30/06/2014

Puisse la récession aux Etats-Unis nous débarrasser de l’arrogan ce de Washington

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lundi 30 juin 2014 - 11h42
 
Puisse la récession aux Etats-Unis nous  débarrasser de l’arrogance de
Washington !
Bonne nouvelle, Paul Craig Roberts  est en forme !
Devant la nocivité et la dangerosité croissante de la  politique étrangère
américaine, la désaméricanisation du monde est devenue selon  lui l’urgence
absolue et elle passe par la dédollarisation de l’économie  mondiale qui
permettait jusqu’à présent à Washington de faire financer ses  guerres par les
pays étrangers. La Chine et la Russie, poussées par  l’agressivité des
états-unis dans le conflit ukrainien, ont engagé le  processus…
Le chiffre définitif de la croissance réelle du PIB des Etats-Unis  pour le
premier trimestre 2014 est tombé le 25 juin : pas de progression de  2,6%,
comme l’avaient prédit en janvier les économistes qui ne savent rien, mais 
une baisse du PIB de 2,9%.
Cette “croissance” négative de -2,9% est en  elle-même un euphémisme car, si l
’on obtient ce chiffre en déduisant l’inflation  du PIB nominal, la mesure
de l’inflation est minimisée. Durant les années  Clinton, la Commission
Boskin a truqué la mesure de l’inflation afin de tromper  les bénéficiaires de l
’aide sociale sur les ajustements indiciels. Quiconque  achète des
aliments, du carburant ou autre chose sait que l’inflation est  beaucoup plus élevée
que le chiffre officiel, et il se peut que la chute du PIB  au premier
trimestre soit trois fois supérieure au chiffre officiel. Néanmoins,  la
différence entre la prévision de janvier (+2,6%) et la récession à fin mars 
(-2,9%) est déjà importante.
Tout véritable économiste (c’est-à-dire qui  n’est pas rémunéré par Wall
Street, le gouvernement fédéral ou l’Establishment)  savait que cette
prévision de +2,6% était du pipeau. Les revenus des Américains  n’ont pas augmenté,
à l’exception de ceux des plus riches (le fameux 1% de la  population), et l
’unique croissance du crédit concerne les prêts aux étudiants,  alors que
tous ceux qui ne peuvent trouver un emploi se tournent à tort vers «  l’
éducation est la solution ».
Dans une économie basée sur la consommation,  l’absence de croissance des
revenus et du crédit signifie aucune croissance  économique. L’économie des
Etats-Unis ne peut pas croître parce que les grandes  entreprises, poussées
par Wall Street, ont délocalisé l’économie. Les produits  manufacturés
américains sont fabriqués à l’étranger.
Regardez les étiquettes  sur vos vêtements, vos chaussures, votre vaisselle
et vos casseroles, vos  ordinateurs, etc. ! Les emplois américains
qualifiés, comme dans l’ingénierie  informatique, ont été déplacés à l’étranger.
Une économie délocalisée n’est pas  une économie. Tout cela s’est déroulé à
la vue de tous, tandis que les comparses  grassement payés du libéralisme
déclaraient que les Américains étaient  bénéficiaires de ce système qui donnait
les emplois de la classe moyenne aux  Chinois ou aux Indiens.
Cela fait près de 20 ans que j’expose ces mensonges,  raison pour laquelle
je ne suis plus invité à m’exprimer dans les universités  américaines ou
devant les associations économiques américaines. Les économistes  adorent l’
argent qu’ils reçoivent pour mentir. Ils ne veulent surtout pas parmi  eux d’
une personne qui dit la vérité.
Une baisse officielle de 2,9% au  premier trimestre implique une baisse du
PIB pour le deuxième trimestre. Deux  baisses consécutives est la définition
d’une récession.
Imaginez les  conséquences d’une récession. Cela signifie que les années d’
assouplissement  quantitatif sans précédent n’ont pas réussi à ranimer l’
économie. Cela veut dire  que les années de déficits budgétaires keynésiens n’
ont pas réussi à ranimer  l’économie. Ni la politique budgétaire ni la
politique monétaire n’ont  marché.
Alors, qu’est-ce qui pourrait ranimer l’économie ? Rien, à part le  retour
forcé de l’économie que les grandes entreprises anti-américaines ont 
déménagée à l’étranger. Mais pour se faire, il faudrait un gouvernement 
crédible. Malheureusement, le gouvernement américain a perdu toute crédibilité. 
Depuis le deuxième mandat du régime de Clinton [1996], il n’en a  plus.
Aujourd’hui, personne dans le monde ne croit plus le gouvernement 
américain, à l’exception des Américains eux-mêmes, qui lisent et écoutent les « 
médias du courant dominants » et qui sont en état de mort cérébrale . La 
propagande de Washington règne sur les esprits des Américains, mais ne produit 
que railleries et mépris partout ailleurs. Puisse la récession aux Etats-Unis 
nous débarrasser de l’arrogance de Washington ! Les mauvaises perspectives 
économiques ont conduit les deux plus grands lobbies d’entreprises des 
Etats-Unis – la Chambre de commerce des Etats-Unis et la National Association
of  Manufacturers (ou ce qu’il en reste) à entrer en conflit avec la menace
du  régime d’Obama de nouvelles sanctions contre la Russie.
Selon Bloomberg News,  à partir du 26 juin, ces groupements d’entreprises
publieront des publicités  dans le New York Times, le Wall Street Journal et
le Washington Post s’opposant  à de nouvelles sanctions contre la Russie.
Les associations d’entreprises  américaines disent que ces sanctions nuiront à
leurs profits et entraîneront de  nouveaux licenciements.
Donc, les deux plus grandes associations  d’entreprises des Etats-Unis,
sources importantes de financement pour les  campagnes électorales, ont
finalement ajouté leurs voix à celles des entreprises  allemandes, françaises et
italiennes.
Tout le monde, à part le peuple  américain dont le cerveau a été lavé, sait
que cette « crise en Ukraine » est  entièrement l’œuvre de Washington. Les
entreprises américaines et européennes  demandent : « Pourquoi nos profits
et nos employés devraient-ils encaisser les  coups au nom de la propagande
de Washington contre la Russie ? »
Obama n’a  aucune réponse. Peut-être ses raclures néoconservatrices de
Victoria Nuland,  Samantha Powers et Susan Rice peuvent-elles trouver une
réponse ? Obama peut se  tourner vers le New York Times, le Washington Post, le
Wall Street Journal et le  Weekly Standard pour expliquer pourquoi des
millions d’Américains et d’Européens  devraient souffrir afin que le vol de l’
Ukraine par Washington ne soit pas  compromis.
Les mensonges de Washington rattrapent Obama. Angela Merkel, la 
Chancelière allemande, a beau être la putain absolue de Washington, l’industrie 
allemande dit à la pute de Washington que leurs affaires avec la Russie leur 
importent plus que de souffrir pour le compte de l’empire washingtonien. Les 
chefs d’entreprises français demandent à François Hollande ce qu’il propose
de  faire de leurs employés au chômage s’il suit Washington. Les entreprises
italiennes rappellent à leur gouvernement, dans la mesure où l’Italie en a
encore un, que ces rustres d’Américains n’ont aucun goût et que les
sanctions  contre la Russie signifient un coup dur porté au secteur économique le
plus  reconnu d’Italie – ses produits de grand luxe.
Le désaccord avec Washington  et les deux grands dirigeants fantoches de l’
Europe se creuse.
Le dernier  sondage en Allemagne révèle que les trois-quarts de la
population allemande  rejettent les bases permanentes de l’Otan en Pologne et dans
les Etats baltes.  L’ancienne Tchécoslovaquie, la Slovaquie et la République
Tchèque, bien qu’Etats  membres de l’Otan, ont rejeté l’installation de
troupes et de bases américaines  et de l’Otan sur leurs territoires.
Dernièrement, un ministre allemand a déclaré  que pour plaire à Washington, il fallait
lui faire une pipe à l’œil et ne rien  attendre en retour.
Les pressions qu’exercent les crétins de Washington sur  l’Otan pourraient
faire voler l’organisation en éclats. Prions pour que cela se  produise ! L’
excuse de l’Otan pour justifier son existence a disparue avec  l’
effondrement de l’Union soviétique, il y a 23 ans. Pourtant, Washington a  accru la
présence de l’Otan bien au delà des frontières de l’Organisation du  Traité
de l’Atlantique Nord. A présent, l’Otan s’étend de la Baltique à l’Asie 
Centrale.
Afin de justifier la poursuite des opérations coûteuses de l’Otan, 
Washington a dû se fabriquer un ennemi avec la Russie.
La Russie n’a aucune  intention d’être l’ennemie de Washington ou de l’
Otan et l’a bien fait savoir.  Mais le complexe militaro-sécuritaire de
Washington, qui absorbe environ 1.000  milliards de dollars par an de l’argent des
contribuables en difficulté, a  besoin d’une justification pour maintenir
le flux de ses  profits.
Malheureusement, les imbéciles à Washington ont choisi un ennemi 
dangereux. La Russie est une puissance nucléaire, un pays aux vastes dimensions  et
qui dispose d’une alliance stratégique avec la Chine.
Seul un gouvernement  submergé d’arrogance et d’hubris, dirigé par des
psychopathes et des  sociopathes, choisirait un tel ennemi.
Le président russe, Vladimir Poutine,  a fait remarquer à l’Europe que la
politique de Washington au Proche-Orient et  en Libye est non seulement un
échec complet mais qu’elle a également des  retombées dévastatrices pour l’
Europe et la Russie. Les fous à Washington ont  renversé les gouvernements qui
réprimaient les Djihadistes. A présent, les  Djihadistes violents sont
lâchés. Au Proche-Orient, ils sont à l’œuvre pour  redessiner les frontières
artificielles établies par les Anglais et les Français  dans le sillage de la
Première Guerre mondiale.
L’Europe, la Russie et la  Chine ont des populations musulmanes et ont des
raisons de s’inquiéter,  maintenant que la violence libérée par Washington
pourrait apporter la  déstabilisation de régions entières d’Europe, de Russie
et de  Chine.
Personne, nulle part dans le monde, n’a de raison d’aimer Washington. 
Personne ! Et encore moins les Américains qui sont saignés à blanc afin que 
Washington puisse faire étalage de sa force militaire sur toute la planète. La
cote de popularité d’Obama est à un lamentable 41% et personne ne veut qu’
Obama  reste à son poste une fois son second mandat terminé. En contraste,
les  deux-tiers de la population russe veulent que Poutine reste président
après  2018.
En mars, l’agence de sondages Public Opinion Research Center a publié  un
rapport montrant que la cote de popularité de Poutine se maintenait à 76% 
malgré l’agitation fomentée contre lui par les ONG russes financées par les 
Etats-Unis – des centaines d’institutions de la cinquième colonne que
Washington  a établies durant les deux dernières décennies.
En plus des problèmes  politiques des Etats-Unis, le dollar américain a du
souci à se faire. Le dollar  est maintenu à flot par des marchés financiers
manipulés et la pression que  Washington exerce sur ses vassaux. Ils doivent
faire tourner leurs propres  planches à billet afin de soutenir la valeur
de la devise américaine en achetant  des dollars. Pour maintenir le dollar à
flot, une grande partie du monde  connaîtra l’inflation monétaire. Lorsque
les gens finiront par piger et se  rueront sur l’or, ils s’apercevront que
les Chinois ont tout pris.
Sergueï  Glazyev, un conseiller de Poutine, a dit au président russe que
seule une  alliance contre le dollar pour qu’il s’effondre pourrait arrêter l’
agression de  Washington. C’est mon opinion depuis longtemps. Il ne peut y
avoir de paix tant  que Washington peut créer à volonté de la monnaie pour
financer plus de  guerres.
Ainsi que le gouvernement chinois l’a déclaré, il est temps de « 
désaméricaniser le monde ». Le pouvoir à Washington a totalement déçu, ne  produisant
rien d’autre que des mensonges, de la violence, de la mort et la  promesse
de plus de violence. Les Etats-Unis d’Amérique n’ont d’exceptionnel que  le
fait que Washington a, sans aucun remords, détruit en tout ou partie sept 
pays depuis le début du 21ème siècle. A moins que le pouvoir à Washington ne
soit remplacé par des dirigeants plus humains, le vie sur terre n’a aucun 
avenir.
 
Paul Craig Roberts a été vice-ministre des Finances sous Reagan, il a été 
chroniqueur et rédacteur en chef au Wall Street Journal.

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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