors d’une déclaration à la télévision nationale, avec un demi-siècle de travail effectif, de jumelage des lettres, de l´art et de l´action révolutionnaire.

Pablo Armando Fernández a remémoré les moments constitutifs de l´organisation, quand le poète Nicolás Guillen, son premier président, lui a remis la clé d´une des grandes demeures du quartier havanais du Vedado et lui a dit : va la voir parce que c’est là que tu vas travailler. Peu de temps après le premier Congrès de Culture a eu lieu, qui a fait place à la naissance de l´UNEAC. En approfondissant ses relations avec l´auteur de Motivos del son, il les a qualifiées  d´intenses, de fils qui aime et respecte son père et qui essaye d´être meilleur pour le bénéfice de la culture et de l´humanité.

Le sculpteur José Villa Soberón, actuel vice-président de l´institution, a exprimé que l´UNEAC doit continuer à être une organisation d´avant-garde artistique, comme l’ont conçu ses fondateurs. Maintenant notre principale tâche est de conquérir un rôle protagoniste dans la société. Nous devons nous mettre en relation avec des projets plus contemporains et être à côté des créateurs dans une pensée plus rénovatrice et créative. Nous devons maintenir une syntonie permanente avec les langages qui surgissent et renouvellent la pensée artistique et littéraire de l´île.

Pour le réalisateur Rudy Mora, vice-président de l´Association du Cinéma, de la Radio et de la Télévision, il est vital d’être en syntonie avec les nouveaux temps à partir d´une plus grande participation sociale. C’est ce qui nous distingue et ce qui constitue une devise pour le futur de notre organisation.

 

PL


Abelardo Estorino dans l’espace « Libro a la carta »

La Havane (AIN) –Aujourd’hui, le dramaturge et directeur scénique Abelardo Estorino sera l´invité de l´espace « Libro a la carta », qui conduit le critique Fernando Rodriguez Sosa dans la Librairie Fayad Jamís de La Havane.

Lors de la rencontre les acteurs Nieves Riovalles, Mayra Mazorra et Gilberto Ramos liront la pièce Yo fumo Marlborlo, qui n´a pas encore été étrennée sur les planches, en accord avec une annonce divulguée par l´Institut Cubain du Livre (ICL).

Lauréat des Prix Nationaux de Littérature et de Théâtre en 1992 et 2002 respectivement, Abelardo Estorino est l’un des créateurs les plus significatifs dans l´histoire du théâtre cubain et il a reçu, parmi d’autres reconnaissances, le Prix de la Critique Littéraire en 1983 et 1996.

Membre de l´Académie Cubaine de la Langue, le dramaturge possède une vaste œuvre dans laquelle apparaissent des textes classiques de la scène insulaire comme La casa vieja, El robo del cochino, La dolorosa historia del amor secreto de don José Jacinto Milanés, Ni un sí ni un no, Vagos rumores ou Las penas saben.

La Librairie Fayad Jamís, appartenant à l´ICL, a été fondée il y a 11 ans dans le Palais du Segundo Cabo et nouvellement inaugurée, le 28 août 2010, dans son actuel siège de la rue Obispo, entre les rues Cuba et Aguiar, à La Vieille Havane.

Possédant un vaste catalogue, avec des livres et des revues publiés par les maisons d’éditions de l´île, cette institution dispose un programme de promotion culturelle incluant les espaces mensuels « Aire de luz », « Revisteando », « Entre colecciones », « Inventario de asombros », « Páginas inéditas » et « Libro a la carta ».

Afin de célébrer le premier anniversaire de sa réouverture un échange de livres entre lecteurs aura lieu vendredi après-midi dans le parc situé à l’angle des rues Obispo et Aguacate.

 

AIN


Cuba rend hommage à la France avec le drapeau de Cienfuegos

Sur la façade néoclassique du Palais Municipal de la ville portuaire de Cienfuegos flotte quotidiennement un hommage de Cuba à la France et à sa Révolution, le drapeau local, aussi tricolore que celui de la République Française.

Aux valeurs architectoniques qui rehaussent l´environnement de l´ancienne Place d´Armes, le noyau du centre historique inscrit par l´UNESCO depuis 2005 dans la liste du Patrimoine Mondial, se somme le grand drapeau de Cienfuegos, qui monopolise immédiatement l´attention des visiteurs étrangers.

La similitude entre les deux drapeaux est plus que justifiée dans le fait que Cienfuegos, à 250 kilomètres au sud-est de La Havane, compte la singularité historique de constituer la seule population fomentée par des Français dans l´Amérique sous la domination coloniale espagnole.

Dans l´origine des deux pavillons il y a aussi un accord guerrier et patriotique. Si le marquis de Lafayette a dessiné le « drapeau tricolore » en 1794 afin qu´il guide les forces de la liberté en pleine Révolution Française, la poétesse de Cienfuegos Clotilde del Carmen Rodriguez a dessiné et cousu le drapeau de sa ville et elle l’a remis à ses compatriotes le jour où ils sont partis à la première guerre pour l´indépendance, le 7 février 1869.

Connue dans le Parnasse cubain sous le surnom de « La Hija del Damují », en allusion à la principale rivière de cette région de l´Île, Clotilde del Carmen a fait parvenir la bannière à son compatriote Federico Fernández Cavada (1831-1871), chef des insurgés de Cienfuegos, qui a atteint le grade de major général et chef de l´Armée Libératrice.

Le lieutenant colonel Germán Barrio Howard, cousin germain de Federico Fernández Cavada, a eu l’honneur de faire flotter le drapeau pour la première fois de la Cuba libre, quand les patriotes de la région centrale de l´Île ont secondé la révolution indépendantiste commencée par Carlos Manuel de Céspedes dans La Demajagua, le 10 octobre 1868.

Le drapeau de Cienfuegos dispose, de gauche à droite, ses trois rectangles, bleu, blanc et rouge, dans le même ordre que le drapeau national des Français, mais il incorpore d´autres éléments sémiotiques.

Comme un message de christianité, sa créatrice a posé une croix blanche sur le fond indigo du premier tiers. La bande centrale blanche a servi de support à l´écu de la ville, créé en 1831 par Agustín de Santa Cruz, son premier bienfaiteur. Sur la bande rouge, Clotilde del Carmen a incrusté une étoile blanche comme les deux triangles qui l´achèvent.

Le ciel, la pureté et le sang s’entrelacent dans les significations du drapeau de Cienfuegos, avec la même proportion présente sur le cubain, étrennée dans la ville de Cárdenas par le général vénézuélien Narciso López, le 19 mai 1851.

 

PL


Les sept merveilles de Guantanamo

Depuis la fin de l´année dernière, Guantanamo compte la collection des sept œuvres les plus représentatives de l´architecture sur ce territoire de l´est de l´île.

Des spécialistes de la Société d´architecture de l´Union nationale des architectes et des ingénieurs de Cuba (UNAICC), des artistes, des écrivains, des historiens et des journalistes de cette province ont procédé à une sélection des bâtiments parmi 15 propositions, en prenant en compte leurs valeurs technico-constructives, formelles, fonctionnelles et environnementales.

Les sites primés sont le Palais Salcines, la Place de la Révolution Mariana Grajales, la Place du marché, l´église La Milagrosa, la Station ferroviaires du Nord, l´hôtel Caimanera et le Fort Matachin, ce dernier dans la commune de Baracoa.

Le Palais Salcines, où vécut l´ingénieur et architecte José Lecticio Morlote, fut achevé en 1919 et il est considéré depuis comme le bâtiment le plus représentatif de la ville. Il se distingue par les bas-reliefs sculptés dans la pierre et représentant la Renommée (messagère de Zeus dans la mythologie grecque), qui en 1995 a été instituée comme symbole de la ville. Cette demeure abrite le Musée des arts décoratifs, une galerie d´art et le centre provincial du Patrimoine culturel.

La Place de la Révolution Mariana Grajales a été inaugurée le 26 juillet 1985 par le commandant en chef Fidel Castro, à l´occasion du 32e anniversaire de l´attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes. Ce site se distingue par le mariage entre différentes branches artistiques comme l´architecture, la sculpture, le design, la musique et la peinture, qui en font un ensemble architectural d´envergure nationale.

La station ferroviaire a été choisie en sa qualité de seule gare du pays à l´architecture art déco, et la Plaza del Mercado (Place du Marché) pour son éclectisme architectural. Ces deux bâtiments ont été construits dans la ville de Guantanamo aux débuts du XXe siècle.

La diversité des styles et des époques des ouvrages sélectionnés s´est encore enrichie avec l´insertion de la Forteresse coloniale Matachin, aujourd´hui transformée en musée, et de l´Église La Milagrosa, située près du siège de l´Évêché Guantanamo-Baracoa. L´église est considérée comme un chef d´œuvre du mouvement rationaliste dans cette province.

D´après l´architecte Max Roberto Singh Castillo, le jury a également porté son choix sur l´hôtel Caimanera, qui constitue un exemple de l´architecture contemporaine qui s´harmonise avec le joli village de pêcheurs et offre un hébergement touristique de qualité.

La valeur historique et culturelle de ces bâtiments a su transcender le temps, grâce aux actions de protection et de préservation de nombreuses générations.

 

 

www.granma.cu


Interactivo et Sampling dans la clôture des vacances d´été

La Havane (AIN) – Aujourd´hui, les groupes Interactivo et Vocal Sampling s’uniront sur la scène de la salle García Lorca du Grand Théâtre de La Havane pour offrir le concert de clôture des vacances d´été.

Lors d’une conférence de presse Roberto Carcasés, le leader d´Interactivo, a déclaré qu’il attendait impatiemment cette échange intéressant avec l´ensemble vocal, avec lequel il n´avait jamais coïncidé, bien qu´appartenant à la même génération de musiciens.

Le reconnu pianiste et compositeur a expliqué qu´il y aura des interprètes invités qui se présentent habituellement avec son groupe, tels que les chanteurs Haydee Milanés, Francis del Río et William Vivanco, pour interpréter une sorte de résumé du travail réalisé par le projet durant les dernières années.

La septième édition du Symposium de Hip Hop a aussi eu lieu du 17 au 21 août à La Havane, avec des participants de plusieurs provinces de l´Île et des invités étrangers. Cette année le symposium, organisé par l´Agence Cubaine du Rap, es devenu une tribune pour la paix.

Papo Angarica, directeur du groupe Son Yoruba, a donné des détails sur sa tournée par les provinces orientales de Cuba, du 4 au 21 août, durant laquelle le groupe a offert un récital spécial dans l´Église de la Caridad del Cobre de Santiago de Cuba.

 

AIN


L´exposition sur les Cinq parcourt les villages ruraux de Holguin

L´exposition Libérez la Vérité, dédiée aux cinq cubains, a été ouverte dans la salle de télévision du village rural La Cuchilla, dans la municipalité holguinaise de Calixto Garcia. Les Cinq Cubains sont emprisonnés aux États-Unis en raison de la guerre qu´ils menaient contre le terrorisme.

L’exposition rassemble des affiches à l´image des personnalités et des intellectuels de partout dans le monde qui défendent la vérité dans le cas des Cinq Cubains, ainsi que des points de vue exprimés par eux sur l´injustice commise contre René, Gerardo, Fernando, Antonio et Ramon, emprisonnés depuis plus de 12 ans pour défendre Cuba contre les actes terroristes orchestrés depuis la Floride, États-Unis.

Les assistants ont lu les déclarations des intellectuels cubains comme Miguel Barnet, Jésus Orta Ruiz et Silvio Rodriguez, qui ont défendu l´innocence des cinq patriotes cubains.

L´expo sera présentée aux 30 salles de télévision de la municipalité, en l´honneur du 10e anniversaire de ce programme de la Révolution.

Ces événements ont lieu également en préambule du Colloque VII pour la libération des Cinq Cubains, qui aura lieu en Novembre prochain dans la province de Holguin, avec la présence de centaines de délégués venus de plusieurs parties du monde en étroite solidarité avec les antiterroristes cubains.

Source : Radio Juvenil

 

www.ahora.cu


Le bonsaï cubain dans le Musée des Arts Décoratifs de La Havane

Durant les dernières années, lors de la seconde quinzaine du mois d´août, le Musée National des Arts Décoratifs de La Havane accueille des expositions de Bonsaïs qui attirent un public intéressé par cet art millénaire. L’expo-vente « Arte soy entre las artes » est une proposition du groupe des cultivateurs de Bonsaï Habana, fondé en mai 2002.

Le spécialiste de la collection d´art oriental du musée et promoteur de Bonsaï Habana, Yosvani Fornaris Garcell, nous approche des préceptes fondamentaux de l´origine du groupe, des caractéristiques des événements qui ont lieu tous les ans et il nous offre, avec ses profondes connaissances, des détails peu connus sur le monde passionnant de l´art du Bonsaï.

La nécessité de l´homme de communiquer avec la nature…

Depuis des temps immémoriaux on conte que les Chinois s’approchent des arbres dans les montagnes, étant donné la nécessité qu’à l´homme de communiquer et d´entrer en communion avec la nature comme un élément de plus et non comme un élément supérieur, une philosophie typique de la culture traditionnelle asiatique. Pendant les rudes hivers, l´homme a eu besoin d´apporter l´arbre à l´intérieur de sa maison et, nécessairement, de le miniaturiser.

Cette tradition est aussi très enracinée au Japon où l’on place le bonsaï dans les Tokonomas, des lieus de méditation du bouddhisme Zen. Ce lieu vital est conçu dans l´architecture domestique japonaise pour que les membres de la famille aient un moment de communion, de contact, d´échange spirituel avec des éléments de la nature comme est le bonsaï, avec des éléments d´art comme est le Kakemono, ce petit rouleau de papier accroché sur le mur pouvant contenir un texte – rappelons que les Japonais et les Chinois considèrent la calligraphie comme un art graphique –, un dessin ou une peinture, et un troisième élément, la roche Suseki qui, en général, ressemble aux montagnes ou possède une beauté abstraite ou une similitude avec un animal de la quotidienneté. Le bonsaï va trouver un espace très spécial dans le Tokonoma.

Le Bonsaï à Cuba

L´art du Bonsaï est arrivé dans notre pays grâce à la persistance d´un groupe d’amateurs qui, de façon autodidacte, ont commencé leurs pratiques et ont transmis leurs connaissances il y a plus de vingt-cinq ans.

Le président de Bonsaï Habana, Jorge Luís Guerra Pensado, appartient à la seconde génération qui s’est nourrie de l´expérience de ses prédécesseurs et qui a commencé à distribuer des cours qui sont la base de la fondation du Groupe, comptant actuellement 80 membres.

L´objectif fondamental du Groupe Bonsaï Habana est de diffuser et de développer l´art du Bonsaï à Cuba. C´est un art d´origine chinoise que les Japonais ont développé et que nous avons assumé avec professionnalisme depuis quelques décennies.

Le groupe propose deux cours par an, un en période estivale, l’autre en période hivernale. Ils sont offerts durant trois mois, avec la fréquence d’un cours par semaine. Chaque classe a une durée de trois heures. Pour compléter le cours il est indispensable d´assister aux treize conférences.

Les cours comprennent des classes théoriques et des ateliers pratiques où l’on partage des connaissances de botanique, d’esthétique, d’art, de culture et d’histoire, c´est-à-dire, les concepts de base. Ces matières complètent le fil central qu’est le thème du Bonsaï : comment créer et apprécier le bonsaï. L´arbre comme archétype de la société.

Il est important de souligner que, bien que le climat japonais soit tempéré et que le cubain soit tropical, la technique utilisée pour la culture et la conservation de l’arbre est la même pour toute, la différence réside dans les essences avec lesquelles on travaille. Un seul exemple, un pin au Japon et une coabilla de côte à Cuba.

Quand on considère un arbre comme un bonsaï…

Un grand nombre de personnes considèrent que tout arbre nain planté dans un pot à l’intérieur d’une maison est un bonsaï. C’est un concept erroné.

On obtient seulement des bonsaïs à partir d´arbres ou d´arbustes. Du point de vue scientifique on les qualifierait comme des végétaux possédant un tissu ligneux. Les bonsaïs sont créés à partir d’arbres ou d’arbustes ayant des petites feuilles, par exemple, le manguier ou le flamboyant ne sont pas utilisés car les feuilles sont trop grandes.

On considère aussi comme bonsaï un arbre ou un arbuste qui est modelé suivant certains styles, et il est fondamental qu´il soit planté dans un pot d´exposition de bonsaï. Alors, quand ces trois conditions sont remplies, nous sommes en face d’un véritable bonsaï, dans le cas contraire, nous préférons l´appeler prè-bonsaï.

Les bonsaïs sont aussi classés par catégories : par taille, jusqu’à 1,30 m et par styles, dont on considère onze styles de base tels que : l´erectus formel, l’erectus informel, la cascade, le parasol, le frappé par le vent, la plantation en groupe, la forêt, ou les paysages miniatures.

L’expo-vente « Arte soy entre las artes »

L’expo-vente « Arte soy entre las artes » est un événement qui a lieu les années impaires, où prennent part seulement les membres de Bonsaï Habana. L´objectif fondamental est de montrer au public les œuvres réalisées par le groupe des amateurs. Il est organisé par îlots où sont montrées les œuvres de chaque « bonsistas ». C´est-à-dire que ceux ayant un grand nombre de bonsaïs dessinent un îlot avec des cubes en bois. Ceux présentant seulement quelques exemplaires sont réunis sur une grande table centrale.

Le jour de la clôture de l´événement on accorde cinq distinctions afin de stimuler le travail des bonsistas du groupe. La direction du groupe accorde ces distinctions aux meilleures pièces, aux plus jolies, aux plus précises, aux pièces que le jury considère plus complètes.

L’événement reçoit entre 300 et 420 visiteurs par jour durant 5 jours. Le public non connaisseur est étonné pour le temps qu´il faut dédier à un bonsaï, basés sur l´idée populaire que le bonsaï doit attendre vingt ans pour obtenir un plein développement. Cela n´est pas faux mais cela n’est certain aussi.

Il est certain dans le sens que, sous un climat tempéré, les arbres tardent beaucoup plus à se développer, mais il est aussi certain que sous un climat tropical, avec des hautes températures constantes toute l´année, un pourcentage d´humidité relative très élevé et un grand volume de précipitations annuelles en comparaison avec le climat tempéré, fait que nos arbres se développent très rapidement.

Une des activités de l’expo-vente présentée avec un slogan  « On peut assister à la naissance d´un Bonsaï » aura lieu aujourd’hui à 10 heures. Elle consiste en un atelier où un groupe de cinq bonsistas modèle des arbres de sorte que le public puisse participer et apprécier in situ, une variété de travail sur les arbres avec diverses techniques. Cette activité est accompagnée, à 14 heures, d´une conférence qui sera offerte par l’investigatrice Mercedes Crespo, qui a été ambassadeur au Japon pendant onze ans, sur l´exposition des traditions culinaires japonaises comptant des objets provenant d´une collection privée montée spécialement pour cet événement dans un des salons du Musée des Arts Décoratifs.

La Biennale…

La Biennale Nationale « Bonsaï Habana » a lieu les années paires, c´est un événement où peuvent participer toutes les personnes ayant un bonsaï, approuvé par le jury d´admission, afin de concourir pour l’un des neuf prix accordés. Les membres de Bonsaï Habana et d´autres clubs de bonsaï du pays peuvent y prendre part. Cet événement propose un programme d’expositions, d´ateliers de modelage et des conférences qui abordent divers sujets comme : L’esthétique du bonsaï ; Les parasites des arbres, ou Les techniques horticulturales, parmi d’autres.

Un de nos objectifs est que la Biennale ait un caractère international. Obtenir que des spécialistes d´autres pays y prennent part car notre zone climatique offre de grands avantages quant au développement du bonsaï, afin de pouvoir partager, et aussi nourrir aussi nos connaissances, avec leurs pratiques.

Galerie: Le bonsaï cubain
http://on.fb.me/oKwe2s
Musée des Arts Décoratifs de La Havane
Album des photos d’Alain de Cullant

 

CUBARTE


Cuba rappelle Benny Moré: Le génie de notre musique populaire

Cienfuegos, Cuba (PL) – Cuba a rappelé Benny Moré, le plus notable de ses chanteurs de musique populaire, à l’occasion du 92ème anniversaire de sa naissance dans la ville de Santa Isabel de las Lajas, dans la province de Cienfuegos.

Comme toutes les ans à cette date, les habitants de son berceau natal, qu’il a immortalisé en l´appelant « mon cher endroit » dans l’une de ses anthologiques compositions, ont réalisé un pèlerinage depuis la place principale de la localité jusqu´à la tombe de l´artiste, déclarée Monument Nationale en novembre 2009.

Provenant des couches les plus humbles de la population cubaine, petit-fils d´esclaves africains, Bartolomé Maximiliano Moré (son véritable nom) s’est nourri de la culture de ses racines ethniques et des chansons paysannes de racine espagnole pour, avec un grand talent naturel, arriver au sommet de la musique populaire à Cuba.

Benny est décédé à l’âge de 43 ans, le 19 février 1963, mais il a laissé une œuvre monumentale qui le transcende dans le temps.

La ville de Cienfuegos et Santa Isabel de las Lajas dédient avec régularité les festivals internationaux de musique populaire qui portent le nom du bien nommé « Bárbaro del Ritmo » ou « Sonero Mayor ».

Depuis fin 2004, sur la principale voie piétonne de Cienfuegos, se trouve une statue de l´illustre artiste en bronze et grandeur nature, réalisée par le sculpteur José Villa Soberón, auteur en outre des sculptures de John Lennon, d’Ernest Hemingway et de Mère Teresa de Calcutta, parmi d´autres attractions culturelles et touristiques de la capitale cubaine.

 

PL


Le défi de filmer la bataille de Sumbe

Eduardo Moya (Sagua,1936) est un réalisateur de télévision de premier plan avec des oeuvres prestigieuses tels que Los comandos del silencio  et Algo más que soñar, et comme Stanley Kubrick, Sidney Lumet et Steven Spielberg a émigré du petit écran au grand format. Sumbe est son premier film.

Il a commencé à travailler à la télévision en 1965, à des programmes musicaux comme Mientras tanto (1967), dont le protagoniste était le troubadour Silvio Rodriguez et l’écrivain, Victor Casaus.

Moya appris son travail en faisant l’espace Aventuras (des séries pour des jeunes et enfants),  El cuento et Teatro en TV.  Son premier film, Sumbe, raconte l´odyssée de 176 Cubains qui ont combattu en Angola contre l´UNITA, les rebelles de l´Union National pour la Libération Totale de l´Angola.

Ce qui suit est une interview avec Cubanow.

–Comment est née l´idée de faire de Sumbe?

Omar (Gonzalez, président de l´ICAIC) savait que je suis un défenseur de l´histoire (en fait, mon travail se caractérise par cela) et m´a invité à faire Sumbe et bien sûr j´ai dit oui.

–Vous êtes un homme de télévision, quels étaient vos défis pour cette mission?

À la télévision, j´ai l’habitude de faire les choses à court délai et à un rythme plus rapide que celui du cinéma.

– Quelles ont été vos premiers pas?

J´ai pris contact avec les dirigeants politiques des Forces Armées Révolutionnaires (FAR, l’armée a Cuba) et cette entité, à son tour m´a mis en contact avec les acteurs principaux de la bataille de Sumbe, parmi eux le colonel Castillo, aujourd’hui à la retraite, qui a dirigé quelques-unes des multiples actions qui se sont produite sur la scène angolaise.

Castillo était à Sumbe en tant que consultant et a joué un rôle important, je l´ai donc choisi comme conseiller principal pour le film. Aussi, j´ai contacté le général de brigade Amels Escalante, qui avait mené des recherches sur Sumbe.

Après la lecture du livre d’Escalante, je me suis rendu compte du grand défi car je devais synthétiser de multiples événements qui ont eu lieu au même moment.

–Parlons-nous encore des défis?

Le problème était de refléter les odyssées de 176 personnes, ce défi m´a amené à étudier en profondeur toutes les situations et les versions qui se sont présentés et après j’ai crée les personnages qui ne sont pas identiques aux originaux.

L´autre obstacle était de montrer les actions parallèles de cinq à six situations par jour, parce que tous les participants n’étaient pas au même endroit.

On parle beaucoup du montage parallèle, mais ici c’était multi- parallèle, ce qui m´a forcé pour plus de clarté de l´histoire á utiliser des affiches sur l´écran qui précisent le temps, le lieu et le jour.

Un autre défi était de savoir comment le faire à Cuba l´environnement typiquement angolais de Sumbe, exigeant d´être assez précis. Cela nous obligeait á construire une immense église qui identifie la ville et, dans le même temps, nous a forcé à utiliser les plans moyens dans le discours filmique.

–C’était une montagne de défis. Quel a été le résultat?

Un film sur la guerre avec des caractéristiques spéciales. Nous avons eu un grand nombre d´acteurs dans des rôles importants, mais l´essentiel était montrer notre propre masse et celle de l´ennemi, fuyant tant que possible du manichéisme.

–Satisfait?

Je pense que les objectifs ont été atteints, les acteurs ont été à la hauteur et le même pour l´équipe technique. J´ai réussi à imprégner à toute l´équipe la dynamique et la façon de travailler de la télévision.

– Que a signifié pour vous le résultat final?

Je suis heureux parce que quand nous avons fait une projection du film à l´ambassadeur et à un général angolais, ce dernier s’est levé et a exclamé: " C´est l´histoire de Sumbe"

–Avait-il d’autres défis hors du film?

Un autre défi que devaient être pris en compte lors de la réalisation du film a été la situation politique de Angola aujourd´hui, où l´UNITA est une force politique après un processus ardu d´unité et de réconciliation. Par conséquent, le traitement de « l´ennemi » et de leurs méthodes de lutte a du être attentif, objectif et impartial.

Ils ont été les plus forts obstacles auxquels j´ai dû faire face et de résoudre le dilemme de "l´adjectif péjoratif" pour laisser de l´autre côté du théâtre de guerre «des hommes qui ont combattu pour la cause erronée ».

– Comment voyez-vous Sumbe en termes humains?

Ce film a été une expérience extraordinaire. De là mon admiration et respect pour des combattants internationalistes et des civils, une admiration et un respect qui se multiplient des millions de fois après le tournage. Je me suis dit « comme mon peuple est merveilleux. »

J´avais abordé le même sujet dans la série Algo más que soñar.

–Que signifie pour vous le cinéma de guerre?

Pour moi, aborder la guerre au cinéma est un paradoxe énorme, car je déteste la guerre et elle me suit de près tous les jours.

–Pourriez-vous nous parler d´autres aspects techniques?

La musique du film est de José Maria Vitier et il y a deux chansons essentielles de Silvio Rodríguez. La photo correspond à ma notion que la guerre n´est pas un spectacle. Le travail des acteurs est juste le nécessaire pour présenter de l´homme au quotidien à l´extrême, je veux dire l´être humain plutôt que l´homme, car il comprend les femmes.

Traduit par Jorge López Rodríguez

 

Cubanow


Un espace vital pour le hip hop cubain

La Havane, (PL) – Magie López, directrice de l´Agence Cubaine de Rap, a qualifié la septième édition du symposium de hip hop qui a siègé à La Havane comme un espace vital pour le développement des jeunes et des communautés.

Lors d’une déclaration à Prensa Latina, elle a signalé que le rendez-vous a révélé une plus grande maturité et une plus grande préparation des participants des quatre manifestations artistiques de la culture hip hop : rap, breakdance, DJ et graffiti.

Elle a souligné qu’une des ses activités essentielles, l´espace Expérience de vie, dont le programme réunit des activistes de Cuba, du Canada et d’Haïti, utilisent le hip hop comme un outil pour former les jeunes et renforcer un développement culturel dans les communautés : « Cette rencontre est un des piliers du Symposium car elle reçoit des créateurs et des activistes qui exposent des exemples pratiques de leurs actions pour sommer des jeunes aux projets ».

Magie López, qui est aussi membre de la bande Obsesión, un des groupes essentiels de ce mouvement dans l´île, a souligné les ateliers de genre, offerts par la psychologue Sandra Álvarez, comme une autre des principales actions : « Les débats suscités aident considérablement à démolir les stéréotypes machistes afin que les femmes aient un plus grand rôle dans le mouvement, avec un art dans lequel prévaut la règne la qualité ».

 

PL


Un journaliste canadien fait l’historique du terroriste contre Cuba

Buenos Aires, (RHC)) – Depuis l’administration de John Fitzgerald Kennedy jusqu’à celle de Ronald Reagan, les Etats-Unis ont encouragé des dizaines d’actes de terrorisme contre Cuba qui ont été enquêtés et compilés par le journaliste canadien Keith  Bolender.

Keith  Bolender, journaliste indépendant et membre du Congrès d’Amérique du Nord sur l’Amérique Latine –NACLA- a enquêté durant des années les attentats commis contre Cuba et il a eu des centaines d’entrevues avec les survivants et les proches de victimes

Les résultats de ses enquêtes sont contenus dans l’essai intitulé : « Objectif : renverser Cuba - Une histoire du terrorisme contre le gouvernement de Fidel Castro » publié récemment en espagnol par la maison d’édition Capital Intelectual d’Argentine.

L’essai a une introduction du scientifique étasunien Noam Chomsky, qui démontre, avec profusion de données, comment l’hostilité des administrations étasuniennes a commencé quelques mois après seulement le triomphe de la Révolution Cubaine.

Outre l’invasion échouée de la Baie des Cochons, Keith  Bolender a enquêté sur l’explosion du bateau français « La Coubre dans le port de La Havane à peine installée la Révolution ; la destruction en plein vol d’un avion cubain de passagers en 1976 qui a entraîné dans la mort les 73 personnes qui se trouvaient à bord et la vague de plasticages qui a pris pour cible plusieurs installations touristiques cubaines en 1997.

Keith  Bolender reproduit des déclarations d’un ex-agent de la CIA qui, en janvier 1977 a avoué au Washington Post, à Le Monde et à The Guardian avoir participé à une opération pour introduire la fièvre porcine africaine à Cuba au début des années 70.

Source: ANSA

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21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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