08/01/2013

CUBA: La Dolce Vita de Yoani Sanchez a Cuba

 
 
 
 
 
pour rétablir un peu les choses
 
-----Message d'origine-----
From: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr
Sent: Monday, December 31, 2012 6:12 PM
 
Subject: [CSP] Envoi groupé n° 2223
 
Aujourd'hui, 1 seul message :
 
Sujets abordés dans ce résumé :
 
1. La Dolce Vita de Yoani Sanchez a Cuba
    De : sierramaestra06
 
 
Message
________________________________________________________________________
1. La Dolce Vita de Yoani Sanchez a Cuba
    Envoyé par : "sierramaestra06" sierramaestra06@yahoo.fr sierramaestra06
    Date : Dimanche, 30. Décembre 2012 17:32
 
Contrairement à ce qu'elle affirme, la dissidente cubaine Yoani Sánchez mène
un train de vie inaccessible pour l'immense majorité des Cubains.
 
            A la lecture du blog de la dissidente cubaine Yoani Sánchez, on
ne peut s'empêcher de ressentir de l'empathie pour cette jeune femme qui
affiche ouvertement son opposition au gouvernement de La Havane. Elle y
décrit des scènes quotidiennes faites de privations et de pénuries de toute
sorte. « L'une des scènes récurrentes est de chercher des aliments et
d'autres produits de base à cause du manque d'approvisionnement chronique de
nos marchés », écrit-elle sur son blog Generación Y.[1]
            En fait, l'image que Yoani Sánchez présente d'elle-même – celle
d'une femme à l'aspect fragile luttant à la fois contre la toute puissance
étatique et les difficultés d'ordre matériel – est loin de correspondre à la
réalité. En effet, la figure de proue de la dissidence cubaine dispose d'un
niveau de vie que presque aucun autre Cubain de l'île ne peut se permettre.
 
Plus de 6 000 dollars de revenus mensuels
 
La Société interaméricaine de presse (SIP), qui regroupe les grands
conglomérats médiatiques privés du continent, a décidé de la nommer
vice-présidente régionale pour Cuba de la Commission de liberté de presse et
d'information[2]. Sánchez, d'habitude si prolixe sur son blog a gardé un
silence hermétique au sujet de sa nouvelle fonction. Il y a une raison à
cela : sa rémunération. L'opposante cubaine touche désormais un salaire de 6
000 dollars par mois net d'impôt. Il s'agit d'un revenu très confortable,
habituellement réservé aux cadres supérieurs dans les nations les plus
riches. L'importance du salaire est d'autant plus manifeste que Yoani
Sánchez réside dans un pays du Tiers-monde où l'Etat providence est présent
et où les prix de première nécessité sont fortement subventionnés.
A Cuba, il existe une double circulation monétaire : le CUC et le CUP. Le
CUC représente environ 0,80 dollar et 25 CUP. Ainsi, avec son salaire de la
SIP, Yoani Sánchez dispose d'un revenu équivalant à 4800 CUC ou à 120 000
CUP.
 
Le pouvoir d'achat de Yoani Sánchez
 
Evaluons à présent le pouvoir d'achat de la dissidente cubaine. Ainsi, avec
un tel salaire, Yoani Sánchez peut se payer, au choix,
            -300 000 tickets de bus,
            -6 000 trajets en taxi à travers toute La Havane[3],
            -60 000 places de cinéma,
            -24 000 places de théâtres,
            -6 000 livres neufs,
            -24 000 mois de loyer d'un appartement de type F3 à La
Havane[4],
            -120 000 verres de guarapo (jus de canne),
            -12 000 hamburgers,
            -12 000 pizzas,
            -9 600 bières,
            -17 142 paquets de cigarettes,
            -12 000 kilos de riz,
            -8 000 paquets de spaghettis,
            -10 000 kilos de sucre,
            - 24 000 glaces cinq boules,
            - 40 000 litres de yaourt,
            -5 000 kilos de haricots,
            -120 000 litres de lait (si elle a un enfant de moins de 7 ans),
            -120 000 cafés,
            -80 000 œufs,
            -60 000 kilos de poulet,
            -60 000 kilos de porc,
            -24 000 kilos de bananes,
            -12 000 kilos d'oranges,
            -12 000 kilos d'oignons,
            -20 000 kilos de tomates,
            -24 000  tubes de dentifrice,
            -24 000 plaquettes de savon,
                        -1 333 333 kilowatt/heure d'électricité[5]
                        -357 142 mètres cubes d'eau potable[6],
                        -1 090 910 mètres cubes de gaz[7],
                        -4 800 litres d'essence,
-un nombre illimité de visite chez le médecin, le dentiste,
l'ophtalmologiste ou tout autre spécialiste de la santé, puisque ces
services sont gratuits,
-un nombre illimité d'inscriptions à un cours de sport, de théâtre, de
musique ou autre, (également gratuits).
 
            Ces chiffres illustrent le véritable niveau de vie de Yoani
Sánchez et jettent une ombre sur la crédibilité de l'opposante cubaine. Au
salaire de 6 000 dollars octroyé par la SIP, il convient d'ajouter le revenu
que lui verse chaque mois le quotidien espagnol El País, dont elle est la
correspondante à Cuba, ainsi que les sommes récoltées depuis 2007. En effet,
en l'espace de quelques années, Sánchez a reçu de multiples distinctions,
toutes financièrement rémunérées. Au total, la bloggeuse a été rétribuée au
total à hauteur de 250 000 euros, soit 312 500 CUC ou 7 812 500 CUP,
c'est-à-dire une somme équivalant à plus de 20 années de salaire minimum
dans un pays tel que la France, cinquième puissance mondiale.
            La dissidente, qui a d'abord émigré en Suisse avant de choisir
de retourner à Cuba, a été assez sagace pour comprendre qu'en adoptant un
discours appelant à un changement de régime, elle satisferait de puissants
intérêts contraires au gouvernement et au système cubains. Ces derniers, à
leur tour, sauraient se montrer généreux à son égard et lui permettraient de
jouir de la dolce vita à Cuba.
 
[1] Yoani Sánchez, « Mayorista vs minorista », Generación Y, 5 juin 2012.
http://www.desdecuba.com/generaciony/ (site consulté le 26 juillet 2012).
[2] El Nuevo Herald, « Nombran a Yoani en Comisión de la SIP », 9 novembre
2012.
[3] De La Habana Vieja jusqu'à Playa.
[4] 85% des Cubains sont propriétaires de leur logement. Ce tarif est
uniquement réservé aux citoyens cubains de l'île.
[5] 0,09 CUP/ kilowatt/heure jusqu'à 100 kilowatt/heure.
[6] 0,35 CUP/m3.
[7] 0,11 CUP/m3.
 
 
 
 
 
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l'Université Paris
Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est Maître de conférences à l'Université de
la Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les
Etats-Unis.
Son dernier ouvrage s'intitule État de siège. Les sanctions économiques des
Etats-Unis contre Cuba, Paris, Éditions Estrella, 2011 (prologue de Wayne S.
Smith et préface de Paul Estrade).
Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr
 
 
 
 
 
 
 
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18:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/01/2013

C'était dans "SOLIDAIRE": Les États-Unis en faits et chiffres

 
 
Sent: Thursday, January 03, 2013 9:00 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: C'était dans "SOLIDAIRE": Les États-Unis en faits et chiffres C-
 

C'était dans "SOLIDAIRE": les États-Unis en faits et chiffres

 

Cet été, Björn Soenens, journaliste à la VRT, a publié un livre sur les États-Unis : Amerika, een biografie van dromen en bedrog (l’Amérique : une biographie de rêves et d’arnaques). Nous en avons ressorti quelques faits.

William Peynsaert

• 1 % de la population américaine détient un quart de toute la richesse. 46 millions d’Américains vivent officiellement sous le seuil de pauvreté. En Amérique, on estime que les programmes sociaux tuent l’esprit d’initiative des pauvres. L’élite doit avoir les coudées franches pour créer de l’emploi.

 The Darwin economy est le titre d’un livre de Robert H. Frank. Soenens écrit : « Selon l’étude de Frank, ce sont les pays avec la plus grande inégalité dans les revenus qui ont également la croissance économique la plus lente. Ce n’est pas ainsi qu’on reste une grande puissance. Mais c’est ainsi qu’on obtient une société amère, aigrie, haineuse, envieuse. En gros, entre 1945 et 1975, les États-Unis ont connu une égalité de revenus assez large et une bonne croissance. Depuis lors, le fossé des revenus s’est élargi d’année en année et la croissance a fortement diminué. »

• La dette fédérale totale des États-Unis s’élève à 15 300 milliards de dollars : soit 50 000 dollars par Américain. Chaque jour viennent s’y ajouter quatre milliards. La dette particulière totale des Américains est encore plus importante : près de 16 000 milliards de dollars.

• Un paradoxe capitaliste : des sans-logis avec un emploi. En 2009, 2,8 millions de familles ont dû quitter leur maison. Trois millions en 2010. Un autre million et demi en 2011. Et c’est loin d’être terminé.

• D’ici quelque temps, Ford Genk déménagera peut-être de l’Espagne vers un vrai pays à bas salaires : retour aux États-Unis ! En 2009, General Motors America a tout simplement réduit ses salaires horaires de moitié. De 28 à 14 dollars. Un ouvrier de GM gagne 35 000 dollars par an. Nettement moins que le revenu moyen de 50 000 dollars. En 1979, GM comptait encore 600 000 travailleurs. Mais 250 000 à peine en 2009.

• Les États-Unis : l’infrastructure d’un pays en voie de développement. En 1934, il fallait 13 heures pour aller de Chicago à Denver en train. Aujourd’hui, pour le même parcours, il faut 18 heures !

• L’Amérique a aussi son Electrabel. En 2019, General Electric faisait 14,2 milliards de dollars de bénef mais, grâce à des contournements de la législation fiscale, ne payait pas un cent d’impôt.

• Aux États-Unis, quand une situation est tordue, on aime la tordre encore plus. Soenens : « Le grand patron de Wal-Mart gagne 900 fois plus que le travailleur moyen. En Europe, un patron gagne au maximum 60 fois plus. »

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |