01/08/2008

31/07/2008: Non alignés : Cuba préconise « un changement substantiel de l’ordre économique et politique international »...


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Sujet: Non alignés : Cuba préconise « un changement substantiel de l’ordre économique et politique international »
Date: Thu, 31 Jul 2008 03:35:45 -0500
De: Correo Frances <frenchnews@ain.cu>
Pour :: Frances List Member <roger.romain@skynet.be>



ACN 1
Service en langue française

Non alignés : Cuba préconise « un changement substantiel de l’ordre économique et politique international »

La Havane, 31.07.08 (acn) « Seul un changement substantiel de l’ordre économique et politique international actuel mettra la prospérité à la portée des pays en voie de développement », a déclaré à Téhéran le
ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque.

Dans ses paroles d’ouverture de la 15ème Conférence des ministres des Affaires du Mouvement des Pays non alignés (NOAL), le ministre cubain a signalé
que le Mouvement – composé actuellement de 118 nations – est appelé à jouer en rôle de premier plan dans les relations internationales, notamment en ce qui concerne la prise des décisions au sein des
organisations internationales.


« Aujourd'hui, nous sommes mieux à même de défendre les intérêts des peuples du Sud », a estimé le ministre cubain des Affaires étrangères qui a dressé un bilan du travail que Cuba a réalisé depuis qu’elle a assumé la
présidence du Mouvement, à l’occasion du 15ème Sommet des NOAL qui s’était déroulé en 2006 à La Havane.

Parmi les résultats les plus importants de la présidence cubaine, le ministre a mentionné la consolidation du processus de concertation entre les nations membres des NOAL au sujet de l’adoption des décisions les plus
importantes au sein de l’ONU. Il a précisé à ce sujet que les décisions du Bureau de coordination des NOAL ont ainsi acquis un poids considérable aux Nations unies.

Le ministre cubain des Affaires étrangères a indiqué que, en tant que président des NOAL, Cuba entend consolider encore la défense des positions du Mouvement au Conseil de sécurité de l’ONU et poursuivre la lutte pour
la démocratisation des relations internationales.

Il a dénoncé que, de plus en plus souvent, les puissances manipulent les organes de l’ONU pour les utiliser contre les nations du Sud, d’où le besoin d’unité entre les Etats membres des NOAL.

Felipe Perez Roque a dénoncé aussi le recours à la guerre et au pouvoiréconomique pour établir une véritable dictature mondiale. Il a estimé que les notions de « souveraineté limitée », « changement de régime » et «guerre préventive » expriment en fait une volonté de mutiler l’indépendance des nations pauvres.

Dans des déclarations ultérieures à l’agence Prensa Latina, le ministre cubain des Affaires étrangères a indiqué que le Groupe des 77 et la Chine travaillent de concert avec les NOAL afin d’établir un agenda commun de thèmes économiques et sociaux d’intérêt prioritaire pour les nations du Sud.

« Cet agenda réclame essentiellement un changement de l’ordre économique et politique international en vigueur étant donné qu’il favorise
uniquement un groupe réduit de pays »,
a indiqué le chef de la diplomatie cubaine.

hv

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Agence cubaine d'information
frenchnews@ain.cu
www.cubainfo.ain.cu

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20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, solidarite, resistance, capitalisme, amerique, silence, castro, societe, liberte, socialisme, medias, revolution, independance, exploitation, informtation, casto | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/07/2008

05/04/2008: COMMENT LE NEW YORK TIMES INVENTAIT FIDEL CASTRO ?...

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Sujet: COMMENT LE NEW YORK TIMES INVENTAIT FIDEL CASTRO
Date: Sat, 5 Apr 2008 19:02:42 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



En février 1957, Castro était donné pour mort après un catastrophique débarquement à Cuba. Perdu dans la montagne avec une poignée de rebelles, il semblait condamné à l’oubli. La rencontre avec un journaliste du “New York Times” allait lui conférer une stature internationale. Récit d’une résurrection médiatique.

Lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, à l’occasion du Sommet du millénaire de l’ONU, en septembre 2000, Fidel Castro trouve le temps de se rendre au New York Times. Alors qu’il déambule dans les couloirs du célèbre quotidien, devant les portraits de personnalités qui ont marqué le siècle, il s’exclame soudain : “Où se trouve le portrait d’Herbert Matthews ? Ça, c’était un journaliste !“  Mais malgré trente-six ans de service comme grand reporter et éditorialiste, Herbert Matthews ne fait pas partie des légendes officielles du New York Times.

 

En revanche, à 2500 kilomètres de Manhattan, au Musée national de la révolution de La Havane, le journaliste américain a trouvé place dans une vitrine, au beau milieu d’uniformes militaires élimés, de portraits de révolutionnaires et de vieux fusils. On l’aperçoit sur une petite photo en noir et blanc, assis en pleine forêt, cigare aux lèvres et carnet de notes à la main. A ses côtés, le jeune Fidel Castro s’allume lui aussi un cigare.

 

“DÉBARQUEMENT PATHÉTIQUE”

 

Cette scène méconnue s’est déroulée en février 1957, dans le crépuscule humide de la Sierra Maestra, une zone montagneuse à l’est de Cuba. Trois mois plus tôt, Castro se trouvait encore au Mexique, où il s’était exilé après avoir purgé un an et demi de prison pour sa participation, le 26 juillet 1953, à l’attaque de la Moncada, un baraquement de l’armée de Batista à Santiago. Convaincu que les Cubains, exaspérés par la violence et la corruption du régime, étaient prêts à se soulever, il avait élaboré et vanté publiquement un plan tout simple : il allait déclencher une insurrection populaire à travers le pays en faisant coïncider son débarquement, au sud-est de l’île, avec un soulèvement prévu à Santiago de Cuba.

 

Le 25 novembre 1956, Fidel Castro et 81 compagnons embarquent donc à bord d’un vieux yacht, le Granma. Chahutée par une forte mer et des pluies torrentielles, la frêle embarcation s’échoue dans les marécages cubains avec deux jours de retard. Les mitrailleuses de Batista sont au rendez-vous. Informé du projet, ce dernier a déjà écrasé sans mal le soulèvement de Santiago. C’est une hécatombe. Les corps de Raul et Fidel Castro sont officiellement identifiés et enterrés par l’armée.

 

Pourtant, une douzaine de survivants – parmi lesquels les frères Castro et Ernesto Guevara – parviennent à gagner les montagnes. Le 4 décembre 1956, un éditorial du New York Times intitulé “Les violents Cubains” s’interroge sur le but de ce “débarquement pathétique d’environ quarante jeunes hommes se prenant pour une armée d’invasion”. L’éditorialiste n’en revient pas que le chef de cette aventure, Fidel Castro, ait pu délibérément révéler ses plans avant l’opération. “Peut-on imaginer quelque chose de plus fou?” s’interroge-t-il, avant de conclure : “Il n’y a pas la moindre chance qu’une révolte réussisse dans les circonstances actuelles“, en référence à la puissance militaire de Batista.

 

SON FLAIR EST INTACT

 

Effectivement, un mois plus tard, la petite bande qui survit dans la forêt avec l’aide des paysans du coin semble condamnée à l’oubli. La presse cubaine étant censurée, Castro comprend qu’il lui faut contacter la presse étrangère pour rallier l’opinion à sa cause. Il envoie un messager à Ruby H. Phillips, la correspondante du New York Times à La Havane. Trop connue des autorités locales pour entreprendre elle-même ce reportage, Phillips contacte le journal à New York qui dépêche alors Herbert Matthews.

 

Déguisés en touristes, Matthews et sa femme Nancy partent pour la province d’Oriente, où ils retrouvent les hommes de Castro dans la ville de Manzanillo. La nuit tombée, les rebelles conduisent Matthews à travers les champs de canne à sucre et franchissent un barrage de l’armée en le faisant passer pour un riche investisseur américain. Ils finissent par couper à pied dans la forêt. La pente est raide, le sol glissant. Certes, Matthews en a vu d’autres : il a couvert la guerre civile espagnole, la campagne d’Italie… Mais à 57 ans, ce type grand et mince n’est plus au faîte de sa forme.

 

Son flair, en revanche, est intact. Alors qu’il attend toute la nuit, assis sur une couverture, l’arrivée du chef des rebelles, Matthews pressent qu’il s’agit peut-être d’un moment historique. En effet. Le jeune Fidel Castro finit par le rejoindre et lui accorde un entretien de trois heures – le scoop de sa vie. “Il y avait un reportage à écrire et une censure à braver, écrira Matthews dans ses Mémoires. C’est ce que j’ai fait, et ni Cuba ni les Etats-Unis n’allaient être les mêmes après cela.”

 

Deux jours plus tard, Nancy dissimule dans sa gaine les notes de son mari, qui portent la signature de Castro comme gage d’authenticité, et les Matthews rentrent aux Etats-Unis.

Les 24, 25 et 26 février 1957, le New York Times publie trois grands articles, dont deux en première page. Ils décrivent en détail la corruption du régime et les atrocités commises par l’armée, tout en dénonçant le soutien militaire et diplomatique des Etats-Unis au régime de Batista.

 

REBELLE CHARISMATIQUE

 

Cette analyse récuse catégoriquement la ligne officielle qui fait de Cuba une île prospère et docile, gouvernée par un régime favorable aux intérêts des Etats-Unis – vision qui perdure au sein du gouvernement et du public américain, malgré les signes croissants du fort mécontentement populaire. Matthews fait l’éloge de tous les groupes d’opposition, mais il distingue et propulse sur le devant de la scène Fidel Castro et le Mouvement du 26-Juillet (ce jour où, trois ans et demi plus tôt, Castro attaquait la Moncada).

 

Il est subjugué par ce rebelle charismatique de 30 ans. Il relève que son programme politique est assez vague, mâtiné de nationalisme, d’anticolonialisme et d’anti-impérialisme, mais souligne que Castro n’éprouve aucune animosité à l’égard des Etats-Unis.

 

Le journaliste estime que ces rebelles sont porteurs d’”un changement radical et démocratique pour Cuba, et donc anticommuniste”. Enfin, il annonce que les guérilleros “dominent” militairement la Sierra Maestra et humilient régulièrement la fleur de l’armée cubaine. Il cite Fidel Castro décrivant ses troupes, “des groupes de dix à quarante combattants”, et évalue lui-même l’entourage du guérillero à une quarantaine d’hommes. En réalité, le Mouvement du 26-Juillet ne compte pas plus de dix-huit compañeros, certes motivés et solidement idéalistes, mais mal armés et complètement isolés.

 

Deux ans plus tard, Castro racontera, à l’Overseas Press Club, à New York, devant un Herbert Matthews un peu gêné, comment il trompa le reporter : durant l’interview, ses hommes échangèrent leurs fripes et tournèrent autour du journaliste pour lui donner l’impression qu’ils étaient plus nombreux. Raul interrompit même l’entretien pour donner des nouvelles d’une “seconde colonne”  imaginaire.

 

Enragé par les articles du Times, Arthur Gardner, l’ambassadeur des Etats-Unis à La Havane, se hâte de rassurer Washington : Batista a la situation “bien en main”. Le commandant militaire de la province d’Oriente, dont les hommes sont chargés d’éliminer les derniers rebelles, affirme d’ailleurs que “les déclarations de cet homme de presse nord-américain sont absolument fausses car il est physiquement impossible de se rendre dans la zone où l’interview imaginaire a prétendument eu lieu. Personne ne peut pénétrer cette zone sans être vu”. “A mon avis”, conclut-il, Matthews “n’a jamais mis les pieds à Cuba”.

 

Dans l’île, toutefois, les articles font l’effet d’une bombe. Castro, qui a envoyé un de ses hommes à New York pour les photocopier en urgence, fait distribuer sous le manteau des milliers de copies, de La Havane à Santiago de Cuba. Quel ques jours plus tard, Batista lève temporairement la censure, permettant aux radios et journaux locaux de commenter les articles du Times : tous les opposants au régime apprennent ainsi que Castro est vivant, et que la lutte continue. Une propagande inespérée.

 

Pour sauver la face, le ministre de la défense cubain déclare alors que “Monsieur Matthews n’a pas interviewé l’insurgé communiste Fidel Castro” et que “l’interview et les aventures décrites par le correspondant Matthews peuvent être considérées comme le chapitre d’un roman de fiction”. Il s’étonne même de ce que le reporter n’en ait pas profité pour se faire photographier avec Castro afin d’authentifier cette fable. Le New York Times s’empresse alors de publier la déclaration du ministre… accompagnée de la photo, prise par l’un des rebelles, désormais exposée au Musée de La Havane. Batista est convaincu qu’il s’agit d’un montage.

 

Mais le président de la Banque nationale de Cuba a compris. Il lui souffle alors : “Si c’est publié dans le New York Times, c’est vrai à New York, vrai à Berlin, vrai à Londres et vrai à La Havane. Vous pouvez être certain que le monde entier croit à cette histoire.”  La suite est connue. Le 8 janvier 1959, après deux ans de combats, Fidel Castro fait une entrée triomphale à La Havane avec des milliers de guérilleros. Cela fait maintenant deux ans qu’Herbert Matthews, devenu le “Monsieur Cuba” du New York Times depuis cette fameuse interview, écrit presque tous les articles et les éditoriaux sur le sujet. Jamais il ne s’est départi de sa première impression : Castro, répète-t-il, n’est pas un communiste. Il implore les Américains d’ignorer son mauvais caractère et ses déclarations intempestives. Il les enjoint même de soutenir cette révolution sociale et les prévient que, dans le contexte de la guerre froide, la détérioration des relations avec Cuba ferait tomber l’île dans l’escarcelle des communistes qui tentent déjà, là-bas, de s’approprier la révolution.

 

RESPONSABLES DE L’ÉCHEC

 

Mais en 1960, la ligne rouge est franchie : la réforme agraire heurte directement les intérêts économiques américains et les relations diplomatiques se tendent dangereusement. Au sein du New York Times, Matthews est graduellement marginalisé, jugé coupable de subjectivité. Il continue d’écrire des éditoriaux mais n’est plus envoyé sur place. En janvier 1961, le président Eisenhower rompt les relations diplomatiques avec La Havane; la révolution glisse vers le communisme – les Etats-Unis ont perdu Cuba. Pour la droite américaine, les alliés de Batista et la presse conservatrice, Herbert Matthews et le New York Times sont, et demeurent aujourd’hui, les responsables de cet échec.

 

En 1960, l’ambassadeur Earl T. Smith, qui remplace Gardner, accuse le journaliste d’avoir influencé le département d’Etat américain. Devant le sous-comité du Sénat aux affaires intérieures, il annonce que les articles du New York Times “ont permis à Castro d’acquérir une stature internationale et une reconnaissance mondiale. Jusque-là, Castro n’avait été qu’un autre de ces bandits des montagnes d’Oriente (…)”. La même année, une caricature parue dans la revue conservatrice The National Review montre Castro, à cheval sur Cuba, avec cette légende : “J’ai trouvé mon job dans le New York Times.”  Dans une lettre adressée à son ami Ernest Hemingway, rencontré pendant la guerre civile espagnole, Matthews raconte que des manifestants se sont groupés devant l’immeuble du New York Times pour protester contre lui. “Qu’est-ce que je ne dois pas subir ces temps-ci”, se plaint-il. Il est profondément déçu par la tournure que prennent les événements, tant à Cuba qu’aux Etats-Unis. Mais il reste persuadé qu’il ne s’est pas trompé, que Castro n’était pas communiste, qu’il a opéré un rapprochement pragmatique avec ce parti seulement à partir de 1960.

 

Après avoir reçu des menaces de mort, le journaliste est placé sous protection du gouvernement. Il doit quitter préci pitamment l’estrade de l’université du Nouveau-Mexique suite à une alerte à la bombe. Il est aussi exclu de l’Association interaméricaine de la presse et préfère éviter l’Overseas Press Club. En 1965, Eisenhower lui-même l’accuse d’avoir, “presque à lui tout seul”, fait de Castro “un héros national”.

 

Même après sa mort, en 1977, vingt ans après sa rencontre avec Fidel Castro dans la Sierra Maestra, Matthews est resté dans le collimateur des conservateurs. En 1987, William Ratliff, un chercheur de la Hoover Institution de l’université Stanford, dira encore : “Rarement dans l’histoire un seul écrivain aura donné le ton avec autant d’influence (…) quant à un personnage, un mouvement, un phénomène historique.”  Herbert Matthews niera toujours avoir “fait” Castro. A ses yeux, il s’agissait “d’un homme promis à une destinée hors du commun qui aurait fini de toute façon par s’imposer”. C’est fort probable. Mais les articles du New York Times ont peut-être accéléré le cours de l’histoire.

 

Deux ans plus tard, Castro racontera comment il trompa le reporter. Raul interrompit même

l’entretien pour donner des nouvelles d’une “seconde colonne”  imaginaire.`

 

www.libertesinternets.wordpress.com

 

 http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=5fcb144201e14815b7d5f8495a2354d39477ae6a71eb6c92

19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, romain, resistance, amerique, silence, castro, liberte, socialisme, medias, revolution, information, democatie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/07/2008

05/07/2008: Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !

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Sujet: FW: Ste Ingrid patronne des bons otages par Fausto Giudice, 4 juillet 2008
Date: Sat, 5 Jul 2008 14:10:23 +0200
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>



Date: Sat, 5 Jul 2008 11:20:47 +0200
Subject: Ste Ingrid patronne des bons otages par Fausto Giudice, 4 juillet 2008
From: Jean-Michel.Vernochet
To: Jean-Michel.Vernochet
 
Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !   par Fausto Giudice, 4 juillet 2008


Le retour d'Ingrid Betancourt à la civilisation, « après six ans et quatre mois
passés en captivité chez les narco-terroristes des FARC », a été l'occasion
d'une opération mondiale d'ingridolatrie télévisée en direct. La télévision
publique française, France 2 en premier lieu, a sans doute battu les
records, en consacrant mercredi soir pas moins de 5 heures non-stop à la
« libération » d'Ingrid, et plusieurs heures dans les jours qui ont suivi. La
peste émotionnelle qui a été répandue dans les foyers a de quoi donner la
nausée.
Au-delà de la nausée, il faut tenter de raisonner.

À première vue, Ingrid pète la forme, elle a l'air bien nourrie et en
excellente santé, tout comme les 14 autres « otages » « libérés » avec elle,
dont 3 agents du FBI prêtés à la DEA.  

Deuxièmement, Ingrid a découvert la Vierge, le Père, le Fils et le Saint-
Esprit et envisage d'aller à Lourdes puis au Vatican. Benoît XVI va-t-il la
faire béatifier de son vivant ? À défaut d'une canonisation, elle est bien
partie pour un prix Nobel de la Paix.

Troisièmement, Ingrid est devenue une partisane fanatique de l'Armée
nationale colombienne et des ses Forces spéciales, dont elle arborait la
tenue à sa descente d'avion.


Quatrièmement, Ingrid est devenue une partisane enthousiaste d'Alvaro
Uribe, le narco-président qui est, avec le Mexicain Felipe Calderón, le pion-
clé dans le dispositif yankee en Amérique latine.Ingrid n'a cessé de saluer
l'opération « parfaite, impeccable, géniale » qui a permis sa libération. À en
croire la version officielle, cette opération a été montée par un groupe de
colonels colombiens avec l'aide de spécialistes de la CIA et du Mossad
israélien. Ils ont infiltré les FARC, puis ont intoxiqué le commandant «
Cesar », responsable de la surveillance des prisonniers dont Ingrid, en
l'amenant à les livrer à une équipe de militaires déguisés en guérilléros et
descendus du ciel à bord d'un gros hélicoptère de transport.

Si cette version était vraie, ce commandant des FARC devait être un crétin
fini pour croire que son organisation pouvait disposer d'un tel hélicoptère.

Bref, cette version hollywoodienne, c'est bon pour les gogos transformés
en adorateurs de Sainte Ingrid. La vérité est plutôt à chercher ailleurs :
selon la Radio Suisse Romande, le gouvernement colombien a payé
environ 20 millions de dollars au fameux « Cesar », qui n'a été montré aux
caméras, avec un oeil au beurre noir, que pour entretenir la fiction
hollywoodienne, avant d'être exfiltré, doté d'une nouvelle identité, vers une
autre partie du monde pour y mener une nouvelle vie.

Ce qu'on a tout simplement oublié dans cette gigantesque et obscène
débauche d'images émotionnelles, avec Ingrid, Astrid, Yolanda, Mélanie,
Lorenzo, Nicolas, Carla, Bernard et Rama tournant en boucle pendant des
heures
-, c'est entre autres ceci :

1° - Ce que l'on s'acharne à appeler des « otages » sont des prisonniers de
guerre, tout comme le sont les combattants des FARC détenus par les
forces gouvernementales. Mais évidemment, appeler les prisonniers otages
reviendrait à reconnaître aux FARC un statut de force combattante, ce qui
est exclu pour Uribe et ceux qui l'appuient. Appliquer les Conventions de
Genève sur les prisonniers de guerre aux détenus membres des FARC et
exiger des FARC qu'elles en fassent de même avec leurs prisonniers
donneraient à celles-ci une légitimité.

2° - La guerre menée par l'armée colombienne et les groupes
paramilitaires qu'elle a toujours soutenus a fait en 25 ans des milliers de
morts, dont 3000 syndicalistes et 2000 indigènes, et des milliers de
disparus. Au moins 2 millions de paysans ont été déplacés et sont des
réfugiés de l'intérieur. Des milliers de Colombiens, menacés de mort par
les paramilitaires, ont du se réfugier à l'étranger.


3° - Les FARC doivent renoncer à leur « combat ignoble qui brise des vies
innocentes » (dixit Sarkozy) et « rectifier » leur ligne (dixit Ingrid), ne
cessent de répéter les héros de ce super-doculebrón (néologismie formé à
partir de culebrón version vénézuélienne de la telenovela, et de docu-soap,
série documentaire montée comme une fiction). Ont-ils oublié que la
dernière fois que les FARC ont accepté de réintégrer la vie politique «
normale » en créant l'Union patriotique et en se présentant aux élections,
5000 de leurs membres ont été assassinés ?

Sainte Ingrid va sans doute maintenant s'embarquer dans de nouvelles
croisades pour la libération d'autres « otages ». Mais attention, elle ne
s'occupera que des « bons otages ». Sarkozy va sûrement tenter de
l'embrigader dans sa prochaine opération, visant à libérer « l'otage franco-
israélien » Gilad Shalit, ce caporal prisonnier du Hamas.

 Maintenant qu'elle s'identifie aux Forces spéciales, qui, a-t-elle déclaré, ont
fait voir au monde qu'elles étaient aussi capables que l'armée israélienne,
ce serait logique.

Et qu'on ne compte pas sur Ingrid pour d'autres combats, comme la
libération des 10 500 otages palestiniens détenus par Israël ou encore la
défense de l'environnement. Elle qui se disait écologiste, son groupuscule
s'appelait « Oxygène verte » - a été définitivement guérie de cette maladie
de jeunesse pendant les années passées sous le « plafond vert » de la
jungle, où elle a découvert que de tous les animaux de la jungle, le plus
dangereux, c'est l'homme. L'homme des FARC, bien sûr.



 un des épisodes les plus comiques du doculebrón :
Nico et Ingrid sur le tarmac de Villacoublay


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Envoyé par Basta ! dans Basta ! JCAJ le 7/04/2008 10:31:00 PM

24/05/2008

18/05/2008: Les coupables de ce génocide, au poteau, ils sont connus!

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Sujet: Les coupables de ce génocide au poteau , ils sont connus!(ELH) site Collon
Date: Sun, 18 May 2008 20:56:23 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>

 

Les coupables de ce génocide, au poteau, ils sont connus!
Esteban Lazo Hernández     
 
Des propos qu'aucun de nos chers médias n'osera publier. Merci de faire suivre.
 
INTERVENTION D’ESTEBAN LAZO HERNÁNDEZ, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ETAT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU SOMMET PRÉSIDENTIEL « SOUVERAINETÉ ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE. ALIMENTS POUR LA VIE », TENU LE MERCREDI 7 MAI 2008 À MANAGUA (NICARAGUA)



Cher comandante Daniel Ortega, président du Nicaragua ;

Honorables présidents et hauts représentants,

Les chiffres parlent d’eux mêmes. En 2005, nous payions la tonne de riz 250 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 1 050, le quadruple. Nous payions la tonne de blé 132 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 330, deux fois et demie plus. Nous payions la tonne de maïs 82 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 230, quasiment le triple. Nous payions la tonne de lait en poudre 2 200 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 4 800, presque le double. C’est là une situation perverse et intenable.

Cette réalité a des retombées internes sur les marchés de la plupart des pays de notre région et du monde, touchant directement la population, en particulier les plus pauvres, et poussant à l’indigence des millions de personnes. Certains pays, voilà à peine quelques décennies, se suffisaient à eux-mêmes en riz et en maïs, mais les recettes néolibérales du FMI les ont incités à libéraliser leur marché et à importer des USA et d’Europe des céréales subventionnées, ce qui a abouti à la suppression de la production nationale. Compte tenu de la flambée des cours susmentionnée, toujours plus de personnes ne peuvent plus se nourrir de ces aliments de base. Il n’est donc pas surprenant qu’elles protestent, qu’elles descendent dans la rue afin de trouver le moyen de donner à manger à leurs enfants.

Dès 1996, au Sommet mondial de l’alimentation, Fidel avait lancé un cri d’alerte : « La faim, compagne inséparable des pauvres, est la fille de la distribution inégale des richesses et des injustices dans le monde. Les riches ne connaissent pas la faim. […] Des millions de personnes sont mortes dans le monde en luttant contre la faim et l’injustice. » La crise alimentaire qui nous convoque aujourd’hui est aggravée par les cours élevés du pétrole sur lesquels influe l’aventure militaire en Iraq et par leurs retombées sur la production et le transport des aliments; par les changements climatiques; par le fait que les USA et l’Union européenne consacrent toujours plus de grains et de céréales à la production de biocarburants; et par les pratiques spéculatives du grand capital international qui mise sur les stocks d’aliments sans s’inquiéter de la faim des pauvres. Mais l’essence même de cette crise ne gît pas dans ces phénomènes récents : elle se trouve dans la distribution inégale et injuste des richesses mondiales et dans le modèle économique néolibéral insoutenable imposé ces vingt dernières années au monde avec un fanatisme irresponsable.

Les pays pauvres qui dépendent des importations d’aliments ne sont pas en mesure de supporter ce coup. Leurs populations n’ont aucune protection. Et le fameux marché n’a, bien entendu, ni la capacité ni le sens des responsabilités nécessaires pour la leur procurer. Nous ne sommes pas face à un problème de nature économique, mais devant un drame humanitaire aux conséquences incalculables qui met même en danger la sécurité nationale de nos pays.

Faire retomber la crise sur une consommation accrue d’importants secteurs de la population dans des pays en développement à croissance économique accélérée, telles la Chine et l’Inde, constitue non seulement une prise de position insuffisamment fondée, mais encore une vision raciste et discriminatoire dans la mesure où elle considère comme un problème que des millions de personnes puissent accéder pour la première fois à une alimentation décente et saine !


Le problème, tel qu’il se traduit dans notre région, est lié essentiellement à la situation précaire des petits agriculteurs et de la population rurale dans les pays sous-développés, ainsi qu’au rôle oligopolistique des grandes sociétés transnationales de l’industrie agroalimentaire. Celles-ci contrôlent les cours, les technologies, les normes, les certifications, les réseaux de distribution et les sources de financement de la production alimentaire dans le monde. Elles contrôlent aussi le transport, la recherche scientifique, les fonds génétiques, l’industrie de fertilisants et de pesticides. Leurs gouvernements, en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs, imposent les règles internationales qui régissent le commerce des aliments, ainsi que celui des technologies et des intrants permettant de les produire. Les subventions agricoles aux USA et en Union européenne ne font pas qu’enchérir les aliments que vendent ces pays ; elles imposent en plus un obstacle infranchissable à la vente sur leurs marchés des produits des pays en développement, ce qui a une incidence directe sur la situation de l’agriculture et des producteurs du Sud.

Il s’agit bel et bien d’un problème structurel de l’0rdre économique international en place, non d’une crise conjoncturelle qui peut se régler par des palliatifs ou des mesures d’urgence. La récente promesse de la Banque mondiale d’allouer 500 millions de dollars dévalués pour faire face à cette situation n’est pas seulement ridicule : c’est une plaisanterie de mauvais goût.

Pour s’attaquer à ce problème dans son essence et ses causes mêmes, il faut analyser et transformer les règles écrites et non écrites, les règles accordées et les règles imposées qui régissent aujourd’hui l’ordre économique mondial, ainsi que la création et la distribution des richesses, notamment en ce qui concerne la production et la distribution d’aliments. Ce qui est décisif aujourd’hui, c’est envisager un changement profond et structurel de l’0rdre économique et politique international en vigueur, parce qu’antidémocratique, injuste, exclusif et intenable. Un ordre prédateur, responsable de situations telles que celles que Fidel dénonçait voilà douze ans : « Les eaux se polluent, l’atmosphère s’empoisonne, la nature se détruit. Ce n’est pas seulement la rareté des investissements, le manque d’éducation et de technologies, la croissance démographique accélérée, c’est aussi que l’environnement se dégrade et que l’avenir est toujours plus hypothéqué. »

Par ailleurs, la coopération internationale nécessaire pour faire face à ce moment de crise s’avère indispensable. Des mesures d’urgence doivent permettre d’alléger rapidement la situation des pays où des émeutes sociales ont déjà éclaté. Il faut aussi promouvoir sur le moyen terme des plans de coopération et d’échanges, accompagnés d’investissements conjoints qui accéléreront dans notre région la production agricole et la distribution d’aliments, et assortis d’un engagement résolu et d’une forte participation de l’Etat. Cuba est disposée à contribuer modestement à un effort de ce genre.

Le Programme que nous propose aujourd’hui le compañero Daniel en vue de concerter les efforts, les volontés et les ressources des membres de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et des pays centraméricains et caribéens mérite tout notre appui. Il présuppose que nous comprenions clairement que la situation alimentaire mondiale n’est pas une opportunité, comme le pensent certains, mais une crise très dangereuse. Il implique que nous reconnaissions expressément que nous devons orienter nos efforts à la défense du droit à l’alimentation pour tous et à une vie digne pour les millions de familles paysannes jusqu’ici spoliées, et non que nous saisissions l’occasion pour favoriser des intérêts corporatifs ou de mesquines opportunités commerciales. Nous avons longuement discuté ce point. Il nous faut maintenant agir unis, avec audace, en faisant preuve de solidarité et d’esprit pratique.

Si tel est l’objectif commun, alors on peut compter sur Cuba. Je conclus en rappelant les paroles prévoyantes de Fidel en 1996, toujours aussi actuelles par leur profondeur : « Les cloches qui sonnent aujourd’hui le glas pour ceux qui meurent de faim tous les jours sonneront demain pour l’humanité entière si celle-ci ne veut pas, ou ne sait pas ou ne peut pas être assez sage pour se sauver elle-même. »

Je vous remercie

21:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, cuba | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/04/2008

29/04/2008: Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie...

-------- Message original --------
Sujet: Soutien au peuple bolivien
Date: Tue, 29 Apr 2008 19:40:26 +0200 (CEST)
Répondre à :: polex-collectif-communiste@orange.fr


Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie

Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, Noam Chomsky ,...

La situation en Bolivie est de plus en plus grave. Il est nécessaire de soutenir le Président Evo Morales, en signant et en faisant circuler cet appel, qui sera publié au cours de cette semaine. Exprimez votre soutien à cabohorquez@gmail.com ou à yamp@min.cult.cu

En Bolivie, le processus de changements pour les majorités court le risque d'être brutalement restreint. L'arrivée au pouvoir d'un président indigène, élu avec un soutien sans précédent dans ce pays, et ses programmes de bénéfice populaire et de récupération des ressources naturelles, ont dû affronter dès les premiers moments les conspirations oligarchiques et l'ingérence impériale.
Récemment, l'escalade conspirative a atteint ses niveaux maximaux. Les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d'autres pays de notre région. L'histoire montre avec une grande éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes induits et approuvés par de puissants intérêts étrangers ont eu pour l'humanité sur tous les terrains.
Devant cette situation nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques de changement et au processus constitutif souverain du peuple bolivien. De même, nous rejetons l'appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l'unité d'une nation de notre Amérique.

Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté pour qu'elles unissent leurs voix pour dénoncer, par toutes les voies possibles, cette manoeuvre divisionniste et déstabilisatrice dans une heure historique pour l'Amérique Latine.

Adolfo Pérez Esquivel (Argentina); Rigoberta Menchú (Guatemala); Noam Chomsky (EEUU); Oscar Niemeyer (Brasil); Eduardo Galeano (Uruguay); Ignacio Ramonet (España/Francia); Elena Poniatowska (México); Frei Betto (Brasil); Gianni Vattimo (Italia); Adolfo Sánchez Vázquéz (España/México); Ernesto Cardenal (Nicaragua); Armand Mattelart (Bélgica); Ramsey Clark (EEUU); Manu Chao (Francia/España); Franz Hinkelammert (Alemania/Costa Rica); Francois Houtart (Bélgica); Alfonso Sastre (España); Paul Leduc (México); Fernando Pino Solanas (Argentina); Roberto Fernández Retamar (Cuba); Howard Zinn (EEUU); Keith Ellis (Canadá); Jorge Enrique Adoum (Ecuador); Belén Gopegui (España); Arturo Roig (Argentina), Jesusa Rodríguez (México); Stella Calloni (Argentina); Joao Pedro Stedile (Brasil); Eric Toussaint (Bélgica); Rafael Cancel Miranda (Puerto Rico); Richard Gott (Reino Unido); Miguel D'Escoto (Nicaragua); Silvio Rodríguez (Cuba); Carmen Bohórquez (Venezuela); Víctor Heredia (Argentina); Blanca Chancosa (Ecuador); Thiago de Mello (Brasil); Juan Mari Bras (Puerto Rico); Hildebrando Pérez (Perú); Pascual Serrano (España); Fernando Rendón (Colombia); Víctor Víctor (República Dominicana); Luisa Vicioso (Rep. Dominicana); Cecilia Todd (Venezuela); Alex Cox (Reino Unido); Danny Rivera (Puerto Rico); Isaac Rosa (España); Jean Marie Binoche (Francia); Ramón Chao (España/Francia); Pablo Guayasamín (Ecuador); Andrés Sorel (España); Ariel Dorfman (Chile); Carlo Frabetti (Italia/España); Carlos Fazio (México); Manuel Cabieses (Chile); Carlos Fernández Liria (España); Cintio Vitier (Cuba); Héctor Díaz-Polanco (Rep. Dominicana/México); Javier Couso Permuy (España); Jaime Caycedo (Colombia); Fernando Martínez Heredia (Cuba); Isabel Parra (Chile); James Cockcroft (EEUU); Fina García Marruz (Cuba); Fernando Morais (Brasil); Juan Madrid (España); Pablo Marcano García (Puerto Rico); Graziella Pogolotti (Cuba); Piero Gleijeses (Italia/EEUU); Raúl Pérez Torres (Ecuador); Miguel Barnet (Cuba); Roberto Diaz Castillo (Guatemala); Nancy Morejón (Cuba); Salim Lamrani (Francia); Santiago Alba Rico (España); Saul Landau (EEUU); Stefania Mosca (Venezuela); Víctor Flores Olea (México); Wim Dierckxsens (Costa Rica); Wozniak (Polonia); Eric Nepomuceno (Brasil); Aldo Díaz Lacayo (Nicaragua); Alfredo Vera (Ecuador); Angel Augier (Cuba); Antonio Elías (Uruguay); Beverly Keene (Argentina/EEUU); Constantino Bértolo (España); Michel Collon (Bélgica); Juan Carlos Camaño (Argentina); César López (Cuba); Emir Sader (Brasil); Fernando Buen Abad Domínguez (México); Eduardo Torres-Cuevas (Cuba); Gennaro Carotenuto (Italia); Gilberto Maringoni (Brasil);Gloria la Riva (EEUU); Hernando Calvo Ospina (Colombia); Higinio Polo (España); Iván Padilla (Venezuela); Jaime Sarusky (Cuba); James Early (EEUU); Jorge Beinstein (Argentina); Jorge Sanjinés (Bolivia); José Steinsleger (Argentina/México); Julio César Monge (El Salvador); Lasse Söderberg (Suecia); José Hugo Moldiz Mercado (Bolivia); José Pertierra (Cuba/EEUU); Luciano Vasapollo (Italia); Luis Bilbao (Argentina); Manuel Talens (España); Marcos Roitman (Chile): Marlon Santi (Ecuador); Matías Bosch (Rep. Dominicana); Michele Mattelart (Francia); Montserrat Ponsa Tarres (España); Néstor Kohan (Argentina); Pablo Armando Fernández (Cuba); Roberto Montoya (Argentina/España); Sergio Trabucco (Chile); Medea Benjamín (EEUU); Reynaldo González (Cuba); Roberto Sánchez Ramos (España); Setsuko Ono (Japón/EEUU); Vicente Battista (Argentina); Vicente Rodríguez Nietzsche (Puerto Rico); Winston Orrillo Ledesma (Perú); Alberto Lecci (Argentina); Alejandro Moreano (Ecuador); Alessandra Riccio (Italia); Alicia Jrapko (EEUU); Ana Esther Ceceña (México); Angel Juarez Almendros (España); Antoine Chao (Francia); Ángeles Maestro (España); Antón Arrufat (Cuba); Aram Aharonian (Uruguay); Claudia Camba (Argentina); Carilda Oliver Labra (Cuba); Claudia Korol (Argentina); Daniel Lorenzi (Italia); David Acera (España); Faride Zeran (Chile); Diosdado Toledano (España); Félix Julio Alfonso López (Cuba); Francisco (Pancho) Villa (Chile); Irene Amador (Colombia); Francisco de Oraa (Cuba); Jane Franklin (EEUU); Humberto Arenal (Cuba); Juan Brom (México); Lisette Nicole Adoum (Suiza); Jorge Ibarra (Cuba); Luciano Alzaga (Argentina); Marilia Guimaraes (Brasil); José Ignacio López Vigil (Cuba); Manuel de la Rica (España); Maximilien Arvelaiz (Venezuela); Leonardo Acosta (Cuba); Miguel Mirra (Argentina); Milagros Rivera Rérez (Puerto Rico); Oscar-René Vargas (Nicaragua); Osvaldo León (Ecuador); Paulo Nakatani (Brasil); Pepe Viñoles (Uruguay); Red Ronnie (Italia); Rolando Rodríguez (Cuba); Sara Rosemberg (Argentina); Vicente Romano (España); Sergio Ortiz (Argentina); Yamandú Acosta (Uruguay); Antonio Cuesta (España); Antonio Gaztambide (Puerto Rico); Coriún Aharonian (Uruguay); Rosa Miriam Elizalde (Cuba); Daniel del Solar (EEUU); Ángel Guerra (Cuba); Edgar Páez (Venezuela); Eva Golinger (EEUU); Guillermo C. Cohen-DeGovia (México); Estrella Rey (Cuba); Hiram Guadalupe Pérez (Puerto Rico); Humberto Mata (Venezuela); Isabel Monal (Cuba); Jhonny Jiménez (Ecuador); Joseba Macías (País Vasco); Juan Carlos Monedero (España); Julio Pomar (México); René Vázquez Díaz (Cuba); Liliana Játiva (Ecuador); Daniel das Neves (Argentina); Luis Hernández Navarro (México); María del Carmen Barcia (Cuba); Mertxe Aizpurua (País Vasco); Andrés Gómez (Cuba/EEUU); Nayar López (México); Ramon Franquesa (España); Zoyla Lapique (Cuba); Margarita Zapata (México); Miguel Urbano (Portugal); Javier Corcuera (Perú); Alicia Hermida (España); Jaime Losada (España); Alejandro Torres (Puerto Rico); Juan Antonio Hormigón (España); Lidia Fagale (Argentina); Brian Becker (EEUU); Héctor Sosa (Argentina); Ana María Larrea (Ecuador); Ana Villareal (Argentina); Beatriz Chisleanschi (Argentina); Carlos A. Lozano Guillén (Colombia); Judith Rabinovich (Argentina); Sergio Arria (Venezuela); Elinor Cesín (Venezuela).

Aura Piña Rodríguez
Especialista en Gestión Cultural
Ministerio del Poder Popular para la Cultura
República Bolivariana de Venezuela
Celular +58.416-7416710
Oficina +58.212.5097754 / 53


Jean Louis Bertrand

Un site pour être informé de la situation internationale,
des ambitions de l'impérialisme (eh oui ça existe plus que jamais),
des résistances dans le monde (ça se développe!)
de l'action des communistes en France et dans le Monde (il y en a!)

http://pagesperso-orange.fr/polex/

14:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, actualite, medias, bolivie, petitions, ameriquenromain, presse, appels, cuba, television, information, silence, usa, imperialisme, solidarite, cia, economie, socialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/03/2008

24/03/2008: 3719 sites Internet bloqués par les USA ...


-------- Message original --------
Sujet: Fw: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)
Date: Mon, 24 Mar 2008 20:16:49 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>


----- Original Message -----

Sent: Monday, March 24, 2008 7:14 PM
Subject: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)

 
ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

3719 sites Internet bloqués par les USA

 

Qui est eNom, qui a bloqué 3.719 sites Internet déplaisant aux Etats-Unis ?
par Rosa Miriam Elizalde

Les Etats-Unis financent des organisations comme Reporters sans Frontières pour attaquer certains pays sur le thème de la liberté d'Internet. Or, ces mêmes Etats-Unis ont bloqué 3.719 domaines.com en violant leurs propres lois.

Cubadebate, 06/03/2008
Traduit par Jose Gregorio pour Investig'Action

Le New York Times a raison de qualifier de 'scandaleuse' la décision nord -américaine d' appliquer à internet, et cela dans tous les pays, des réglementations dont la légalité est insoutenable même sur le propre territoire des USA.

C`est un excellent article, mais qui laisse de côté des éléments d`information essentiels qui aideraient à comprendre pourquoi la censure des sites web dont les noms portent le suffixe .com, le plus utilisé sur le réseau des réseaux, n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg d'une agression de plus grande portée contre Cuba et contre le réseau mondial.

Combien de noms de domaine liés a Cuba apparaissent-ils sur la liste noire du Département du Trésor nord-américain?

Revue avec une patience toute asiatique, la liste noire de l`OFAC recense 557 entreprises 'maudites' dans le monde et 3719 domaines .com qui ont été bloqués sur le net sans la moindre notification préalable à leurs propriétaires. Pour se faire une idée de ce que cela signifie, il suffit de regarder le rapport le plus récent relevé du registre de domaine en Amérique latine (www.latinoamericann.org ).

On constate que Cuba possède 1434 sites web avec nom de domaine .cu . C'est dire que les USA ont bloqué quasi trois fois plus de sites que tous ceux qui sont enregistrés par l'île sous le générique «.cu ».

- Qui est eNom, l'entreprise qui a bloqué les sites de Mr Marshall?

L'entreprise eNom est la 2ème plus grande entreprise au monde en registre de domaines, accréditée par l`ICANN (acronyme en anglais de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, société internet pour l`assignation, l'attribution de noms et numéros), une organisation supposée indépendante sous laquelle s'ordonne le net.
L`ICANN désigne les noms et numéros de domaine, l'équivalent des codes postaux sur internet.

- Les USA peuvent-ils bloquer tout le net?

C'est une nouvelle preuve que les USA contrôlent non seulement l'accès de leurs citoyens au cyber-espace, mais aussi celui de tous les usagers de l'internet global.

Bien qu'il existe sur le net une grande rhétorique libertaire au niveau mondial, l'ICANN dépend du Département du Commerce US et des législations nord-américaines, à tel point qu'elle viole sans sourciller ses propres statuts.

Ses interventions sur le net sont supposées être d'ordre technique et ne peuvent censurer de sites, ni combattre ou appuyer aucune norme légale ou politique.
S'il y a la moindre réclamation sur le droit de propriété, elle doit la soumettre à l`arbitrage international.Néanmoins, eNom, inscrite à cette corporation et avec les mêmes fonctions, non seulement s'est soumise à une décision du gouvernement nord-américain, violant ainsi les législations d'autres pays, mais en plus sans même le notifier aux entreprises et personnes ainsi lésées, comme le signale le New York Times.

Le fait démontre que les USA contrôlent les principaux serveurs internationaux et peuvent en pratique bloquer tout ce qu'ils veulent sur le net sans même le prétexte d'une agression terroriste.

- Quelle loi les USA utilisent-ils pour violer la souveraineté de notre pays et de tous les pays du monde sur le net?

La Loi Torricelli ou Loi d`autorisation et de défense nationale pour l'année fiscale 1992, qui autorisa la connexion de l'île au réseau par satellite avec la condition que chaque megabyte (rang de vitesse de connexion) devait être sous contrat avec une entreprise américaine ou une de ses filiales et approuvé par le Département du Trésor.

Cette loi établit des limitations et des sanctions extraordinaires, comme des amendes de 50000 dollars pour chaque violation, pour ceux qui favoriseraient dans ou hors des USA le négoce électronique ou le moindre bénéfice économique pour l'île.

Ceci a été appliqué rigoureusement depuis et, petit à petit, l`OFAC a complété sa liste noire, jusqu'au délire récemment découvert par le journal nord-américain.

Par ailleurs, ce bureau consacre bien plus de fonctionnaires à surveiller les citoyens du monde qui voyagent ou envoient de l`argent à Cuba qu'à poursuivre les transactions suspectées de financer le terrorisme aux USA.

En avril 2004, l`OFAC informait le Congrès que, parmi ses 120 employés, quatre étaient désignés pour suivre la piste des finances d`Osama Bin Laden et Saddam Hussein, pendant que près de deux douzaines s'occupaient de renforcer le blocus contre Cuba.

Ils ont admis utiliser internet comme source fondamentale pour suivre les pistes de l'argent.

- Que peut-on faire?

L`OMPI, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, établit le droit de chaque personne à présenter une demande liée à un nom de domaine enregistré sous .com .net .org.
Conformément à l`article 4 de l`ICANN, on peut soumettre à l`arbitrage international tout cas d'enregistrement abusif d`un nom de domaine ou toute censure de celui-ci avec circonstances démontrées dans la demande écrite.

Et bien, grâce à cet article du New York Times et aux spécialistes consultés par ce journaliste, il existe 3719 demandes potentielles pour censure de la part des USA. Qui commence?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-19%2015:04:17&log=invites



18:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, actualite, internet, imperialisme, cuba, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2008

07/03/2008: Comment le "New York Times" a inventé Fidel Castro...


-------- Message original --------

Sujet: [CSP] Comment le "New York Times" a inventé Fidel Castro
Date: Fri, 7 Mar 2008 21:41:24 EST
De: Denisjpmo@aol.com
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


 
Comment le "New York Times" a inventé Fidel Castro

LE MONDE 2 | 06.03.08 | 14h19

En février 1957, Castro était donné pour mort après un catastrophique
débarquement à Cuba. Perdu dans la montagne avec une poignée de rebelles, il
semblait condamné à l'oubli. La rencontre avec un journaliste du "New York Times"
allait lui conférer une stature internationale. Récit d'une résurrection
médiatique.

Lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, à l'occasion du Sommet du
millénaire de l'ONU, en septembre 2000, Fidel Castro trouve le temps de se rendre au
New York Times. Alors qu'il déambule dans les couloirs du célèbre quotidien,
devant les portraits de personnalités qui ont marqué le siècle, il s'exclame
soudain : "Où se trouve le portrait d'Herbert Matthews? Ça, c'était un
journaliste!" Mais malgré trente-six ans de service comme grand reporter et
éditorialiste, Herbert Matthews ne fait pas partie des légendes officielles du New
York Times.
En revanche, à 2500 kilomètres de Manhattan, au Musée national de la
révolution de La Havane, le journaliste américain a trouvé place dans une vitrine,
au beau milieu d'uniformes militaires élimés, de portraits de révolutionnaires
et de vieux fusils. On l'aperçoit sur une petite photo en noir et blanc,
assis en pleine forêt, cigare aux lèvres et carnet de notes à la main. A ses
côtés, le jeune Fidel Castro s'allume lui aussi un cigare.

"DÉBARQUEMENT PATHÉTIQUE"
Cette scène méconnue s'est déroulée en février 1957, dans le crépuscule
humide de la Sierra Maestra, une zone montagneuse à l'est de Cuba. Trois mois
plus tôt, Castro se trouvait encore au Mexique, où il s'était exilé après avoir
purgé un an et demi de prison pour sa participation, le 26 juillet 1953, à
l'attaque de la Moncada, un baraquement de l'armée de Batista à Santiago.
Convaincu que les Cubains, exaspérés par la violence et la corruption du régime,
étaient prêts à se soulever, il avait élaboré et vanté publiquement un plan
tout simple : il allait déclencher une insurrection populaire à travers le pays
en faisant coïncider son débarquement, au sud-est de l'île, avec un
soulèvement prévu à Santiago de Cuba.
Le 25 novembre 1956, Fidel Castro et 81 compagnons embarquent donc à bord
d'un vieux yacht, le Granma. Chahutée par une forte mer et des pluies
torrentielles, la frêle embarcation s'échoue dans les marécages cubains avec deux
jours de retard. Les mitrailleuses de Batista sont au rendez-vous. Informé du
projet, ce dernier a déjà écrasé sans mal le soulèvement de Santiago. C'est une
hécatombe. Les corps de Raul et Fidel Castro sont officiellement identifiés
et enterrés par l'armée.
Pourtant, une douzaine de survivants – parmi lesquels les frères Castro et
Ernesto Guevara – parviennent à gagner les montagnes. Le 4 décembre 1956, un
éditorial du New York Times intitulé "Les violents Cubains" s'interroge sur le
but de ce "débarquement pathétique d'environ quarante jeunes hommes se
prenant pour une armée d'invasion". L'éditorialiste n'en revient pas que le chef
de cette aventure, Fidel Castro, ait pu délibérément révéler ses plans avant
l'opération. "Peut-on imaginer quelque chose de plus fou?" s'interroge-t-il,
avant de conclure : "Il n'y a pas la moindre chance qu'une révolte réussisse
dans les circonstances actuelles", en référence à la puissance militaire de
Batista.
SON FLAIR EST INTACT
Effectivement, un mois plus tard, la petite bande qui survit dans la forêt
avec l'aide des paysans du coin semble condamnée à l'oubli. La presse cubaine
étant censurée, Castro comprend qu'il lui faut contacter la presse étrangère
pour rallier l'opinion à sa cause. Il envoie un messager à Ruby H. Phillips,
la correspondante du New York Times à La Havane. Trop connue des autorités
locales pour entreprendre elle-même ce reportage, Phillips contacte le journal à
New York qui dépêche alors Herbert Matthews.
Déguisés en touristes, Matthews et sa femme Nancy partent pour la province
d'Oriente, où ils retrouvent les hommes de Castro dans la ville de Manzanillo.
La nuit tombée, les rebelles conduisent Matthews à travers les champs de
canne à sucre et franchissent un barrage de l'armée en le faisant passer pour un
riche investisseur américain. Ils finissent par couper à pied dans la forêt.
La pente est raide, le sol glissant. Certes, Matthews en a vu d'autres : il a
couvert la guerre civile espagnole, la campagne d'Italie… Mais à 57 ans, ce
type grand et mince n'est plus au faîte de sa forme.
Son flair, en revanche, est intact. Alors qu'il attend toute la nuit, assis
sur une couverture, l'arrivée du chef des rebelles, Matthews pressent qu'il
s'agit peut-être d'un moment historique. En effet. Le jeune Fidel Castro finit
par le rejoindre et lui accorde un entretien de trois heures – le scoop de sa
vie. "Il y avait un reportage à écrire et une censure à braver, écrira
Matthews dans ses Mémoires. C'est ce que j'ai fait, et ni Cuba ni les Etats-Unis
n'allaient être les mêmes après cela." Deux jours plus tard, Nancy dissimule
dans sa gaine les notes de son mari, qui portent la signature de Castro
comme gage d'authenticité, et les Matthews rentrent aux Etats-Unis. Les 24, 25 et
26 février 1957, le New York Times publie trois grands articles, dont deux
en première page. Ils décrivent en détail la corruption du régime et les
atrocités commises par l'armée, tout en dénonçant le soutien militaire et
diplomatique des Etats-Unis au régime de Batista.
REBELLE CHARISMATIQUE
Cette analyse récuse catégoriquement la ligne officielle qui fait de Cuba une
île prospère et docile, gouvernée par un régime favorable aux intérêts des
Etats-Unis – vision qui perdure au sein du gouvernement et du public
américain, malgré les signes croissants du fort mécontentement populaire. Matthews
fait l'éloge de tous les groupes d'opposition, mais il distingue et propulse sur
le devant de la scène Fidel Castro et le Mouvement du 26-Juillet (ce jour
où, trois ans et demi plus tôt, Castro attaquait la Moncada). Il est subjugué
par ce rebelle charismatique de 30 ans. Il relève que son programme politique
est assez vague, mâtiné de nationalisme, d'anticolo nialisme et
d'anti-impérialisme, mais souligne que Castro n'éprouve aucune animosité à l'égard des
Etats-Unis. Le journaliste estime que ces rebelles sont porteurs d'"un
changement radical et démocratique pour Cuba, et donc anticommuniste". Enfin, il
annonce que les guérilleros "dominent" militairement la Sierra Maestra et
humilient régulièrement la fleur de l'armée cubaine. Il cite Fidel Castro décrivant
ses troupes, "des groupes de dix à quarante combattants", et évalue lui-même
l'entourage du guérillero à une quarantaine d'hommes. En réalité, le Mouvement
du 26-Juillet ne compte pas plus de dix-huit compañeros, certes motivés et
solidement idéalistes, mais mal armés et complètement isolés.
Deux ans plus tard, Castro racontera, à l'Overseas Press Club, à New York,
devant un Herbert Matthews un peu gêné, comment il trompa le reporter : durant
l'interview, ses hommes échangèrent leurs fripes et tournèrent autour du
journaliste pour lui donner l'impression qu'ils étaient plus nombreux. Raul
interrompit même l'entretien pour donner des nouvelles d'une "seconde colonne"
imaginaire.
Enragé par les articles du Times, Arthur Gardner, l'ambassadeur des
Etats-Unis à La Havane, se hâte de rassurer Washington : Batista a la situation "bien
en main". Le commandant militaire de la province d'Oriente, dont les hommes
sont chargés d'éliminer les derniers rebelles, affirme d'ailleurs que "les
déclarations de cet homme de presse nord-américain sont absolument fausses car
il est physiquement impossible de se rendre dans la zone où l'interview
imaginaire a prétendument eu lieu. Personne ne peut pénétrer cette zone sans être
vu". "A mon avis", conclut-il, Matthews "n'a jamais mis les pieds à Cuba".
Dans l'île, toutefois, les articles font l'effet d'une bombe. Castro, qui a
envoyé un de ses hommes à New York pour les photocopier en urgence, fait
distribuer sous le manteau des milliers de copies, de La Havane à Santiago de
Cuba. Quel ques jours plus tard, Batista lève temporairement la censure,
permettant aux radios et journaux locaux de commenter les articles du Times : tous
les opposants au régime apprennent ainsi que Castro est vivant, et que la
lutte continue. Une propagande inespérée.
Pour sauver la face, le ministre de la défense cubain déclare alors que
"Monsieur Matthews n'a pas interviewé l'insurgé communiste Fidel Castro" et que
"l'interview et les aventures décrites par le correspondant Matthews peuvent
être considérées comme le chapitre d'un roman de fiction". Il s'étonne même de
ce que le reporter n'en ait pas profité pour se faire photographier avec
Castro afin d'authentifier cette fable. Le New York Times s'empresse alors de
publier la déclaration du ministre… accompagnée de la photo, prise par l'un des
rebelles, désormais exposée au Musée de La Havane. Batista est convaincu
qu'il s'agit d'un montage.
Mais le président de la Banque nationale de Cuba a compris. Il lui souffle
alors : "Si c'est publié dans le New York Times, c'est vrai à New York, vrai à
Berlin, vrai à Londres et vrai à La Havane. Vous pouvez être certain que le
monde entier croit à cette histoire." La suite est connue. Le 8 janvier
1959, après deux ans de combats, Fidel Castro fait une entrée triomphale à La
Havane avec des milliers de guérilleros. Cela fait maintenant deux ans
qu'Herbert Matthews, devenu le "Monsieur Cuba" du New York Times depuis cette fameuse
interview, écrit presque tous les articles et les éditoriaux sur le sujet.
Jamais il ne s'est départi de sa première impression : Castro, répète-t-il,
n'est pas un communiste. Il implore les Américains d'ignorer son mauvais
caractère et ses déclarations intempestives. Il les enjoint même de soutenir cette
révolution sociale et les prévient que, dans le contexte de la guerre froide,
la détérioration des relations avec Cuba ferait tomber l'île dans
l'escarcelle des communistes qui tentent déjà, là-bas, de s'approprier la révolution.

RESPONSABLES DE L'ÉCHEC
Mais en 1960, la ligne rouge est franchie : la réforme agraire heurte
directement les intérêts économiques américains et les relations diplomatiques se
tendent dangereusement. Au sein du New York Times, Matthews est graduellement
marginalisé, jugé coupable de subjectivité. Il continue d'écrire des
éditoriaux mais n'est plus envoyé sur place. En janvier 1961, le président Eisenhower
rompt les relations diplomatiques avec La Havane; la révolution glisse vers
le communisme – les Etats-Unis ont perdu Cuba. Pour la droite américaine, les
alliés de Batista et la presse conservatrice, Herbert Matthews et le New
York Times sont, et demeurent aujourd'hui, les responsables de cet échec.
En 1960, l'ambassadeur Earl T. Smith, qui remplace Gardner, accuse le
journaliste d'avoir influencé le département d'Etat américain. Devant le
sous-comité du Sénat aux affaires intérieures, il annonce que les articles du New York
Times "ont permis à Castro d'acquérir une stature internationale et une
reconnaissance mondiale. Jusque-là, Castro n'avait été qu'un autre de ces bandits
des montagnes d'Oriente (…)". La même année, une caricature parue dans la
revue conservatrice The National Review montre Castro, à cheval sur Cuba, avec
cette légende : "J'ai trouvé mon job dans le New York Times." Dans une lettre
adressée à son ami Ernest Hemingway, rencontré pendant la guerre civile
espagnole, Matthews raconte que des manifestants se sont groupés devant
l'immeuble du New York Times pour protester contre lui. "Qu'est-ce que je ne dois pas
subir ces temps-ci", se plaint-il. Il est profondément déçu par la tournure
que prennent les événements, tant à Cuba qu'aux Etats-Unis. Mais il reste
persuadé qu'il ne s'est pas trompé, que Castro n'était pas communiste, qu'il a
opéré un rapprochement pragmatique avec ce parti seulement à partir de 1960.
Après avoir reçu des menaces de mort, le journaliste est placé sous
protection du gouvernement. Il doit quitter préci pitamment l'estrade de l'université
du Nouveau-Mexique suite à une alerte à la bombe. Il est aussi exclu de
l'Association interaméricaine de la presse et préfère éviter l'Overseas Press
Club. En 1965, Eisenhower lui-même l'accuse d'avoir, "presque à lui tout seul",
fait de Castro "un héros national".
Même après sa mort, en 1977, vingt ans après sa rencontre avec Fidel Castro
dans la Sierra Maestra, Matthews est resté dans le collimateur des
conservateurs. En 1987, William Ratliff, un chercheur de la Hoover Institution de
l'université Stanford, dira encore : "Rarement dans l'histoire un seul écrivain
aura donné le ton avec autant d'influence (…) quant à un personnage, un
mouvement, un phénomène historique." Herbert Matthews niera toujours avoir "fait"
Castro. A ses yeux, il s'agissait "d'un homme promis à une destinée hors du
commun qui aurait fini de toute façon par s'imposer". C'est fort probable. Mais
les articles du New York Times ont peut-être accéléré le cours de
l'histoire.
Deux ans plus tard, Castro racontera comment il trompa le reporter. Raul
interrompit même l'entretien pour donner des nouvelles d'une "seconde colonne"
imaginaire.
Julie Pêcheur

13:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/03/2008: Rafael Correa ...


-------- Message original --------
Sujet: Fidel Castro, Correa et Raùl Reyes
Date: Fri, 7 Mar 2008 10:14:05 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>



----- Original Message -----
Sent: Friday, March 07, 2008 6:49 AM
Subject: Fidel Castro, Correa et Raùl Reyes


RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL

Rafael Correa

Je me rappelle la visite qu’il nous a faite, quelque mois avant le début de la campagne électorale à laquelle il pensait se présenter comme candidat à la présidence de l’Équateur. Il avait été ministre de l’Économie du gouvernement d’Alfredo Palacio, un chirurgien au grand prestige professionnel qui nous avait aussi rendu visite en sa condition de vice-président du pays, avant d’accéder à la présidence du fait de circonstances imprévues, et qui avait été réceptif à un programme d’opérations ophtalmologiques que nous lui avions offert à titre de coopération. Il existait de bonnes relations entre nos deux gouvernements.

Correa venait de démissionner de son poste de ministre de l’Économie. Il était en désaccord avec ce qu’il qualifiait de corruption administrative attisée par Oxy, une société étrangère qui avait fait de la prospection pétrolière et de gros investissements, mais qui s’emparait de quatre barils de pétrole sur cinq. Il n’avait pas parlé de la nationaliser, mais de lui faire payer des impôts élevés dont le montant serait assigné à des investissements sociaux détaillés. Il avait déjà approuvé les mesures correspondantes qu’un magistrat avait déclarées valides.

Comme il n’avait pas prononcé le mot « nationalisation », je pensais que le concept lui faisait peur. Ce qui ne m’étonnait pas, d’ailleurs, puisqu’il avait fait de brillantes études d’économie dans une université bien connue des États-Unis. Je n’avais pas cherché à aller plus loin dans ce domaine, mais je le criblais de questions tirées de l’arsenal que j’avais accumulé dans la lutte contre la dette extérieure que nous avions engagée en 1985 et de l’expérience cubaine elle-même.

Il existe des investissements à risque extrêmement lourds et impliquant des technologies de pointe qu’aucun pays de la dimension de Cuba ou de l’Équateur ne pourrait assumer.

Comme, en 2006, nous étions résolument décidés à promouvoir la révolution énergétique que Cuba été le premier pays au monde à proclamer comme une question vitale pour l’humanité, j’avais insisté particulièrement sur cette question. Je me suis arrêté après avoir saisi l’une de ses raisons.

Je lui ai raconté la conversation que j’avais eue peu de temps auparavant avec le président de la compagnie espagnole Repsol. Celle-ci, associée à d’autres compagnies internationales, allait entreprendre une opération coûteuse pour forer off-shore, à plus de deux mille mètres de profondeur, en recourant à des techniques de pointe, dans les eaux juridictionnelles de Cuba. J’ai demandé au chef de la société espagnole : Combien coûte un puits d’exploration ? Je vous pose la question parce que nous voulons participer ne serait-ce qu’à 1 p. 100 de ces coûts, et nous voulons savoir ce que vous pensez faire de notre pétrole.

De son côté, Correa m’avait raconté que de cent dollars obtenus par les compagnies, seulement vingt revenaient au pays, que ces sommes n’étaient même pas inscrites au budget, affirmait-il, mais étaient versées à un fonds à part destiné à n’importe quoi, sauf à l’amélioration des condition de vie du peuple.

J’ai dérogé aux normes, m’a-t-il dit, et j’ai alloué 40 p. 100 de ce fonds à l’éducation et à la santé, au développement technologique et routier, et le reste au rachat de la dette au cas où son prix nous favoriserait, ou au contraire à des investissements dans quelque chose de plus utile. Avant, nous devions acheter chaque année une partie de cette dette qui ne cessait d’enchérir.

Dans le cas de l’Équateur, a-t-il ajouté, la politique pétrolière frisait la trahison à la patrie. Pourquoi le faites-vous, ai-je demandé ? Par peur des Yankees ou pour des pressions insupportables ? Il m’a répondu : Si vous avez un ministre de l’Économie qui vous dit qu’en privatisant, vous améliorez l’efficacité, pensez donc un peu … Moi, je n’ai pas fait ça.

Je l’encourage à poursuivre et il m’explique calmement : La société étrangère Oxy est une entreprise qui a résilié son contrat et qui tombe, aux termes des lois équatoriennes, sous le coup de la caducité. Ce qui veut dire que le champ opéré par cette société doit passer aux mains de l’État. Mais, à cause des pressions des Yankees, le gouvernement n’ose pas l’occuper, et il se crée une situation non prévue par la loi. La loi dit : caducité, un point c’est tout. Le juge de première instance, qui était président de PETROECUADOR, en a décidé ainsi. J’étais membre de PETROECUADOR et on nous a convoqués d’urgence à une réunion pour le chasser de son poste. Je n’y ai pas assisté et on n’a pas pu le licencier. Le juge a déclaré la caducité.

Que voulaient les Yankees, ai-je demandé ? Ils voulaient une amende, explique-t-il aussitôt. En l’écoutant, j’ai compris que je l’avais sous-estimé.

J’étais pressé, une foule d’engagements m’attendait. Je l’ai invité à assister à une rencontre avec un groupe nourri de professionnels cubains hautement qualifiés qui devaient partir en Bolivie rejoindre la brigade médicale. Celle-ci compte le personnel suffisant pour plus de trente hôpitaux, dont, entre autres activités, dix-neuf postes opératoires qui permettent de faire plus de  130 000 opérations de la vue par an, tout ceci sous forme de coopération gratuite. En Équateur, il existe trois centres similaires, dotées de six postes opératoires en ophtalmologie.

Le dîner avec cet économiste équatorien s’est prolongé jusqu’au 9 février 2006, tard dans la nuit. C’est à peine si j’ai laissé passer une question sans l’aborder. Je lui ai même parlé du mercure si nocif que les industries modernes déversent dans les mers de la planète. J’ai insisté bien entendu sur la surconsommation ; sur le coût élevé du kilowatt-heure dans les centrales thermiques ; sur les différences entre les formes de distribution socialiste et communiste ; sur le rôle de l’argent ; sur le billion de dollars gaspillé en publicité et que les peuples amortissent forcément dans les prix des marchandises, et sur les études réalisées par des brigades sociales d’étudiants qui ont recensé, parmi les cinq cent mille foyers de la capitale, la quantité de personnes âgées vivant seules. Je lui ai expliqué l’étape d’universalisation des études universitaires dans laquelle nous étions engagés.

Nous sommes restés très amis, quoiqu’il ait peut-être eu l’impression que j’étais suffisant. En ce cas, ça a été totalement involontaire de ma part.

Depuis, j’ai observé chacun de ses pas : les élections, sa vision des problèmes concrets des Équatoriens, la victoire populaire sur l’oligarchie.

L’histoire unit beaucoup nos deux peuples : Sucre a toujours été une figure extraordinairement admirée, aux côtés de celles de Bolivar. Selon Marti, ce que ce dernier n’a pas fait reste à faire en Amérique ; selon Neruda, il se réveille tous les cent ans.

L’impérialisme vient de commettre un crime monstrueux en Équateur. Des bombes meurtrières ont été larguées au petit matin sur un groupe d’hommes et de femmes qui, presque sans exception, étaient en train de dormir. On le déduit de tous les rapports officiels émis dès le premier instant. Les accusations concrètes contre ce groupe de personnes ne justifient pas l’action engagée. Ce sont des bombes yankees qui sont tombées, guidées par des satellites yankees.

Absolument personne n’a le droit de tuer de sang-froid. Si nous acceptons cette méthode impériale de guerre et de barbarie, des bombes yankees guidées par des satellites peuvent tomber sur n’importe quel groupe d’hommes et de femmes d’Amérique latine, sur le territoire de n’importe quel pays, avec ou sans guerre. Que cette action se soit produite sur une terre dont les preuves indiquent qu’elle était équatorienne constitue une circonstance aggravante.

Nous ne sommes pas ennemis de la Colombie. Mes Réflexions antérieures et nos échanges prouvent combien nous nous sommes efforcés, tant l’actuel président du Conseil d’État cubain que moi-même, de nous en tenir à la politique de principe et de paix que nous avons proclamée depuis des années dans nos relations avec les autres États d’Amérique latine.

Que tout ceci soit à présent en danger ne nous convertit pas en belligérants. Nous sommes des partisans décidés de la paix entre les peuples de ce sous-continent que Marti a baptisé comme Notre Amérique.

Garder le silence ferait de nous des complices. On veut maintenant asseoir notre ami, l’économiste et président de l’Équateur, Rafael Correa, au  banc des accusés, ce que je n’aurais jamais pu concevoir dans la nuit du 9 février 2006. Mon imagination semblait capable d’envisager des rêves et des risques de toute sorte, sauf quelque chose d’approchant à ce qui s’est passé samedi 1er mars 2008, au petit matin.

Correa a pu réunir les rares survivants et le reste des cadavres. Les deux qui manquent prouvent que le territoire équatorien a été occupé par des troupes ayant franchi la frontière. Tout comme Emile Zola, il peut maintenant s’écrier : J’accuse !

Fidel Castro Ruz

4 mars 2008

20 h 36



13:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/03/2008

11/03/2008: LES $300 MILLIONS DE CHAVEZ AUX FARC : UNE INVENTION...



-------- Message original --------

Sujet: une invention :les 300 millions de d. de Chavez aux Farc
Date: Tue, 11 Mar 2008 23:00:37 +0100
De: linala@club-internet.fr


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http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6148
 
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http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6148
 
8 mars 2008
LES $300 MILLIONS DE CHAVEZ AUX FARC : UNE INVENTION

PALAST Greg
 
Raul Reyes et son ordinateur portable magique
Rédaction : bien que les événements aient évolué depuis la
rédaction de cet article de Greg Palast, ce dernier nous donne un
petit - tout petit - aperçu de l’étendue de la désinformation,
volontaire ou non, à laquelle les grands médias peuvent se livrer.
Bonne lecture quand même.

C’est dingue, non ?

Le semaine dernière, la Colombie a envahi l’Equateur, a tué un chef
de la guérilla dans la jungle, puis a ouvert son ordinateur portable
et… devinez ce que les Colombiens ont trouvé ? Un message à Hugo
Chavez selon lequel il aurait envoyé 300 millions de dollars aux FARC
pour acheter de l’uranium et fabriquer une bombe !

C’est ce que Bush nous raconte. Et il le tient de son copain, l’étrange
président d’extrême droite de la Colombie, Alvaro Uribe.

Donc : une fois l’acte accompli, la Colombie justifie sa tentative de
provoquer une guerre des frontières comme un acte destiné à
éliminer la menace d’une Arme de Destruction Massive ! Hum... on a
déjà entendu ça, quelque part...

La presse étasunienne a repris l’histoire des « 300 millions de dollars
de Chavez aux terroristes » en moins de temps qu’il n’aurait fallu au
jeune Bush pour sniffer un rail de poudre colombienne.

Ce que la presse étasunienne a omis de faire [pas que cette presse
là, d’ailleurs – NDT] c’est de vérifier l’information fournie par un
courrier électronique trouvé dans un ordinateur portable magique.
(On suppose que les dernières paroles du dirigeant des FARC furent,
« et mon mot de passe est … »)

J’ai lu ce courrier. Et vous aussi vous pouvez le lire, ici :
http://www.gregpalast.com/farc-docu...

Vous pouvez lire tout le document en espagnol, mais voici la
traduction du seul et unique passage qui fait mention des prétendus
300 millions de Chavez :

« … en ce qui concerne les 300, que nous désignerons désormais
comme le "dossier", des efforts sont déployés sur instructions du
chef au "cojo" (terme d’argot pour "handicapé"), que j’expliquerai
dans un autre courrier. Appelons le patron "Angel" et le handicapé
"Ernesto" ».

Vous avez compris ? Où est Hugo ? Où sont les 300 millions ? Et de
quels 300 parle-t-on ? En fait, remis dans le contexte, la note parle
de l’échange d’otages avec les FARC sur lequel Chavez travaillait à
l’époque (le 23 décembre 2007), à la demande du gouvernement
colombien. En réalité, tout le reste du courrier ne parle que des
modalités d’échange des otages. Voici la suite :

« pour accueillir les libérés, Chavez propose trois solutions : Plan A.
Recourir à une « caravane humanitaire » qui impliquerait le
Venezuela, la France, le Vatican [ ?], la Suisse, l’Union Européenne,
des démocrates [société civile], l’Argentine, la Croix-Rouge, etc. »

Pour ce qui concerne les 300, il me faut souligner que le précédent
échange des FARC concernait 300 prisonniers. S’agit-il des mêmes
300 dont parle Reyes ? Qui sait ? A la différence d’Uribe, de Bush et
de la presse US, je ne vais pas me lancer dans des conjectures ou
inventer une histoire fantasmagorique sur Chavez et des courriers
envoyés au milieu de la jungle.

Pour apporter de l’eau à leur moulin, les Colombiens affirment, sans
aucune preuve, que le mystérieux « Angel » est le nom de code de
Chavez. Mais dans le courrier découvert, Chavez est appelé par le
nom de code de… Chavez.

Et alors ? Et alors, ceci…

L’invasion de l’Equateur est une violation flagrante du droit
international, condamnée par tous les pays latins membres de
l’Organisation des Etats d’Amérique. Mais George Bush a tout
simplement adoré. Il a appelé Uribe pour soutenir la Colombie contre
« les assauts incessants des narco-terroristes ainsi que les
manœuvres provocatrices du régime vénézuelien ».

Notre président s’est peut-être bien un peu mélangé les pinceaux,
mais Bush sait ce qu’il fait : il soutient son dernier allié vacillant en
Amérique du Sud, Uribe, qui est désespéré et dans une situation
politique difficile. Uribe affirme qu’il va traîner Chavez devant la Cour
Pénale Internationale. Si Uribe s’y rend en personne, je lui suggère
d’apporter sa brosse à dents : on vient de découvrir que des
escadrons de la mort d’extrême droite on tenu des réunions
préparatoires dans le ranch même d’Uribe. Les amis d’Uribe ont été
convoqués devant la Cour Suprême colombienne et risquent la
prison.

En d’autres termes, c’est le moment où jamais pour Uribe de sortir ce
vieux lapin politique de son chapeau, la menace d’une guerre, pour
noyer les accusations de crimes portées contre lui. De plus, les
attaques d’Uribe ont littéralement mis fin aux négociations en tuant
le négociateur des FARC, Raul Reyes. Reyes était en pourparlers
avec l’Equateur et Chavez sur un nouvel échange de prisonniers.
Uribe avait autorisé les négociations. Cependant, Uribe savait que si
ces négociations aboutissaient à la libération de prisonniers, tout le
crédit en serait revenu à l’Equateur et à Chavez, et tout le discrédit
sur lui.

Heureusement pour un continent au bord d’une explosion, le
président de l’Equateur, Raphael Correa, est un des hommes les
plus réfléchis et les plus posés qu’il m’est arrivé de rencontrer.

Correa s’est rendu à Brasilia et Caracas pour tenter d’empêcher un
embrasement. Tout en plaçant des troupes à la frontière car aucun
chef d’état ne peut tolérer de voir des blindés étrangers fouler le
territoire national. Correa refuse que l’Equateur serve de sanctuaire
aux FARC. En fait, l’Equateur a démantelé 47 bases des FARC, plus
même que l’armée corrompue de la Colombie.

Pour sa gestion calme et posée de la crise, je vais pardonner à
Correa de s’être excusé d’avoir qualifié Bush de « Président crétin
(dimwitted - NDT) qui a causé beaucoup de dégâts dans son pays et
dans le monde. » (voir un extrait de mon interview de Correa ).

L’heure des amateurs a sonné

Nous pouvons faire confiance à Correa pour maintenir la paix au sud
de la frontière. Mais pouvons-nous faire confiance aux futurs
ex-présidents ? L’actuel occupant du bureau ovale, George Bush, ne
peut tout simplement pas s’en empêcher : une invasion illégale par
un promoteur des escadrons de la mort lui conviendrait
parfaitement.

Mais devinez qui n’a pas pu s’empêcher d’imiter Bush ? Hillary
Clinton, qui en est encore à expliquer que son vote en faveur de
l’invasion de l’Irak n’était pas un vote en faveur de l’invasion de
l’Irak, a fait une déclaration en termes quasi identiques à ceux de
Bush, qualifiant l’invasion de l’Equateur comme le droit de la
Colombie « à se défendre ». Elle ajouta, « Hugo Chavez doit cesser
ses provocations ». Ah bon ?

Je pensais qu’Obama éviterait ce terrain miné – surtout après avoir
été accusé d’être un amateur en politique étrangère pour avoir
suggéré qu’il franchirait la frontière Pakistanaise pour pourchasser
les terroristes. Il est embarrassant de voir Barack répéter
pratiquement mot pour mot les phrases de Hillary en déclarant « le
gouvernement Colombien a tout à fait le droit de se défendre ».

(Je suis certain que la position de Hillary n’a rien à voir avec le prêt
pour sa campagne électoral accordé par Frank Giustra. Giustra a
versé plus de 100 millions de dollars aux projets de Bill Clinton.
L’année dernière, Bill Clinton a présenté Giustra à Uribe, le président
Colombien. Aussi sec, Giustra a signé un accord juteux avec Uribe
sur le pétrole colombien.)

Sans oublier M. Héros de la Guerre, John McCain, qui en tient déjà
une sacrée couche, et qui a déclaré que « Hugo Chavez est en train
d’instaurer une dictature » probablement parce que, contrairement à
Bush, Chavez, lui, fait compter tous les bulletins de vote lors des
élections vénézueliennes.

Mais voici que les choses deviennent vraiment vicieuses.

Le critique des medias Jeff Cohen m’avait dit qu’il fallait guetter le
moment où la presse allait commencer à qualifier McCain d’expert en
politique étrangère et les Démocrates d’amateurs. Et ça n’a pas
loupé. Le New York Times, dans son édition de mercredi, qualifia
McCain de « pro de la sécurité nationale ».

McCain, c’est ce « pro » qui avait affirmé que la guerre en Irak ne
coûterait pratiquement rien en terme de vies et d’argent.

Mais, parlant de l’invasion de l’Equateur par la Colombie, McCain a dit
« j’espère que les tensions baisseront, que le président Chavez
retirera ces troupes de la frontière – de même que les Equatoriens –
et que les relations continuent à s’améliorer entre les deux. »

Ce n’est pas tout à fait de l’anglais (les approximations
grammaticales de McCain ont été plus ou moins rendues dans la
traduction française – NDT), mais ce n’est définitivement pas du
Bush. Et bizarrement, ce n’est définitivement pas du Obama ou du
Clinton en train de saluer bruyemment l’agression Colombienne
contre l’Equateur.

Démocrates, entendez-vous ? Il y a quelque chose de pire que de
voir les medias accuser Obama et Clinton d’être des amateurs, et
c’est de voir les candidats Démocrates se démener comme des fous
pour leur donner raison.

Greg Palast
6 mars 2008

Traduction par Le Grand Soir

18:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/03/2008

07/03/2008: Quel est exactement le rôle de la France ?


-------- Message original --------
Sujet: Quel est le rôle de la France ?
Date: Fri, 7 Mar 2008 08:30:43 +0100
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


Quel est exactement le rôle de la France ?

http://socio13.wordpress.com/

Notons deux faits : j'inscris ici un article argentin parmi tous ceux que je reçois journellement et qui disent la même chose sur la crédibilité d' uribe dans cette affaire. Si nous prenons la presse française dont on sait à quel point elle est désormais tenue en laisse par le pouvoir jamais une telle analyse ne transparait, on s'interroge au meilleur des cas sur la crédibilité des documents trouvés dans l'ordinateur, mais jamais n'est posé la question de ce qu'a réellement fait uribe, il s'agit de montrer des latinos excessif et un Chavez hors de lui alors que cela ne le concerne pas. Uribe devient plus ou moins un simple maladroit, la caution des Etats-Unis le protège. Jamais il n'est fait état du rôle réel de la France ou alors c'est une petite phrase égarée.

la question que l'on peut pourtant se poser est celle de savoir si la france n'agit pas en liaison avec les Etats-Unis pour créer ce piège, en inventant un président humanitaire soucieux des otages et confronté à la fois aux méchants Farc et à l'irresponsable Chavez mais dans les faits ayant contribué au piège qui produit actuellement une crise d'une grande gravité en Amérique latine dont ici il n'est pas question. Quand est-ce que la gauche, les communistes vont-ils se décider à poser une question au gouvernment français sur son rôle réel dans ce drame ? Qui est complice de quoi ?

danielle Bleitrach

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Alvaro uribe ne veut pas la libération des otages

Por Luis Bruschtein
Même à l'’époque des dictatures militaires les dictateurs n’'ont jamais accompli d’'actes comme celui fomenté par Uribe en equateur. Malgré la parenté idéologique, les militaires étaient  sensibles la présence de forces d’'autres pays dans leurs territoires. Pour pouvoir le faire, ils ont créé une infrastructure spéciale nommée Opération Condor. Chaque fois qu’'un prédateur  entrait dans un pays voisin, il l’'annonçait et coordonnait l'’intrusion avec les locaux. Ce qu'’a fait le dirigeant colombien, Alvaro Uribe, n'’aurait pas été permis même par ces dictatures qui s’'appuyaient sur  une idéologie (la doctrine de la sécurité nationale et la troisième guerre mondiale) assez proche de l’'actuelle guerre contre le terrorisme de George Bush.
Le président équatorien Rafael Correa  a eu une réaction furibonde parce que l’'opération antiguerrillera a été exécutée alors que se déroulait un processus de négociation, qui avait été accepté  par le même Uribe, il était commencé par plusieurs pays, en particulier la France et l'’Equateur, utilisant comme porte parole et contact le président venezuelien Hugo Chavez. Tous sans complaisance  avec les FARC. Les forces armées de l'’Équateur ont démontés plus de 40 campements guerrilleros à la frontière. Personne ne peut dire que le président conservateur de la France, Nicolas Sarkozy, est pro guérilla. Et même Chávez a été très critique avec la guérilla colombienne.
Le processus de négociation pour la libération des otages a nécessité des contacts, des transactions (économiques et politique), et de ce fait, dans un processus de négociation on doit éviter les déclarations publiques qui peuvent leur nuire. Uribe s'avait parfaitement le contenu de tous les contacts et discussions avec les FARC dont le porte-parole était Raoul Reyes.
. Il y avait des précédent . Quand a eu lieu le premier échange sur les preuves de vie de vie des otages, Uribe a tendu un piège aux  messagers et rendu caduque ce début de négociation. Quand a eu lieu l’'Opération Emanuel, les forces armées colombiennes ont bombardé durant un mois et demi la zone où devait se faire la remise des premiers otages et l'’opération n'’a pas pu se faire. Les Français disent que la négociation avait avancé à nouveau avec la libération d’'autres otages la semaine dernière. Pour eux, l'’accord pour libérer Ingrid Betancourt et d'’autres otages était imminent. C’'est à ce moment là que s'’est produite l’'attaque où a été assassiné le négociateur de la guérilla, qui pour accomplir sa mission  s'’était placé en situation très vulnérable. Bien que l'’opération eût été planifiée depuis quelques jours avant sa réalisation, Uribe n'en a pas prévenu Correa, qui en liaison avec Uribe négociait également avec les FARC.
Après l’'attaque, Uribe a menti à Correa, en lui disant que l’'action était une réponse défensive et Correa a réagi dans un premier temps avec résignation, en attribuant sûrement la responsabilité des faits à une attitude de provocation déraisonnable  de la part des FARC. Peu d'’heures plus tard, il s'’est rendu compte que l'’attaque sur son territoire avait été planifiée depuis un certain temps, que en premier lieu  Uribe la lui avait cachée et que de surcroît  il lui avait menti et que  lui même comme Chávez avaient été les acteurs involontaires du piège .
De fait Uribe a été déloyal avec tous parce qu'’il a présenté le contenu des négociations -auxquelles il avait consenties et dont il était informé- comme une complicité avec la guérilla. "Nous sommes fatigués des mensonges des FARC", dit Uribe pour empêcher  toute possibilité de négocier une sortie pacifique avec la guérilla. Le paradoxe est  que tout au long de ce processus sur déjà plusieurs mois, celui qui apparaît comme le protagoniste le moins fiable est Uribe lui même.
Traduit par danielle Bleitrach
Luis Bruschtein, Pagina/12 (Argentine), 6 mars 2008.
 
http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/subnotas/100206-31579-2008-03-06.html
 


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18:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/03/2008

05/03/2008: FARC, assassinat du No2: qui a permis aux Américains d'identifier le téléphone satellitaire de Reyes ...

 -------- Message original --------

Sujet: FARC, assassinat du No2: qui a permis aux Américains d'identifier le téléphone satellitaire de Reyes
Date: Wed, 05 Mar 2008 01:22:11 +0100
De: Gilbert Leonard <gleonard2008-kr@yahoo.fr>


Paris, le 4 mars 2008,

Après l'assassinat de Raul Reyes, numéro 2 des FARC, par l'armée colombienne [qui au passage a violé le territoire équatorien sans déclencher de vives protestations] les médias mettent l'accent sur les relations qu'entretiendrait le FARC avec les pays de la région, notamment pour son financement.


L'AFP rapporte une source militaire selon laquelle "un coup de téléphone satellitaire de Raul Reyes et un informateur de l'armée ont permis de localiser avec précision le camp où vivait en territoire équatorien le numéro deux des Farc"

Alors que les opérations de libération d'otages semblaient progresser, faisant monter la côte de Hugo Chavez, cette attaque apparaît comme une opération planifiée et concertée non favorable à une libération immédiate de tous les otages.

Cela soulève une question importante.
Avec qui Raul Reyes était en communication quand il a été localisé par les services américains ?

Le quai d'Orsay a reconnu que Raul Reyes était l'interlocuteur des émissaires de la France, de la Suisse et de l'Espagne.
Raul Reyes était-il en communication avec l'un de ces émissaires ?
Son interlocuteur aurait-il été utilisé à son insu par les services américains ?
Son interlocuteur aurait-il piégé le numéro 2 du FARC en communiquant aux Américains des informations permettant de le localiser: numéro, heure, voire des informations géographiques ?


Gilbert Léonard

18:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/03/2008

04/03/2008: Mort de Raúl Reyes - Communiqué du Secrétariat de l'état major central des FARC-EP ...

-------- Message original --------

Sujet: Mort de Raúl Reyes - Communiqué du Secrétariat de l'état major central des FARC-EP
Date: Tue, 4 Mar 2008 14:38:59 -0500
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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 [FRANÇAIS] + [ESPAÑOL]

Communiqué du secrétariat de l'état major central des Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple ( FARC-EP )
 
Communiqué diffusé le mardi 4 mars 2008
 
1) Nous informons les peuples de Colombie et du monde de la mort du commandant Raúl Reyes, révolutionnaire intègre et exemplaire, qui a consacré sa vie à la cause des exploités, de la libération nationale et de la Grande Patrie latino-américaine, rêve de Bolívar.  Nous lui rendons hommage, ainsi qu'aux 15 autres guérilléros qui sont tombés avec lui.
 
2) Le commandant est tombé alors qu'il avait pour mission de réaliser, par l'intermédiaire du présidente Chávez, une entrevue avec le président Sarkozy pour trouver des solutions à la situation d'Ingrid Betancur et effectuer un échange humanitaire.
 
3) La trahison de l'attaque, la perversité et le cynisme d'Álvaro Uribe, ses mensonges sur les circonstances de la mort du comandant Raúl visent à tendre encore plus dangereusement les relations de son gouvernement avec les républiques soeurs, à réduire gravement les possibilités d'un échange humanitaires et à bloquer sérieusement les possibilités de réalisation d'un échange humanitaire, et elles ont empêché une solution politique au conflit avec ce régime paramilitarisé et favorable aux États-Unis.
 
4) Nous encourageons les présidents Hugo Chávez, Nicolás Sarkozy, Rafael Correa, Daniel Ortega, Cristina Fernández, Evo Morales, tous les gouvernements aimant la paix, les membres des familles des prisonniers et l'immense majorité de personnes qui appuient l'échange humanitaire à continuer à lutter pour l'évacuation de Florida et de Pradera.
 
5) La cause d'une paix basée sur la justice sociale, pour laquelle le commandant Raúl Reyes a donné sa vie, flotte toujours, comme un drapeau, sur les plus hautes montagnes de la Colombie.  Cette cause est inscrite dans la Plateforme bolivarienne, dans le Plan stratégique des FARC et dans la volonté inébranlable des guérilléros et du peuple dans tout le pays.  Nous nous souviendrons toujours de Raúl avec une profonde tendresse, et soulignerons sa fermeté révolutionnaire, sa persévérance, son opiniâtreté et son efficacité en faisant connaître à la communauté mondiale la réalité des FARC en tant qu'armée révolutionnaire, son intégrité et sa capacité de promouvoir et de dynamiser la stratégie bolivarienne qui vise l'unité continental.
 
6) Nous vous informons qu'à partir d'aujourd'hui le commandant Joaquín Gómez se joint en tant que membre à part entière au Secrétariat de l'état major central.
 
Honneur et gloire éternelle au commandant Raúl Reyes.
 
Pour une Colombie nouvelle, pour la Grande Patrie latino-américaine et pour le socialisme :
nous ne reculerons pas d'un pas!
 
Secrétariat de l'état major central des Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple ( FARC-EP )

Des montagnes de la Colombia, le 2 mars 2008.

 

----- Original Message -----
From: Tonantzin
To: Undisclosed-Recipient:;
Sent: Tuesday, March 04, 2008 10:19 AM
Subject: Comunicado Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP
 
----- Original Message -----
From: Zacarías Blanco de la Barra
To: zblancodelabarra@yahoo.com
Sent: Tuesday, March 04, 2008 9:40 AM
 
Comunicado Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP
 
Marzo 4 de 2008

Comunicado

 1. Informamos al pueblo colombiano y a la opinión internacional, que ha muerto el comandante Raúl Reyes, revolucionario integral y ejemplar, que entregó toda su vida a la causa de los explotados, la liberación nacional y la Patria Grande que soñó Bolívar. Rendimos honores para él y para los otros 15 guerrilleros caídos a su lado.

2. El comandante, cayó cumpliendo la misión de concretar a través del Presidente Chávez, una entrevista con el presidente Sarkozy, donde se avanzara en encontrar soluciones a la situación de Ingrid Betancur y al objetivo del intercambio humanitario.

3. La alevosía del ataque, la perversidad y el cinismo mentiroso de Álvaro Uribe para deformar las circunstancias de la muerte del comandante Raúl, no solo tensionan peligrosamente las relaciones de este gobierno con las repúblicas hermanas, sino que golpearon de gravedad las posibilidades del Intercambio Humanitario y anularon la salida política al conflicto con este régimen paramilitarizado y pro-yanqui.

 4. A los presidentes Hugo Chávez, Nicolás Sarkozy, Rafael Correa, Daniel Ortega, Cristina Fernández, Evo Morales y a todos los gobiernos amigos de la paz, a los familiares de los prisioneros y a esa inmensa mayoría que apoya el Intercambio Humanitario los alentamos a continuar luchando por el despeje de Florida y Pradera.

5. La causa de la paz cimentada en la justicia social por la que el comandante Raúl Reyes ofrendó su vida, sigue ondeando en lo más alto de las montañas de Colombia, en la Plataforma Bolivariana, el Plan Estratégico de las FARC y en la voluntad inquebrantable de lucha de los guerrilleros y del pueblo en todo el país. A Raúl lo recordaremos siempre con profundo cariño, destacándose en él su firmeza revolucionaria, su perseverancia, su tesón y eficacia para dar a conocer ante la comunidad internacional la realidad de las FARC como ejército Revolucionario y, su entereza para dinamizar la estrategia bolivariana de unidad continental.

6. Informamos que el comandante Joaquín Gómez ingresa a partir de la fecha como miembro pleno del Secretariado del Estado Mayor Central.

Honor y Gloria eterna para el comandante Raúl Reyes.

¡Por la Nueva Colombia, la Patria Grande y el Socialismo: Ni un paso atrás!

Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP 

Montañas de Colombia Marzo 2 del 2008.

23:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/03/2008: Allocution de Felipe Pérez Roque, Ministre des Relations Extérieurs de la République de Cuba au Segment de Haut Niveau de la Septième Session du Conseil des Droits de l'Homme....

Allocution de Felipe Pérez Roque, Ministre des Relations Extérieurs de la République de Cuba au Segment de Haut Niveau de la Septième Session du Conseil des Droits de l'Homme.
Genève, le 3 Mars, 2008.

Excellences

Je m'adresse à vous au nom de Cuba, le pays en butte au blocus le plus prolongé et le plus cruel de l'Histoire, le petit pays insurgé qu'on menace d' « un changement de régime », auquel on ne pardonne pas sa noblesse et sa fermeté.

Que Cuba soit membre fondateur de ce Conseil prouve qu'en fin de compte, le droit prime la force, que la défense des principes vainc le pouvoir et l'argent. Qu'on ne peut tromper tout le monde tout le temps.

Nous avons conclu pour l'essentiel, durant l'année 2007, la construction institutionnelle du Conseil des droits de l'homme. C'est la victoire de notre majorité - en particulier du Mouvement des pays non alignés - sur le tout petit groupe de pays - tel ou tel puissant - qui a conspiré jusqu'au dernier moment pour faire échouer ce processus. C'est le résultat, nous le savons tous, d'un équilibre délicat.

Quand l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté en décembre 2007, à partir de l'action du Mouvement des pays non alignés, la résolution 62/129 portant approbation de la construction institutionnelle du Conseil des droits de l'homme, ceux qui, comme nous, s'étaient battus des années durant parce qu'ils étaient convaincus qu'il était possible et indispensable de créer un nouvel organe qui se substitue à la Commission des droits de l'homme, désormais discréditée, ont vu finalement récompensés leur patience et leurs efforts sérieux et honnêtes.

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Mais une question se pose : « Est-il bien sûr que le nouveau Conseil sera différent de la vieille Commission ? Sera-t-il vraiment un organe qui contribuera à la promotion et à la protection de tous les droits de l'homme pour tous les habitants de la planète ? »

Non, rien n'est moins sûr. C'est maintenant que le Conseil connaîtra vraiment le baptême du feu.

La légitimité du Conseil dépendra dans une bonne mesure de la façon dont fonctionnera en fin de compte le Mécanisme d'examen périodique universel.

Il ne suffira pas que tous les pays se soumette à ce mécanisme novateur : le Conseil devra fonctionner dans le respect le plus rigoureux des principes d'objectivité, d'impartialité et de non-sélectivité. Sinon, nous courrons carrément à l'échec.

Si ses conclusions et ses recommandations finissent par être fonction de la puissance et de l'influence de chaque pays, alors le Conseil répétera les mêmes erreurs qui ont fait voler en éclats la vieille Commission.

Si le Conseil s'érige de nouveau en tribunal chargé de juger les pays du Sud, en instrument d'agression contre ceux qui se rebellent, tout en regardant ailleurs quand il s'agit de violations de droits de l'homme commises par un puissant pays, alors le Conseil échouera lamentablement.

Et ce sera pis encore, car nous aurions droit de nouveau à la vieille Commission, déguisée maintenant sous le pelage d'une prétendue universalité.

Les puissants pays qui ont imposé à la Commission leurs intérêts mesquins et leur vision sont-ils prêts maintenant à rectifier ?

C'est la question à laquelle ils devront répondre dans les faits, non par des mots.

Le Conseil des droits de l'homme devra prouver maintenant qu'il est vraiment un organe différent, basé sur la coopération et le dialogue respectueux, sans sélectivité ni diktat. Un organe qui contribue vraiment, dans le plein respect de l'indépendance de chaque pays, à la promotion et à la protection des droits de l'homme dans le monde entier.

Aux hypercritiques, à ceux qui ont impitoyablement attaqué le Conseil parce qu'ils ont perdu leurs anciens droits et privilèges, à ceux qui n'ont pas compris que le monde change et que les peuples ont dit assez et se sont mis en marche, aux Etats-Unis et à tel ou tel « sceptique », je conseille l'humilité et la reflexion. Faire échouer les travaux du Conseil serait une énorme responsabilité dont ils devraient assumer la faute devant l'Histoire.

Messieurs les délégués

Le Mouvement des pays non alignés, qui a été un acteur clef dans la construction institutionnelle, défend la nécessité du Conseil des droits de l'homme. Celui-ci doit exister et doit en plus agir.

Tant qu'on menacera de bombarder une soixantaine de pays, qu'on appelle avec mépris de « sombres recoins du monde », ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.

Tant que cinq combattants antiterroristes cubains resteront injustement et cruellement emprisonnés - ils le sont depuis bientôt dix ans - aux Etats-Unis, ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.

Tant que quelqu'un défendra l'asphyxie comme un moyen légitime d'arracher des aveux, ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.

Tant que l'on continuera d'enlever des personnes un peu partout, qu'on organisera des vols clandestins pour les transférer et qu'on les confinera dans des camps de concentration en plein XXIe siècle, ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.


Tant que l'héroïque peuple palestinien n'aura pas son État à lui et n'exercera pas ses droits, ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.

Tant que l'injustice et l'inégalité persisteront dans le monde, tant que celui-ci comptera presque 900 millions d'affamés, 800 millions d'analphabètes, 11 millions d'enfants mourant avant cinq ans, 600 000 femmes pauvres mourant à l'accouchement, ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.

Tant que le droit au développement restera une chimère pour plus d'une centaine de pays, tant que 1,6 milliards de personnes continueront de ne pas savoir ce qu'est l'électricité, tant que persistera cet ordre économique et politique international injuste et fondé sur l'exclusion, ce Conseil des droits de l'homme devra exister et agir.

Messieurs les délégués

Mais 2007 a aussi été l'année de la victoire historique de Cuba, que tous ceux qui admirent la fermeté et l'honnêteté avec lesquelles notre pays a fait face et continue de faire face aux mensonges et à l'intoxication médiatiques ont aussi fêtée.

Au terme de vingt longues années de « lutte cubaine contre les démons », le Conseil des droits de l'homme a mis fin à la manoeuvre injuste et sélective que les Etats-Unis avaient conçue et imposée en guise de prétexte leur permettant de légitimer leur agression contre notre patrie.

Et voici le bilan de cette bataille inégale : Cuba, l'accusée, convertie en membre fondateur du Conseil, présidant le Mouvement des pays non alignés et oeuvrant d'une manière constructive à la consolidation du Conseil ; les Etats-Unis, notre accusateur, converti en un "Etat en banqueroute" en la matière, responsable des plus graves crimes et violations des droits de l'homme, ennemi du nouveau Conseil parce qu'ils n'ont pas pu le manipuler ni le contrôler, et que nous voyons maintenant aller sans cap ni autorité, à l'aveuglette, garant toujours des pires causes, défendant la torture, gérant des prisons secrètes, organisant des vols clandestins.

Voilà donc le dénouement de cette bataille : victoire éloquente du petit David - mais grand en dignité - sur le géant Goliath, puissant par ses armes nucléaires et ses menaces de guerres préventives, mais nain en matière d'autorité morale et de respect international, le plus précieux trésor auquel puisse aspirer un pays.

Et nous mettrons aussi fin un jour au blocus criminel qu'on nous impose pour tenter d'amener notre reddition par la faim et les maladies.

Et voilà pourquoi c'est maintenant, et seulement maintenant, une fois vaincus le chantage et le mensonge, que nous faisons de notre propre gré, d'une manière indépendante et souveraine, ce qu'on n'a pas pu et qu'on ne pourra jamais nous arracher comme concession.

Et voilà pourquoi c'est maintenant, et pas avant, que nous avons invité une nouvelle fois un rapporteur du Conseil et pourquoi, si le climat constructif qui prévaut aujourd'hui persiste et si la campagne contre nous ne reprend pas, nous en inviterons d'autres.

Et voilà pourquoi c'est maintenant, et pas avant, que nous avons signé les Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme.

Et voilà pourquoi c'est maintenant, et pas avant, que nous nous disposons à travailler sérieusement afin de nous présenter en 2009 devant le Mécanisme d'examen périodique universel.

Cuba réitère de nouveau aujourd'hui sa volonté de coopérer aux travaux du Conseil, de coopérer avec les mécanismes des droits de l'homme à caractère universel, non discriminatoires et respectant strictement notre souveraineté.

Elle réitère aussi sa décision inébranlable de faire face à toute nouvelle tentative d'introniser au Conseil la sélectivité, la politisation, le deux poids deux mesures et l'hypocrisie.

Messieurs les délégués

Un mot sur ma patrie, Cuba.

Notre pays vient de conclure des élections qui, en accord avec notre Constitution et nos lois, ont débuté en septembre dernier. Il s'est agit d'une sorte de référendum où notre peuple a appui massivement la Révolution et le socialisme à Cuba.

Les autorités locales et l'Assemblée générale ont été élues au suffrage direct et secret.

Bien que le président Bush ait appelé les Cubains à ne pas aller voter, presque 97 p. 100 des plus de huit millions d'électeurs l'ont fait. On verra bien si les États-Unis peuvent afficher de pareils résultats aux prochaines élections.

Bien que le président Bush ait appelé les Cubains à déposer un bulletin blanc, moins de 4 p. 100 des électeurs l'ont fait. Bien qu'il ait invité les Cubains à ne pas voter pour tous les candidats proposés, comme le recommandait la Révolution, 91 p. 100 des électeurs a soutenu librement et consciemment la totalité des candidats qu'elles proposait.

C'est là une victoire politique extraordinaire que nul ne peut occulter ni dénaturer.

Le monde a été témoin du civisme et de la culture politique du peuple cubain.

Fidel rit encore à Cuba de la réaction mesquine et médiocre de ceux qui croyaient que son autorité émanait de ses fonctions, de ceux qui croyaient qu'écarter Fidel de ses responsabilités ou l'assassiner était la solution magique pour liquider la Révolution cubaine.

Il s'avère que non. Parce que Fidel est son peuple ; parce que ses idées sont celles de son peuple ; parce que Raúl, fort de toute l'autorité que lui confère sa propre histoire, est aussi Fidel en matière de loyauté à la patrie, à la Révolution et au socialisme ; parce qu'en fin de compte Fidel est tout homme ou toute femme qui lutte dans le monde pour la justice et la liberté des peuples.

Et l'Empire se retrouve impuissant, sans savoir quoi faire ni que dire. Conscient qu'il ne peut empêcher les Cubains de prendre leurs propres décisions et de suivre le chemin qu'ils ont choisi librement. Et ceci s'explique parce que notre patrie a fait une profonde révolution sociale. Parce que le peuple y est vraiment au pouvoir. Parce que, pour une fois dans l'histoire, ceux d'en bas, les oubliés de toujours, sont enfin les députés, les ministres, les chefs militaires. Parce que le peuple est au pouvoir, maître de ses destinées et maître de son pays.

Voilà, messieurs les délégués, à quel carrefour se trouve Cuba. Soit sauver la Révolution et rester un peuple libre, soit retourner à la condition d'esclave, de colonie virtuelle, comme nous l'avons déjà été, d'un voisin puissant et vorace.

Je remercie ceux qui soutiennent notre lutte : ils sont nombreux, ils sont la majorité. Nous nous battons aussi pour l'indépendance et le respect des peuples que vous représentez.

Peu nous importe ceux qui soutiennent notre adversaire, par conviction, par hypocrisie ou par peur. Nous saurons porter au front la dignité qui leur fait défaut.

En cette année qui marque le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Cuba renouvelle son engagement de lutter pour un monde de justice, de liberté et d'égalité pour tous. La gageure est énorme, mais notre optimisme l'est plus encore.

Je vous remercie.

20:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/03/2008: Politique du pire à Bogotá ...

-------- Message original --------
Sujet: Politique du pire à Bogotá par Maurice Lemoine
Date: Tue, 4 Mar 2008 19:15:25 +0100
De: ecolonna <e.colonna@free.fr>


lundi 3 mars 2008
Politique du pire à Bogotá

Porte-parole des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et ministre des affaires étrangères de cette organisation d’opposition armée, le commandant Raúl Reyes est mort, le 1er mars, en territoire équatorien (à moins de deux kilomètres de la frontière). Contrairement à ce qu’a affirmé dans un premier temps le président colombien Alvaro Uribe à son homologue équatorien Rafael Correa, il n’y a eu aucun affrontement entre le groupe de guérilleros qui accompagnait Reyes et l’armée colombienne. Ils ont été victimes, pendant leur sommeil, d’une « bombe intelligente » de technologie américaine larguée par un avion ayant violé de dix kilomètres — revenant sur son objectif par le sud — le territoire équatorien. Pénétrant également dans le pays voisin, un commando héliporté a parachevé le travail — le président Correa évoque un « massacre » —, emportant le seul corps de Raúl Reyes, comme un trophée.

Parvenue sur les lieux, l’armée équatorienne a trouvé, dans un campement provisoire, les corps des seize autres guérilleros en pyjama, ainsi que deux guérilleras blessées.

Raúl Reyes appartenait au secrétariat des FARC, l’instance dirigeante de cette organisation. Des sept hommes le composant, il était le plus vulnérable parce que le plus exposé. Ses contacts avec les journalistes et les émissaires négociant la libération des « prisonniers politiques » et des otages de la guérilla l’obligeaient à séjourner régulièrement dans la partie du Putumayo proche de la frontière équatorienne. Aucun service de renseignement, qu’il soit américain ou colombien, ne pouvait l’ignorer. Reyes connaissait les risques et les avait acceptés.

Plus qu’une victoire militaire — Reyes était un cadre politique —, il s’agit là d’un coup très dur porté aux tentatives menées pour résoudre la question de l’échange humanitaire — prisonniers des FARC contre guérilleros — demandé depuis des années par les FARC, les familles des otages, dont celle de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, et de nombreux représentants de la communauté internationale (parmi lesquels le président français Nicolas Sarkozy). Là était l’objectif de cette action.

Alors que le président Uribe refuse obstinément cette négociation, les efforts déployés par la sénatrice colombienne Piedad Cordoba (Parti libéral, droite) et le président vénézuélien Hugo Chávez venaient de porter leurs fruits. Six otages civils ont été libérés unilatéralement et sans conditions par les FARC. Ce geste d’ouverture plaçait en situation difficile Bogotá qui, dans sa logique guerrière, et en phase avec Washington, s’obstine à qualifier les FARC de groupe « terroriste », type d’organisation avec lequel aucun gouvernement ne saurait négocier. Il s’agit également de mettre un terme aux efforts couronnés de succès de M. Chávez — lesquels mettent en évidence, dans cette affaire, la mauvaise volonté du président colombien.

Cette attitude de M. Uribe ne s’est jamais démentie. On rappellera l’arrestation, en janvier 2004, à Quito, du commandant des FARC, Simón Trinidad, au cours d’une opération de la police équatorienne, en lien avec les services de renseignement colombiens et américains. Mandaté par son organisation, M. Trinidad se trouvait à Quito pour y mener des conversations — entre autres avec la France et le représentant des Nations unies James Lemoyne — sur le thème de l’échange humanitaire. Ramené en Colombie puis extradé aux Etats-Unis, M. Trinidad vient d’y être condamné, au terme d’un procès politique, à soixante ans de prison.

De la même manière, et pour les mêmes raisons, le commandant Rodrigo Granda fut enlevé à Caracas, en décembre 2004, par les services colombiens et des gardes nationaux vénézuéliens grassement rémunérés (1).

Outre l’inquiétude qu’elle provoque quant à un dénouement positif pour les « prisonniers politiques » des FARC (on sait Mme Betancourt en très mauvaise santé), le viol délibéré du territoire équatorien par l’armée colombienne provoque une grave crise régionale entre Quito, qu’appuie Caracas, et Bogotá.


(1) M. Granda a été libéré depuis, à la demande du président Sarkozy. Après un passage par Cuba, il a rejoint la guérilla.

Dans Le Monde diplomatique :

  • « Libérations en Colombie », La valise diplomatique, 13 janvier 2008.
    La médiation réussie du président vénézuélien Hugo Chávez et la libération, le 10 janvier 2008, par les FARC, de deux de leurs otages civils prouvent, s’il en était besoin, qu’un échange humanitaire est possible en Colombie pour peu que cette guérilla paysanne dispose d’un interlocuteur.
  • « Un chef des FARC parle », par Maurice Lemoine, août 2007.
    Entretien avec Rodrigo Granda, membre de la Commission diplomatique des FARC. Enlevé clandestinement par la police colombienne en décembre 2004 à Caracas, et libéré en juin 2007, il donne sa version des tractations impliquant les FARC et leurs otages.
  • « Dans l’inhumanité du conflit colombien », par Laurence Mazure, mai 2007.
    Reportage dans un pays secoué par le scandale de la « parapolitique », provoqué par les relations de certains membres du monde politique et économique avec les paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Ces dernières sont responsables à 70 % des fosses communes mises au jour sur le territoire.
  • « La Colombie d’Ingrid Betancourt » (M. L.), avril 2006.
    La lecture faite en France de la réalité colombienne comporte bien des points aveugles. Mise en perspective, à travers un reportage, des récupérations discutables dont fait l’objet la cause d’Ingrid Betancourt.
  • « Impunité pour les paramilitaires colombiens », par Carlos M. Gutiérrez, octobre 2005.
    La « loi de justice et de paix », par laquelle le président Alvaro Uribe prétend « faire la paix » avec les groupes paramilitaires d’extrême droite, est rebaptisée par le New York Times « loi de l’impunité pour assassins de masse, terroristes et grands trafiquants de cocaïne ».
  • « Comment des milliers de militants ont été liquidés en Colombie », par Iván Cepeda Castro et Claudia Girón Ortiz, mai 2005.
    Parti légal, l’Union patriotique a été littéralement décimée. Cette tragédie révèle « un contexte de démocratie formelle camouflant des techniques sophistiquées d’élimination systématique des opposants ».
  • « Les paramilitaires au cœur du terrorisme d’Etat colombien » (H. C. O), avril 2003.
    Les paramilitaires des AUC, par ailleurs principaux exportateurs de cocaïne du pays, ne sauraient être considérés comme le « troisième acteur » du conflit colombien, au même titre que les mouvements de guérilla et le gouvernement : « C’est le bras clandestin et illégal de l’Etat », dénonce un défenseur des droits humains.
  • « En Colombie, la bataille du sud Bolivar » (M. L.), octobre 2001.
    Le sabotage des négociations du gouvernement d’Andrés Pastrana — prédécesseur d’Alvaro Uribe — avec l’autre guérilla du pays, l’Armée de libération nationale (ELN), illustre la détermination de l’armée et des paramilitaires colombiens à garder la main.

Toujours disponible :

  • Amérique latine rebelle, Manière de voir n° 90, décembre 2006-janvier 2007.
    Une vague d’élections a porté la gauche au pouvoir dans nombre de pays d’Amérique latine. Les espoirs de réformes sont immenses au sein d’une population qui attend depuis si longtemps.

19:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/02/2008

Des centrales FGTB à la rencontre du syndicat cubain

Eddy Van Lancker, secrétaire national de la FGTB, on le reconnaît tout de suite : grand, chevelu et barbu… Il travaille depuis l’âge de quatorze ans. Plus tard, il est devenu secrétaire syndical, tout en restant actif sur bien des terrains : sport, culture, Forum social mondial… Depuis le milieu des années 1990, il est impliqué dans les initiatives de solidarité avec Cuba. Que va faire là-bas un syndicaliste belge ?

Pol De Vos
14-03-2007

« Cuba n’est pas parfait, mais nous pouvons y apprendre beaucoup »

Eddy Van Lancker. Depuis longtemps, la FGTB ne s’occupe plus seulement de ce qui se passe dans les entreprises. Nous sommes également actifs sur les plans politique et social. À Cuba, cette imbrication du syndicat avec le reste de la société est bien plus forte encore. Chez nous, il existe une forte autonomie des centrales et des secteurs. Nous travaillons de façon plus fragmentaire. À Cuba, ils parviennent mieux à travailler avec tous les secteurs ensemble dans un but communautaire.

Ce qui me surprend à chaque visite, c’est la forte dynamique et l’enthousiasme de leurs militants et cadres intermédiaires. Nous avons beaucoup de gens engagés mais, à Cuba, l’engagement personnel est encore plus grand, globalement parlant.

 

De quoi déduisez-vous cela ?

Eddy Van Lancker. Parfois, pour les Européens comme moi, c’est difficile à saisir. Il s’agit de la manière dont ils peuvent aborder les plus petits des problèmes dans les entreprises et, en même temps, entamer la discussion sur les grandes questions sociales. Comment ils cherchent à améliorer le rendement de leur entreprise et luttent en même temps pour la qualité de la production. Pour nos militants, ici, c’est le cadet des soucis… Mais le contexte social est totalement différent aussi. Là-bas, ils ne travaillent pas pour un patron qui cavale avec les bénefs, mais pour le développement de leur pays.

 

Les travailleurs cubains ont-ils beaucoup à dire ?

Eddy Van Lancker. Je dois reconnaître que le processus décisionnel au sein du syndicat cubain CTC (Central de Trabajadores de Cuba) est encore plus démocratique que dans notre syndicat. Chaque section et chaque entreprise choisissent non seulement leur propre direction mais, lors des congrès auxquels j’ai pu assister, j’ai également pu voir une culture du débat très ouverte avec, parfois, des discussions très dures. Cette présence massive de militants qui se battent pour les points de vue de la base assure une énorme participation. Il n’est pas rare de voir un plan modifié de fond en comble après un large débat. Qu’il s’agisse du représentant d’une petite ou d’une grosse entreprise, ou du responsable provincial, ils ne se gênent pas pour donner leur avis. Chez nous, le fonctionnement représentatif fait quand même parfois que le débat perd en intensité…

 

Qu’est-ce qui vous surprend encore plus à Cuba ?

Eddy Van Lancker. Le développement intellectuel. Il existe un haut niveau de formation. Des tas d’idées fleurissent et le niveau culturel est élevé. Mais ces choses requièrent une grande liberté pour chaque individu. Maintenant, je ne veux pas nier que le contrôle social à Cuba soit vraiment très grand. Mais cela a trait aussi à la menace des États-Unis qui pèse depuis des dizaines d’années. Retirez l’embargo, et bien des choses en plus seront possibles.

Et quels sont les problèmes ?

Eddy Van Lancker. Nous ne devons pas idéaliser la situation de la femme, par exemple.

 

Le machisme latino…

Eddy Van Lancker. Le comportement machiste est encore et toujours un problème, dans toute l’Amérique latine, d’ailleurs. Et, soyons honnêtes, chez nous aussi, souvent. Je remarque néanmoins qu’il y a à Cuba bien plus de femmes actives dans le syndicat que chez nous. Et je vois aussi plus de femmes occuper des fonctions dirigeantes.

 

Et la drogue ?

Eddy Van Lancker. On trouve beaucoup moins de toxicos que chez nous, mais il y en a. Rien du monde ne leur est inconnu, peut-on dire. Naguère, les autorités ont essayé d’arrêter ça. Aujourd’hui, c’est fini. Puis, il y a la prostitution. Qui n’est pas non plus aussi poussée que chez nous, mais elle existe. Mais, il serait très hypocrite de tirer à boulets rouges sur le problème. Chez nous, la misère et l’exploitation qui se cachent derrière la prostitution sont si scandaleuses, souvent, que nous ferions mieux de la fermer à ce propos.

 

Les pauvres à Cuba, se réfugient-ils dans les villes comme dans bien des pays du tiers monde ?

Eddy Van Lancker. L’exode rural est réel. À Cuba aussi, il y a des gens qui s’en tirent moins bien que d’autres. Certainement depuis la crise économique des années 1990. Nous ne sommes pas aveugles. Durant nos visites, nous en avons discuté très ouvertement avec les syndicalistes cubains. Ils ne nient pas les problèmes. Cuba n’est pas parfait, mais les résultats sont là. Nous pouvons apprendre beaucoup d’eux.

Comment la solidarité de la FGTB avec Cuba a-t-elle commencé ?

Eddy Van Lancker. Dans le temps, la FGTB n’avait aucun lien avec Cuba. Sous la pression de la base, des initiatives de solidarité venant des centrales et des régionales se sont développées avec le syndicat cubain CTC (Central de Trabajadores de Cuba) : en Flandre occidentale depuis le milieu des années 1990 et, depuis lors, à la FGTB-Métal aussi, à la CGSP, à la Centrale générale…

 

Et comment vous y êtes-vous retrouvé impliqué ?

Eddy Van Lancker. En 1995, en tant que secrétaire de la FGTB-Textile, j’ai reçu une invitation à un Congrès international du CTC cubain. Cette expérience a été très enthousiasmante. En tant que centrale du textile en Flandre occidentale, nous avons bâti des contacts avec le syndicat d’une firme textile de Santa Clara. Depuis lors, les liens se sont rapidement développés. En 1999, nous sommes allés visiter Cuba avec un groupe de 120 militants. Pour beaucoup, ç’a été une expérience nouvelle. Nous sommes revenus avec 120 ambassadeurs qui défendaient Cuba bec et ongles. Nous sommes allés partout raconter des histoires concrètes sur la façon dont les choses se passaient à Cuba. Bien vite, un grand intérêt est apparu dans d’autres centrales.

 

Cuba joue un rôle de plus en plus important en Amérique latine. Vous intéressez-vous aussi à d’autres pays de la région ?

Eddy Van Lancker. Depuis notre expérience à Cuba, notre solidarité internationale n’a cessé de croître. Nous avons maintenant d’autres projets en cours au Honduras, au Nicaragua et au Pérou. Il est important aussi de mettre sur pied la solidarité dans des circonstances plus difficiles. Mais nous considérons notre collaboration avec Cuba comme un exemple de « bonne pratique » pour les projets d’ailleurs. Pour notre travail international, Cuba a été le catalyseur. Et ce l’est encore aujourd’hui.

 

En quoi consistent exactement les initiatives de solidarité avec Cuba ?

Eddy Van Lancker. Depuis quelque temps, nous soutenons la formation syndicale, entre autres, avec des ordinateurs et du soutien logistique. Ici, la Régionale de Flandre occidentale travaille en collaboration avec la CGSP. La région du Limbourg et la centrale générale soutiennent un projet dans le secteur de la construction. Une telle fraternisation est magnifique : nos militants se reconnaissent dans le travail de leurs collègues cubains. À l’usine de textile de Santa Clara, ils utilisent par exemple de vieux métiers à tisser de l’entreprise Picanol, à Ypres. Parmi les belges présents, plusieurs avaient travaillé naguère sur de tels métiers. Néerlandais, français, espagnol, la barrière linguistique ne jouait plus aucun rôle. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les Belges et les Cubains étaient occupés ensemble sur les machines. Ajoutez-y la jovialité naturelle des Cubains et vous devinez le reste. Cela crée un lien qu’on ne peut plus rompre. On en devient accro. (Il rigole.)

 

En mai, vous repartez avec 80 personnes à Cuba. Comment faites-vous pour enthousiasmer chaque fois des dizaines de militants pour ce genre de voyage ?

Eddy Van Lancker. La préparation débute déjà peu après le voyage précédent. D’abord, il y a les récits enthousiastes, les témoignages, puis on regarde comment nous pouvons organiser un prochain voyage. Nous proposons à nos militants une formule épargne : chaque mois, ils mettent de côté entre 25 et 40 euros pour le voyage. C’est nécessaire, car les voyages ne sont pas bon marché, même si nous essayons de maintenir les prix le plus bas possible. Pour les gens qui s’inscrivent, nous esquissons le contexte cubain : les événements locaux, l’embargo, etc. Mais notre point de départ, c’est que les gens doivent découvrir eux-mêmes le pays. Nous ne pouvons pas comparer comme cela Cuba et la Belgique, mais plutôt Cuba et l’Amérique centrale. Si je devais habiter là-bas, je saurais bien quel pays choisir !

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Le temps n’est pas encore mûr pour un seul syndicat mondial

En novembre 2006, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, dont faisait partie la FGTB) et la Confédération mondiale du travail (CMT, dont la CSC était membre) ont fusionné pour constituer la Confédération syndicale internationale (CSI). À côté de cela, il y a encore la Fédération syndicale mondiale (FSM), au sein de laquelle le CTC cubain joue un rôle actif.

Eddy Van Lancker. Sur le plan mondial, il y a toujours aujourd’hui deux fédérations syndicales, la nôtre et celle qui comprend le syndicat cubain. Je verrais d’un bon œil qu’on puisse former un seul syndicat mondial. Les responsables syndicaux cubains soutiennent aussi cette idée. Il en est question mais, pour l’instant, il y a encore trop de problèmes.

La CISL hésite, affirmant que Cuba ne serait pas démocratique. Mais à Cuba non plus, le temps n’est pas encore venu. Ici, le blocus américain joue un rôle central. Si l’agressivité des USA disparaissait, il y aurait plus d’ouverture dans la société cubaine, ce qui améliorerait la collaboration internationale entre syndicats. Nous espérons que notre collaboration avec Cuba co ntribue déjà à unir tous les travailleurs en une seule association internationale.

Cela fait environ dix ans que nous nous occupons de solidarité internationale, mais le syndicat cubain le fait depuis bien plus longtemps. Il a de bons contacts avec des syndicats d’autres pays de la région et dispose d’un réseau très ramifié. En Belgique, jamais encore nous n’avons organisé de congrès international sur un thème spécifique. À Cuba, ils le font tous les deux ans.

Indépendament du syndicat, ce qui surprend aussi, c’est la force de l’aide médicale internationale des Cubains. Au Honduras, en Amérique centrale, nous avons visité une plantation. Au beau milieu de cette plantation, les ouvriers agricoles vivent dans des conditions souvent misérables. Là aussi, il y avait un petit hôpital. Avec un médecin… cubain. Au Nicaragua, dans les montagnes autour de Matagalpa, nous avons visité un poste-santé. Avec, là aussi, un médecin… cubain !

 

 

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Le syndicat cubain CTC

Le syndicat cubain CTC a été fondé en 1939. Jusqu’en 1959, il travaille surtout dans la clandestinité. Au début des années 1950, les Américains envoient le général Fulgencio Batista à La Havane. Celui-ci sort de dix années de formation aux États-Unis. Le 10 mars 1952, il prend le pouvoir. C’est le début d’une dictature très dure. L’opposition est mise hors la loi. Bien des militants syndicaux disparaissent en prison et nombre de dirigeants du syndicat sont assassinés. En 7 ans, la dictature fait plus de 20 000 morts.

Le 1er janvier 1959, les révolutionnaires dirigés par Fidel Castro renversent la dictature. Le nouveau gouvernement libère aussitôt tous les militants du CTC qui, pour la première fois de son histoire, peut opérer librement à Cuba.

Tant avant qu’après la révolution, Cuba n’a jamais eu qu’une seule centrale syndicale. Dès sa création, le CTC a fortement mis l’accent sur l’unité des travailleurs. En tant que classe, ils ont tous les mêmes intérêts. Le gouvernement cubain négocie avec une seule centrale. Comme aux États-Unis ou en Allemagne, où le gouvernement négocie également avec un seul partenaire syndical.

Actuellement, le CTC compte 3,2 millions de membres. Cela signifie que plus de 90 % des travailleurs cubains sont affiliés. Tout le monde peut devenir membre du CTC, quelles que soient ses convictions politiques, sa religion, son origine ethnique…

Chaque lieu de travail, aussi petit soit-il, a au moins un délégué syndical. Cela revient en moyenne à un délégué syndical pour 4,5 travailleurs. C’est beaucoup, sans doute, mais cela tient au fait qu’il y a tant de petites entreprises et ateliers qui emploient peu de main-d’œuvre.

 

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18:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, cuba, revolution | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2008

23/02/2008: L'ANC rend hommage à Fidel Castro...

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Sujet: [CSP] l'ANC rend hommage à Fidel Castro
Date: Sat, 23 Feb 2008 16:53:56 +0100
De: CubaSolidarity <cubasolidarity@club-internet.fr>


L'ANC rend hommage à Fidel Castro

AFRIQUE DU SUD - 20 février 2008 - XINHUA

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a rendu hommage mercredi au leader cubain Fidel Castro qui a renoncé mardi à la présidence de Cuba, le qualifiant d'une "légende vivante".

Dans une déclaration, l'ANC a exprimé son espoir que M. Castro se porterait mieux après son retrait.

"Le peuple cubain, sous la direction du président Castro, s'est engagé dans la libération du peuple opprimé de l'Afrique, notamment en Afrique du Sud", a indiqué la déclaration de l'ANC.

"Ils ont non seulement contribué à la transformation de notre pays, mais ont aussi continué à soutenir nos efforts de reconstruction et développement en enoyant leurs médecins", ajoute la déclaration.

La déclaration rappelle aussi l'envoi de 300.000 soldats cubains en Angola dans les années 1970 chargés d'appuyer le pays et l'aile militaire de l'ANC durant la lutte contre le régime d'apartheid.





CUBA SOLIDARITY PROJECT
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20:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, romain, socialisme, revolution | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/09/2007: Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela ...

 -------- Message original --------
Sujet: [CSP] [GRANMA] Langford, nouveau Super Espion de Bush.....
Date: Tue, 13 Nov 2007 13:55:12 EST
De: Denisjpmo@aol.com
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela

PAR JEAN-GUY ALLARD, de Granma international

SI la date de naissance décide du destin des personnes, Timothy Evan Langford, le nouveau Super espion de Bush pour Cuba, était prédestiné pour cette mission: il est né en 1959, année de la révolution cubaine, et le 26 mars, Jour des organismes de sécurité de l’'île.

La plaisanterie s'’arrête là. Langford n’'a pas été choisi au hasard par le Directeur national du renseignement des États-Unis, Mike McConnnell, le bras droit de Bush en matière d’'espionnage, pour «coordonner » la guerre sale contre Cuba et le Venezuela.

Ce fonctionnaire de l'’appareil infernal qu'’utilise l'’empire quand «on ne doit pas voir sa main», depuis Playa Giron jusqu’à Miraflores, est un technicien du renseignement depuis sa sortie de l'’Université du Texas à Austin, où il a été diplômé d'’Études latino-américaines, qui considère le continent comme son laboratoire.

Avec ses manies de bibliothécaire, ses cheveux hirsutes et ses lunettes hors normes, il gère les informations, vraies ou fausses, avec la froideur du laborantin de criminalistique qui dissèque un échantillon de preuve.

Au point où après 15 ans de labeur méticuleux à la Direction d’'analyse de l'’Agence centrale de renseignement, il a été choisi pour être promu chef de l’'Équipe d'’analyse des Cibles dures (sic) de la Compagnie.

Selon le glossaire de l'’espionnage nord-américain, les termes «cibles dures», en anglais «hard target», désignent les pays et, plus précisément, les personnalités politiques que l'’agence priorise et considère comme difficiles à atteindre.

Bien sûr, Cuba apparait depuis plusieurs décennies dans la liste des pays «privilégiés» par l'’attention impériale.

POUR S’'APROCHER, IL PROFITE DE LA VISITE PAPALE

C’'est ainsi que Langford a fait son apparition à Cuba en 1998, profitant de la visite du pape Jean Paul II dans l'’Île, pour se rapprocher de l'’objectif.

Plusieurs jours avant l'’arrivée du Souverain pontife, le 21 janvier 1998, Langford se trouvait déjà embusqué dans le bunker de la Section des intérêts nord-américains (SINA) à La Havane avec ses lunettes d'’approche à la main, les écouteurs en place, déchiffrant les rapports, pas toujours limpides, des dissidents-informateurs à son service.

Durant plusieurs semaines, cet espion de haut vol a mené une activité qui de sainte n'’avait que le ‘s’ pour enrichir ses archives déjà débordantes sur les prétendues réalités cubaines.

Il a aussi eu tout le temps de profiter de La Havane, terre interdite pour ses compatriotes par les lois criminelles du blocus, de savourer son rhum légendaire et de fumer ses inimitables cigares.

Détail intéressant, Langford, selon son curriculum, est marié à Maria Garnica. On ignore s'’il s’agit de ces mêmes Garnica liés à Jeb Bush par son épouse, Columba. Le petit frère de George W., nous révèlent les archives, s’'est épris de Columba Garnica à Leon, Guanajuato, au Mexique, et s’'est marié avec elle en 1974… à Austin, Texas. Que le monde est petit!

LE CHEF DES CIBLES DURES EN SAIT LONG

Langford a de l’'Amérique latine une connaissance approfondie grâce à plusieurs «voyages d’'études» dans les points d'’observation dont dispose la CIA sur le continent.

Il sait presque tout, sinon tout, des plus répugnantes opérations menées par la CIA.

Et on observera qu'’il obtient la direction de l'’Équipe d’'analyse des Cibles dures de l’'Agence… en 1997, précisément quand la Fondation nationale cubano-américaine, depuis le territoire cubano-américain, utilisant un agent de la CIA de carrière, Luis Posada Carriles, déchaine la campagne d’'attentats contre des installations touristiques à La Havane.

Ce fut l’'année des bombes dans les hôtels, du Cohiba au Copacabana, de la mort du jeune touriste italien Fabio Di Celmo... mais aussi du yacht La Esperanza, intercepté accidentellement, dans lequel se trouvaient quatre collaborateurs actifs de son organisation qui se dirigeaient vers l'’île de Margarita pour assassiner le président de Cuba.

Timothy Langford ne pouvait ignorer au cours de cette année de tant de crimes contre Cuba, avec le réseau de renseignement dont il dispose, chaque détail des activités de terrorisme international qu'’encourageait l'’empire.

Il est aussi impossible, en toute logique, qu'’il ait ignoré chaque élément du complot que la même FNCA a ourdi et qui s’'est terminé par l'’arrestation de Luis Posada Carriles et de trois terroristes notoires de Miami, à Panamá en novembre 2000, alors qu'’ils préparaient un attentat contre le chef d'’État cubain dans un amphithéâtre universitaire.

Il est possible qu'’il doive son nouveau poste, sinon au népotisme, grâce à l’'efficacité avec laquelle ses services ont noyé le dossier de Posada après son retour intempestif sur la terre de ses maîtres.

Et que sait le chef des Cibles dures de l’'opération qui a mené au coup d'’État qui, en 2002, a donné le pouvoir à une junte d’'oligarques fascistes dirigés par Pedro Carmona Estanga, au Venezuela?

Et des complots actuels que continuent à ourdir contre Cuba et le Venezuela, les services spéciaux que Fidel Castro, avec tant de justesse, a appelé la machine à tuer?

Ce sont des centaines de questions que l’'on pourrait ainsi se poser au sujet de ce nouvel homme d’'appareil que McConnell, avec tant de confiance, a introduit dans le cénacle des têtes brûlées.

Langford remplace à ce poste Norman Bailey, ex conseiller de Ronald Reagan, disciple du très controversé Lyndon Larouche et protégé du sanguinaire John "El Embajador" Negroponte.

La nomination de Timothy Langford se fait parallèlement aux projections de l’'Annexe secrète du Plan Bush pour l'’annexion de Cuba dont les caractéristiques principales sont l'’agression, le crime, l'’illégalité, le terrorisme et même l’'assassinat.

Dans la version du Plan Bush diffusée le 10 juillet 2006, on signale textuellement que: «Pour des raisons de sécurité nationales et une mise en place effective, certaines recommandations sont contenues séparément dans une annexe secrète». Selon les experts, le document contient de nouveaux complots pour assassiner le président de Cuba, de nouveaux plans d’'attaques terroristes et d’'agression militaire.

Le dernier discours de Bush et ses grotesques appels à la sédition confirment le maintien de ces orientations maintenant gérées par Langford.

Dans le cas du Venezuela, des unités spéciales de la CIA ont été activées en complicité avec des éléments terroristes de la mafia de Miami, et des opérations de renseignement ont été menées en vue de provoquer des troubles, avec la participation des secteurs d’'opposition subventionnés par le Département d’État.

http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/lun12/45espia-f.html

__._,_.___

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12:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2008

22/02/2008: Un Député français écrit à Fidel...


-------- Message original --------

Sujet:

 Un Député français écrit à Fidel...

Date:

Fri, 22 Feb 2008 04:36:32 EST

De:

Xarlo@aol.com


BRAVO !!!
Depuis le temps que je cherchais l'occasion d'en féliciter un...
****************
A n d r é   G E R I N 
 Maire de Vénissieux  Député du Rhône   A  Monsieur Fidel CASTRO Président de la République de Cuba

Le 21 février 2008    Monsieur le Président,   Au  moment    vous  annoncez  votre  décision  de  ne  plus solliciter, ni accepter, un nouveau mandat à la tête de la République de Cuba,  je  me  permets  de  vous  adresser  un  très  fraternel  coup  de chapeau. Depuis le renversement de la dictature Batista le 1er janvier 1959  et  l’installation  d’un  gouvernement  révolutionnaire  décidé  à travailler à la satisfaction des besoins du peuple, vous avez dû faire face à l’hostilité de votre grand voisin américain, à ses mauvais coups, à l’occupation militaire de Guantanamo et à un embargo qui dure encore. Ces derniers jours, le président Bush et ses alliés ont multiplié les commentaires agressifs et cyniques, confirmant au passage qu’ils n’ont toujours pas digéré vos réussites et votre obstination à refuser les règles du jeu capitaliste.   En dépit de cet acharnement et des difficultés inhérentes à la guerre  froide,  Cuba  a  accompli  en  un  demi-siècle  des  avancées sociales  considérables  dont  s’inspirent  aujourd’hui  d’autres  chefs d’Etat sud-américains. Le taux d’alphabétisation des Cubains – 99,8% - est l’un des plus élevés dans le monde, supérieur de six points à celui des Etats-Unis (93,3%).  Votre système de santé, qui garantit à tous une  gratuité  intégrale,  a  réduit  le  taux  de  mortalité  infantile  à  6 pour mille et élevé l’espérance de vie moyenne à 78 ans, soit des niveaux comparables aux pays les plus développés. L’égalité entre les sexes et entre les races est un autre acquis universellement reconnu de la Révolution cubaine.   Ainsi, Cuba reste aujourd’hui un appui et un exemple pour des pays  comme  le  Venezuela,  la  Bolivie  ou  l’Equateur  désireux d’avancer dans la voie du progrès social, que cela plaise ou non à Washington et aux autres capitales occidentales. Je n’ignore pas que la disparition  de  l’Union  soviétique  et  le  maintien  de  l’embargo américain ont compliqué la situation économique et politique de Cuba. Mais je ne doute pas que les jeunes générations cubaines sauront trouver  dans  votre  exemple  et  dans  les  acquis  de  la  Révolution cubaine l’énergie et la créativité pour poursuivre la marche en avant. J’ai bien noté que vous souhaitiez continuer le combat des idées. Malgré toutes les difficultés et les disparités des situations auxquelles nous sommes confrontés, nous sommes nombreux dans ce cas. Le capitalisme comme modèle économique occidental a fait son temps.   C’est donc en ami de Cuba que je vous adresse, monsieur le Président, mes meilleurs vœux pour votre nouvelle vie, pour que votre pays sache trouver la voie pour renforcer les valeurs et les idéaux du socialisme  et  du  communisme  et  pour  que  renaisse  un  nouvel internationalisme de paix, de justice sociale, pour la promotion des hommes et des peuples.  Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération..     

  André GERIN

 

--

16:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2008

03/02/2008: Plein feux sur la guérilla et grand silence sur les crimes d'État...





-------- Message original --------
Sujet: Colombia - Aujourd'hui - Today - Full fire on the guerrilla but total silence on state crimes - Plein feux sur la guérilla et grand silence sur les crimes d'État
Date: Mon, 4 Feb 2008 04:36:37 -0500
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, February 03, 2008 5:26 PM
Subject: Secretaria Derechos Humanos Full fire on the guerrilla but totalsilence on state crimes
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

pour diffusion immédiate Colombie

Plein feux sur la guérilla et grand silence sur les crimes d'État


MONTRÉAL, 31 janvier 2008. Alors que le Gouvernement d'Alvaro d'Uribe convoque les colombiens pour ce lundi 4 février à une grande marche sous le slogan "Plus d'enlèvements, plus de mensonges, plus de morts, plus de FARC" et que des groupes à Montréal et ailleurs répondent à l'appel, nous tenons à manifester devant la population notre indignation face à cette manipulation de l'opinion publique qui, sous des allures humanitaires, écarte les tentatives de négociation permettant de mettre fin au conflit armé. Le gouvernement Colombien cherche à occulter vrai visage du conflit soit que 75% des violations de droits humains sont commis par l'administration Uribe et les forces paramilitaires auxquelles il est lié . (Source : Aministie internationale, Human Rights Watch)

Cet appel à la mobilisation contre les FARC discrédite la volonté du gouvernement de négocier pour trouver une solution politique à l'actuel conflit puisque il survient au moment où les pourparlers avec cette guérilla, sous l'égide du président vénézuélien Hugo Chavez, ont permis la libération de deux otages d'importance, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez. Au lieu d'emboîter le pas dans ces négociations, le gouvernement Uribe manipule la douleur des familles des otages pour nourrir une haine vengeresse qui réduit les possibilités d'une sortie négociée au conflit et lui permet d'occulter sa responsabilité dans les crimes contre l'humanité. Car s'il est vrai que les FARC violent le droit humanitaire international en séquestrant des civils, l'administration Uribe maintient quant à elle un régime de terreur contre toute opposition politique, non seulement face aux groupes de guérilla, mais aussi face à la population civile, ciblant principalement les organisations syndicales (la Colombie a le plus haut taux d'assassinat de syndicalistes au monde), les organisations étudiantes, paysannes, autochtones, etc. lesquels groupes de population sont victimes de massacres, déplacements et exils forcés (plus de 3 millions de déplacés), disparitions, exécutions extra judiciaires, détentions arbitraires, torture commis par les troupes paramilitaires, l'Armée nationale et la police.

Ce lundi 4 février, à Montréal et à Sherbrooke, des québécois et des colombiens sortiront pour contrer cet appel belliqueux du gouvernement colombien. « La voie militaire et l'épreuve de force ont montré leur incapacité à mettre fin à la guerre qui dure depuis plus de 40 ans » comme l'explique Antonio Suarez, réfugié colombien au Québec. « Au lieu d'animer les hostilités, le gouvernement doit commencer par reconnaître l'existence du conflit politique et non nier sa réalité en la réduisant à des actes terroristes. Nous avons besoin d'une solution politique négociée au conflit sans quoi le cercle de la violence continuera a faucher des vies et nos espoirs de paix ».


PLUS JAMAIS DE DÉPLACEMENTS FORCÉS,

D'EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES,

DE TORTURE,DE DISPARITIONS,

DE TERRORISME D'ÉTAT,

NON À LA « PARAPOLITIQUE »




OUI À UNE SOLUTION POLITIQUE

ET NÉGOCIÉE AU CONFLIT SOCIAL ET ARMÉ


Projet Accompagnement Solidarité Colombie, PASC, Montréal www.pasc.ca

Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine , CDHAL, Montréal www.cdhal.org

Comité de solidarité avec le mouvement étudiant colombien du Regroupement autonome des jeunes, RAJ, Sherbrooke


Complément d'informations :

Newsweek

De la liste noire aux favoris: Autrefois un baron de la drogue, Uribe est maintenant un allié de premier plan de l'administration américaine.
http://www.newsweek.com/id/54793

Human Rights Watch
Colombia's Checkbook Impunity - a Briefing Paper
http://hrw.org/backgrounder/americas/checkbook-impunity.htm

Colombie: Le pouvoir des chefs paramilitaires menace la démocratie
http://hrw.org/french/docs/2007/05/02/colomb15835.htm

Amnistie Internationale
Le président Uribe doit réaffirmer ses engagements en faveur des droits humains
http://www.amnestyinternational.be/doc/article4193.html

National Security Archive, Georges Washington University
Les liens d'Alvaro Uribe avec le cartel de Medellin: document déclasifié
http://www.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB131/index.htm

Le Nouvel Observateur
Colombie: Amnistie internationale répond aux accusations d'Alvaro Uribe
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080122.OBS6479/amnesty_repond_aux_accusations_dalvaro_uribe.html?idfx=RSS_notr

 


Secretariaddhh mailing list
Secretariaddhh@aceucolombia.org
http://lists.aceucolombia.org/mailman/listinfo/secretariaddhh

14:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/01/2008

Les bonnes affaires de la famille De Clerck au Chili ...

Notre petit coin de camping à la côte? Nous ne nous en vanterons plus au café du coin. Il y a mieux: la famille De Clerck possède au Chili un domaine plus vaste que le Brabant wallon!

Thomas Blommaert
05-07-2006

L'engeance des industriels ouest-flandriens n'est pas la moins terrible. Faux en écriture, fraude, blanchiment d'argent, association de malfaiteurs ou encaissement de subsides alloués indûment. S'il existait en ce pays un Oscar du clan le plus criminel, les De Clerck le gagneraient chaque année les doigts dans le nez. Un exemple? Le dossier actuellement en cours contre la famille compte pas moins de 400000 pages et traînaille depuis 16 ans.

Les rumeurs prétendant qu'ils posséderaient une propriété colossale au Chili ont fait surface en 1987. Fictions d'enquêteurs qui ont trop lu Don Quichotte ou réalité? Dans le quotidien De Morgen, le journaliste Raf Sauviller dévoile les dessous de l'affaire. Et qu'apprend-on? L'histoire n'a rien d'un mythe. Le fermier De Clerck s'est procuré sa propriété dans la province de Coyhaique en 1979. Superficie: 133000 hectares, soit 1,3 fois plus grande que la province du Brabant wallon. Prix d'achat: guère plus de 2 dollars l'hectare. De Clerck a acheté le ranch de Pinochet, le général fasciste qui, avec l'aide de ses potes américains, a envoyé à la mort des milliers de Chiliens.

«Les bénéfices de ce ranch sont phénoménaux», raconte Jorge Parra, secrétaire de la commune sur laquelle se trouve le lopin de terre. «En ce moment, le cheptel compte plus de 60000 têtes, bovins et ovins. Tout s'en va à l'exportation. La production n'est destinée ni au marché local, ni national. Et ils ne paient pas un peso d'impôt. Le ranch est un corps étranger, un parasite géant sur notre territoire.»

Certaines personnes louent une parcelle pour leur caravane, d'autres ont leur cabanon de vacances dans le sud de la France. La famille De Clerck, dont la fortune est estimée à 270 millions d'euros, se paie tout un morceau de l'Amérique du Sud. De quoi nous clouer le bec, désormais, au comptoir de la buvette du camping...

22:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2008

«L’espion qui aime Cuba»...

«L’espion qui aime Cuba»
L’ancien agent de la CIA, Philip Agee sera l'invité d’honneur de Che Presente

Des années durant, il a travaillé pour la CIA américaine. Philip Agee sera l’invité d’honneur de la fête annuelle Che Presente.

Bert De Belder
10-10-2007

« CIA », voilà sans doute l’un des sigles les plus universellement connus et détestés. Des dizaines de films et d’innombrables bouquins en tous genres décrivent soit les exploits, soit les méfaits du service secret américain. Mais rares sont ceux qui le dissèquent et le dénoncent de l’intérieur.

 

Philip Agee a tourné le dos à la CIA et aux Etats-Unis: « Nous appelons cela le monde libre, mais la seule liberté est celle des riches d'exploiter les pauvres.» (Photo archives)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Philip Agee lui-même a travaillé durant des années pour la CIA, la Central Intelligence Agency. Entre 1960 et 1968, il a été case officer, l’agent qui assure le suivi des sources humaines secrètes de la CIA pour un pays donné. Il a travaillé en Équateur, en Uruguay et au Mexique. En 1975, il déballait le linge sale de la CIA dans son fameux ouvrage « Journal d’un agent secret. Dix ans dans la CIA ». Sur 598 pages, Agee explique comment la CIA fait de l’espionnage dans des dizaines de pays, infiltre et sape de l’intérieur des organisations sociales et politiques, influence les médias, commandite ou commet des assassinats et met sur pied des opérations paramilitaires. Agee vous familiarise avec les différentes sections de la CIA, il vous assène des centaines d’abréviations et de codes (des opérations secrètes, mais aussi de chaque agent de la CIA, comme ECSIGIL-1 ou ECFONE-3), il montre comment, dans la plupart des pays, les stations de la CIA sont tout simplement hébergées par l’ambassade des États-Unis et il révèle pas moins de 250 noms d’agents de la CIA à travers le monde.

Qu’est-ce qui a amené Philip Agee à tourner le dos à la CIA ? « J’ai commencé à réaliser que ce que faisait la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que soutenir les structures traditionnelles du pouvoir, permettant à quelques familles de contrôler la richesse, les revenus et le pouvoir de l’État et de l’économie, alors que la majorité de la population en était exclue. Et le seul ciment qui assurait la mise en place de ce système, c’était la répression politique. J’ai décidé que je ne voulais plus y contribuer. »

Sa lettre de démission à l’ancien directeur de la CIA Richard Helms fut une véritable leçon d’éducation politique : « La classe dirigeante en Amérique latine ne renoncera jamais d’elle-même à son luxe et à ses privilèges. Nous appelons cela le ‘monde libre’, mais la seule liberté, dans ces circonstances, est celle des riches d’exploiter les pauvres. C’est une lutte des classes, et c’est aussi la raison pour laquelle les masses se sentent interpellées par le communisme. » Plus loin : « À Cuba, les gens bénéficient de l’enseignement, des soins de santé et d’une éducation à part entière dans le même temps que, sur le plan du logement, de grands progrès ont été réalisés. Il est clair que Cuba est le seul pays qui ait atteint les objectifs sociaux de l’Alliance pour le Progrès. » Ironique, non ? Car cette « Alliance » - un programme d’aide mis sur pied sous le président Kennedy juste après la victoire de la révolution cubaine – voulait justement empêcher, via des réformes, les pays latino-américains de suivre l’exemple cubain.

Tourner le dos à la CIA est une chose mais se mettre à table, c’est une tout autre paire de manches. Et Philip Agee s’en est bien rendu compte. Durant les années qui ont suivi la publication de son bouquin, l’homme n’a plus connu le moindre repos nulle part. George Bush père était à l’époque directeur de la CIA et il voulut mettre Agee derrière les barreaux, et plus encore. Sous la pression des USA, Agee fuit également expulsé de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas, de l’Italie et de la RFA. C’est ainsi qu’il finit par atterrir à Cuba, où il passe aujourd’hui ses vieux jours – il a 72 ans – et gère l’agence de voyages Cubalinda contre le boycott américain de Cuba.

15:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, cuba, cia, histoire, courcelles, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2008

Élection de l’Assemblée nationale à Cuba :: Taux de participation : 95 %.....

Dimanche, quelque huit millions d’électeurs se sont rendus aux urnes pour élire une nouvelle Assemblée nationale qui décidera de l’avenir de Fidel Castro.

Julien Versteegh
23-01-2008

Le taux de participation a atteint 95 % alors que les élections sont libres et, donc, non obligatoires. À comparer avec le taux de participation américain qui, aux dernières présidentielles, tournait autour de 30 %, ce serait plutôt une leçon de démocratie. (Photo Xinhua)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Ce dimanche, 8,1 millions d’électeurs ont eu à désigner les 614 députés de l’Assemblée nationale parmi…614 candidats. Vous direz sans doute : voilà une bien étrange démocratie où les candidats sont presque garantis d’être élu. Mais à y regarder de plus prêt…

Des candidats issus de la population

Les élections cubaines sont dans leur organisation et leur déroulement bien différentes des nôtres.

C’est d’abord une élection par niveau. La première étape consiste à élire des assemblées municipales, genre de Parlements locaux. Cette première étape a eu lieu en octobre 2007. Ces assemblées municipales désignent ensuite en leur sein les candidats pour les élections aux Assemblées provinciales et à l’Assemblée nationale. Ces candidats doivent alors recevoir plus de 50% des voix de l’électorat.

La désignation des candidats tout au long du processus dénote fort. Ceux-ci sont directement désignés par la population pour ce qui est des élections des assemblées municipales. Ils sont désignés par des assemblées populaires dans les quartiers sur base de propositions faites par les différentes organisations sociales : syndicats, organisations de femmes, d’étudiants, les associations paysannes… De là une composition des listes assez inédites par rapport à nos pays européens avec cette année 42% de femmes candidates et surtout 63% de nouveaux candidats par rapport à l’Assemblée nationale précédente. Notez également une forte représentation ouvrière avec 29% des candidats issus de la production et des services (contre 1% au Parlement belge).

Le système politique cubain s’axe autour de deux principes : chaque élu doit rendre des comptes sur son travail et tout élu peut être révoqué par ses électeurs. De plus les élus ne bénéficient d’aucun avantage en salaire ou en nature pour le mandat exercé.

Enfin le vote est libre et non obligatoire. Et pourtant les élections de dimanche ont enregistré un taux de participation de 95%.

Et Fidel dans tout ça?

De la composition de la nouvelle Assemblée nationale dépendra l’élection des 31 membres du nouveau gouvernement cubain (le Conseil d’État). Cette élection se tiendra, selon Raúl Castro, le 24 février.

La grande question est évidemment : Fidel Castro en fera-t-il partie ? Il était en tout cas à l’Assemblée nationale, tout comme son frère Raúl, qui viennent tout deux d’être élus dans la circonscription de Santiago de Cuba. Réponse donc le 24 février.

13:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2008

24/01/2008: Hugo Chávez et les otages colombiens ...


-------- Message original --------
Sujet: CHAVEZ ET MARULANDA CONTRE BUSH ET URIBE
Date: Thu, 24 Jan 2008 17:40:22 +0000 (GMT)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Hugo Chávez et les otages colombiens  


Salim Lamrani  

www.palestine-solidarite.org    
  
 
La persévérance et l’obstination du président vénézuelien Hugo Chávez à obtenir la libération des otages colombiens ont porté leurs fruits. Le 10 janvier 2008, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont procédé de manière unilatérale et inconditionnelle à la libération de Consuelo González et de Clara Rojas, faisant ainsi montre de leur volonté d’obtenir un accord humanitaire avec le gouvernement colombien d’Alvaro Uribe et de mettre un terme à la fois au calvaire enduré par les 44 otages encore détenus par la guérilla – dont Ingrid Bétancourt – et par les 500 prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles gouvernementales1.

 
            Pourtant, l’opération humanitaire lancée par le président vénézuelien – sollicité à cet effet par la sénatrice colombienne Piedad Córdoba – n’a pas été de tout repos. Ayant obtenu dans un premier temps l’accord d’Alvaro Uribe pour entamer des négociations avec les groupes insurgés, ce dernier avait brutalement mis un terme à la médiation internationale le 21 novembre 2007, prétextant une intromission de Chávez dans les affaires internes de la Colombie, alors que les tractations prenaient une tournure positive. En réalité, Bogota – tout comme Washington – n’était guère enchanté de l’éventualité d’une libération négociée des otages, préférant privilégier une issue militaire contre les FARC2.

 
            Loin de baisser les bras, Chávez a fait preuve de persistance et a obtenu l’accord des FARC pour la libération des deux femmes. Mais le 31 décembre 2007, alors que plusieurs hélicoptères de la Croix-Rouge se trouvaient stationnés à Villavicencio, prêts à recueillir les otages, Uribe en a profité pour lancer des opérations militaires, avec le soutien de troupes étasuniennes, dans la zone où était censée se produire la remise des prisonniers. La guérilla a été forcée de suspendre son projet humanitaire3. Consuelo González a apporté son témoignage à ce sujet : « Nous avons senti les bombes tomber à quelques mètres de l’endroit où nous nous trouvions [et nous avons entendu] les hélicoptères et leurs mitrailleuses4 ». « Uribe a dynamité […] l’opération », a déclaré pour sa part le président vénézuelien5.

 
            Suite aux nombreuses pressions internationales émanant d’Amérique latine et d’Europe, Uribe a été contraint de céder et l’opération a finalement débouché sur la remise en liberté de Consuelo González et de Clara Rojas le 10 janvier 2008. L’Etat-major des FARC a également lancé un appel : « Nous sommes une force belligérante qui attend d’être reconnue par les gouvernements du monde. Cette démarche aplanirait le chemin tortueux du peuple de Colombie à la recherche de la paix. Notre lutte est légitime ». La guérilla a tenu à remercier Hugo Chávez pour son implication : « Le monde ne doute pas que son cœur immense bat sincèrement pour la paix en Colombie et la rédemption des peuples6 ».

 
            Les otages libérés ont exprimé leur gratitude à l’égard du leader vénézuelien. « Merci beaucoup, Président. Vous nous aidez à vivre de nouveau », a déclaré Consuelo González7. La communauté internationale a chaleureusement félicité l’initiative du président vénézuelien et l’a invité à poursuivre son effort de médiation. La parlementaire colombienne Piedad Córdoba a souligné le soutien massif reçu de la part du continent latino-américain et de l’Europe, afin de « poursuivre le chemin tracé par le Président [Chávez], [obtenir] la libération des otages, et surtout de parvenir à un processus de paix en Colombie8 ».

 
Même le président colombien s’est montré reconnaissant à l’égard de Chávez « pour ses efforts et son efficacité dans la libération de [ses] compatriotes séquestrées ». Il en a également profité pour remercier Córdoba, la Croix-rouge ainsi que le gouvernement de La Havane pour leur rôle9. Le président français Nicolas Sarkozy a, quant à lui, salué « l’action diplomatique, imaginative et tenace » du leader bolivarien, dans un courrier du 11 janvier 2008. « En mon nom et au nom de tous mes compatriotes qui ont été sensibilisés par la situation que vivent les otages, je vous prie de recevoir nos félicitations et le témoignage de notre gratitude », a-t-il écrit, invitant Chávez à poursuivre ses efforts10.

           
Le président Sarkozy a également encouragé son homologue colombien à privilégier les discussions avec Caracas. « Cette libération montre que le dialogue entre la Colombie et le Venezuela peut servir pour des nobles causes11 ». Les parents des otages encore détenus se sont rendus au Venezuela pour inciter Chávez à poursuivre sa médiation12 et lui ont remis un mandat humanitaire afin qu’il les représente dans les éventuelles négociations de libération13. Le congressiste démocrate des Etats-Unis William Delahunt a également exhorté le leader bolivarien à redoubler d’efforts dans ce sens, conscient qu’il détient la clé d’une solution humanitaire14.
 
            C’est pour cela que Hugo Chávez a demandé au président Uribe de reconnaître les FARC et l’ELN (Ejército de Liberación Nacional) comme des forces belligérantes et non pas comme des organisations terroristes, seule manière de résoudre le tragique conflit colombien, vieux d’un demi-siècle, et d’obtenir enfin une paix durable. « Malgré tout ce qui s’est passé à la fin de l’année [2007], nous sommes disposés à continuer à chercher des formules pour atteindre la paix en Colombie et dans cet effort, nous devons continuer de travailler à tous les niveaux : avec le gouvernement de Colombie, avec les FARC [et] avec l’ELN. Cela est indispensable », a-t-il déclaré15.

 
Le président vénézuelien a jugé cette étape nécessaire : « Qui peut penser à la possibilité d’un accord humanitaire, de paix, s’il n’y a pas de contact entre les parties qui s’affrontent ? ». Chávez a également dénoncé les pressions exercées par Washington à l’encontre d’Uribe, peu favorable à une résolution pacifique16. « Le premier intéressé par le fait que la guerre en Colombie se poursuive est le gouvernement des Etats-Unis car cela est la parfaite excuse pour maintenir et augmenter sa présence en Colombie », a-t-il conclu17.

           
 Le président bolivarien s’est également prononcé contre les enlèvements de personnes et contre la lutte armée, affirmant qu’il en discuterait avec le leader des FARC, Manuel Marulanda. « Je ne suis pas d’accord avec les enlèvements, c’est quelque chose d’horrible, de contraire à la nature humaine […] et je ne suis pas d’accord avec la voie armée », a-t-il souligné. Si Uribe « reconnaissait l’état de belligérance, […] les FARC entreraient immédiatement dans les protocoles de Genève […] [et] ne pourraient plus procéder à des enlèvements18 ».

 
            L’administration Bush, qui privilégie l’option militaire, s’est immédiatement prononcée contre la proposition de Caracas. « Nous ne suivrons pas ce conseil », a affirmé le porte-parole du Département d’Etat Sean McCormack, car les FARC « méritent leur place dans la liste des groupes terroristes19 ».

 
Le congressiste Delahunt a, pour sa part, exprimé son inquiétude au sujet du financement octroyé par les multinationales étasuniennes aux paramilitaires colombiens, eux-mêmes liés au gouvernement d’Uribe et qui se trouvent pourtant sur la liste des groupes terroristes du Département d’Etat. « J’ai l’intention de réaliser une série d’audiences pour confirmer cette information, puisque financer de quelconque manière que ce soit un groupe terroriste est une violation selon les lois américaines ». William Delahunt a rencontré cinq anciens commandants des AUC (Autodéfenses Unies de Colombie) : Salvatore Mancuso, Jorge 40, H. H., Don Berna et Macaco. « Suite à notre entretien, je me suis rendu compte que l’affaire est beaucoup plus grave et requiert que le Congrès des Etats-Unis procède à une étude détaillée de l’enquête », a-t-il noté20

 
Pour l’instant, le gouvernement d’Alvaro Uribe est plus enclin à résoudre le conflit national par la force, profitant de l’arsenal humain et matériel que Washington met à sa disposition, plutôt que d’essayer de trouver un accord de paix. Lors de sa visite à Paris le 21 janvier 2008, le président colombien a réaffirmé sa volonté d’« écraser les terroristes21 ». Mais il s’agit à l’évidence d’une politique peu constructive qui est vouée à l’échec. La solution ne peut en aucun cas être d’ordre militaire. Les FARC et l’ELN disposent de près de 20 000 hommes et contrôlent une partie substantielle du territoire national. Les Etats-Unis ont dépensé des centaines de millions de dollars pour tenter d’anéantir la guérilla colombienne, sans succès. En revanche, Hugo Chávez est le seul à être parvenu à obtenir la libération des otages et à insuffler un espoir de paix. Bogota ferait preuve de sagacité en comprenant que la solution à la tragédie colombienne ne se trouve pas à la Maison-Blanche mais du côté du Palais de Miraflores.

 


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20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/01/2008

26/12/2007: Cuba: 2007, une "bonne année" pour le pétrole ...

------- Message original --------

Sujet: [CSP] Cuba: 2007, une "bonne année" pour le pétrole
Date: Wed, 26 Dec 2007 19:29:26 +0100
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


Cuba: 2007, une "bonne année" pour le pétrole 
LA HAVANE - Cuba termine l'année 2007 avec une couverture de 47% de ses besoins en combustible grâce à une production de pétrole et de gaz en augmentation, qui a atteint quatre millions de tonnes, a indiqué le vice-président Carlos Lage cité mercredi par la presse officielle.

A la fin de l'année, Cuba aura extrait 2,9 millions de tonnes brut (22,3 millions de barrils) et 1,215 million de mètres cubes de gaz, "soit l'équivalent d'un peu moins d'un million de tonnes" de brut, selon le responsable.

2007 a ainsi été "une bonne année pétrolière", a déclaré Carlos Lage, selon qui l'île produit désormais "47% du combustible consommé et génère 15% de toute son électricté avec le gaz associé au pétrole extrait", ce qui représente une utilisation de 97% de ce gaz qui, auparavant, était torché.

"Si nous avions dû importer du pétrole pour générer cette électricité (produite grâce au gaz), nous aurions dû investir entre 400 et 500 millions de dollars au prix actuel, soit plus de deux fois la valeur des ressources tirées de l'exportation du tabac", a ajouté le dirigeant cubain.

La prospection pétrolière se poursuit: en 2007, 32 nouveaux puits ont été forés, a-t-il encore indiqué.

En plus de ces quatre millions de tonnes, Cuba reçoit 92.000 barils par jour du Venezuela, à un prix préférentiel.

Lors de la visite à Cuba la semaine dernière du président vénézuélien Hugo Chavez, les deux pays ont signé une série d'accords pour le développement des raffineries de Cienfuegos (centre) et Santiago (sud), ainsi que pour la prospection.

(©AFP / 26 décembre 2007 17h46)

06:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2007: [Fidel Castro] LE SILENCE D'AZNAR...

 -------- Message original --------
Sujet: [CSP] [Fidel Castro] LE SILENCE D'AZNAR
Date: Sun, 30 Sep 2007 22:51:01 +0200
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

LE SILENCE D'AZNAR

J'avais révélé, le 25 avril 2003, à une Table ronde de la télévision cubaine, que José María Aznar, alors président du gouvernement espagnol, allié en génocides et massacres de la superpuissance, avait dit textuellement au président William Clinton le 13 avril 1999, à une réunion tenue alors que l'issue de la guerre contre la Yougoslavie était incertaine :

« Puisque nous sommes en guerre, faisons-la à fond, pour la gagner totalement, et non pas un peu. Si nous devons persister pendant un mois, ou trois mois, eh ! bien, faisons-le. Je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas encore bombardé la radio et la télévision serbes. »

Sur ce point, Aznar et les porte-parole du gouvernement étasunien n'ont dit mot. Tout ce qui suit est inédit. J'utiliserai d'autres textes, tant publics que confidentiels, dans des réflexions successives.

« AZNAR. Je vais parler franc. Comme je l'ai déjà dit au président Clinton, la seule chose que l'OTAN ne peut pas faire, c'est de ne pas gagner maintenant. Ce qui est en jeu, ce n'est pas la crédibilité de l'OTAN, mais sa propre existence. Si ce conflit avait éclaté voilà trente ans, nous ne serions pas intervenus. En Europe, il y a toujours eu des nettoyages ethniques, des affrontements entre minorités et majorités, des disputes religieuses. Mais maintenant, on ne peut plus permettre ça. Du point de vue politique, compte tenu de ce que nous avons dit avant, nous ne serons jamais en faveur de l'indépendance du Kosovo. »

Parlant de Chirac, le président français, Aznar affirma :

« Je lui parlerai demain à Bruxelles. Quand je veux avoir un bon bout de temps avec Chirac, je commence par lui dire : "Ces Américains sont vraiment horribles." J'ai dîné avec lui voilà trois semaines à l'Elysée. Je ne sais pas ce qu'il lui était arrivé avec vous, mais il disait de vous pis que pendre. Je lui ai dit que je ne venais pas parler de ça.

« Mon idée est que pour gagner cette guerre, il faut couper les communications entre le gouvernement de Belgrade et le peuple. Il est vital de couper les communications de la Serbie, la radio, la télévision, le téléphone.

« Par ailleurs, nous devons restructurer notre politique d'information. La politique de l'OTAN là-dessus est une catastrophe. Nous donnons l'impression de nous embarquer dans une équipée, et non dans une guerre. Il y a de vraies lacunes en matière d'information. Il faut avancer au maximum, couper tous les approvisionnements et toutes les communications avec patience.

« Il faut faire attention à l'Italie et à la Grèce. L'Italie a été très touchée dans son trafic aérien et son tourisme. D'Alema fait du bon boulot, compte tenu des circonstances. Il ne faut pas le laisser tomber dans des solutions de facilité.

« Nous devons accroître l'aide humanitaire. La contrepartie à nos bombardements, c'est que nos citoyens perçoivent l'efficacité de notre travail humanitaire.

« Il serait insensé de changer maintenant de position. J'ai parlé hier à Annan. Il était très sérieux dans ses prises de position. J'ai beaucoup insisté sur ce point avec Annan. Nous pouvons faire preuve de souplesse, mais pas donner l'impression que l'OTAN se retire.

« Nous pouvions faire preuve de souplesse quant à la question de savoir si l'OTAN dirigerait cette force ou non, mais nous ne pouvons pas nous contenter du retour des observateurs de l'OSCE [Organisation pour la sécurité et de coopération en Europe]. En plus de la visibilité, il doit y avoir des garanties.

« Il faut maintenir la stratégie, pour voir s'il est possible qu'il soit renversé de l'intérieur. » [Aznar parle du président serbe Slobodan Milosevic.]

« Si certains de ses généraux craignent d'être accusés devant la Cour de La Haye, il se peut qu'ils coopèrent. Milosevic essaiera probablement de parvenir à un accord. Nous devons faire en sorte que cet accord serve à l'affaiblir, et non à l'asseoir au pouvoir.

« Nous n'avons même pas à mentionner la question de l'opération terrestre.

« Tout le monde comprend que des plans sont en cours, et le contraire serait illogique. Si notre stratégie actuelle ne donne pas de résultats, il faut en explorer d'autres. Il faut la maintenir sur la table. Si tout ce que nous faisons actuellement ne donne pas de résultats, alors il faudra intervenir dans les prochains mois. Mais cette action ne devrait pas se limiter au Kosovo. Elle devrait concerner d'autres régions de la République fédérative de Yougoslavie, y compris en entrant par la Bosnie et la Hongrie. Le président hongrois est un dirigeant jeune et intelligent, il m'a dit que le succès sera impossible s'il ne se passe pas ce qui suit : Milosevic expulsé du pouvoir, le Kosovo divisé, et révision de la politique en Bosnie-Herzégovine avec séparation des entités ; la République serbe unie à la Serbie, la partie croate à la Croatie, et la partie musulmane indépendante. Je ne suis pas d'accord avec ces prises de position. Mais je crois que l'idée progresse dans les pays de la région. Il est très difficile que les Serbes et les Albanais puissent vivre de nouveau ensemble. Nous devons continuer de faire ce que nous faisons, mais nous somme depuis bien des années en Bosnie et nous ne savons pas quand nous pourrons en sortir. Il se peut que les Albanais acceptent la formule d'une confédération, mais ça sera impossible tant que Milosevic sera là.

« S'il n'existe pas de garantie pour les Serbes qu'ils maintiendront une certaine présence dans les zones qui symbolisent la naissance de leur civilisation, ils ne l'accepteront pas. L'irrédentisme surgira sur le "territoire à libérer".

« La première chose à faire, c'est gagner la guerre. Après, on verra. »

Je demande à M. Aznar de dire s'il est vrai ou non qu'il a conseillé au président Clinton, le 13 avril 1999, de bombarder la radio et la télévision serbes.

Fidel Castro Ruz
29 septembre 2007

[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été supprimées]

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01/10/2007: Ce très beau texte d'Hector Arturo paru dans le journal Granma vaut pour tous les discours...

 -------- Message original --------

Sujet: PRESENCE DU CHE
Date: Mon, 1 Oct 2007 10:13:40 +0200
De: Claude Maryse Richard <cm.richard@noos.fr>


----- Original Message -----
Ce très beau texte d'Hector Arturo paru dans le journal Granma vaut pour tous les discours.
Le Che gagne un nouveau combat
 
HECTOR ARTURO
 
Lisez bien ce nom : Mario Terán. Demain personne ne s'’en souviendra, comme cela lui est déjà arrivé il y a quatre décennies, quand on l’'a transformé en simple nouvelle. Mais maintenant, je vous demande pour un instant seulement, de bien enregistrer ce nom dans vos mémoires, pour que personne n'oublie et que tous nous jugions.
Le fils de ce monsieur s'est présenté au journal « le Devoir » de Santa Cruz, en Bolivie, pour demander la publication d’'une note de remerciement aux médecins cubains qui avaient rendu la vue à son vieux père, après l'’ avoir opéré de la cataracte, grâce à l'Operación Milagro, un vrai miracle.
Le père de  ce bolivien reconnaissant est Mario Terán. A nous qui sommes plus âgés, il se peut que ce nom nous dise quelque chose. Les jeunes n’'en ont peut-être jamais entendu parler.
Mario Terán était le sous-officier qui a assassiné le Commandant Ernesto Che Guevara, le 9 octobre 1967, dans la petite école de la Higuera.
En recevant l'ordre de ses chefs, il a dû avoir recours à l'alcool pour se donner du courage et pouvoir l'’exécuter. Lui-même a raconté ensuite à la presse qu'’il tremblait comme une feuille devant cet homme qu'’il vit à ce moment-là « grand, très grand, énorme ».
Le Che, blessé et désarmé, assis sur le sol de terre de cette humble petite école, le voyant hésitant et craintif, eut tout le courage qu'’il manquait à son assassin pour ouvrir sa chemise vert olive râpée, découvrir sa poitrine et lui crier : « Ne tremble plus et tire ici, car tu vas tuer un homme…»
Le sous-officier Mario Terán, en accomplissant les ordres des généraux René Barrientos et Alfred Ovando, de la Maison Blanche et de la CIA, a tiré sans savoir que les blessures mortelles ouvraient des trous près de ce coeur pour que celui-ci continue de marquer l'heure des brasiers.
Che n’a pas fermé les yeux après sa mort, pour continuer à accuser son assassin.
Aujourd’hui, Mario Terán n'a pas eu à payer un seul centime pour son opération de la cataracte faite par des médecins cubains dans un hôpital offert par Cuba et inauguré par le président Evo Morales, à Santa Cruz.
Vieux maintenant, il pourra apprécier de nouveau les couleurs du ciel et de la forêt, jouir du sourire de ses petits-enfants et assister à des matchs de foot-ball. Mais il ne sera certainement jamais capable de voir la différence entre les idées qui l'ont amené à assassiner un homme de sang froid et celles de cet homme qui ordonnait aux médecins de sa guérilla de prendre soin de leurs compagnons d'armes aussi bien que des soldats ennemis blessés, comme ils le firent toujours en Bolivie, tout comme ils l'avaient fait auparavant dans les montagnes de la Sierra Maestra, sur ordres stricts du Commandant en Chef Fidel Castro.
Souvenez-vous bien de ce nom : Mario Terán, un homme élevé dans l'idée de tuer qui retrouve la vue grâce aux  médecins partisans des idées de sa victime.
Quatre décennies après que Mario Terán a tenté, par son crime, de détruire un rêve et une idée, le Che gagne un nouveau combat. Et il poursuit sa campagne...
Tiré du journal Granma
 
Es la hora de los hornos y no se ha de ver más que la luz 
C’est l'’heure des brasiers et on ne doit voir que la lumière
José Martí
En-tête d’'une lettre de Che Guevara publiée le 16 avril 1967 dans un supplément spécial de la revue Tricontinental.
 
Note et traduction :Gloria González Justo
Che vuelve a ganar otro combate
 
HÉCTOR ARTURO
 
Lean bien este nombre: Mario Terán. Mañana nadie lo recordará, como ya le ocurrió hace cuatro décadas, cuando lo convirtieron en noticia. Pero ahora solo les pido que al menos por un instante graben bien este nombre en las memorias, para que nadie olvide y todos juzguemos.
El hijo de este señor se presentó en el periódico "El Deber", de Santa Cruz, en Bolivia, con el ruego de que publicaran una nota de agradecimiento a los médicos cubanos que habían devuelto la vista a su anciano padre, tras intervenirlo quirúrgicamente de cataratas, mediante la Operación Milagro, un verdadero milagro.
El padre de este boliviano agradecido es Mario Terán. A los que tenemos más edad, puede que el nombre nos suene a haberlo escuchado antes. Los jóvenes quizás jamás hayan oído hablar de él.
Mario Terán fue el suboficial que asesinó al Comandante Ernesto Che Guevara el 9 de octubre de 1967, en la escuelita de La Higuera.
Al recibir la orden de sus jefes, tuvo que acudir al alcohol para llenarse de valor y poder cumplirla. Él mismo narró después a la prensa que temblaba como una hoja ante aquel hombre a quien en aquel momento vio "grande, muy grande, enorme".
Che, herido y desarmado, sentado en el piso de tierra de la humilde escuelita, lo observó vacilante y temeroso, y tuvo todo el coraje que le faltaba a su asesino para abrirse la raída camisa verdeolivo, descubrirse el pecho y gritarle: "No tiembles más y dispara aquí, que vas a matar a un hombre¼ "
El suboficial Mario Terán, cumpliendo órdenes de los generales René Barrientos y Alfredo Ovando, de la Casa Blanca y de la CIA, disparó sin saber que las heridas mortales abrían huecos junto a aquel corazón para que continuara marcando la hora de los hornos.
Che ni siquiera cerró sus ojos después de muerto, para seguir acusando a su asesino.
Mario Terán, ahora, no tuvo que pagar un solo centavo por haber sido operado de cataratas por médicos cubanos en un hospital donado por Cuba e inaugurado por el presidente Evo Morales, en Santa Cruz.
Anciano ya, podrá volver a apreciar los colores del cielo y de la selva, disfrutar la sonrisa de sus nietos y presenciar partidos de fútbol. Pero seguramente jamás será capaz de ver la diferencia entre las ideas que lo llevaron a asesinar a un hombre a sangre fría y las de este hombre, que ordenaba a los médicos de su guerrilla que atendieran por igual a sus compañeros de armas que a los soldados enemigos heridos, como siempre lo hicieron en Bolivia, al igual que antes lo había hecho en las montañas de la Sierra Maestra, por órdenes estrictas del Comandante en Jefe Fidel Castro.
Recuerden bien este nombre: Mario Terán, un hombre educado en la idea de matar que vuelve a ver gracias a los médicos seguidores de las ideas de su víctima.
A cuatro décadas de que Mario Terán intentara con su crimen destruir un sueño y una idea, Che vuelve a ganar otro combate. Y continúa en campaña¼  
 

05:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2008

13/01/2008: Communiqué des FARC sur la libération de Clara et Consuelo ...

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Sujet: LA DERNIERE GUERILLA D AMERIQUE LATINE
Date: Sun, 13 Jan 2008 22:33:54 +0100 (CET)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>

Communiqué des FARC sur la
libération

de Clara et Consuelo
 
vendredi 11 janvier 2008, par COMAGUER
 
 
1 - Respectant leur parole et l'’accord conclu, les Forces Armées révolutionnaires de Colombie, remettent aujourd’hui au Président de la République Bolivarienne du Venezuela , Hugo Chávez, à la sénatrice Piedad Cordoba et à la Communauté internationale, Clara Rojas et Consuelo González de Perdomo.
Si l’'enfant Emmanuel n'’est pas dans des bras de sa mère, c'’est parce que le Président Uribe Vélez le séquestre à Bogota. Qu'’il le libère pour que nous puissions tous célébrer cette réussite.
 
2. Cette libération humanitaire et unilatérale, s'’est faite malgré les bâtons mis dans les roues par le Président Uribe lui-même, ennemi juré de l'’échange de prisonniers et ennemi de la paix et de la justice sociale, suivant en cela les orientations de Washington. Par delà les opérations intenses de guerre du Plan Patriote, par delà la saisie des preuves de survie, de la capture des messagers humanitaires qui les portaient, par delà le kidnapping du petit Emmanuel à Bogota, et par delà la prétention absurde d'’exclure la commission humanitaire internationale de la facilitation (NDT : de l’'accord), nous avons fait ce premier pas prometteur qui invite à penser à la possibilité de la paix en Colombie.
 
3. Les efforts doivent porter maintenant sur l’'obtention du dégagement militaire de Prairie et de Floride comme objet du dialogue gouvernement- FARC pour l’'accord et la matérialisation de l’'échange qui rendrait possible la libération de tous les prisonniers au pouvoir des forces adverses, des captifs dans la montagne et des guérilleros emprisonnés dans les prisons du régime, y compris Sonia et Simón. Notre volonté est indiscutable. Sans oublier que dans le passé récent nous avons libéré unilatéralement 304 militaires et policiers, capturés au combat, la livraison que nous faisons aujourd’hui de Clara et Consuelo, réaffirme notre disposition.
 
4. En réalité, nous sommes une force combattante dans l’'attente d'’être reconnue par les gouvernements du monde. Ce pas aplanirait le chemin tortueux du peuple de la Colombie à la recherche de la paix. Notre lutte est légitime. Elle trouve sa source dans le droit universel qui reconnu à tous les peuples du monde à se soulever contre l’'oppression. Notre père, le Libérateur Simón Bolivar nous enseigne que, quand le pouvoir est oppresseur la vertu a le droit de l’'abattre, et que l'’homme vertueux se lève contre l'’autorité oppressive et insupportable pour la remplacer par une autre respectée et douce. Et ce c'’est, précisément, la tâche acharnée des FARC.
 
5. Président Chávez merci beaucoup. Le monde ne doute pas que ton immense coeur, bat sincèrement, pour la paix de la Colombie et pour la rédemption des peuples. Nous remercions aussi les gouvernements et les personnalités du monde qu'’ils l'’ont entouré sans réserve dans ce noble effort. Et surtout, grâce au courageux peuple du Venezuela par son appui et fraternité. Nous appelons les parents des prisonniers et les amis de l’'échange humanitaire à persister. Nous obtiendrons l'’échange.
Secrétariat de l'’État Plus grand Central du FARC Montagnes de la Colombie, 10 janvier de 2008
11 JANVIER 2008
TRADUCTION COMAGUER
COMMENTAIRES COMAGUER
Nous publions ce texte parce qu’'il rend un hommage justifié à CHAVEZ dont l'’honnêteté et la persévérance ont rendu possible cette libération.
 
Que ceux qui en France se laissent convaincre par la propagande gouvernementale que notre diplomatie aurait joué un rôle important veuillent bien ouvrir les yeux. Ce qui est en jeu, ce n’'est pas la libération d'’une prisonnière franco-colombienne, mais un changement de régime en Colombie pour chasser du pouvoir un gouvernement narcoterroriste, un peu des plus sanglants du monde.
 
En niant l'’aspect principal du combat en cours, l'’équipe de l’'Elysée poursuit un simple objectif tactique de politique intérieure : celui de rallier les courants humanitaires de l'’opinion en pleine déshérence devant l’'effondrement politique et théorique de la gauche.
 
SARKOZY et son gouvernement sont farouchement opposés, ils en administrent quotidiennement la preuve, à la révolution bolivarienne en cours au Venezuela et à son extension à la Colombie et à tout ce qui peut représenter l’'espoir d’'un Socialisme du XXI° siècle et d'’un terme à la domination impérialiste europeo-etasunienne.
 
Il convient également de souligner que la fourberie d'’URIBE tout au long de cette opération a eu un coût militaire important pour les FARC. Les émissaires apportant les preuves de la vie des prisonniers ont été capturés avec leur matériel. Ils ont probablement été soumis à la question ordinaire et extraordinaire par les militaires colombiens. Le matériel vidéo qu’'ils apportaient a pu être trafiqué avant d’"être livré par URIBE aux médias internationaux.
 
L’"armée colombienne au lieu de desserrer son étreinte sur les zones tenues par les FARC pour permettre la libre circulation - à pied dans la jungle - des prisonniers libérés a multiplié les interventions et les FARC ont perdu des combattants, dont un commandant dans ces combats. C’"est cette intense activité militaire qui a fait capoter la première tentative de libération en Décembre
 
Source : COMAGUER

                                           

roger.romain@skynet.be

19:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/01/2008

Bonne Année !

dans SOLIDAIRE du

30-12-2007

11:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/12/2007

Une conférence inspirante sur l' Internationalisme de Cuba ...

Le Marxiste-Léniniste

Numéro 44 - 1er juin 2007

Fondation de l'Association d'amitié avec Cuba de Hamilton

Une conférence inspirante
sur l'internationalisme de Cuba

Fondation de l'Association d'amitié avec Cuba de Hamilton

Une conférence inspirante sur l'internationalisme de Cuba
Cuba et le Canada renforcent leurs liens bilatéraux - Prensa Latina
Cuba répond aux justifications de Washington concernant l'affaire Posada - Prensa Latina

Venezuela

Mythes et réalités dans l'affaire Radio Caracas Television - Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela aux États-Unis
Les manigances de l'OÉA et de Washington vis-à-vis de Caracas - Salim Lamrani, voltairenet.org

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Fondation de l'Association d'amitié avec Cuba de Hamilton

Une conférence inspirante
sur l'internationalisme de Cuba


Le 26 mai a eu lieu à l'Université McMaster à Hamilton la Conférence sur les travaux de Cuba dans le monde, suivie de la fondation de l'Association d'amitié avec Cuba de Hamilton. Y ont participé des étudiants et des travailleurs et des amis de Cuba de tous les horizons, y compris un contingent venu des États-Unis. Les orateurs invités étaient le professeur Isaac Saney de l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse et les médecins députées de l'Assemblée nationale de Cuba Pura Concepcion Aviles Cruz et Danay Saavedra Hernandez. Parmi les invités d'honneur il y avait l'ambassadeur de Cuba au Canada Son Excellence Ernesto Senti Darias, la conseillère politique de l'ambassade Margarita Valle, le consul général de Cuba à Toronto Laureano Cardoso, le représentant de l'Institut cubain pour l'amitié avec les peuples (ICAP) Javier Dominguez et le maire de Hamilton Fred Eisenberger.

La journée s'est déroulée avec des présentations et des discussions dans un vivant climat d'amitié et de solidarité entre les peuples canadien et cubain. Citant des exemples de la tradition internationaliste de Cuba, les intervenants ont démontré l'ampleur de l'aide militaire, médicale et autre aide humanitaire de Cuba dans le monde, offerte dans un esprit d'abnégation et de respect de la souveraineté des nations et des peuples.

Suite aux remarques d'ouverture de Jamilé Ghaddar, secrétaire du Comité pour la fondation de l'Association d'amitié, le professeur Saney a parlé du rôle décisif qu'a joué Cuba dans la lutte pour mettre fin au régime raciste et colonialist en Afrique du Sud. Il a présenté le documentaire qu'il a co-réalisé intitulé Sisters' & Brothers' Keeper: Cuba and the Southern African Liberation et raconté comment, de 1976 à 1988, Cuba a répondu à l'appel à l'aide internationale de l'Angola nouvellement indépendante face à l'invasion militaire du régime raciste d'Afrique du Sud.

Fidèle à la tradition de solidarité internationaliste qui caractérise la révolution cubaine depuis le début, Cuba est un des rares pays à avoir répondu à l'appel et fut le seul à pouvoir le faire avec les forces requises. Elle l'a fait de sa propre initiative, sans motifs ultérieurs. Trente-six milles soldats cubains sont allés en Angola comme volontaires sur les fronts civils et militaires et 2 200 y ont perdu leur vie.

Le professeur Saney a raconté la bataille épique de Cuito Cuanavale en 1987-88, où les forces angolaises, namibiennes et cubaines infligèrent une défaite décisive à l'envahisseur sud-africain supérieur en nombre. Cette bataille historique a changé le cours des choses en Afrique: la Namibie a conquis son indépendance, les forces anti- apartheid se sont senties encouragées et le régime de l'apartheid a tôt fait de s'écrouler. Malgré toute la désinformation qui est faite à propos du rôle qu'a joué Cuba dans ces développements, a-t-il poursuivi, nombreux sont les Africains qui, comme Nelson Mandela, ont tenu à reconnaître cette contribution monumentale du peuple cubain.

   
De gauche à droite: Isaac Saney, Danay Saavedra Hernandez et Pura Concepcion Aviles Cruz,
Laureano Cardoso du consulat général de Toronto Laureano Cardoso, l'ambassadeur de Cuba au Canada
Ernesto Senti Darias et le maire de Hamilton Fred Eisenberger.

Les docteures Javier Dominguez et Aviles présentes à l'assemblée ont toutes deux servi en Angola à l'époque et ont exprimé leurs sincères remerciements au professeur Saney pour son film.

Ian Graham, activiste quaker sur la viabilité de l'économie nationale qui s'est rendu à Cuba à de nombreuses occasions, a présenté un exposé sur la «crise du pétrole» dans le monde et ce qu'a fait Cuba pour trouver des sources alternatives d'énergie durant sa «période spéciale» des années 1990. Il a fait ressortir entre autres que l'amitié avec Cuba ne concerne pas seulement ce que le Canada peut faire pour aider Cuba, mais aussi ce que Cuba peut apprendre au Canada concernant l'environnement, le système de santé et d'autres sujets.

Durant la session de l'après-midi, les deux docteures cubaines ont parlé du système de santé dans leur pays et de la contribution internationale que fait Cuba sur le plan médical. Elles ont toutes deux participé à plusieurs missions médicales internationalistes. Aviles Cruz a participé à la mission cubaine en Afrique australe et Saavedra Hernandez a travaillé pendant quelque temps en Haïti. Elles ont expliqué que Cuba est partie de moyens très modestes, diminués par le blocus des États-Unis, pour créer un système de santé remarquable qui fait l'envie du monde et qui a fait grimper les indices démographiques et sociaux de Cuba pour placer celui-ci parmi les pays les plus avancés sur ce front, dépassant les États-Unis à plusieurs égards. Qui plus est, Cuba a mis ce réseau au service des peuples du monde. Le premier contingent international de médecins est allé en Algérie en 1963 malgré le fait qu'à l'époque Cuba disposait de peu de médecins. Aujourd'hui il y a 30 000 membres du corps médical cubain dans les pays d'Amérique latine, Afrique et Asie. Deux milles cinq cents médecins, infirmiers et secouristes sont allés au Pakistan lors du dernier tremblement de terre dans ce pays. Elles ont également parlé de l'Opération Milagro (opération miracle) qui a permis à des milliers de personnes aveugles de voir grâce à une chirurgie de l'oeil offerte gratuitement par des médecins cubains. L'École latino-américaine de médecine (ELAM) forme gratuitement des milliers de médecins venant de l'étranger à la condition qu'ils retournent pratiquer la médecine dans les quartiers défavorisés de leur pays.


Jamilé Ghaddar

À la fin de la conférence, Jamilé Ghaddar a annoncé la fondation de l'Association d'amitié avec Cuba de Hamilton et a invité toutes les personnes présentes à participer à la première réunion formelle de l'association le 16 juin. L'annonce a été accueillie par des applaudissements nourris. Elle a demandé à tous d'aider à bâtir l'association, soulignant l'importance politique de défendre Cuba aujourd'hui quand le gouvernement Bush menace le pays d'intervention militaire et cherche à l'isoler du reste de la communauté internationale. Défendre Cuba c'est faire une contribution à la paix et c'est dans l'intérêt des peuples du Canada et du monde entier, a-t-il dit. Elle a dit que le Comité avait reçu de nombreuses lettres d'appui et en a lues quelques unes. Elle a remercié les nombreuses organisations qui ont parrainé la conférence et contribué à son succès.

L'ambassadeur de Cuba Ernesto Senti Darias a ensuite pris la parole pour souligner l'importance des associations d'amitié, surtout celle-là à Hamilton, un important centre de la classe ouvrière canadienne. Il a dit que la fondation de l'Association d'amitié avec Cuba de Hamilton donnera un nouveau souffle à l'amitié forgée depuis des décennies entre les peuples cubain et canadien.


Rolf Gerstenberger

Javier Dominguez de l'ICAP, également un ancien combattant en Angola, a salué la conférence. L'ICAP a des relations avec 2 000 organisations dans 134 pays, a-t-il dit. Cuba a des amis partout dans le monde et le travail de l'Association de Hamilton est très apprécié. Sam Hammond, membre du comité de préparation, sa salué la création d'une organisation d'amitié aussi large et ouverte et a transmis les salutations de Solidarity House. Rolf Gerstenberger, également membre du comité préparatoire et président du local 1005 des Métallos unis, a souligné l'importance de l'appui des travailleurs canadiens à Cuba et au peuple cubain. Cuba, a-t-il dit, est l'exemple d'un petit pays qui tient ferme face à l'assaut de l'impérialisme américain et elle est à ce titre une source d'inspiration pour les travailleurs. Des leçons ont été apprises de l'exemple cubain, entre autres sur la nécessité de trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes de la société. La classe ouvrière et le peuple du Canada veulent également être maîtres de leur destin et trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes de la société canadienne. On apprend beaucoup de l'expérience des peuples à s'attaquer aux problèmes de leur société.

Le maire de Hamilton Fred Eisenberger a salué les participants au nom du Conseil municipal et a déclaré qu'il était important que le Canada maintienne de bonnes relations avec Cuba et renforce les liens économiques et politiques avec ce pays. Il a fait part des impressions qu'il avait retenues de sa récente visite à Cuba.

La conférence s'est terminée avec une réception et un spectacle. Des participants ont interprété la chanson Our Friendship, Our Unity: The Key to Our Victory en hommage à l'amitié avec Cuba ainsi que des chants populaires cubains comme Hasta Siempre Commandante Che! Le dîner s'est déroulé dans un climat de discussion et d'échange sur les sujets de la journée et sur le travail à faire pour bâtir l'amitié entre les peuples.

11:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2007

24/12/2007: Un autre monde est possible! Félicitations pour le lancement de la Banco del Sur et de la Banque de l' ALBA ! Une alternative est possible ...

-------- Message original --------
Sujet: LML 24 déc: Un autre monde est possible! Félicitations pour le lancement de la Banco del Sur
Date: Tue, 25 Dec 2007 10:17:33 -0500



Numéro 114 - 24 décembre 2007

Discussion sur l'alternative

Un autre monde est possible! Félicitations pour le lancement
de la Banco del Sur et de la Banque de l'ALBA!
Une alternative est possible!

Un autre monde est possible! Félicitations pour le lancement de la Banco del Sur et de la Banque de l'ALBA! Une alternative est possible!
Les leaders sud-américains lancent la Banque du Sud - Chris Carlson, Venezuelanalysis.com
Lancement de la Banque du Sud en Argentine - Xinhua, 9 décembre 2007 -
Si cela est démontré, Rafael Correa déclarera illégitime une dette de 20 millions $ envers la Banque mondiale - Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde

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http://www.cpcml.ca/francais/index.html

ABONNEMENT:
Vous ou quelqu'un d'autre avez demandé que votre adresse soit ajoutée à la liste d'envoie du LMLQ. Si vous désirez que votre adresse soit retirée, de la liste, écrivez à
postmaster@cpcml.ca

13:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |