26/03/2015

Un Cubain raconte la vie quotidienne à Cuba..

Mais c’ est évident qu’ il faut mettre en rapport salaire perçu, coût de la vie, pouvoir d’ achat et avantages sociaux perçus, pour pouvoir établir des comparaisons, ...
RoRo
 
Sent: Thursday, March 26, 2015 4:53 PM
 
Subject: Un Cubain raconte la vie quotidienne à Cuba..
 
Une vérité relative ...
Lorsque les médias internationaux disent qu’un travailleur professionnel à Cuba gagne 20 dollars par mois, ils disent la vérité.
Mais c’est une vérité relative.
Il est évident qu’il est difficile de s’en sortir avec cette somme, à la limite d’une pauvreté extrême. Les institutions internationales, en rien sympathisantes du système instauré dans notre île, l’affirment : Cuba est un des pays d’Amérique latine où les effets de l’extrême pauvreté sont le moins visibles. De fait, l’indice de développement humain (de Cuba) est un des plus élevé de la région.
Pourtant, le salaire moyen est de toute évidence un des plus bas du continent, probablement le plus bas. Comment expliquer cette apparente contradiction ? Simplement, la majorité de la population dépend (où pour le moins profite) des subventions et aides de l’état.
Personne n’affirme qu’il s’agit là d’une situation idéale (et ce serait une bêtise de le faire). Mais il est certain que grâce à ces dispositions, il a été possible de réduire les graves coûts sociaux de la crise économique dont a souffert le pays. Quoiqu’en disent les adversaires de notre système, à Cuba, personne ne meurt de faim, pas même ceux qui ne gagnent presque rien. Ce qui ne signifie pas que les gens satisfassent à toutes leurs aspirations économiques et de bien- être (Mais ceci est un autre thème).
Les règles du jeu sont claires : il n’est pas possible de mesurer le pouvoir d’achat des cubains vivant à Cuba avec des outils applicables à d’autres entités et réalités économiques.
Voyons donc.
Une des conquêtes de la Révolution, un de ses principaux étendards, est de pouvoir compter sur des systèmes de santé et d’éducation absolument gratuits. Les chiffres ne mentent pas, les statistiques de ces secteurs d’activité situent Cuba en tête de tout l’Amérique latine. (NdXarlo: et largement devant beaucoup de pays dits développés!)
Affirmer que l’éducation et la santé dans l’Ile sont dans leur meilleur période serait pour le moins innocent ou pure démagogie. Il est certain que la crise a aussi impacté ces secteurs. Ainsi, bien qu’il puisse être quelquefois difficile de trouver des suppléments vitaminés dans une pharmacie, ou que l’on puisse trouver que certains hôpitaux soient sales, il est certain cependant que si un malade nécessite une transplantation de coeur, il l’obtiendra sans avoir à payer un peso !
De même le niveau de nos enseignants n’est plus celui qui existait il y a 30 ans, mais un jeune sera diplômé de l’université (dûment contrôlé), sans avoir à débourser de grandes quantités d’argent.
Mais pouvoir compter sur des systèmes publics de santé et d’éducation gratuits et universels, n’est pas, d’évidence, le seul avantage dont bénéficient tous les cubains. Et la nourriture qu’il faut payer, et les transports, et l’électricité, le gaz ...? Tous ces secteurs sont en bonne partie subventionnés par l’Etat, de façon que leurs prix soient relativement bas.
Avec la carte de rationnement (livret de ravitaillement), chaque citoyen reçoit une quantité déterminée de marchandises pour un prix quasi symbolique. Cette quote-part ne résout pas tous les problèmes pour un mois, mais elle aide considérablement. Les transports publics dans les villes sont très peu chers. Un aller dans le bus coûte 0,40 peso de monnaie nationale c’est à dire 2 centimes de dollar*. Même si le service, surtout aux heures de grande affluence , est insuffisant. Beaucoup (ceux qui peuvent) préfèrent prendre un taxi collectif appelé "almendrones" qui coûte entre 10 et 20 pesos en monnaie nationale, soit à peine de 0,5 à 1 dollar. Les prix de l’électricité et du gaz sont également modiques. Moi, par exemple, je vis dans un appartement avec réfrigérateur, ventilateurs, chauffe-eau, autocuiseur électrique, téléviseur, micro ordinateur, radio, et autres articles électriques... jamais je ne paie plus de 12 pesos par mois, soit la moitié d’un dollar.
A ceci s’ajoute que la majorité des cubains ne paie pas de loyer pour se loger. Ceci ne signifie pas que la situation immobilière est bonne : plusieurs génération d’une même famille doivent vivre quelquefois dans une petite maison. Les locations sont réservées à ceux qui entrent dans un emploi d’état.
Il est un peu plus difficile pour ceux qui reçoivent les salaires d’état, d’acheter des vêtements ou des chaussures dans les réseaux de magasins en devises (cuc), les prix y étant élevés.
Certains profitent des possibilités offertes dans les centres de travail (uniformes et chaussures), et d’autres utilisent les magasins de vêtement recyclés.
Il existe une partie de la population qui est plus vulnérable : les personnes âgées, et les sans familles. Pour eux ont été ouverts des restaurants de prix très très bas et ils reçoivent une attention sociale personnalisée. Il est certain que se sont eux qui ont été les plus affectés par la crise. Au cours des dernières années, particulièrement dans les grandes villes, on a pu noter un phénomène qu’il y a 30 ans était inconcevable : certains personnes âgées demande l’aumône dans la rue.
Personne ne dit que tout est facile, ou qu’il s’agit d’une bonne vie.
Une bonne part des cubains s’arrange pour augmenter leurs revenus, (certains de manière légale, d’autres en frisant le délit, et une minorité en usant de délinquance).
Mais augmenter le pouvoir d’achat, le niveau de vie, c’est une aspiration (et une demande) des travailleurs citoyens, bien que tous ne sont pas motivés pour travailler. Les prochaines années seront cruciales. Les gens ont besoin de certitudes.
Yuris Nôrido est journaliste dans des médias officiels comme le journal "Trabajadores" et le site digital "CubaSi".
Membre du parti communiste de Cuba, "parce que confiante en ce qu’il peut être le moteur des changements nécessaires pour ce pays" *
note du traducteur :
Ceci signifie qu’avec un salaire moyen de 20 dollars, un cubain peut payer 2000 allers en bus. A titre d’illustration, un aller en bus à Lyon coûte, par carnet de 10, 1,50 euro, soit 2 dollars, multiplié par 2000, correspond à un salaire de 4000 dollars mensuels....pas si mal...
Autre remarque : comparez le prix de deux pesos pour aller au cinéma à cuba, soit environ, sur la base de 9 euros la place en France, 270 FOIS MOINS CHER. Autrement dit, avec le prix d’une place au cinéma en France, on va 270 fois au ciné à Cuba....pas si mal...
Source : Cuba coopération
Un article de YURIS NÖRIDO Pour la BBC Monde
Traduction : Daniel Maury, France-Cuba Lyon
 

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- "La langue régionale exclut l'étranger, elle fonctionne en cheval de Troie de la xénophobie " (Michel Onfray)
- "Merde à Michel Onfray" (Xarlo)
 

20:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

LML 25 mars: Des intérêts privés dictent la politique d'État en matière de sécurité

 
 
Sent: Thursday, March 26, 2015 2:06 AM
 
Subject: LML 25 mars: Des intérêts privés dictent la politique d'État en matière de sécurité
 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 14 - 25 mars 2015

Projet de loi C-51, Loi antiterroriste de 2015
Des intérêts privés dictent la politique d'État en matière de sécurité


Journée d'action contre le projet de loi C-51 le 14 mars 2015

Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
Blâmons les riches et non le peuple pour le racisme et les attaques racistes
Non à toute atteinte au droit d'être -- il faut s'opposer résolument
à l'incitation à l'islamophobie de Harper

«Le Canada, une terre d'accueil» et l'hypocrisie du gouvernement
- Charles Boylan -


Les relations Canada-États-Unis
Le gouvernement Harper signe en secret un nouvel accord annexionniste
- Enver Villamizar -

L'ALÉNA impose le droit de monopole au détriment du droit public
- K.C. Adams -


La motion du gouvernement Harper visant à
«prolonger et élargir» la mission canadienne en Irak

«La lutte contre le terrorisme» - un prétexte pour appuyer l'agression des États-Unis contre la Syrie et l'Irak
- Louis Lang -


Quatrième anniversaire de la guerre de l'OTAN contre la Libye
Un crime de proportions épiques qui montre la nécessité
d'un gouvernement antiguerre au Canada

La duperie du gouvernement sur la démocratie et les droits humains
Ce que l'impérialisme a détruit et créé

Naufrage du traversier Sewol en Corée du Sud
Des parents éplorés se tournent vers les Canadiens
dans leur lutte pour la justice


France: la loi antiterroriste fait sa première victime
Mise en coupe réglée d'Internet
- Nicolas Bourgoin -


39e anniversaire de la Journée de la Terre en Palestine
Vive le peuple palestinien et sa résistance inébranlable!
Non à la terreur d'État sioniste!

Le gouvernement Netanyahu s'enfonce toujours plus dans la criminalité
La Palestine se joint à la Cour pénale internationale
Chantage économique sioniste
Intensification du vol des terres palestiniennes
La Commission indépendante d'enquête de l'ONU sur le conflit
à Gaza en 2014 poursuit son travail

Supplément sur le Venezuela
Appui international au Venezuela bolivarien
Position sans équivoque à la défense des gouvernements
du Venezuela, de l'Argentine et du Brésil

Le Venezuela dénonce l'ingérence et l'agression
répétée des États-Unis d'Amérique

- Déclaration de l'ambassade du Venezuela au Canada -
Une motion du Sénat canadien donne un appui de facto
à la déstabilisation au Venezuela

Lettre du président Maduro au peuple des États-Unis:
le Venezuela n'est pas une menace!

Le Venezuela débute des exercices de défense nationale


Pour toute information ou communication concernant la liste d'envoi, prière d'écrire à lml@cpcml.ca
 
 

08:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/03/2015

SOUTIEN DE L’ONU AU VENEZUELA !

par Association France/Cuba 87
 
transmis par Joannès

Nous sommes tous concernés.


SOUTIEN DE L’ ’ONU AU VENEZUELA ! 


dimanche 15 mars 2015 -

Devant une telle avalanche mondiale de désaveux OBAMA marionnette de l’impérialisme va se voir épinglé comme RIDICULE ! La Révolution Bolivarienne avec le soutien du Peuple sortira renforcée dans sa lutte pour le Socialisme ! Et par sa démonstration de la supériorité du Socialisme sur l’’odieux régime capitaliste !

LE Venezuela RECOIT LE SOUTIEN DE L’ONU TeleSUR

L’’ambassadeur du Venezuela devant l’’ONU à Genève, Jorge Valero, a mis en question ce vendredi, l’’imposition de mesures coercitives unilatérales en tant que mécanisme de pressions politique ou économique, un fait qui viole les principes de la Charte des Nations Unies. Valero a informé que le Conseil des Droits de l’’Homme de l’ONU, pendant un débat général (28° session ordinaire) qui a eu lieu ce vendredi à Genève, a condamné l’’effet négatif de ces mesures sur la jouissance des droits de l’homme, y compris du droit au développement. En outre, il a ajouté que les Etats-Unis sont appelés instamment par cet organisme à les abolir. Parmi les groupes régionaux qui ont exprimé leur condamnation du décret d’’ingérence de Valero se trouvent la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC), le Marché Commun du Sud (MERCOSUR) et l’’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA). L’’ambassadrice de l’’Equateur devant l’’ONU à Genève, María Fernanda Espinosa, a pris la parole au nom de la CELAC, l’’ambassadrice du Brésil, Regina María Cordeiro, au nom du MERCOSUR et l’’ambassadrice de Bolivie, Angélica Navarro, au nom de l’ALBA. Il a dénoncé le fait qu’en décembre 2014, le Gouvernement des Etats-Unis a approuvé une loi de sanctions unilatérales, en violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, en assurant que le président nord-américain, Barack Obama, a élargi ces mesures illégalement en utilisant agressivement l’’excuse des Droits de l’’Homme. Il a ajouté que le monde a été surpris par la déclaration farfelue "d’’urgence nationale" faite par le gouvernement étasunien qui considère le Venezuela comme "une menace inhabituelle et extraordinaire pour al sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis". L’’ambassadeur vénézuélien a souligné que le gouvernement d’’Obama "prétend déformer la direction humaniste et justicière de la Révolution Bolivarienne et intimider les gouvernements qui ne se soumettent pas à leurs desseins". Lors de cette rencontre, il a remercié les groupes et les mécanismes d’’intégration régionale, les alliances des pays du Sud et les pays amis du Venezuela qui se sont prononcées contre ces mesures de déstabilisation, concluant que le Gouvernement vénézuélien "exige que le président Barack Obama abroge le décret interventioniste approuvé". A ce débat étaient présents des représentants de la CELAC, en plus de l’’ambassadrice de Cuba, Anayansi Rodríguez, et les délégations de Russie, de Chine, de Syrie, de Bielorussie et de Corée du Nord qui ont manifesté leur condamnation de ces mesures, haussant la voix en un solide soutien envers le Venezuela.

(source : CUBA SI FRANCE Provence)

09:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/03/2015

Bulletin CUBART

 
 
Sent: Friday, March 6, 2015 8:38 PM
 
Subject: [cubaculture] Bulletin CUBART
 
Le Bulletin Cubart est un résumé hebdomadaire du Portail de la culture cubaine. Dans ces pages vous trouverez les plus transcendantaux événements culturels du pays et leurs reflets dans le monde, ainsi que des espaces d'opinion sur les thèmes qui aujourd'hui préoccupent les intellectuels du monde.

À Cuba

La Maison Victor Hugo fête son 10e anniversaire

Par Martiza Mariana Rodriguez CUBARTE 05.03.2015

La percussion revient au centre de la scène avec la Fête du Tambour

Par Yeneily García García CUBARTE 05.03.2015

Un hommage à Leo Brouwer et Frank Fernandez à Santa Clara

Par Mairyn Arteaga Díaz AIN 04.03.2015

L'heure du documentaire à Cuba

Par Diana Ferreiro Granma 06.03.2015

Luisa Campuzano Sentí : Prix National de Recherche Culturelle

Par María Carla Gárciga Rodríguez CUBARTE 02.03.2015

Lettres de Cuba : Mars 2015

Par Martha Sarabia Romero CUBARTE 01.03.2015

Cuba dans le monde

Les arts visuels de Cuba en Corse

Par Virginia Alberdi Granma 05.03.2015

Bravo pour Bravo

Par Martin Hacthoun PL 06.03.2015

Le cinéma cubain à Guadalajara

Par Cubacine 02.03.2015

Le Portal Cubarte vous suggère

Hugo Chávez sur le chemin bolivarien

Par Pedro Pablo Rodríguez CUBARTE 05.03.2015

El Ingenio une fois de plus avec nous

Par Fernando Martínez Heredia CUBARTE 28.02.2015

À Cuba

La Maison Victor Hugo fête son 10e anniversaire

Par Martiza Mariana Rodriguez CUBARTE 05.03.2015

La Maison Victor Hugo, dont son but est la promotion de la culture française et francophone à Cuba et ayant réalisée un travail louable et un projet socioculturel soutenu, fêtera son 10e anniversaire.

Lors d’une conférence de presse, Lismary del Prado, directrice de l’institution du Bureau de l'Historien de La Havane, s’est référée aux activités culturelles programmées pour la célébration, qui commencera avec l’exposition « Les châteaux français à La Havane », aujourd’hui à 15 heures, laquelle comptera des photographies de certaines des plus importantes forteresses de France.

Ces pièces font partie de la collection personnelle de Juan Gualberto Gómez, conservée dans l'institution qui rend hommage à cette personnalité de l'histoire de Cuba. Ce même jour il y aura une conférence sur Juan Gualberto et ses débuts comme journaliste en France.

Le 6 mars, l'espace Café Molière accueillera la rencontre « Les musées et les maisons littéraires dédiés à Victor Hugo », qui révèlera au public d’illustre personnalités de la littérature classique française et d'autres plus contemporaines du monde francophone.

Le 16 mars à 14 heures, date de l’anniversaire de l'institution, il y aura le présentation de la bande dessinée Victor Hugo, du caricaturiste Bernard Swysen, dans laquelle apparaît la Maison havanaise comme l'un des centres promouvant l'écrivain et de la culture française à Cuba. La bande dessinée montre également d'autres sites où un hommage est rendu au grand écrivain.

Le 17 à 14 heures, aura lieu la conférence « Juan Gualberto Gómez en France, ses débuts comme journaliste », à la charge de Leisbel Cespón, spécialiste principale de la Maison Juan Gualberto Gómez, et Mercedes Ibarra, l’arrière-petite-fille du patriote. Le 20 mars à 14 heures, à l'occasion de la Journée Internationale de la Francophonie, il y aura l'Atelier des Régions Francophones, avec la présentation de Midi Pyrénées, à la charge de Chantal Costerousse, une collaboratrice française.

D'autre part, avec le motif de la naissance de Victor Hugo (26 février 1802) et à l'occasion de la première décennie de la Maison, le public peut apprécier, jusqu'au 31 mars, l’exposition « Victor Hugo, grand peintre », comprenant des livres illustrés avec certains des dessins de celui qui est considéré comme l'un des auteurs les plus importants en langue française.

Les propositions culturelles s'étendront au-delà du mois de mars, couvrant presque toute l'année. Le 21 juin il y aura la Fête de la Musique, quand commence le solstice d'été et en France – les professionnels ou non – sortent dans les rues pour jouer de la musique.

La « Semaine de la Révolution Française » arrivera en juillet avec diverses actions culturelles se référant à cet événement et, en novembre, la Maison Victor Hugo s'unira aux propositions à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de La Havane.

Lismary del Prado a informé les journalistes que le logo de l'institution a changé, afin de donner un peu plus de mobilité à son image, et elle a rappelé également le 20e anniversaire l'Association Cuba Coopération France, laquelle a fourni un appui financier et culturel au bâtiment bien avant son ouverture.

Elle a aussi annoncé la convocation au prix « Maison Victor Hugo 2015 » afin d'encourager les contacts entre les nations et leurs cultures. Les essais ayant comme thème « La considération de l’homme, la promotion et la protection de l'homme sont des valeurs essentielles communes aux cultures cubaine et française » seront en concours lors de cette édition.

Les travaux de restauration de la Maison Victor Hugo, située au nº 311 de la rue O'Reilly, ont eu lieu entre les années 2002 et 2003, réalisés par le Bureau de l'Historien de La Havane (OHCH), en collaboration avec l'Association Cuba Coopération France.

L'institution promeut la culture française à La Havane au moyen d’un projet impliquant la communauté. L'institution compte une bibliothèque, des salles de conférences et d’expositions, des salles de classe dédiées à l'enseignement de la langue française et un salon de projection.

 

 

 


La Havane - Guillermo Vilar Álvarez, plus connu sous le nom de « Guille » Vilar, est le lauréat du Prix de Journalisme Culturel « José Antonio Fernández de Castro » 2014, a annoncé le Ministère de la Culture.

Fondateur du programme A Capella, promoteur, réalisateur, scénariste, critique musical et mélomane accompli, Guille reçoit le Prix pour « son important travail quant à la promotion de la culture cubaine par le biais des différents moyens de communication ».

Le jury, présidé par la journaliste Magda Resik et composé de personnalités reconnues dans les éditions précédentes du Prix, a valorisé la longue carrière journalistique de Vilar et son dévouement à la diffusion et l'analyse critique de la musique nationale et étrangère dans la presse, à la radio et à la télévision.

Né à La Havane le 8 janvier 1951, Guille Vilar a reçu son diplôme d’Histoire de l'Art de l’Université de La Havane en 1976 et, depuis cette date, il a dirigé des programmes tels que Juventud 2000, A Capella, Onda Retro ou Música del Mundo et il a collaboré à des publications telles que Caimán Barbudo, Cubarte et La Jiribilla.

Il est actuellement directeur artistique du Centre Culturel « Submarino Amarillo » et il a reçu, parmi d’autres honneurs, la Distinction pour la Culture Nationale en 1994, le prix Espiral Eterna 2011 du Bureau Leo Brouwer, le prix Cubadisco 2012 et le Micrófono de la Radio en 2000.

Le Prix de Journalisme Culturel « José Antonio Fernández de Castro » a été créé en 1999 dans le but de reconnaître l'accomplissement de l'un des principes de la politique culturelle de la Révolution : promouvoir le meilleur de la culture cubaine.

 

 


La percussion revient au centre de la scène avec la Fête du Tambour

Par Yeneily García García CUBARTE 05.03.2015

La percussion est de nouveau à l’affiche avec la 14e Fête du Tambour « Guillermo Barreto In Memoriam » qui, du 3 au 8 mars, est présente à La Havane avec de notables musiciens de jazz, de rumba, de salsa et de fusion, provenant de Cuba et d’autres latitudes.

Giraldo Piloto, directeur du groupe Klimax et président du comité d’organisation de l'événement, a expliqué à la presse : « Des milliers de participants se répartissent les classes magistrales, les concours de danse, les concerts, les jam-sessions ou des spectacles de danse. Ce sont certaines des propositions de cette édition de la Fête du Tambour dans laquelle un hommage est rendu à Chano Pozo à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance et qui a commencé avec une représentation dans le théâtre Mella en hommage au chercheur nord-américain Chuck Silverman. Nous sommes les débiteurs éternelles de la percussion, la racine de la musique cubaine, elle est unie à la danse et à de nombreux autres genres qu’elle a enrichi ».

Le programme du gala du théâtre Mella, « Les meilleurs percussionnistes de Cuba et du monde », a compté la participation d’instrumentistes tels qu’Enrique Pla, Oliver Valdés, Roberto Fonseca, Per Mathisen (Norvège), Manuel Moreno (Venezuela) et Memo Acevedo (États-Unis).

Aujourd’hui, toujours dans le « Mella », afin de montrer la grande union du jazz et du tambour, il y aura un spectacle avec Caleb Chapman´s Crescent Super Band, des États-Unis, et le Nomad Collective, d’Angleterre, à côté de Robertico Carcassés et Interactivo. Ce même théâtre accueillera en fin de semaine la dernière étape d'un concours de danse et d’un concours d’interprétation, divisés en cinq catégories : pailas, tambours batá, batterie, congas et bongos.

« La percussion cubaine dans le drum », « La tumbadora dans la musique traditionnelle, le güiro et les maracas », « La batterie dans le jazz latin » et « La timbale et le bongo dans la musique cubaine », sont les thèmes des conférences qui ont lieu dans la salle Avenida, offertes par des musiciens de renom tels que Ruy López-Nussa, Ramsés Rodríguez et Tomás Ramos (El Panga).

Deux événements fêteront la fin de cette Fête du Tambour, les deux avec des amphitryons de luxe : le premier dans le théâtre Karl Marx, le samedi 7 à 21 heures, avec Paulo FG, Pupy y los que Son Son, Cándido Fabré, Lazarito Valdes et Bamboleo, Manolito Simonet y su Trabuco, Giraldo Piloto et Klimax et José Luis Cortés et NG La Banda ; alors que le second aura lieu le lendemain dans le Salon Rosado de « La Tropicale », à 18 heures, avec Alexander Abreu et Habana D’Primera, Maykel Blanco et Salsa Major, Klimax et El Niño et la Verdad.

 

 

 


Un hommage à Leo Brouwer et Frank Fernandez à Santa Clara

Par Mairyn Arteaga Díaz AIN 04.03.2015

La 19e édition du Festival National de Musique de Chambre « A Tempo con Caturla » sera dédiée aux maestros Frank Fernández et Leo Brouwer à partir d’aujourd’hui jusqu’au 8 mars à Santa Clara.

L’événement, parrainé par l'Institut Cubain de la Musique, l'Association Hermanos Saiz (AHS), le Secteur de la Culture de Villa Clara et le Centre Provincial de la Musique Rafael Prats, est un hommage au grand artiste cubain et universel que fut Alejandro García Caturla.

Comme chaque année, des virtuoses de tout le pays se donneront rendez-vous pour ravir les amateurs de l’appelée mélodie cultivée et ils se présenteront sur les scènes du théâtre La Caridad, d’El Mejunje ou de la Bibliothèque José Martí, parmi d’autres. De plus, cette année le festival sera aussi présent dans l'hôtel Royalton, situé à Cayo Santa María, au nord de la province.

Selon les organisateurs de l'événement, parmi les personnalités présentes se trouvent Digna Guerra, directrice du Chœur National de Cuba, la soprano Bárbara Llanes, la violiste Anolan González et Miriam Escudero, directrice du Cabinet du Patrimoine Musical Esteban Salas, du Bureau de l'Historien de La Havane.

Pour Maykel Iglesias, président du comité d’organisation du Festival « A Tempo con Caturla », le rendez-vous de 2015 a une nuance spéciale en raison de la confluence de manifestations artistiques telles que la danse, le théâtre, le littérature et la performance.

 

 


La Havane, (PL) Le groupe de musique traditionnelle cubaine Buena Vista Social Club lancera en mars le disque Lost & Found, qui pourrait être le dernier du groupe, ont annoncé les membres du projet musical.

Lost & Found est une compilation de chansons inédites enregistrées au cours de presque deux décennies depuis la création du groupe en 1996, lorsque le producteur Ry Cooper a réuni des gloires de la musique cubaine et a enregistré un disque qui est devenu un phénomène musical, ainsi que le documentaire sur le groupe réalisé par Wim Wenders.

Le lancement officiel du disque sera le 23 mars et comprendra des chansons telles que Macusa, Como fue, Bruca Manigua, Quiereme mucho et Lagrimas negras (l’étendard du Buena Vista Social Club), chantée par Omara Portuondo.

Parmi le répertoire sélectionné figurent des contributions des anciens membres déjà décédés mais qui ont laissé une empreinte indélébile comme Francisco Repilado (Compay Segundo) Ibrahim Ferrer et Ruben Gonzalez.

Selon Eiades Ochoa, membre fondateur du groupe, « Le Buena Vista Social Club a ouvert la voie à plusieurs musiciens cubains, le label discographique World Circuit a attendu le moment exact pour faire cette compilation ».

L'actuel directeur du groupe, Jesus « Aguaje » Ramos, a déclaré le souhait de tous les intégrantes du groupe de faire une tournée nationale.


La Havane,  (ACN) Nino Pagiccia, auteur du livre Solidarité avec Cuba au Canada, s'est déclaré satisfait avec la présentation de son livre dans les différentes provinces dans le cadre de la Foire internationale du livre.

Le texte recueille les témoignages de 13 écrivains qui racontent l'histoire de la fraternité qui existe entre les deux peuples, depuis le triomphe de la Révolution en Janvier 1959.

Pagiccia expliqué que le texte, publié en Décembre 2014, vise surtout à souligner le principe de solidarité pour toutes les nations. Il a également remarqué le rôle important du Canada dans la lutte pour le retour des Cinq Cubains, et nécessité de continuer à exiger la levée du blocus et le retrait de Cuba de la liste des pays terroristes.

Le co-auteur Lisa Makarchuk a noté le rôle du gouvernement cubain dans des actions de solidarité et elle a expliqué que Cuba est un exemple pour le monde.

Elle a plaidé pour continuer à renforcer les liens d'amitié et la mise en œuvre des projets qui contribuent à la coopération entre les peuples.

Lors de l'évènement ont été présents les fonctionnaires de l'ambassade du Canada à Cuba, l'Institut cubain d'amitié avec les peuples et la Chaire d'études canadiennes à l'Université de La Havane.


L'heure du documentaire à Cuba

Par Diana Ferreiro Granma 06.03.2015

La quatorzième édition du Festival International des Documentaires « Santiago Alvarez In Memoriam » se tiendra à Santiago de Cuba à partir d'aujourd'hui  jusqu'au 11 mars, avec le Mexique en tant que Pays Invité d'Honneur et dédiée au 500e anniversaire de la fondation de cette ville.

Un total de 17 longs-métrages et 19 moyens-métrages provenant de 11 pays seront en concours, sélectionnés comme finalistes parmi 214 matériels. Parmi ceux-ci figurent El poder de los débiles, d’Allemagne ; Martín Dihigo, el inmortal et La Isla y los signos, de Cuba ; Masamadre, d’Argentine, et El Parra, menos Parra, du Chili, alors que le Mexique proposera les documentaires Entre lo sagrado y lo profano, El Alcalde, Mi amiga Betty, Los Ladrones Viejos et Café.

Des échantillons informatifs et spéciaux complètent le programme, comme ceux dédiés à Santiago de Cuba et à Santiago Alvarez, celui de documentaires musicaux ou l’itinérant de cinéma des Caraïbes. Parallèlement aura lieu le séminaire théorique lors duquel il y aura des débats sur le documentaire contemporain et le concours de photographies « Les enfants et la paix ».

D’autre part, 8 audiovisuels seront en compétition pour le prix « 500 ans de la fondation de Santiago de Cuba : Ciudad héroe, du Chili ; Bonne, un legado, Santiago es así, Santiago, Pablo Milanés y su verdadera historia, Kenechi una historia de amor, San Pedrito: algo más que conga et Amanecer sin mito, de Cuba, et La Casa de la Trova de Santiago de Cuba, d'Espagne.

Cette année le Festival inaugurera un siège à La Havane, dans le Callejón del Ángel, l’endroit où est né Santiago Alvarez et où seront projetés des audiovisuels du cinéaste et des  Noticieros Icaic, ainsi que d'autres activités culturelles.

En plus de rendre hommage à la ville de Santiago de Cuba, l'événement rendra tribut à des personnalités associés à Santiago Álvarez, parmi lesquelles l'écrivaine Aida Bahr, l'actrice Fátima Paterson, le maestro du rhum José Navarro, les joueurs de base-ball Braudilio Vinent et Orestes Kindelan ou le plasticien Nicolás Lincoln Camué. De même, des artistes d’autres endroits viendront pour célébrer le 500e anniversaire de la ville, dans le cadre du Festival. Les participants pourront profiter des spectacles de la Schola Cantorum Coralina, de la compagnie Irene Rodríguez, du pianiste Ulises Hernández et du groupe Rumbatá de Camagüey, parmi d’autres.

 

 


La 35e édition du Festival des Caraïbes, connu également comme la « Fête du Feu », a été présentée à Santiago de Cuba lors d’une conférence de presse comptant la présence de son Excellence Madame Alma Adamas, Ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire du Commonwealth des Bahamas à Cuba ; de la Dr Linda Moxey Brown, Directrice du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture de ce pays ; du producteur artistique bahamien Ronald Simms ; du plasticien Richard Morss ; d'Eddison Dames, sous-directeur du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et, pour la partie cubaine, d’Orlando Vergés Martínez, directeur de la Maison des Caraïbes et d’autres responsables du Ministère de la Culture de Cuba dans cette province.

Durant la conférence de presse on a expliqué la portée de cette édition de la Fête du Feu, dédiée spécialement au 500e anniversaire de la fondation de Santiago de Cuba at ayant les Bahamas comme Pays Invité d’Honneur, et à d'autres détails de ce festival, le plus caribéen de la région.

Orlando Verges, directeur de la Maison des Caraïbes, a commente que durant le Festival sera célébré le 35e anniversaire de la création des studios Siboney de l'EGREM à Santiago de Cuba et « … pour cette occasion nous avons proposé à la délégation des Bahamas d'enregistrer un album avec des musiciens de Santiago. En outre, avec la célèbre chanteuse colombienne Totola Momposina, nous allons créer l'École de Chant Folklorique des Caraïbes, car Santiago de Cuba, en plus de compter des bons danseurs, possède d'excellents chanteurs. En plus, avec l'Association des États des Caraïbes, dans le cadre du Festival, nous allons aussi créer le Réseau des Carnaval des Caraïbes, auquel participera sûrement les Bahamas ».

D’autre part, M. Eddison Dames, sous-directeur du Ministère de la Jeunesse, des Sport et de la Culture du Commonwealth des Bahamas, a déclaré que sa délégation apportera à cette grande fête « … ses tambours et la grande variété de manières avec lesquelles nous communiquons à travers eux. Il y aura aussi notre Yuncanú, une musique originaire des Bahamas et jouée par nos prédécesseurs ; des danses traditionnelles ; un large éventail de la culture culinaire ; de nombreuses activités pour les enfants et les jeunes, et, bien sûr, une représentation de notre théâtre, de notre littérature et de nos arts plastiques ».

Le Colloque International « Les Caraïbes qui nous Unissent » proposera ses sujets habituels liés à la culture et à l'identité, aux langues caribéennes, à la religion, aux projets sociaux, à l’oralité, à la médecine naturelle et traditionnelle ou à l'intégration régionale dans les Caraïbes, parmi d’autres. Le programme se déroulera à travers des conférences, des tables rondes, des exposés et d’autres modalités.

La Fête du Feu convoque également le Cours/Atelier International de Religiosité Populaire, du 4 au 8 juillet, lequel ouvrira son espace pour l’expression de la religiosité de nos peuples caribéens, indispensable dans les manifestations de l'identité régionale.

Lors de la conférence de presse, le plasticien José Loreto Urrutinier, créateur de l’œuvre qui identifie la Fête du Feu de 2015, a remis cette pièce, intitulée « Reflejo bajo el agua de Santiago de Cuba » à la délégation des Bahamas et aux autorités présentes.

 

 


Le Général d’Armée Raúl Castro Ruz, Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et Président des Conseils d'État et des Ministres, a envoyé une lettre de félicitation à la compagnie infantile La Colmenita à l'occasion de son 25e anniversaire.

Gisela González Cerdeira, présidente du Conseil National des Arts Scéniques, a lu le document en présence de Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier Vice-président des Conseils d'État et des Ministres, et de Julián González, Ministre de la Culture, dans le Palais des Conventions de La Havane.

Le texte souligne que c'est une cause de réjouissance pour le peuple cubain que La Colmenita fête son quart de siècle, un motif pour lequel il lui fait parvenir ces félicitations avec beaucoup d'affection.

La lettre souligne que plus qu’un mouvement de théâtre, de musique et de spectacle, le groupe est devenu une école pour ses membres et le public en général.

Durant plus de 25 ans de travail, ils ont réussi à promouvoir les valeurs de José Martí comme l'amour, l'altruisme et la solidarité dans les institutions culturelles, les écoles et la communauté, précise-t-il, affirmant qu’avec La Colmenita, le nom de Cuba a brillé dans de nombreux pays du monde, et un exemple de ceci est sa contribution à des causes aussi nobles que le cas des Cinq.

Dans une autre partie de sa missive, il signifie que l’on voit les fruits de l’œuvre de la Révolution dans chacun de ses membres.


Luisa Campuzano Sentí : Prix National de Recherche Culturelle

Par María Carla Gárciga Rodríguez CUBARTE 02.03.2015

Le Prix National de Recherche Culturelle 2014 pour l’œuvre de toute une vie sera remis à Luisa Campuzano Sentí le vendredi le 6 mars, à 14:00, dans l'Institut Cubain de la de Recherche Culturelle Juan Marinello (ICICJM).

Le jury, présidé par Graziella Pogolotti et composé par Fernando Martínez Heredia, Jesús Guanche et Araceli García Carranza, a décidé d'attribuer la reconnaissance à Luisa Campuzano au nom de la ICICJM, en prenant en compte l'impressionnant curriculum de l'intellectuelle et spécialiste, avalisé par son œuvre considérable et de nombreuses reconnaissances.

Fondatrice et directrice du Programme des Études de la Femme de la Casa de las Américas, Luisa Campuzano a été professeur de l'Université de La Havane entre 1966 et 2000. Elle dirige la revue Revolución y Cultura depuis 1998, elle est membre de l'Académie Cubaine de la Langue et correspondante de l’Académie Royale Espagnole, du Conseil National de l'Union des Écrivains et des Artistes de Cuba, du Conseil d'administration de Fondation Alejo Carpentier, du conseil consultatif de la Fondation Ludwig de Cuba et de différentes maisons d’édition et du comité de rédaction de plusieurs revues nationales et étrangères.

Elle a donné des classes dans une trentaine d’universités d’Europe et d’Amérique comme professeur invitée et elle a participé, en tant que conférencière, à plus d’une centaine de congrès internationaux, en plus d’avoir organisé plus d'une vingtaine d’événements scientifiques. Elle a publié vingt-cinq livres à Cuba et dans d’autres pays et près de deux cents articles dans des revues nationales et internationales.

Parmi ses travaux les plus récents se trouvent Las muchachas de La Habana no tienen perdón de Dios (réédition, La Havane, 2010) ; Más allá del umbral. Autoras hispanoamericanas y el oficio de la escritura (coédition, Séville : 2010) ; Condesa de Merlin: Memorias y ficciones habaneras (La Havane : 2010) ; Tenemos que hablar; tenemos que hacer, Discurso femenino latinoamericano del siglo XIX.  Estudios y textos (coédition, La Havane/Montréal : 2011) ; Mujeres y emancipación en la América Latina y el Caribe en los siglos XIX y XX (coédition, Milan, 2013) ; Gómez de Avellaneda, Gertrudis. Obras escogidas (La Havane, 2014) ; 200/100/50: Alejo Carpentier, la emancipación y las revoluciones latinoamericanas (coord., La Havane, 2014).

Parmi d’autres valeurs, le jury a souligné la pertinence de son œuvre philologique (critique et littéraire) dans la bibliographie cubaine ainsi que ses études sur la femme, spécialement en défense du genre ; sans oublier son œuvre critique sur Alejo Carpentier. Luisa Campuzano Sentí a également reçu d'autres importantes reconnaissances : les ordres Carlos J. Finlay et Frank País.

Lors des années précédentes, le Prix National de Recherche Culturelle a été remis à d’importantes personnalités de l’intellectualité cubaine telles que Ramiro Guerra, Zoila Lapique, Joel James, Rogelio Martínez Furé, Araceli García Carranza, Jesús Guanche ou Roberto Fernández Retamar.

 


Lettres de Cuba : Mars 2015

Par Martha Sarabia Romero CUBARTE 01.03.2015

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le troisième numéro de 2015.

Ce 24 février tous les cubains ont célébré le 120e anniversaire de la reprise de la Guerre d’Indépendance.  Les cinq antiterroristes cubains, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, René Gonzalez, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez, de retour dans le pays après avoir purgé d’injustes peines aux États-Unis, ont été décorés par le président Raul Castro avec le titre honorifique de Héros de la République de Cuba et ont reçu l’Ordre de Playa Giron lors d’une cérémonie solennelle « pour avoir accompli avec dévouement, dignité et fermeté la mission sacrée de défendre notre pays, le protégeant du terrorisme au risque de leur vie et au prix d’énormes sacrifices dans un milieu hostile et agressif ».

Au nom des Cinq, Gerardo Hernández a remercié Fidel, Raul, le peuple de Cuba et tous ceux qui dans le monde ont rendu possible sa libération et son retour à la Patrie et celui de ses camarades.

Rencontre présente Cuba dans l'imaginaire des États-Unis, de Ricardo Alarcón de Quesada, à propos de la publication de l´édition cubaine du livre Cuba in the American imagination-Metaphor and the Imperial ethos, de Louis A. Pérez Jr, une œuvre considérée particulièrement importante maintenant quand le rétablissement des relations diplomatiques provoque tant de commentaires et tant de spéculations et, aussi, beaucoup d’illusions. D’autre part, Ricardo Alarcon a aussi présenté à La Havane le livre ¿Quién mató al Che? Cómo la CIA logró salir impune del asesinato de Michael Ratner et Michael Steven Smith.  Il a souligné que « L’édition cubaine de cet ouvrage apparaît lors d’une nouvelle conjoncture, dans laquelle il nous faut plus que jamais la lumière guévarienne. Maintenant nous entrons dans une phase qui pose des nouveaux défis auxquels nous devons faire face avec sagesse et fermeté. L'adversaire historique de notre peuple n'a pas changé sa nature ni sa stratégie de domination, il a seulement changé de tactique. Car, et il le reconnaît, sa grossière et violente politique d'un demi-siècle a échoué, et maintenant il essaiera des méthodes qui prétendent être plus subtiles pour atteindre les mêmes fins.»

La journaliste Marta G. Sojo nous invite à découvrir à travers la lecture du livre Le spectacle électoral le plus cher du monde de Ramón Sánchez-Parodi, les éléments internes sur les élections étasuniennes et le panorama de la vie politique de cette nation.

Lettres publie de Pablo Armando Fernández, le poème Lorsque Théodore chante, à l’occasion du 85e anniversaire de la naissance du poète cubain, Prix National de Littérature 1996.

Dans Interview la journaliste Laura Alonso Hernández converse avec l'éminent professeur et musicologue Roberto Chorens Dotres, qui vient de recevoir le Prix National d'Enseignement Artistique 2014. Il dirige actuellement l'Académie de Chant Lyrique du Théâtre Lyrique National de Cuba.

Trésors s’approche aux Caraïbes à travers Le carnaval des Caraïbes, le carnaval de Guyane, une fusion des identités de la collaboratrice de notre revue Julia Mirabal. Ce sont les témoignages de Jane Cordeiro de Souza, une femme simple, née à Cayenne, en Guyane Française, recueillis par la journaliste.

De notre collaborateur Jean Maxius Bernard, Docteur en Anthropologie Sociale et Conseiller Culturel de l’Ambassade d’Haïti à Cuba, on propose l’article Apport franco-haïtien à la culture cubaine où il affirme que « Les survivances de cette culture franco-haïtienne se manifestent aujourd´hui dans la « Tumba Francesa », un ensemble de traditions orales reconnu par l´UNESCO comme un patrimoine immatériel de l´humanité.

Arts ouvre sa section avec la seconde partie de l’histoire du musicien cubain Frank Grillo connu dans le monde artistique comme Machito. L’éminent musicologue cubain Leonardo Acosta le considère comme le père du jazz latin et de la salsa. Dans son article il affirme : « Le musicien Machito est inséparable de l'homme, dont l'idée et la réceptivité à tous genres de musique sont proverbiales. »

Rent : de Broadway à La Havane de Maya Quiroga présente le spectacle musical Rent, écrit par Jonathan Larson, étant la première co-production entre Broadway et La Havane depuis les cinquante dernières années. L'argument de Rent s'inspire de La Bohème de Giacomo Puccini. Selon les dires du dramaturge Norge Espinosa : « L’œuvre n'est pas une translation textuelle de La Bohème. Elle est vue depuis une perspective totalement contemporaine ». La sonorité de Rent s’approche de la pop et du rock, au milieu de la crise du sida dans les années 1980, mais cette œuvre possède aussi une vision optimiste en reflétant le sens de la joie de la jeunesse devant la vie.

Des ours sur une place du Centre Historique de La Havane de Teresa de Jesús Torres Espinosa invite les visiteurs cubains et étrangers à parcourir l’exposition du projet United Buddy Bears (UBB) qui, depuis janvier, se trouve sur la Plaza de San Francisco de Asís, dans le centre historique havanais. Le visiteur peut profiter d’un voyage autour du monde car il s’agit d’une œuvre collective, interculturelle. L'exposition itinérante United Buddy Bears promeut la tolérance, la coexistence pacifique et l'union entre les Nations du monde avec leurs œuvres.

Lire Martí a choisi le poème de l’Apôtre Mes vers s'élancent tumultueux et ardents  recueilli dans José Martí. Vers libres. Édition bilingue établie par Jean Lamore, Prologue de Cintio Vitier. Paris, Harmattan/Éditions UNESCO, 1997.

Les œuvres de l’artiste Serlián Barreto illustrent ce numéro.

 

 

 


Cuba dans le monde

Les arts visuels de Cuba en Corse

Par Virginia Alberdi Granma 05.03.2015

 

L'exposition dans le Palais Fesch, a permis aux Corses amateurs des arts plastiques d’avoir une approche sensible de la création visuelle de l'île des Caraïbes et des trésors préservés par les institutions cubaines.

Plus de 250 œuvres font partie de la sélection apportée par le Musée National des Beaux-arts, la Photothèque de Cuba et la collection d'art contemporain du Conseil National des Arts Plastiques et approuvée par Philippe Perfettini, conservateur du Musée d'Art de la ville d'Ajaccio et par le collecteur Gilbert Brownstone, président de la Fondation Brownstone.

Le public a valorisé la présence d’œuvres d'artistes français appartenant aux fonds du Musée National cubain, signée par Delacroix, Corot, Courbet et Gérard, ainsi que de Landaluze, Laplante, Chartand, Collazo, Garcia Menocal, Romañach, Rodriguez Morey ; des membres de l'avant-garde Victor Manuel, Blanco, Gattorno, Pogolotti, Arche, Amelia, Mario Carreño, Lam et Raúl Martínez. Des affiches qui illustrent l'évolution du graphisme sont aussi exposées.

La Photothèque de Cuba a apporté un ample et rigoureux répertoire d'images allant des premiers instants de cette manifestation dans l'île jusqu'aux plus jeunes créateurs. Parmi les photographes représentés se trouvent José Agraz, Alberto Díaz (Korda), Raúl Corrales, José. A. Figueroa, Enrique de la Uz, José Julián Martí, Humberto Mayol, Raúl Cañibano, René Peña, Liudmila & Nelson, Ricardo Elías ou Alejandro González.

L'exposition est complétée avec des œuvres de la collection du Conseil National des Arts Plastiques, où l’on peut apprécier la diversité et la qualité dans l'art le plus récent à Cuba.

Cette exposition est accompagnée de projections de films, de spectacles de danse et de musique et des conférences dans le cadre du programme des journées de promotion de la culture cubaine dans l'île française où est né Napoléon Bonaparte.

 

 

 


Bravo pour Bravo

Par Martin Hacthoun PL 06.03.2015

Buenos Aires – La documentariste étasunienne Estela Bravo, avec une filmographie primée de 50 documentaires montrant les sentiments humains dans de nombreuses régions du monde, ne semble pas avoir une vocation pour le repos.

Actuellement elle termine un livre sur le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qu'elle considère « un être hors série ».

« L’œuvre est le résultat des réponses de 70 entrevues avec différents dignitaires, politiciens et personnalités du monde à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient du légendaire dirigeant cubain, parmi d’autres thèmes », a-t-elle déclaré à quelques journalistes à Buenos Aires.

Elle  s'est rendue à Buenos Aires pour coordonner et enregistrer le tournage de la présentation d'un cycle de six documentaires que diffusera la chaîne éducative Canal Encuentro, sous le nom de « Bravo pour Bravo ».

La séries, qui sera diffusée prochainement les dimanches, abordera l'histoire sociale et politique contemporaine de l'Amérique Latine au moyen de films.

Parmi les films sélectionnés se trouvent  « Opération Peter Pan », qui raconte le drame vécu par les enfants cubains envoyés seuls aux États-Unis en 1962 et en 1963 lors d’une opération de la CIA ; « Qui suis-je ? », qui témoigne de la disparition de bébés nés en captivité durant la dictature en Argentine ; « Fidel, l'histoire non contée », qui ouvre une fenêtre sur la vie privée presque inconnue de l’infatigable révolutionnaire cubain ; « Le Saint-père et la gloire », un récit émouvant du voyage du Pape Jean-Paul II au Chili, en 1987 ; « Miami Havana », qui aborde le poids du conflit entre les États-Unis et Cuba sur les familles cubaines de l’un et l’autre côté du Détroit de Floride, et « Anecdotes de Fidel », avec un matériau inédit du film « Fidel, une histoire non contée ».

Agréable, souriante, affable et ayant une mémoire enviable, Estela Bravo parle sans scrupule des thèmes, parfois avec un regard espiègle en abordant certains sujets particuliers.

L’écouter c'est aborder l'histoire d’importants événements dont elle a été témoin dans le monde au cours des quatre dernières décennies, depuis le Chili du général Pinochet jusqu'à la naissance de l'espoir en Afrique du Sud avec Nelson Mandela, qu’elle a enregistré pour la postérité.

Elle a expliqué que maintenant on réalise le méticuleux mais important travail de numériser l'ensemble de son œuvre pour pouvoir la préserver, un travail réalisé à New York.

À une question de l’agence Prensa Latina sur pourquoi son œuvre tourne principalement autour du sujet humain, elle a répondu : « parce que j’aime que les gens voient, sentent et méditent sur le sentiment que d'autres ont vécu ; qu’ils se mettent à leur place et vivent leurs drames et leurs tragédies, mais aussi leurs joies. Je montrent également les deux points de vue d'un fait, afin que le spectateur tire sa propre conclusion ».

À la question qu’elle est son œuvre préférée, Estela Bravo n'a pas hésité en mentionnant « Qui suis-je ? », qui est réellement un documentaire poignant avec une réalisation impeccable.

Sur le cycle « Bravo pour Bravo » du Canal Encuentro, Estela a exprimé sa grande satisfaction « car ainsi le spectateur argentin aura une approche non seulement de mon œuvre, mais également d’importants événements et de personnalités de l'histoire contemporaine ».

 

 

 


La Havane, (PL) Les danseurs du Ballet de la compagnie  Prodanza de Cuba ont qualifié de surprenante la tournée de deux mois et demi en Chine, où ils ont représenté Le lac des cygnes dans 16 villes.

Le public en général a admiré le spectacle, surtout les pirouettes, a indiqué Ana Flavia Ortega, l'une des protagonistes féminines dans 12 des 35 spectacles.

La Chine a dépassé les attentes de la compagnie et a surpris par les différences culturelles, les coutumes, les habitudes alimentaires, l'usage distinctif du langage, les dessins des lieux, même le froid, ont déclaré plusieurs artistes à Prensa Latina.

Les jeunes ont parcouru des lieux iconiques tels que la Grande muraille et le Stade national de Pékin surnommé « Nid d'Oiseau ».

Patricia Hernandez a joué le rôle principal dans 15 spectacles et a raconté que cela avait été une expérience difficile mais très enrichissante car elle a renforcé la résistance et la sécurité de cette artiste


La Havane – Le Ministère de la Culture de Cuba et celui de la République du Monténégro ont signé un accord de collaboration à La Havane dans le but de développer des relations d’échange entre les deux pays.

L’accord, signé par l'Ambassadeur du Monténégro à Cuba, M. Milorad Scepanovic et la vice-ministre cubaine de la culture, Vivian Velunza, établit que les parties promouvront des liens entre institutions homologues des deux pays.

« Vous avez une grande tradition culturelle et j’aimerai voir le travail que vous faites au Monténégro à partir d’une étroite coopération », a exprimé M. Milorad Scepanovic lors de la signature de l'accord.

« Même si nous sommes éloignés du point de vue géographique, pour la bonne amitié qui nous unit, ce serait également notre plus grand plaisir de vous enseigner certaines de nos réalisations dans le domaine de la culture », a déclaré le diplomate.

D'autre part Vivian Velunza a célébré les relations qui existent maintenant entre l'île et le Monténégro. « Avec cet accord, ce que nous faisons est de trouver le moyen de réaliser toutes les bonnes intentions afin d'enrichir la collaboration culturelle ».

Les actions de l'accord comprennent la réalisation de projets de collaboration et d’échange d'expériences et d'informations, notamment sur les musées, les archives, les bibliothèques, la cinématographie et le théâtre ; des conférences et la réalisation de symposiums et de colloques en relation avec l'éducation artistique et professionnelle des étudiants, des chercheurs et des professeurs.

En outre, il prévoit, parmi d’autres questions, la participation des institutions culturelles cubaines et du Monténégro dans les festivals internationaux de musique, d’art, de théâtre et de cinéma.

 


L’une des œuvres du remarquable cinéaste cubain Fernando Pérez, José Martí: el ojo del canario, a été présenté le 24 Février dans la Cinémathèque de Vancouver dans le cadre des présentations spéciales organisées par le Latin American Film Festival de cette ville canadienne.

Le festival, dont la treizième édition se tiendra du 3 au 13 septembre prochain, réalise au cours de l’année des fonctions spéciales qui tentent de présenter des films latino-américains reconnus n’ayant pas été projetés à Vancouver.

José Martí: el ojo del canario, sorti en 2010, raconte les expériences de l'Apôtre cubain entre les 9 et 17 ans, la période de sa vie où il a connu de près de sa patrie et où il a appris à l’aimer et à la comprendre.

« J’ai choisi l'enfance et l'adolescence de Martí parce que ce est l'étape de formation de son caractère. Je tiens beaucoup à ce film. C’est pourquoi je dis que ce n’est pas une biographie, bien qu’il soit basé sur l'histoire et la respecte beaucoup. C’est une vision subjective, mon interprétation de cette histoire et de cet homme (...) », a déclaré Pérez une fois dans une interview avec le portail Cubasí.

Tout au long de son parcours, le film a remporté de nombreux prix, dont le Prix Coral de Direction au 32e Festival international du Nouveau Cinéma latino-américain (2010), le Prix Ariel du meilleur film latino-américain (ex aequo, 2011) et le Prix de Colón de Plata pour la meilleure direction artistique au 36e Festival du Cinéma Ibéro américain de Huelva (2010).

Après avoir réalisé José Martí: el ojo del canario, Fernando Pérez a porté au grand écran La pared de las palabras, dont la première a eu lieu lors du dernier Festival international du Nouveau Cinéma latino-américain de La Havane, et il est actuellement en production d'un nouveau long métrage de fiction.
 


Le cinéma cubain à Guadalajara

Par Cubacine 02.03.2015

Les projets de films cubains Chinatown Downtown, de Grethel Castillo et Estática milagrosa, de Noelia Lacayo et Gustavo Vinagre ; et les co-productions 1989 (Canada-Cuba), de Sebastián Barriuso et  Rodrigo Barriuso, et Rodríguez vs Rodríguez (Cuba-Suisse-Mexique), de Carlos Rodríguez, ont été sélectionnés pour participer à l’onzième Rencontre de Coproduction du Festival International du Film de Guadalajara, au Mexique, qui se tiendra du 8 au 10 mars prochains.

A travers une session de pitching devant le jury de la Rencontre, les projets seront en compétition pour plus de 2 millions de pesos mexicains en prix, dans le but d'accélérer les productions.

En outre, le festival permet aux cinéastes de créer des partenariats de collaboration et de présenter leurs projets à travers entretiens personnels avec des coproducteurs et distributeurs potentiels.

Parmi les 28 projets sélectionnés étaient également Canción sin nombre (de Melina León, Pérou); Cansado de ser feliz (de Mauricio Montes, Colombie); El dragón negro (de Paco Castillo, Panama); Florencia, sangre y arena (de Pierluigi Capoluongo, Venezuela-Italie-Espagne); La Carola (de Christopher Zapata et Juan Francisco Olea, Chili); et les mexicains Donde se quedan las cosas, de Daniela Silva Solórzano et La cocina de las patronas, de Javier García restent.

D’autres Cubains qui laisseront leur marque sur le festival seront le dix-neuf sélectionnés pour participer au Talents Guadalajara (du 6 au 11 Mars), la section la plus importante du Festival pour les artistes émergents d'Amérique latine et des Caraïbes.

Les réalisateurs Luis Ernesto Doñas et Diana Montero; l’actrice Annia Bu; l’éditeur Joel Jardines; le scénariste Alan González et la critique de cinéma Mayté Madruga sont certains d'entre eux.

 


10:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/03/2015

CUBA: Un certain 4 mars 1960

 
 
From: jemi.bayart
Sent: Tuesday, March 3, 2015 3:56 PM
 
Un certain 4 mars 1960
 
La mémoire. Demain 04 mars= 55 ans...
Encore 95 ans à attendre avant que le dossier contenant les preuves probables ne sorte de l'oubli.

Souvenez-vous ! Il faisait beau, ce jour-là. L’air était doux, parfumé de senteurs exotiques, comme sait l’être l’air des Caraïbes. Le navire était à quai. La cargaison : 76 tonnes de balles et de grenades FAL anti-chars, réparties dans 1492 caisses. Cachées entre les caisses de grenades, deux bombes prêtes à exploser. C’était le 4 mars 1960. Le cargo s’appelait La Coubre. Le vapeur de 4309 tonnes appartenait à la Compagnie Générale Transatlantique, une société française. Depuis 9 ans, il faisait la navette entre la France, les Antilles françaises, l’Amérique centrale et les Etats-Unis. En provenance d’Anvers, il avait accosté la veille sur le quai Tallapiedra, dans le port de La Havane. A son bord, 35 hommes d’équipage, dont 28 Français. Depuis près de 3h, 27 dockers, sous la surveillance de deux officiers de l’ Armée Rebelle de Cuba, avaient commencé à décharger le bateau. Sur le quai, 30 soldats de la Section des tanks et du régiment d’Artillerie surveillaient la zone. La cargaison était d’importance : la toute jeune Révolution avait un besoin absolu de ces munitions, commandées dans un premier temps par l’ex dictateur Batista, et que les autorités belges avaient finalement accepté de livrer au gouvernement de Fidel Castro, malgré les pressions insistantes des Etats-Unis. A bord du cargo, l’équipage attendait sans doute tranquillement la fin du déchargement pour repartir. Le capitaine Georges Dalmas rédigeait un rapport dans sa cabine tandis que Jean-Marie Guillotin, le chef mécanicien, assis sur sa couchette, écrivait à sa femme. A l’arrière du bateau, le premier lieutenant François Artola et le timonier, Jean Buron, devaient suivre d’un œil le déchargement, tandis que quelques matelots, s’affairaient sur le pont. Peut-être se disaient-ils qu’avant le départ ils iraient faire un tour dans La Havane pour acheter quelques souvenirs, des cigares et du rhum pour les ramener au pays. Ça faisait des semaines qu’ils étaient partis, et le temps devait leur sembler long. Le déchargement avançait rapidement. Déjà toutes les caisses de balles avaient été déchargées. Les dockers s’attaquaient maintenant à vider la soute des caisses de grenades. Il était 3h10. Des ouvriers soulèvent une caisse. Sous la caisse, une bombe antichar… L’ explosion est terrifiante ! Toute la partie arrière du navire est déchiquetée. Des cadavres, des blessés partout ! Un épais nuage de fumée monte du bateau. Dans un bâtiment proche du port, Ernesto Che Guevara est en réunion. Il entend le bruit, il voit la fumée. Il se précipite pour apporter les premiers secours, il est médecin. On porte les premiers blessés à l’écart, Che est avec eux. Sur le navire sinistré comme sur le quai, les secours affluent. C’est alors que retentit une seconde explosion, encore plus forte que la première. La deuxième bombe vient d’exploser finissant de tordre les tôles et d’éventrer le cargo, balayant le quai de milliers de débris incandescents. Le bilan est terrible. Quatre-vingts morts, plus de 200 blessés, de nombreux disparus et des dommages estimés à environ 17 millions de dollars. Le lendemain, un immense cortège rendait un dernier hommage aux victimes de l’attentat et Fidel Castro concluait son discours par une formule qui allait marquer l’histoire : « Patria o muerte ¡Venceremos ! ». A son côté, Che, le béret à l’étoile sur la tête, le regard lointain, comme marqué par la tragédie. Alberto Korda, présent lui aussi, fera ce jour-là le cliché de Che Guevara connu du monde entier. Douze jours plus tard, les 22 marins rescapés seront rapatriés vers la France. François Artola, Jean Buron, Lucien Aloi, André Picard, Jean Gendron et Alain Moura ne sont jamais rentrés au pays. Leurs restes reposent au cimetière Colon, à La Havane. Qui donc avait intérêt à faire exploser le cargo? Qui pouvait souhaiter que les armes contenues dans les soutes ne puissent pas servir à Cuba? Bien que les Etats-Unis se soient toujours vertueusement défendus d'en être les commanditaires, comment ne pas avoir des doutes sur les auteurs de ce crime? Il existe un volumineux dossier sur l’attentat, conservé au Havre, qui a été établi à l’époque par les services juridiques de la Compagnie Générale Transatlantique. Peut-être renferme-t-il les preuves qui nous manquent pour accuser qui que ce soit et demander justice. Mais aucun de nous ne pourra consulter ce dossier : il est soumis à un délai de communicabilité de 150 ans …
Ne me demandez pas pourquoi.
Annie Arroyo Kubako Etxea – France-Cuba

 

17:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |