21/02/2017

Donald Trump est-il fou ?

Donald Trump est-il fou ?

La chronique de José Fort sur Radio Arts Mada (tous les lundi, en direct, à 19h)

mardi 21 février 2017
par  José Fort

 

http://paroles-citoyennes.net/local/cache-vignettes/L250xH121/arton515-71128.jpg?1487658028

Cinglé, le président des Etats-Unis ? Des psychiatres nord-américains posent publiquement la question. Plusieurs journaux, à l’instar du « New York Times » laissent entendre que l’homme serait dérangé. Il faut bien reconnaître que le personnage prête à ce genre d’interrogations : comportements étranges, approximations permanentes, sorties médiatiques souvent incompréhensibles, et un entourage recruté dans les mouvements sectaires. Trump, fou ? Telle n’est pas mon opinion.

Donald Trump n’est pas fou. Il est plutôt le reflet d’une partie de la société nord-américaine, celle de l’argent, du racisme, du sexisme, de la vulgarité, de l’ignorance, bref celle de la bêtise, comme celle que chantait Jacques Brel dont je retiens…

« Salut à toi dame bêtise,
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi dame bêtise
Mais dis-le moi comment fais tu
Pour avoir tant d’amants et tant de fiancés
Tant de représentants et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains tant de malentendus
Et faire croire au crétin que nous sommes vaincus. »

Qu’on ne s’y trompe pas : Donald Trump, requin du monde des affaires, a un projet de société : celui d’une Amérique nostalgique, blanche, patriarcale, fermée sur elle-même, quasi auto-suffisante. Un projet accueilli favorablement par une partie des classes populaires qui rejettent pêle-mêle le multiculturalisme, les élites intellectuelles, politiques et économiques, jugées responsables de leur déclassement social et culturel. Les deux tiers des Américains blancs sans diplôme n’ont-ils pas voté pour lui ?
La perspective Trump, c’est aussi celle d’une vision conservatrice sur les mœurs et surtout très libérale en économie saluée il y a quelques jours par la Bourse à New York lorsque le Down Jones a franchi la barre historique des 20.000 points.

Trump n’est pas fou. Il s’attaque à l’étranger avec papier ou pas, aux droits des femmes, aux homosexuels, à la presse. Il flatte les plus bas instincts. Il y a chez lui comme une combinaison des pires caractéristiques de Silvio Berlusconi et de Marine Le Pen.

Sans aucun doute, il est mégalo. La Trump Tower, le steak Trump, le parfum Trump, le jeu de société Trump, l’empire immobilier Trump, les casinos Trump… L’amour de Trump pour son nom est incommensurable. Mais on a vu d’autres originaux à la Maison Blanche. Le trait de personnalité y est si commun que des psychologues ont classé en 2013 les présidents en fonction de leur trouble narcissique.

A défaut d’être considérés comme fous, de nombreux présidents peuvent au moins être qualifiés d’excentriques. Exemples : Herbert Hoover (président de 1929 à 1933) avait deux alligators en guise d’animaux de compagnie. Son prédécesseur, Calvin Coolidge (de 1923 à 1929) occupait la Maison Blanche avec deux lions, un raton laveur domestiqué et Billy, son hippopotame pygmée. Trump, lui, a ses évangélistes et ses voyants illuminés.

On va vite s’apercevoir que la vision de Trump et de son équipe c’est comme un puzzle qu’ils mélangent et dont risque de sortir le pire. Car il y a une logique dans les tweets et les interviews de Trump. Cette logique ne se limite pas aux attaques contre la presse. Elle vise surtout le financement de la santé, les services publics, en préservant les impôts des plus riches. Bref, une logique de violente politique de classe à la manière de la mafia : en tirant sur tout ce qui peut résister à l’entreprise Trump. On voit pour l’instant le dessus de l’iceberg alors qu’il s’agit d’un projet dont on ne connaît pour le moment… que le brouillon.

 

19:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Donald Trump est-il fou ?

Donald Trump est-il fou ?

La chronique de José Fort sur Radio Arts Mada (tous les lundi, en direct, à 19h)

mardi 21 février 2017
par  José Fort

 

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Cinglé, le président des Etats-Unis ? Des psychiatres nord-américains posent publiquement la question. Plusieurs journaux, à l’instar du « New York Times » laissent entendre que l’homme serait dérangé. Il faut bien reconnaître que le personnage prête à ce genre d’interrogations : comportements étranges, approximations permanentes, sorties médiatiques souvent incompréhensibles, et un entourage recruté dans les mouvements sectaires. Trump, fou ? Telle n’est pas mon opinion.

Donald Trump n’est pas fou. Il est plutôt le reflet d’une partie de la société nord-américaine, celle de l’argent, du racisme, du sexisme, de la vulgarité, de l’ignorance, bref celle de la bêtise, comme celle que chantait Jacques Brel dont je retiens…

« Salut à toi dame bêtise,
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi dame bêtise
Mais dis-le moi comment fais tu
Pour avoir tant d’amants et tant de fiancés
Tant de représentants et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains tant de malentendus
Et faire croire au crétin que nous sommes vaincus. »

Qu’on ne s’y trompe pas : Donald Trump, requin du monde des affaires, a un projet de société : celui d’une Amérique nostalgique, blanche, patriarcale, fermée sur elle-même, quasi auto-suffisante. Un projet accueilli favorablement par une partie des classes populaires qui rejettent pêle-mêle le multiculturalisme, les élites intellectuelles, politiques et économiques, jugées responsables de leur déclassement social et culturel. Les deux tiers des Américains blancs sans diplôme n’ont-ils pas voté pour lui ?
La perspective Trump, c’est aussi celle d’une vision conservatrice sur les mœurs et surtout très libérale en économie saluée il y a quelques jours par la Bourse à New York lorsque le Down Jones a franchi la barre historique des 20.000 points.

Trump n’est pas fou. Il s’attaque à l’étranger avec papier ou pas, aux droits des femmes, aux homosexuels, à la presse. Il flatte les plus bas instincts. Il y a chez lui comme une combinaison des pires caractéristiques de Silvio Berlusconi et de Marine Le Pen.

Sans aucun doute, il est mégalo. La Trump Tower, le steak Trump, le parfum Trump, le jeu de société Trump, l’empire immobilier Trump, les casinos Trump… L’amour de Trump pour son nom est incommensurable. Mais on a vu d’autres originaux à la Maison Blanche. Le trait de personnalité y est si commun que des psychologues ont classé en 2013 les présidents en fonction de leur trouble narcissique.

A défaut d’être considérés comme fous, de nombreux présidents peuvent au moins être qualifiés d’excentriques. Exemples : Herbert Hoover (président de 1929 à 1933) avait deux alligators en guise d’animaux de compagnie. Son prédécesseur, Calvin Coolidge (de 1923 à 1929) occupait la Maison Blanche avec deux lions, un raton laveur domestiqué et Billy, son hippopotame pygmée. Trump, lui, a ses évangélistes et ses voyants illuminés.

On va vite s’apercevoir que la vision de Trump et de son équipe c’est comme un puzzle qu’ils mélangent et dont risque de sortir le pire. Car il y a une logique dans les tweets et les interviews de Trump. Cette logique ne se limite pas aux attaques contre la presse. Elle vise surtout le financement de la santé, les services publics, en préservant les impôts des plus riches. Bref, une logique de violente politique de classe à la manière de la mafia : en tirant sur tout ce qui peut résister à l’entreprise Trump. On voit pour l’instant le dessus de l’iceberg alors qu’il s’agit d’un projet dont on ne connaît pour le moment… que le brouillon.

 

19:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2017

CUBA : Les "Dames en blanc" cherchent à enrôler L’Église catholique cubaine.


CUBA : Les "Dames en blanc" cherchent à enrôler L’Église catholique cubaine.
(Par Arthur González *, traduction Michel Taupin)

Utilisant de vieux artifices, Berta Soler, la salariée du gouvernement des États-Unis a tenté à nouveau d'enrôler la haute hiérarchie catholique cubaine, pour la soutenir dans ses campagnes tendancieuses contre la Révolution.

Pendant des années, la "dissidente", grossière et corrompue, a essayé d'attirer dans ses filets le Cardinal Jaime Ortega, sans succès, jusqu'à lui manquer de respect et l'offenser plusieurs fois, face à son refus.

Bien qu'Ortega Alamino ait reçu Berta Soler à contrecœur, il n'est jamais tombé dans le piège tendu depuis Miami. Cela lui a valu la répudiation de la mafia terroriste anti-cubaine, pour ne pas accepter de mentir devant Dieu et consentir aux affirmations mensongères sur les coups qu'ils disent recevoir de la police cubaine.

Jamais aucun des "dissidents" n'a été en mesure de prouver ces faits et tout le monde sait qu'ils se jettent au sol dans la rue pour stopper la circulation et provoquer des troubles à l'ordre public, de sorte qu'ils sont déplacés par les femmes policières qui ne portent pas d'armes ou de gaz lacrymogènes comme on peut l'observer couramment dans d'autres pays.

Les campagnes médiatiques qui sont développées aux États-Unis pendant des semaines, prétendent créer l'illusion d'une augmentation de la "répression", dans le but de faire pression sur le nouveau président des États-Unis et de revenir ainsi sur les mesures prises par le président sortant Barack Obama envers Cuba.

C'est publique : la mafia anti-cubaine de Miami dirigée par Ileana Ros-Lehtinen, Mario Diaz-Balart et Marco Rubio, s'oppose au rétablissement des relations diplomatiques, à l'augmentation des visas pour voyager à Cuba, au commerce et à tout ce qui permet la normalisation des relations entre les deux pays.

Il faut bien financer les voyages des "dissidents" à Miami, où ils reçoivent un entraînement aux actes de provocation et aux conférences de presse, bien que chaque jour on accorde de moins en moins d'attention aux allégations de répression inventées et que ne voient jamais les différentes confessions religieuses présentes sur l'île, ou les centaines d'agences de presse étrangères ou la plus d'une centaine de missions diplomatiques et encore moins les 4 millions de touristes étrangers qui visitent chaque année Cuba.

Dans un effort désespéré pour retrouver l'importance perdue par son style dictatorial et grossier, Berta Soler a insisté à plusieurs reprises pour que l'archevêque de La Havane, Mgr Juan de Caridad Garcia Rodriguez, la reçoive dans une audience qui a finalement eu lieu ces des derniers jours.

La réunion terminée, la salariée a immédiatement informé les agences de presse de Miami que le prélat lui avait accordé sa bénédiction et l'avait écouté attentivement.

Souvenons-nous que les "Dames" en Blanc n'ont jamais été reçues par les trois papes qui ont visité l'île depuis 1998, que la hiérarchie de L’Église catholique est pleinement consciente de la mauvaise réputation de sa "présidente" et de ses acolytes, qui touchent des centaines de dollars mensuels pour les spectacles auxquels ils doivent se livrer, mais qui manquent totalement de soutien populaire et de crédibilité de la part de la presse étrangère.

L'Église a trop d'expérience pour se laisser entraîner dans des actions qui nuiraient au rôle qu'ils ont eu à Cuba au cours des dernières années, et sa grande diplomatie ne peut pas être ternie par une douzaine de femmes sans idéologie que seul l'argent de Miami mobilise.

José Martí n'avait pas tort quand il a dit :

"Rien n'est plus pitoyable qu'un être servile ; on dirait une tache ; on dirait qu'il fait constamment du mal. "

* Arthur Gonzalez, un spécialiste de Cuba dans les relations Cuba-États-Unis., Rédacteur en chef de El Heraldo Cubano Blog.


17:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |