16/03/2014

CANADA: Nous saluons le legs des Internationalistes et le portons plus loin !

 
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51e anniversaire de la fondation des Internationalistes

Nous saluons le legs des Internationalistes
et le portons plus loin!


51e anniversaire de la fondation des Internationalistes
Nous saluons le legs des Internationalistes et le portons plus loin!
Étudions l'oeuvre des Internationalistes
La lutte idéologique: une condition nécessaire à la victoire


51e anniversaire de la fondation des Internationalistes

Nous saluons le legs des Internationalistes
et le portons plus loin!

Le 13 mars est le 51e anniversaire de la fondation des Internationalistes à l'Université de la Colombie-Britannique. Les Internationalistes furent l'organisation précurseurs du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) et le Parti a hérité de leur conception du monde et de leur méthode de travail dont un élément essentiel est de toujours rester au diapason avec les besoins du mouvement. La méthode de travail est basée sur la mobilisation du peuple pour qu'il participe aux prises de décision et à leur mise en application et sur le besoin de toujours contribuer activement à l'établissement de l'ordre du jour et à trouver ce qui favorise les intérêts du peuple dans une situation donnée. Hardial Bains, le fondateur des Internationalistes et ensuite du Parti, écrivait à ce sujet plusieurs années plus tard dans son livre Communisme 1945-1991 :


Hardial Bains

« Chaque époque possède les matériaux pour bâtir le nouveau, mais cette construction ne peut pas se faire de façon mécanique. La lutte entre le vieux et le nouveau, entre ce qui périclite et ce qui est en train de naître, éclate à chaque époque et les forces de classe prennent position d'un côté ou de l'autre. Les classes agissent d'une certaine façon en dépit de leur volonté. Pour que le capitalisme et l'impérialisme puissent continuer, les capitalistes et les impérialistes doivent voir à ce que la nouvelle classe, le prolétariat, et tous les exploités ne s'arment pas d'un centre de direction et de la conscience et organisation qui leur permettront de mettre fin à leurs systèmes qui causent tant de souffrances. Ils doivent proposer à la classe ouvrière des objectifs qui vont à l'encontre de ses intérêts sur le plan national et international. Le but qu'on a donné à la classe ouvrière et au peuple qui vivent sous les remparts de l'impérialisme, de rechercher la prospérité au détriment du bien-être des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, avec la polarisation de leur propre société entre riches et pauvres, et aux dépens de l'environnement naturel, a fait beaucoup de tort aux intérêts du peuple. La base de cette prospérité est la domination du monde, qui se fait en divisant le monde sur la base de l'anticommunisme. Cela a joué un rôle négatif et mené à la rétrogression. Cela continue de faire des ravages dans le mouvement ouvrier. Les gouvernements capitalistes et leurs agences officielles et non officielles consacrent beaucoup d'efforts à perpétuer la peur du communisme pour introduire dans le mouvement ouvrier une idéologie et une politique qui le paralysent. Le prolétariat, le bâtisseur du socialisme, et tous ceux qui travaillent, les intellectuels, les professionnels, les petits fermiers et pêcheurs, trappeurs et petits propriétaires d'entreprises et les opprimés, surtout les femmes et les jeunes, doivent sortir de ce cercle vicieux. Ils doivent défendre des positions politiques dans leurs propres intérêts et s'organiser en fonction de la condition objective de leur émancipation. Alors seulement pourront-ils bâtir la nouvelle société à notre époque. Cette société sera le fruit de la lutte politique pour le pouvoir, pour qu'ils puissent organiser toute la société dans la résolution des problèmes nationaux et internationaux auxquels eux et l'humanité sont confrontés.

« Donc pour réitérer, le travail politique est le point de départ de l'émancipation et le rôle de l'idéologie est de le servir. Ça ne marche pas dans le sens contraire. »

(Note de l'auteur, Communisme 1945-1991)

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Étudions l'oeuvre des Internationalistes


Hardial Bains devant la Maison internationale à l'Université
de la Colombie-Britannique en 1962. C'est là qu'a eu lieu
la réunion de fondation des Internationalistes le
13 mars 1963.

L'activité des Internationalistes entre 1963 et 1969 a permis d'établir la pensée, la ligne politique, les principes organisationnels et les méthodes de travail du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste), fondé le 31 mars 1970. En quoi consistait ce travail des Internationalistes ? Importe-t-il de l'étudier et d'en faire ressortir l'essence aujourd'hui ? Est-ce nécessaire pour le travail du PCC(M-L) à l'heure actuelle ?

Hardial Bains, qui fut le dirigeant national du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) depuis sa fondation jusqu'à son décès en 1997, fut aussi le fondateur des Internationalistes. Il a parlé de l'importance de l'oeuvre des Internationalistes lors d'un séminaire sur le sujet à Dublin en décembre 1995[1]. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il était important d'en discuter aujourd'hui, il a répondu qu'il n'est pas possible de consolider le travail du PCC(M-L) et de transformer le succès en victoire sans faire ressortir et saisir l'essence de ce qu'ont fait les Internationalistes et s'en servir comme guide.

La pensée théorique de Hardial Bains en 1963 était marxiste. Mais les Internationalistes ne furent pas une organisation marxiste à proprement parler avant 1968, année où les Internationalistes ont été établis en tant que mouvement marxiste-léniniste de la jeunesse et des étudiants en se donnant comme tâche principale de créer les conditions pour la fondation du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste). Mais peut-on dire que ce qu'ont fait les Internationalistes avant 1968 n'était pas marxiste ?

Lorsqu'on lui posé la question en 1995, Hardial Bains a tout de suite répondu: « Oui, ce travail était profondément marxiste. Sinon comment aurait-il été possible de mener à la réorganisation des Internationalistes sur une base marxiste-léniniste en 1968 ? »

L'oeuvre des Internationalistes doit être étudiée sérieusement pour plusieurs raisons. Beaucoup de personnes étaient mêlées à ce travail qu'on associe à Hardial Bains et il est essentiel de bien saisir la théorie et la pratique préconisées par Hardial Bains dans les années soixante.


Des milliers d'étudiants de l'Université de Colombie-Britannique manifestent contre les manoeuvres des États-Unis
durant la crise des missiles cubains, le 24 octobre 1962. Cette crise internationale au coeur de la Guerre froide et de
la division bipolaire du monde et la volonté des jeunes de prendre une position indépendante dans cette affaire
et d'autres questions internationales font partie des conditions qui ont donné naissance aux Internationalistes.

Il faut aussi et surtout savoir comment étudier l'oeuvre et l'époque des Internationalistes. L'étude doit-elle être menée par des militants de l'époque qui prépareront des communications sur différents thèmes sur une base volontaire, ou doit-elle être menée de façon professionnelle, en établissant un programme d'étude spécifique ?

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) a décidé d'entreprendre cette étude de façon professionnelle, même si au début cela veut dire commencer avec une ou deux personnes et des bénévoles pour les aider. C'est ainsi que fonctionne le Centre de ressources Hardial Bains. Il fonctionne de façon professionnelle et, surtout, il travaille à préserver les matériaux et à les mettre à la disposition de tous les intéressés. Tous ceux et celles qui sont intéressés à participer à ce travail sont priés de communiquer avec bureau@cpcml.ca.

Note

1. L'occasion était le 13e anniversaire de la fondation des Internationalistes d'Irlande au Collège Trinité à Dublin.

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La lutte idéologique:
une condition nécessaire à la victoire

Une des formes les plus violentes que prend l'offensive généralisée de la bourgeoisie contre la classe ouvrière est la forme idéologique, par laquelle elle tente de justifier l'injustifiable. Que devrait faire la classe ouvrière à ce sujet ? L'aiguisement de la lutte idéologique reflète l'aiguisement de la lutte de classe. En plus de justifier qu'il n'existe pas d'alternative à la crise autre que d'en rejeter le fardeau sur le dos du peuple, la bourgeoisie ne cesse de répéter l'absurdité qu'une « économie de libre marché » et le « multipartisme » sont non seulement les meilleurs systèmes, mais les préférés de tous les temps. Elle ne cesse de le répéter même si les faits la contredisent totalement.

Comment devrait-on combattre cette propagande ? Peut-on la combattre en prenant des faits de la vie réelle et en démontrant la fausseté de l'affirmation que l' « économie de libre marché » et « multipartisme » sont la réponse à la crise ? Agir ainsi serait inutile, car cela ne va pas au coeur du problème tel qu'il se pose pour la classe ouvrière. La classe ouvrière doit avoir son propre programme. Elle doit avoir sa propre conscience et sa propre organisation. Il est urgent de mener la lutte idéologique pour garantir la réalisation de ce programme également.

Les dénonciations économiques et politiques sont une bonne chose. Il faut les faire. Mais si la classe ouvrière n'a pas son propre programme, si elle ne mène pas la lutte idéologique pour le réaliser, peu importe combien de fois on répètera que le système bourgeois est la source de la crise, cela n'arrêtera pas la bourgeoisie de répéter que leur système est le meilleur au monde. Que doit-on faire alors ?

La classe ouvrière, tant à l'« Est » qu'à l'« Ouest » et dans le monde entier, est aux prises avec l'« économie de libre marché » et le « multipartisme ». Dans le domaine de l'économie, l'économie de libre marché prive les travailleurs de tous les moyens de production. Dans le domaine de la politique, le multipartisme prive les travailleurs du pouvoir politique. Comme dirigeante de la société basée sur le système capitaliste, la bourgeoisie ne permettra pas au programme de la classe ouvrière d'assumer la direction de l'économie. D'autre part, la classe ouvrière n'a d'autre choix que d'exercer sa propre direction sur la société, car c'est la seule issue à la crise.

Comment les travailleurs peuvent-ils établir leur direction sur la société et s'emparer des leviers du pouvoir économique et politique ? La classe ouvrière devra se battre pour son propre programme tout en poursuivant la dénonciation critique du programme de la bourgeoisie. Elle devra démontrer que si son programme est à la direction, cela résoudra la crise en faveur du peuple tandis que plus le programme de la bourgeoisie est appliqué, plus la crise s'aggrave. Il faut mener une lutte idéologique résolue en gardant cela à l'esprit, sur la base des considérations théoriques et idéologiques, c'est-à-dire des définitions modernes.

Comme point de départ, la classe ouvrière doit mener la lutte idéologique dans le but de convaincre toutes les sections de la société qu'il y a une alternative. Prise dans une impasse, la bourgeoisie se présente comme une force favorable à la réforme. Il existe deux types de réformes. D'un côté il y a la réforme néolibérale qui se consacre à renforcer l'emprise des monopoles sur toutes les ressources de la société et de la nation. Le but visé est d'éliminer les réclamations des travailleurs à la société et aux ressources.

De l'autre côté il y a le programme de réforme de la classe ouvrière. Les principes directeurs de ces réformes sont d'abord que la société doit reconnaître les réclamations de tous ses membres, puis que le système à la base de la société doit être transformé en conséquence et que le pouvoir politique doit reposer dans les mains du peuple pour qu'il puisse exercer un contrôle sur son existence. Le programme de la classe ouvrière repose principalement sur ces deux principes directeurs. La lutte idéologique à cet égard est cruciale. La classe ouvrière doit élever son propre niveau de conscience en réfutant les assertions des défenseurs des intérêts privés des monopoles qui se prétendent des partis politiques et en démontrant que l'essence de ces réformes, le fond du problème, est qu'elles sont antiouvrières. Cette lutte idéologique doit être menée aussi pour élaborer le programme pour changer la direction de l'économie et réaliser le renouveau démocratique du processus politique.

Souvent, on soulève le problème qui même avec un bon programme, s'il n'y a personne pour le faire connaître et que si les médias ne s'y intéressent pas, il n'a aucune chance de réussir. Cette interprétation du programme de la classe ouvrière n'est qu'une vérité partielle. La vérité complète est que tant que la classe ouvrière ne mène pas la lutte idéologique en sa faveur, elle demeurera vulnérable face à l'offensive idéologique de la bourgeoisie. Elle devra élaborer ses arguments et démontrer que les réformes néolibérales contribuent à l'aggravation de la crise au lieu de la soulager. Elle devra démontrer que ces réformes ne reposent pas sur l'enquête et ne sont pas guidées par la science sociale, mais bien par les intérêts privés des monopoles les plus puissants. Elle devra montrer que la diminution du revenu disponible de la classe ouvrière est mauvaise pour l'économie. La diminution des investissements dans l'éducation ou le fait de mettre les ressources à la disposition d'intérêts privés dans l'éducation exercera une pression énorme sur le revenu disponible, tout comme les coupures dans les soins de santé. Les compressions dans les programmes sociaux auront les mêmes conséquences. Une fois la classe ouvrière dépouillée, les réformes néolibérales favorisent la livraison privée des services d'éducation et de santé et des autres programmes sociaux à l'avantage des riches.

La classe ouvrière devra argumenter que la société doit accepter les réclamations de tous et créer une économie sur cette base. Elle devra trouver les arguments qui montrent que c'est ce qu'exige la libération des forces productives. La société ne peut se permettre de laisser la destruction massive des forces productives se poursuivre, avec toutes les conséquences désastreuses des crises périodiques. Les travailleurs devront expliquer que les conséquences désastreuses des crises économiques et des programmes privés dans les domaines social et spirituel mènent à la guerre et aux troubles sociaux.

La classe ouvrière doit pleinement expliquer que la société doit reconnaître la nécessité du changer la base économique, en particulier le contenu des rapports entre les personnes caractérisé par la concentration de la richesse d'une part et la concentration de la pauvreté de l'autre. La lutte idéologique a comme cible les champions des réformes néolibérales et doit éviter de se laisser berner par ces programmes qui en surface donnent l'impression d'apporter une solution aux problèmes alors qu'en fait ils relèguent la classe ouvrière à une position passive. La classe ouvrière devra combattre toute la propagande à l'effet que le gouvernement met des fonds publics à la disposition des grandes entreprises pour créer des emplois alors qu'en fait c'est pour maximiser le profit capitaliste.

Un des pièges tendus à la classe ouvrière est la question d'où viendra l'argent nécessaire à ces réformes en profondeur pour répondre aux réclamations de tous les membres de la société et placer le pouvoir politique entre les mains du peuple pour qu'il exerce un contrôle sur ses affaires. Il n'y a qu'une source de la richesse et c'est l'application du travail à la nature. La source de la richesse est la création de la plus-value. Autrement dit, la classe ouvrière devra exproprier les expropriateurs de la plus-value. Elle devra déclarer clairement que quiconque participe à l'économie à ses propres fins, sans se préoccuper du bien-être de la société ou de la classe ouvrière, ne mérite pas de sympathie.

En résumé, le but des communistes doit être de placer la classe ouvrière à la direction de la société. Un des ingrédients permanents pour atteindre ce but est la lutte idéologique.

(Une version de cet article est parue dans Le Marxiste-Léniniste du 29 avril 1994.)

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11:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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