29/10/2010

29/10/10: CUBA: L’accès à la culture comme un droit humain...

CUBA: L’accès à la culture comme un droit humain

Par Guille Villar
Traduit par Gérard Jugant
Edité par Fausto Giudice

Il y a quelques jours, je dialoguais avec une amie au sujet de concepts qui virtuellement paraissent une utopie, mais qui pour diverses raisons prennent place dans notre réalité sociale. Elle était d’avis que les produits culturels en provenance du monde entier, d’une manière ou d’une autre doivent être exonérés du paiement d’impôts pour pouvoir être consommés avec le même droit inaliénable que l’eau que nous prenons d’une source ou que le verre d’eau que nous demandons dans une cafétéria. Bien sûr, il y a des manières de rétribuer les créateurs de ces précieux produits culturels, mais l’idée ne cesse d’être juste si nous nous basons sur une phrase aussi ancienne que l’être humain qui peut s’appliquer à notre problématique: “L’eau (la culture) ne se refuse à personne”.
En ce sens, nous les Cubains nous souffrons depuis plus de 50 ans d’un dur blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des USA, avec l’objectif d’asphyxier la Révolution sur tous les terrains possibles, et bien entendu, la culture et ses multiples manifestations n’échappent pas à ce siège.

Parmi les postulats de base qui définissent l’essence de notre Révolution, est reconnue la présence de la culture comme un principe consubstantiel pour l’existence même de la nation cubaine. Si grave qu’ait été la situation matérielle durant ces longues années, de toutes manières il y a une conscience de la nécessité pour le peuple cubain d’accéder à la culture comme voie d’affermissement de valeurs et de l’indispensable enrichissement spirituel. Justement, dans un média de masse d’une telle portée comme la télévision, j’ai été le témoin direct et j’ai participé à cette volonté animée par d’aussi nobles principes. C’est la possibilité réelle d’offrir la consommation de culture à ceux à laquelle elle était refusée.

A Cuba, il n’existe pas de chaînes privées de télévision, elles sont publiques et regroupées dans l’Institut Cubain de Radio et Télévision (ICRT), raison pour laquelle on ne diffuse pas de publicités commerciales, voie idoine pour le financement de toute chaîne privée dans d’autres pays.Cette observation est centrale pour définir les différences qui existent entre ces deux systèmes télévisuels opposés. Ainsi, pour une chaîne privée usaméricaine, la présentation d’un concert de Paul McCartney implique un indicateur de bénéfice économique élevé pour les dirigeants de la chaîne par la quantité logique de téléspectateurs qui paieront pour voir ce concert, à Cuba la transmission de ce même concert par n’importe laquelle de nos six chaînes, si elle enrichit quelqu’un, ce sera des milliers de Cubains, très heureux de pouvoir bénéficier aussi de ce spectacle, grâce à la recherche et à la sélection des créateurs
de l’ICRT.

Consuelo Vidal et Sergio Corrieri durant le tournage de Yerma,
premier long métrage de la Télévsiion cubaine, 1964

Des programmes comme Bravo, dédié à la musique de concert, ou De la gran escena comme parties du meilleur de la musique populaire et de concert, ont marqué une différence dont leurs téléspectateurs habituelssont reconnaissants pour le souci de les satisfaire avec des concerts comme celui des Cuatros tenores en Italie ou d’ opéras renommés qui habituellement se voient sur des DVD qui s’achètent dans les boutiques de n’importe quel pays, sauf dans celles de Cuba à cause du blocus. Je me souviens comment durant les années 90, des chaînes privées usaméricaines comme VH1 ou MTV étaientsi saturées de rock alternatif ou grunge, que si quelqu’un voulait une autre option au sein de la musique populaire contemporaine, il devait recourir nécessairement au vaste univers monopolisateur de titres de DVD de prestigieux artistes.

Bien sûr, les sérieux avertissements des réalisateurs de ces concerts enregistrés sur DVD, impliquent de sévères amendes pour ceux qui sur une chaîne privée diffusent le matériel sans le paiement préalable du droit de transmission avec tout ce que cela implique économiquement. A Cuba, comme nous comptons sur une Télévision de service social et que personne ne s’enrichit sur les transmissions, nous payons au Centre de Droit d’Auteur le tarif dû selon les normes internationales qui correspondent au compositeur pour chaque pièce interprétée.

Dans des espaces comme A. Capella ou Musica del mundo, dont j’ai la charge comme réalisateur et scénariste, je jouis de la sensation d’apporter à des milliers de téléspectateurs des programmes d’une valeur culturelle incontestable comme un concert de Vangelis sur le Parthénon, ou l’interprétation du guitariste John McLaughlin avec des musiciens indiens ou les vidéos les plus récentes du groupe espagnol Ojos de Brujo, parmi tant d’autres. Cela constitue un plaisir infini de faire son possible en ce sens, parce que nous sommes conscients que sans cette possibilité de recherche, de sélection et de préparation des programmes, il est pratiquement impossible que les téléspectateurs cubains puissent connaître et bénéficier de ces matériels. On leur cache une information culturelle appropriée et actualisée pour le pêché supposé d’avoir choisi de vivre dans une société différente. En dernière instance, devant l’aveuglement
de la part des gouvernants en place à La Maison Blanche qui refusent de lever le blocus, personne ne doute que si une excellente musique éditée en DVD par une firme usaméricaine arrivait entre nos mains, nous le ressentirions comme si c’était de l’eau ou de la nourriture pour nécessiteux, et nous essaierions de faire en sorte qu’elle apparaisse sur le petit écran de millions de foyers cubains.

Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles
Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01
http://barricades.over-blog.com/

20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, romain, courcelles, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/08/2010

08/10/10: "AU SECOURS, FIDEL CASTRO REVIENT ! "

From: <Xarlo@aol.com>
Sent: Sunday, August 08, 2010 11:21 AM
To:
Subject: Jean Ortiz "AU SECOURS, FIDEL CASTRO REVIENT ! "

 
SVP, faites-en bon usage: diffusez !
 
************
 
AU SECOURS, FIDEL CASTRO REVIENT !
Au moment où nous pensions, «  nous médias bien-pensants », être
débarrassés du « dictateur », le voilà de  retour, manifestement rétabli, et en bonne
santé, après quatre années de  souffrance…
Regretter qu’un être humain ait vaincu la maladie, quelle  élégance ! quel
humanisme ! Regretter qu’un personnage de cette dimension  historique «
radote » sur les dangers de conflagration « inexistants » au Moyen  Orient, sur
une agression possible contre l’Iran, sur les dégâts  environnementaux et
climatiques provoqués par le capitalisme, sur les ravages  des
agro-carburants, des OGM, etc., quel trouble-fête ! Qu’il nous fiche la  paix, avec ses
élucubrations.
Maintenant, soyons sérieux ! Manifestement,  Fidel Castro est de retour
avec la volonté que cela se sache et de surcroît, en  tenue de guerrillero, de
combattant, au moment où le monde va si bien. Je n’ai  jamais cru à la fable
de l’opposition entre les deux frères : mou contre dur et  vice-versa.
Ce sont des fantasmes pré-construits de politologues et de  journalistes
partisans. Ceux-là mêmes qui présentent aujourd’hui Raùl comme un «  modéré »,
le présentaient jadis comme un dur parmi les durs. Raùl gouverne 
collégialement, et c’est cette équipe qui gère la politique intérieure et  extérieure
de l’île. Le récent discours de Raùl devant le parlement est un  constat d’
une grande lucidité sur les problèmes à Cuba, sur la crise, sur les 
nécessaires changements « de structure » et de « concept » au rythme adapté à  une
situation difficile, tout en repoussant l’idée d’un « socialisme de marché
»  à la chinoise.
Si les réformes sont urgentes, on comprend qu’enragent tous  ceux qui
souhaiteraient que Cuba rétablisse le capitalisme et redevienne un  satellite des
Etats-unis. La récente libération de prisonniers politiques a  montré les
vertus du dialogue respectueux, souverain, etc. Aujourd’hui, la balle  est
dans le camp d’Obama. Il doit lever le blocus et libérer les Cinq Cubains 
prisonniers aux Etats-Unis pour avoir infiltré des groupes terroristes.
Oui,  Fidel est de retour, depuis des mois. Il s’exprime dans Granma sur
les grands  problèmes internationaux, sur l’avenir du monde, et ne s’ingère
pas, jusqu’à  présent, dans la politique intérieure, comme en témoigne son
message devant le  parlement du samedi 7 août dernier. Fidel est encore le
premier secrétaire du  PCC. Il est difficile d’envisager, étant donné son poids
historique, que les  changements en cours se fassent contre sa volonté. Le
PCC envisage le Congrès  d’une relève générationnelle dans les mois qui
viennent, mais on ne saura jamais  assez gré à Fidel d’avoir tenu tête à l’ «
Empire » pendant 51 ans. De quoi  rendre l’impérialisme furieux.

Jean Ortiz,
Cubaniste.
Maître  de conférences à l’Université de Pau.

20:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, cuba, castro, presse, silence, médias, télévision, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/12/2009

28/12/09: LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE...

Sent: Monday, December 28, 2009 5:46 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: [romainroger] LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE

 

Réflexions du compañero Fidel 
LE DROIT DE L’HUMANITÉ À L’EXISTENCE

Les changements climatiques causent d’ores et déjà des dommages considérables, et des centaines de millions de pauvres en souffrent les conséquences.

Les centres de recherche les plus avancés assurent qu’il reste très peu de temps pour échapper à une catastrophe irréversible. Selon James Hansen, de l’Institut Goddard, de la NASA, un niveau de trois cent cinquante parties de dioxyde de carbone par million est encore tolérable ; or, il dépasse actuellement trois cent quatre-vingt-dix et il augmente tous les ans à raison de deux parties par million, soit plus que les niveaux d’il y a six cent mille ans. Les deux dernières décennies ont été les plus chaudes depuis qu’il existe des mesures. Ce gaz a augmenté de quatre-vingts parties par million ces cent cinquante dernières années.

Les glaces de la mer Arctique, l’énorme couche de deux kilomètres d’épaisseur qui couvre le Groenland, les glaciers d’Amérique du Sud qui alimentent les principales sources d’eau douce de cette région, le volume colossal qui couvre l’Antarctique, la couche qui reste encore sur le Kilimandjaro, les neiges qui couvrent l’Himalaya et l’énorme masse gelée de la Sibérie fondent à vue d’œil. Des scientifiques prestigieux redoutent des sauts quantitatifs dans les phénomènes naturels qui provoquent les changements.

L’humanité avait placé de grands espoirs dans le Sommet de Copenhague, qui devait prolonger le Protocole de Kyoto souscrit en 1996 mais entré en vigueur seulement en 2005. L’échec éclatant de ce Sommet a engendré des épisodes honteux qu’il faut dûment éclaircir.

Les États-Unis, qui comptent moins de 5 p. 100 de la population mondiale, émettent le quart du dioxyde de carbone. Leur nouveau président avait promis de coopérer aux efforts internationaux pour faire face à un problème qui touche son pays autant que le reste du monde. Les réunions préalables au Sommet ont mis en lumière que les dirigeants de cette nation et ceux des pays les plus riches manœuvraient pour faire retomber le poids des sacrifices sur les pays émergents et les pays pauvres.

Beaucoup de dirigeants et des milliers d22222e représentants des mouvements sociaux et des institutions scientifiques, décidés à se battre pour préserver l’humanité du pire risque qu’elle a encouru dans son Histoire, se sont rendus à Copenhague à l’invitation des organisateurs du Sommet. Je m’abstiens d’entrer dans le détail de la brutalité dont ont fait preuve les forces de l’ordre danoises contre les milliers de manifestants et d’invités des mouvements sociaux et scientifiques pour me concentrer sur les aspects politiques du Sommet.

Un véritable chaos a régné à Copenhague et des choses incroyables s’y sont passées. Les mouvements sociaux et les institutions scientifiques n’ont pas eu le droit d’assister aux débats. Des chefs d’État ou de gouvernement n’ont même pas eu la possibilité de donner leur opinion sur des problèmes vitaux. Obama et les dirigeants des pays les plus riches ont séquestré la conférence avec la complicité du gouvernement danois, et les institutions des Nations Unis ont été mises sur la touche.

Barack Obama, qui est arrivé le dernier jour du Sommet et n’y est resté que douze heures, s’est réuni avec deux groupes d’invités triés sur le volet par lui-même et ses collaborateurs. Et c’est accompagné de l’un de ces groupes qu’il a eu une réunion dans la salle plénière avec le reste des délégations de plus haut niveau. Aussitôt  après avoir pris la parole, il s’est retiré par une porte dérobée. À cette réunion plénière, hormis le petit groupe choisi par lui, les autres représentants des États n’ont pas eu le droit de prendre la parole. Si les présidents bolivien et vénézuélien ont pu le faire, c’est seulement parce qu’ils l’ont réclamé avec énergie, soutenus par les autres, et que le président du Sommet n’a pas eu d’autre solution que de la leur céder.

Dans une salle contiguë, Obama a réuni les dirigeants des pays les plus riches, de plusieurs nations émergentes les plus importantes et de deux pays très pauvres. Il y a présenté un document négocié avec deux ou trois des principaux pays, il a ignoré l’Assemblée générale des Nations Unies, il a donné des conférences de presse et il est reparti, tel Jules César qui s’exclama au terme d’une ses campagnes victorieuses en Asie mineure : Vini, vidi, vici !

Le Premier ministre en personne du Royaume-Uni, Gordon Brown, avait affirmé le 19 octobre : « Si nous n’aboutissons pas à un accord dans les prochains mois, il ne fait pas le moindre doute qu’une fois que l’élévation débridée des émissions aura provoqué des dommages, aucun accord mondial rétrospectif à quelque moment du futur ne pourra en éliminer les effets. À cette date, il sera alors irrémédiablement trop tard. »

Et il avait conclu son discours sur cette péroraison dramatique : « Nous ne pouvons nous donner le luxe de l’échec. Si nous échouons maintenant, le prix à payer sera très lourd.  Si nous agissons maintenant, si nous agissons de concert, si nous agissons en faisant preuve de hauteur de vue et de détermination, nous pouvons encore remporter la victoire à Copenhague. Mais, si nous échouons, la planète Terre sera en danger, et il n’existe pas de plan de rechange. »

Il affirme pourtant à présent avec arrogance que l’Organisation des Nations Unies a été prise en otage par un petit groupe de pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et Tuvalu,  et il accuse la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres nations émergentes d’avoir cédé aux séductions des États-Unis pour souscrire un accord qui expédie aux oubliettes le Protocole de Kyoto et ne contient aucun engagement contraignant pour les États-Unis et leurs riches alliés.

Je me vois obligé de rappeler que l’Organisation des Nations Unies a vu le jour voilà à peine soixante ans, après la Deuxième Guerre mondiale, alors que les pays indépendants ne dépassaient pas la cinquantaine. Elle compte aujourd’hui plus de cent quatre-vingt-dix États indépendants, après que la lutte décidée des peuples a eu liquidé l’odieux système colonial.

La République populaire de Chine s’est même vu refuser pendant des années le droit d’entrée à l’ONU, un gouvernement fantoche y usurpant sa représentation à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. C’est grâce au soutien tenace d’un nombre croissant de pays du Tiers-monde que la Chine bénéficia peu à peu de la reconnaissance de la communauté internationale, ce qui fut un facteur très important pour que les USA et leurs alliés de l’OTAN reconnaissent ses droits à l’ONU.

C’est l’Union soviétique qui contribua le plus par sa lutte héroïque à la défaite du fascisme, au prix de plus de vingt-cinq millions de morts et d’énormes destructions dans tout le pays. C’est au terme de cette lutte qu’elle émergea comme une superpuissance capable de contrebalancer en partie la domination absolue qu’exerçait le système impérial des USA et des anciennes nations coloniales, et sa mise à sac impitoyable des peuples du Tiers-monde. La désintégration de l’URSS a permis aux USA d’étendre leur pouvoir politique et militaire en direction de l’Est, vers le cœur de la Russie, et de renforcer leur influence sur le reste de l’Europe. Ce qui s’est passé à Copenhague n’a donc rien d’étonnant.

Je tiens à souligner les déclarations injustes et outrageantes du Premier ministre britannique et la tentative des États-Unis d’imposer comme accord du Sommet un document dont les pays participants n’ont discuté à aucun moment.

Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, a affirmé dans la conférence de presse qu’il a donnée le 21 décembre des vérités absolument indéniables. J’en cite quelques paragraphes:

« À Copenhague, je tiens à le souligner, la Conférence des Parties n’a adopté aucun accord, aucune décision concernant des engagements, qu’ils soient contraignants ou pas, ni absolument aucune décision relevant du droit international : à Copenhague, il n’y a pas eu d’accord, tout simplement !

« Le Sommet a été un échec, et l’on veut pourtant berner l’opinion publique mondiale. […] la carence de volonté politique a sauté aux yeux…

« …il a constitué un recul dans l’action de la communauté internationale pour prévenir ou alléger les retombées des changements climatiques…

« …la température mondiale pourrait s’élever de 5º en moyenne… »

Puis notre ministre a apporté d’autres données intéressantes sur les conséquences possibles de cet échec, selon les dernières recherches scientifiques :

« …de la date du Protocole de Kyoto à ce jour, les pays développés ont élevé leurs émissions de 12,8 p. 100… 55 p. 100 de ce volume correspondant aux USA

« Un Étasunien consomme en moyenne 25 barils de pétrole par an, un Européen 11, un Chinois moins de 2, un Latino-Américain ou un Caribéen, moins de 1.

« Trente pays, dont ceux de l’Union européenne, consomment 80 p. 100 des combustibles produits. »

Le fait est que les pays développés signataires du Protocole de Kyoto ont élevé radicalement leurs émissions. Ils veulent toutefois substituer maintenant à la base adoptée pour calculer ces émissions, autrement dit 1990, une nouvelle base, 2005, de sorte que les engagements envisagés par les USA, les plus gros pollueurs, ne représenteraient qu’une réduction de 3 p. 100 par rapport à vingt-cinq ans avant ! C’est là se moquer d’une manière éhontée de l’opinion mondiale…

Le ministre cubain, parlant au nom des pays de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), et défendant la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres États importants à économie émergeante, a ratifié le concept dégagé à Kyoto de

« responsabilités partagées, mais différenciées, ce qui veut dire que les pays à accumulation historique et les pays développés, responsables de cette catastrophe, ont des responsabilités différentes de celles des petits États insulaires ou des pays du Sud, surtout des pays les moins avancés… »

« Responsabilités veut dire financement ; responsabilités veut dire transfert de technologies dans des conditions acceptables. Mais Obama joue sur les mots, et au lieu de parler de "responsabilités" partagées mais différenciées, il parle de "réponses" partagées, mais différenciées…

« …il abandonne la salle plénière sans même daigner écouter qui que ce soit, de même qu’il n’avait écouté personne avant son intervention. »

Obama avait affirmé lors d’une conférence de presse ayant précédé son départ de la capitale danoise : « Nous avons généré ici à Copenhague un accord substantiel sans précédent : pour la première fois dans l’Histoire, les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités. »

Dans son exposé clair et irréfutable, notre ministre s’est exclamé :

« Que signifie : "…les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités" ? Ça veut dire qu’il fait retomber une part importante du fardeau que représente le financement des mesures d’atténuation et d’adaptation que doivent adopter les pays, surtout ceux du Sud, face aux changements climatiques, sur la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. Car, il faut bien le dire, la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et tous les pays appelés par euphémisme en développement ont été victimes d’un braquage, d’un hold-up !

Voilà dans quels termes frappants et irréfutables notre ministre a raconté ce qu’il s’est passé à Copenhague.

Je dois ajouter que le 19 décembre, à dix heures du matin, alors que notre vice-président Esteban Lazo et notre ministre des Relations extérieures étaient déjà repartis, on a assisté à une tentative tardive de ressusciter le document mort-né de Copenhague en tant que document du Sommet. Il ne restait plus alors pratiquement aucun chef d’État et seuls quelques ministres. De nouveau, la dénonciation des membres restants des délégations de Cuba, du Venezuela, de Bolivie, du Nicaragua et d’autres pays a fait capoter la manœuvre. Voilà comme s’est conclu le Sommet : sans gloire !

On ne saurait non plus oublier qu’aux heures les plus critiques de cette journée-là, tard dans la nuit, le ministre cubain des Relations extérieures, et les délégations qui livraient cette digne bataille, ont offert leur coopération au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans la lutte toujours plus dure qui se déroulait et dans les efforts à consentir à l’avenir pour préserver notre espèce.

L’organisation écologique World Wide Fund (WWF) a averti que les changements climatiques échapperaient à tout contrôle dans les cinq à dix prochaines années si les émissions n’étaient pas réduites radicalement.

Mais Obama lui-même m’épargne la peine de démontrer ce que j’ai dit sur ses agissements.

Il a déclaré le 23 décembre, dans une interview à la chaîne de télévision CBS, que les gens avaient raison d’être déçus des résultats du Sommet sur les changements climatiques : « …au lieu d’un échec total, d’une inaction totale, ce qui aurait été un énorme recul, nous avons pu du moins nous maintenir en gros là où nous étions… »

Selon l’agence de presse, Obama est le plus critiqué par les pays qui sentent presque à l’unanimité que le Sommet s’est achevé sur un désastre.

L’ONU est maintenant dans une impasse. Demander à de nombreux autres États d’adhérer à un accord arrogant et antidémocratique serait humiliant.

Poursuivre la bataille et exiger à toutes les conférences, surtout celles de Bonn et de Mexico, le droit de l’humanité à l’existence, en nous fondant sur la morale et la force que nous donne la vérité, telle est à mon avis la seule voie.

Fidel Castro Ruz

Le 26 décembre 2009

17:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, romain, capitalisme, silence, castro | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/11/2009

232/09/2009: Les péchés d'Hugo Chavez...


Lundi, 23 Novembre 2009 13:59
  Les péchés d'Hugo Chavez

En Amérique latine, presqu’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Au Venezuela, un homme affirme qu’on peut y mettre fin. Certains l’accusent de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’… Michel Collon vient de publier Les 7 péchés d’Hugo Chavez et il montre pourquoi cette expérience nous concerne.

Interview: Petya Micheroux 


 

Le président vénézuélien Hugo Chavez est-il populiste ?
    Michel Collon. La grande tarte à la crème ! Dès que quelqu'un dérange, les médias lui collent une étiquette. Qui a pour fonction d'empêcher les gens de réfléchir aux problèmes, aux conflits entre des intérêts qui s'affrontent. C’est quoi, un « populiste » ? Quelqu'un qui flatte le peuple, en lui faisant des promesses qu'il ne peut tenir. Selon moi, cette définition vaut pour Sarkozy et les autres dirigeants européens : ils font des promesses en sachant qu’ils ne les tiendront pas.

Et Chavez aurait tenu ses promesses ?
    Michel Collon. Lorsqu’il arrive au pouvoir en 1999, deux Vénézuéliens sur trois n'avaient jamais vu un médecin de leur vie. Depuis, « Chavez le populiste » a mis en place avec l'aide de médecins cubains des maisons médicales, non seulement dans les quartiers pauvres de Caracas, mais aussi dans les campagnes et les régions les plus reculées des Andes ou de l’Amazonie. Il a aussi alphabétisé, en moins de deux ans, un million et demi de personnes. Le budget de l’éducation est passé de 3% à 9%. On a réussi à remettre aux études des gens qui avaient dû les interrompre à cause de la pauvreté. Aucun de ses prédécesseurs n'avait fait ça. A mon avis, beaucoup de peuples dans le monde aimeraient avoir de tels dirigeants populistes.
    Avant, l’argent du pétrole servait à enrichir les multinationales. Aujourd’hui, il sert à éliminer la pauvreté. Pour les riches, Chavez est donc le diable, couvert de péchés. Pour les pauvres, il incarne l’espoir.

Mais certains lui reprochent d'être trop lent, trop conciliant, de ne pas s'attaquer à la propriété capitaliste...
    Michel Collon. Méfions-nous des « Y a qu'à ». Pour eux, tout est facile. Y a qu'à faire ceci, y a qu'à faire cela. Chavez n'a qu'à exproprier tous les capitalistes et créer un État ouvrier, exporter la révolution dans toute l’Amérique latine, et bla bla bla. Mais le Venezuela ne compte presque pas d'ouvriers, sur quelle base reposerait un « État ouvrier » ?
Non, le problème clé, celui qui bloque le développement de pays comme le Venezuela, c'est la dépendance envers les multinationales. Celles-ci déversent leurs produits subventionnés, contrôlent les politiciens et l’armée, pillent les matières premières et toutes les richesses, maintiennent les salaires au plancher et tout ça bloque le développement du tiers monde. Or, beaucoup de classes et couches sociales du tiers monde ont intérêt à ce que leur pays se libère de l’emprise des multinationales US ou européennes, et pas seulement, les classes travailleuses. Il y a donc intérêt à s’allier avec elles ou à les ménager.
Réussir cette première étape n'est pas évident. Contrairement à ces « révolutionnaires en chambre », Chavez a la responsabilité de remplir les assiettes des gens. Eliminer une forme d'économie - où il y a effectivement une exploitation capitaliste, c’est vrai - quand on n'a encore rien pour la remplacer, c’est laisser les gens crever de faim et évidemment se détourner de la révolution. Une révolution ne peut avancer ni trop vite, ni trop lentement. Il faut, au stade actuel, cibler les multinationales et ménager les autres. On ne fait pas une révolution en partant des souhaits des révolutionnaires mais en tenant compte de la situation objective, du rapport des forces et des possibilités des gens.

Votre livre aborde en fait tout le rapport Nord-Sud à l'échelle du continent américain. Vous parlez du Nord comme de « l'aspirateur des richesses ». Que voulez-vous dire ?
    Michel Collon. Nous, gens du Nord (Europe et Etats-Unis), devons absolument prendre conscience du mécanisme qui explique cet écart entre le Nord riche et le Sud pauvre (même si, tout le monde n'est pas riche au Nord où les écarts s'aggravent aussi). La question est : sur le dos de qui les riches du Nord ont-ils construit leurs fortunes ? Je le rappelle dans le livre, sur base de quelques études historiques : l'Europe est devenue riche en pillant l’or et l’argent de l’Amérique latine, en massacrant les Indiens et en arrachant à l’Afrique dix millions de Noirs, transformés en esclaves et en chair à profits.

Mais le colonialisme a pris fin, non ?
    Michel Collon. En réalité, non. Aujourd'hui, les mêmes mécanismes d'aspiration des richesses restent à l'œuvre, mais de manière beaucoup plus subtile et voilée, comme je l’explique dans le chapitre intitulé « les sept fléaux de l'Amérique latine ».
Premièrement, le pillage des matières premières. Pétrole et gaz bien sûr, mais aussi eau et biodiversité, enjeux stratégiques du 21ème siècle. Deuxièmement, le pillage de la main d'œuvre dans des usines de sous-traitance. Véritables bagnes où les syndicats sont interdits. Troisièmement, l’assassinat de l’agriculture. Les multinationales d’agrobusiness du Nord déversent leurs produits subventionnés en Amérique latine et en Afrique, ruinent les paysans locaux, les obligeant à quitter la terre et à s'amasser autour des villes.
Le quatrième fléau, c’est l’élite dirigeante des pays du Sud. Une bourgeoisie locale vendue aux intérêts étrangers et travaillant pour le compte des multinationales. Cinquième fléau : la dette. Les banques du Nord et la Banque Mondiale contrôlée par les pays riches maintiennent le chantage d’une dette déjà largement remboursée en fait. Sixième fléau : en vingt ans, les États-Unis et l'Europe ont obligé à privatiser un millier d'entreprises publiques en Amérique latine, transférant ainsi la richesse et le pouvoir économique vers le Nord. Septième fléau : le vol des cerveaux. Scientifiques, techniciens qualifiés et médecins. Le Sud dépense pour les former, mais le Nord les détourne. Voilà, l’ensemble de ces sept fléaux montre que le colonialisme et le pillage n’ont pas disparu.

Chavez réalise des choses impressionnantes. D’autres ne le font pas. Pourquoi ? 
    Michel Collon. 80 années de richesse pétrolière du Venezuela ont produit un écart énorme entre riches et pauvres. Ce que Chavez a fait, c’est changer la règle du jeu. Il a récupéré l’argent du pétrole en faisant payer – enfin - les multinationales et en reprenant le contrôle de la société publique qui gérait le pétrole. Les bénéfices sont enfin versés dans le budget de l’État, permettant de s'attaquer sérieusement au problème de la pauvreté. Quand on voit la misère qui règne en Afrique et au Moyen-Orient, à côté de fortunes colossales, on se dit qu’il faudrait y exporter Chavez. Ou plutôt s’en inspirer.

D’où la colère des États-Unis ?
    Michel Collon. Comme disait Chomsky, « peu importe où le pétrole est situé dans le monde, les États-Unis considèrent que la géographie se trompe et qu'il est situé aux États-Unis ». Chavez a refusé cette logique.

Quelles menaces font peser les Etats-Unis sur le Venezuela ?
    Michel Collon. Trois. 1. Le financement par la CIA, à coups de centaines de millions de dollars, d’une opposition putschiste, doublée de campagnes de désinformation qu’on retrouve dans nos médias. 2. La construction de sept nouvelles bases militaires US en territoire colombien. Comme par hasard, les bases US sont toujours juste à côté des ressources naturelles stratégiques, et pour encercler les pays rebelles : Venezuela, Bolivie, Équateur, voire Brésil. 3. Washington a réactivé la 4ème flotte qui « surveille » l’Amérique latine. Utilisée contre l’Allemagne en 40-45, supprimée lorsque le continent a été jugé « sous contrôle », et aujourd’hui réactivée en plaçant à sa tête un amiral qui a fait sa carrière dans les « Forces Spéciales » (spécialisées dans les débarquements et coups d’Etat).

Votre livre analyse aussi les erreurs et les faiblesses de Chavez. Quelles sont-elles ?
    Michel Collon. Le Venezuela n'est ni l'enfer décrit par nos médias, ni le paradis. Les problèmes restent énormes. Surtout la bureaucratie. Celle héritée de l'ancien régime et qui sabote à qui mieux mieux. Mais aussi les nouveaux arrivistes. Et une corruption, qui n'est évidemment pas propre au Venezuela, mais si Chavez ne parvient pas à résoudre ce problème, la révolution perdra la confiance des gens et échouera, c'est clair. Un proche de Chavez m'a confié que 60 % des réformes décidées par lui ne sont pas appliquées. Ca donne la mesure du drame de la bureaucratie et de la corruption. 

Le Venezuela, c’est loin. En quoi votre livre peut-il intéresser le lecteur belge ?

    Michel Collon. En Europe, les victoires sont rares ces temps-ci. On rencontre beaucoup de pessimisme, de fatalisme. Par contre, l’Amérique latine nous apporte un message d'espoir. Chavez, Evo Morales et tous ces Latinos affrontent en fait les mêmes problèmes que nous : pauvreté, néolibéralisme, destruction des acquis sociaux et des services publics, pillage du travail et des ressources... Et ils arrivent à renverser la vapeur ! Non seulement ils résistent, mais ils obtiennent même des victoires, des avancées sociales pour la population.

Le Venezuela nous montre qu'un autre monde est possible ?
    Michel Collon. On dira évidemment que la Belgique ou la France n'ont pas de pétrole, mais l'essentiel n'est pas là. Au fond, il y a plus important que le pétrole. Le « péché » le plus important de Chavez, c’est d'avoir rendu sa place au peuple. De lui avoir donné conscience qu'il est possible de prendre son destin en main. Et ça nous concerne aussi, car nous aussi on a cet écart riches-pauvres, ce pillage des fruits du travail.
Chavez et les Vénézuéliens nous montrent que d'un côté, il y a l’argent, et de l'autre côté, il y a les gens. Le plus important, ce sont les gens : ils sont l'immense majorité, ayant au fond les mêmes intérêts. Incompatibles avec ceux des multinationales.


Source: Solidaire 

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, colonialisme, imperialisme, silence, medias, venezuela, chavez | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/11/2009

03/10/09: Les raisons pour lesquelles les États Unis doivent mettre fin à leur guerre contre Cuba...

From: "Agence Cubaine D´Information" <frenchnews@ain.cu>
Sent: Saturday, October 03, 2009 1:33 AM
To: "Frances List Member" <roger.romain@skynet.be>
Subject: ACN Les raisons pour lesquelles les États Unis doivent mettre fin à leur guerre contre Cuba

Les raisons pour lesquelles les États Unis doivent mettre fin à leur guerre contre Cuba
(Roberto Pérez Betancourt)

Le blocus économique que les États Unis imposent à Cuba depuis
déjà presque un demi siècle est condamné chaque année par l'immense
majorité des 192 pays membres de l'ONU
. Le gouvernement de cette nation,
la plus puissante du monde, devrait donc se demander sérieusement
pourquoi tous ces pays prennent, une année après l'autre, le risque de
manifester ainsi leur opposition à sa politique. En 2008, ce sont 185
pays qui ont voté contre le maintient du blocus, et seulement 3 ont voté
en sa faveur, en comptant les propres États-Unis.
Cuba a de nouveau informé cette année des raisons socio-
économiques, morales et éthiques qui l'obligent à exiger, une fois de
plus, que soit mis fin au blocus économique, commercial et financier.
Tout le monde peut avoir accès à ce rapport s'il veut connaître la
vérité.
Il y est indiqué que les dommages directs causés par ce blocus
depuis le début de son application représentent plus de 96 milliards de
dollars de pertes économiques, mais qu'en fait, en ajustant les prix à
la valeur actuelle du dollar nord-américain, ces pertes peuvent être
évaluées à plus de 236 milliards de dollars.
Il s'agit là de froides données numériques, mais en réalité, il
faut tenir compte d'autres conséquences comme la perte de nombreuses
vies qui auraient pu être sauvées et l'impossibilité d'acquérir de
nombreuses ressources matérielles.
Cette guerre criminelle frappe également les citoyens nord-
américains car il leur est refusé de commercer avec Cuba, ou de profiter
de produits ou de services cubains peu onéreux, d'avoir accès à
certaines thérapeutiques cubaines exclusives ou de passer des vacances
saines dans l'un des pays les plus chaleureux, tranquilles et paisibles
du monde entier.
Il est clair que cette politique anti-cubaine est le pilier de
l' « industrie » de la contre-révolution, dont le blocus n'est qu'un des
aspects. Il fournit l'occasion de payer grassement certains personnages
de la mafia annexionniste installée à Miami en utilisant pour cela des
fonds versés par les contribuables nord-américains.   
Obama a éliminé quelques unes des restrictions les plus
impopulaires imposées aux cubains résidant aux États-Unis, décidées par
son antécesseur Bush, en relation avec la possibilité de voyager à Cuba
ou d'y envoyer des aides monétaires aux membres de leurs familles qui y
résident.  Mais les restrictions se maintiennent pour les cubains
résidant aux États-Unis qui n'ont plus aucune famille dans l'île
antillaise. 
Rien non plus n'a été fait pour rétablir le droit, pourtant
garanti par la constitution, des citoyens nord-américains de voyager
librement à Cuba.
A l'heure actuelle, l'essence de la structure réelle du blocus
se maintient inchangée, y compris son illégale extraterritorialité qui
empêche des entreprises d'autres pays qui dépendent d'entreprises nord-
américaines de maintenir des relations commerciales normales avec Cuba,
à moins de s'exposer au risque de graves sanctions. Pour ce motif, entre
janvier et septembre de cette année, 23 entreprises ou personnes se sont
ainsi vues imposer de fortes amendes.
Le rapport remis cette année par Cuba à l'ONU sur ce thème est
très détaillé. Il indique, entre autres, les noms et prénoms des enfants
en attente d'opérations complexes du cœur, qui n'ont pas pu être
réalisées car il a été interdit à Cuba d'acheter les produits essentiels
pour les mener à bien.
Nous n'avons ici présenté que certaines des raisons pour
lesquelles les États-Unis devraient terminer cette guerre économique
contre la petite île antillaise. La solidarité active des peuples qui
admirent l'esprit de résistance des cubains et l'appui croissant de ceux
qui connaissent la vérité seront toujours des facteurs essentiels pour
que la raison puisse vaincre la malveillance.


Título en español
¿Por qué EE.UU. debe terminar su guerra contra Cuba?

21:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, colonialisme, fascisme, imperialisme, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/10/2009

02/10/2009: Un blocus économique sans équivalent dans l’histoire...

Un blocus économique sans équivalent dans l’histoire
(Néstor Núñez)

Washington s’est bien gagné, en cinquante ans, le titre de
génocide, même s’il fait tout son possible pour échapper au jugement de
l’histoire. Le blocus économique à Cuba a été instauré pratiquement
depuis le triomphe de la Révolution, en janvier 1959. Il constitue
maintenant le cas le plus prolongé d’un siège maintenu par un ennemi
contre sa victime.
De tous les blocus connus dans l’histoire, aucun n’a été aussi
prolongé, obstiné et intégral. Homère a conté comment les grecs ont
assiégé Troie pendant dix ans. Le siège de Leningrad  par les nazis, au
cours de la seconde guerre mondiale, a duré 900 jours.
Mais à Cuba, il y a déjà plusieurs générations qui n’ont pas
connu, dans toute leur existence, autre chose que les difficiles
conditions imposées par la guerre économique, financière et commerciale
à laquelle les soumet le puissant empire.
Des calculs récents montrent que l’île a perdu au moins 96
milliards de dollars en raison de cette agression officielle du pays
nord-américain qui, depuis les années 70, a reçu annuellement
l’approbation de l’occupant de la Maison Blanche, semblable en cela au
César qui, dans l’arène, décidait  d’un seul geste la vie ou la mort du
gladiateur vaincu.
Il s’agit bien d’un authentique acte de génocide et non pas
d’une simple figure de rhétorique journalistique. Les lois
internationales établissent clairement que toute mesure destinée à
laisser mourir de faim ou de maladie un prétendu ennemi doit être
classifiée comme acte de génocide et un bon nombre d’organisations
internationales utilisent ce qualificatif de façon tout à fait justifiée
lorsqu’ils font allusion à ce thème.
Si le peuple cubain a été capable de faire face à une telle
violence et s’il peut faire état de réussites importantes malgré les
tentatives d’asphyxie menées par le puissant voisin du Nord,  cela se
doit en premier lieu à un patriotisme profondément ancré dans tous les
esprits et une grande capacité de résistance, assistés bien sur par la
solidarité de nombreux amis tout autour du monde.
Ce sont ces amis qui, au cours des vingt dernières années, ont
exprimé en vote majoritaire à l’Assemblée Générale de l’ONU leur rejet 
de l’obstination de la Maison Blanche et qui sont parvenus à l’isoler
internationalement, même si l’empire refuse toujours de tenir compte de
la volonté mondiale.

Título en español

Cerco económico sin paralelo

11:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, communisme, presse, television, romain, colonialisme, imperialisme, silence, castro, socialisme, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/06/2009

12/06/2009: Cuba, les Usa, l' Oea: Déclaration du Gouvernement Révolutionnaire de Cuba...

 

Sent: Friday, June 12, 2009 7:54 PM
To: roger
Subject: Tr : Fwd: "Déclaration du Gouvernement Révolutionnaire de Cuba", du 8 juin 2009.



pour info.
>
> DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DE CUBA
>
> L'Organisation des États américains (OEA) vient, en un geste à la signification historique particulière, d'enterrer formellement la honteuse résolution par laquelle elle avait, en 1962, exclu Cuba du système interaméricain.
>
> Bien que contraire aux objectifs et aux principes mêmes consacrés dans sa Charte, cette décision infâme et illégale était toutefois dans le droit fil de l'histoire de l'OEA, répondait à l'objectif en vue duquel l'organisation avait été fondée, promue et défendue par les États-Unis ; elle s'inscrivait dans la logique de son rôle, à savoir servir d'instrument de l'hégémonie étasunienne dans le continent, et elle correspondait à la capacité de Washington d'imposer sa volonté à l'Amérique latine au moment historique où triomphait la Révolution cubaine.
>
> L'Amérique latine et les Caraïbes vivent aujourd'hui comme région une autre réalité. La décision adoptée par la Trente-neuvième Assemblée générale de l'OEA est le fruit de la volonté des gouvernements les plus liés à leurs peuples, les plus sensibles aux problèmes réels de la région et dotés d'un sens de l'indépendance qui faisait malheureusement défaut en 1962. Cuba reconnaît les mérites des gouvernements qui se sont efforcés d'effacer formellement cette résolution qui a été qualifiée à cette même Assemblée de « cadavre non enseveli ».
>
> La décision d'abroger la Sixième Résolution adoptée par la Huitième Réunion de consultation des ministres des affaires étrangères de l'OEA constitue un camouflet incontestable à la politique suivie par les États-Unis envers Cuba depuis 1959. Elle vise à corriger une injustice historique et constitue une réparation envers le peuple cubain et les peuples d'Amérique.
>
> Malgré le consensus dégagé à l'ultime minute, cette décision a été adoptée contre la volonté de Washington qui a fait des démarches auprès des gouvernements de la région et exercé sur eux des pressions intenses. Elle inflige ainsi à l'impérialisme une défaite en recourant à son propre instrument.
>
> Cuba se félicite de cette marque de souveraineté et de civisme, tout en sachant gré aux gouvernements qui, faisant preuve d'un esprit de solidarité, d'indépendance et de justice, ont défendu le droit de Cuba à retourner dans l'Organisation. Elle comprend aussi leur désir de laver l'OEA de ce stigmate qui avait perduré comme symbole de son servilisme.
>
> Cuba ratifie toutefois une fois de plus qu'elle ne réintégrera pas l'OEA.
>
> Dès le triomphe de la Révolution, l'Organisation des États américains a soutenu activement la politique hostile de Washington contre Cuba. Elle a officialisé le blocus économique, décrété l'embargo sur les armes et les produits stratégiques,  stipulé que les pays membres devaient obligatoirement rompre les relations diplomatiques avec notre État révolutionnaire. Des années durant, elle a même prétendu, malgré notre exclusion, nous maintenir sous sa compétence et nous soumettre à sa juridiction et à celle de ses organes spécialisés. C'est là donc une organisation dont Cuba repousse le rôle et les agissements.
>
> Le peuple cubain a su résister aux agressions et au blocus, surmonter l'isolement diplomatique, politique et économique, et faire face seul, sans plier, à l'agressivité permanente de l'Empire le plus puissant que notre planète ait jamais connu.
>
> Notre pays a aujourd'hui des relations diplomatiques avec tous les pays du continent, exception faite des États-Unis, et il a noué de vastes liens d'amitié et de coopération avec la plupart d'entre eux.
>
> Cuba a par ailleurs conquis sa pleine indépendance et marche irrésistiblement vers une société toujours plus juste, plus équitable et plus solidaire.
>
> Elle l'a fait au prix d'un maximum d'héroïsme et de sacrifices, forte de la solidarité des peuples d'Amérique. Elle a épousé des valeurs qui sont contraires à celles du capitalisme néolibéral et égoïste que promeut l'OEA et elle estime avoir le droit et l'autorité nécessaires pour dire NON à l'idée de retrouver un organisme au sein duquel les États-Unis continuent d'exercer un contrôle oppressant. Les peuples et les gouvernements de la région sauront interpréter cette juste position.
>
> On peut comprendre aujourd'hui plus clairement qu'en 1962 que c'est bel et bien l'OEA qui est incompatible avec les désirs les plus brûlants des peuples latino-américains et caribéens, que c'est elle qui est incapable de représenter leurs valeurs, leurs intérêts et leurs vraies aspirations à la démocratie, que c'est elle qui n'a pu trouver des solutions aux problèmes de l'inégalité, de la disparité de richesses, de la corruption, de l'ingérence étrangère et de l'action prédatrice du grand capital transnational. Que c'est elle qui s'est tue devant les crimes les plus horribles, qui fait siens les intérêts de l'impérialisme, qui recourt au complot et à la subversion contre des gouvernements authentiques et légitimement constitués et bénéficiant d'un soutien populaire évident.
>
> Les discours et les prises de position entendus à San Pedro Sula ont été on ne peut plus éloquents. On ne saurait passer comme si de rien n'était sur les critiques dûment fondées à l'anachronisme de l'organisation, à sa coupure d'avec la réalité continentale et à sa trajectoire infâme.
>
> La requête concernant la levée définitive du criminel blocus économique imposé par les États-Unis à Cuba reflète la sensibilité toujours plus irrépressible de tout un continent. C'est avec cet esprit d'indépendance représenté par beaucoup d'orateurs que Cuba s'identifie.
>
> La soif d'intégration et de concertation de l'Amérique latine et des Caraïbes est toujours plus manifeste. Cuba participe activement – et se propose de continuer de le faire – aux mécanismes régionaux représentatifs de ce que José Martí a appelé « Notre Amérique », qui va du Rio Bravo à la Patagonie, et comprend toutes les Antilles.
>
> Consolider, élargir et harmoniser ces organismes et ces groupements, telle est la voie choisie par Cuba, et non l'illusion saugrenue de réintégrer une organisation qui n'admet pas de réformes et qui a d'ores et déjà été condamnée par l'Histoire.
>
> Pour riposter à l'ignominieuse Huitième Réunion de consultation des ministres des affaires étrangères de l'OEA, le peuple cubain – représenté par plus d'un million de personnes réunies sur la place de la Révolution en Assemblée populaire - avait adopté le 4 février 1962 la Deuxième Déclaration de La Havane.
>
> Celle-ci affirmait entre autres :
>
> « Si grande qu'ait été l'épopée de l'indépendance de l'Amérique latine, si héroïque qu'ait été cette lutte, il revient à l'actuelle génération de Latino-Américains d'écrire une épopée encore plus grande et encore plus décisive pour l'humanité. Car si les générations passées ont lutté jadis pour se libérer du pouvoir colonial espagnol, d'une Espagne en décadence et envahie par les armées  de Napoléon, la lutte de libération qu'il nous incombe aujourd'hui nous oppose à la métropole impériale la plus puissante du monde, à la force la importante du système impérialiste mondial, et le service rendu à l'humanité sera encore plus grand que celui rendu par nos ancêtres.
>
> […]
>
> « Cette grande humanité a dit "Assez !" et elle s'est mise en marche. Et sa marche de géants ne s'arrêtera qu'à la conquête de la véritable indépendance pour laquelle ils sont morts plus d'une fois en vain. »
>
> Nous serons loyaux à ces idées qui ont permis à notre peuple de conserver Cuba libre, souveraine et indépendante.
>
> La Havane, le 8 juin 2009

22:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, romain, belgique, imperialisme, silence, socialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/04/2009

07/04/2009: Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, April 07, 2009 9:30 AM
Subject: Fidel ou les idées simples mais fondamentales

Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

arton9961Fidel a posé deux problèmes à propos du sommet des Amériques qui se tiendra le 17 et le 19 avril à Trinidad et Tobago : premièrement pourquoi Cuba est-il exclu de ce sommet? Ensuite est-ce que les peuples d’Amérique vont continuer à le tolérer et à admettre des termes inadmissibles contenus dans la déclaration finale telle qu’elle est prévue. Ce à quoi Hugo Chavez a aussitôt rencheri en interrogeant les autres peuples d’Amérique: Fidel a raison, il pose des questions simples mais fondamentales. Cuba est pour nous un point d’honneur et si nous supportons encore le traitement que l’on prétend lui infliger blocus et exclusion, cela prouvera que rien n’est changé.

Ces deux discours parrallèles signifient simplement que Cuba et l’Amérique latine exigent plus que des rumeurs sur l’évolution des relations entre les Etats-Unis et Cuba mais des faits concrets.

Fidel et Cuba, et derrière eux une Amérique latine qui prend conscience de sa force et de son unité ne sauraient se contenter de belles promesses des démocrates. Il y a de multiples expériences en particulier celle de Carter qui ayant entamé un dialogue prometteur prit prétexte de l’affaire des Katangais et de l’intervention cubaine pour faire machine arrière toutes. Et la récente déclaration du vice président J.Biden au Chili  confirmant la volonté US de maintenir le blocus n’est pas faite pour faire s’illusionner les  plus expérimentés des dirigeants latino-américains que sont les frères Castro.
Il est évident que le contexte a évolué avec la fin de l’ère Bush, dans l’opinion publique nord-américaine d’abord, dans les instances dirigeantes quelquefois. Mais s’il a beaucoup été fait état des votes au Sénat aboutissant à des levées partielles de l’embargo, il s’agit essentiellement des mesures récentes prises en 2004 par Bush et non de la politique suivie depuis la naissance de la révolution cubaine qui dès la première année imposait le blocage des quotas sucriers à une île ne vivant que du sucre, c’est même à cette mesure que Cuba répondait par son pas vers le socialisme en nationalisant les raffineries nord-américaines. de surcroit ce n’est pas une nouveauté et depuis de nombreuses années il existe un consensus pour que soient levées certaines mesures nuisibles aux intérêts nord-américains et contraires même à la liberté de voyager du citoyen nord-américain. Ce n’est donc pas le premier vote du Sénat ou de la chambre des réprésentants allant dans ce sens, mais toujours Bush a soit mis son veto, soit employé des artifices de procédure.

Ce qui a évolué, ce qui est essentiel ce n’est pas l’élection d’Obama, c’est ce qui a favorisé l’éléction d’Obama, la crise financière, le formidable échec de la politique de Bush et de nouveaux rapports de forces à l’échelle de l’Amérique latine et du Monde. La prise de conscience y compris par Wall Street et son candidat Obama qu’il fallait changer un petit quelque chose pour que tout reste en état. Est-ce que cela signifie que la situation de Cuba, ce blocus antédiluvien, cet ostracisme d’un autre âge, l’emprisonnement des 5 cubains, va cesser ? Rien n’est moins sur et cela dépend de ce que le monde exigera. L’Amérique latine en particulier mais pas seulement.

Pendant la fin et après l’ère Bush qui a coincidé avec le retrait de fidel des affaires publiques il y a eu à Cuba une intense activité diplomatique, beaucoup de dirigeants de la nouvelle Amérique latine sont venus et ont discuté avec Raoul Castro, la discussion a été suivie en général d’une rencontre avec Fidel et d’une réflexion de celui-ci. Sans parler des liens permanents avec Hugo Chavez. Mais cette activité s’est également accompagnée, toujours en parrallèle avec le président vénézuélien avec la même forme diplomatique avec la Chine et la Russie. Ce qui montrait bien qu’elle était menée au plus haut niveau celui du chef d’Etat qui avait réclamé le droit d’être conseillé par son frère. Il s’agissait de politique internationale mais de celle-ci dépendait l’avenir de l’île, la nature des réformes qui pourraient y être mise en oeuvre si l’étranglement du blocus était levé mais qui devaient être le fait des Cubains et d’eux seuls.

Le changement récent du ministre des affaires étrangères (2 mars) avait fait grand bruit, comme le voulait la presse et les Etats-unis il a été beaucoup question de celui qui partait et dont tout à coup les ennemis de Cuba découvraient les immenses qualités mais trés peu de celui qui arrivait Bruno Rodríguez, 51 ans qui depuis dix ans avait été le principal représentant de la diplomatie cubaine à l’ONU, c’est-à-dire quelqu’un qui avait largement contribué à élargir l’audience de Cuba sur les bases de principes et de solidarité avec les peuples du Tiers Monde, une diplomatie  efficace.

Il était partout annoncé dans un premier temps que les raoulistes chassaient les fidélistes et quand Fidel dans une de ses réflexions avait mis un point final à ce genre de spéculation sur les divisions entre lui et Raoul, nous avons eu droit à d’autres rumeurs qui perdurent sur le fait que les réflexions ne seraient pas de Fidel, on a même pu lire qu’il s’agissait d’un sosie sur les photos. Pourtant il serait difficile vu la multiplication des rencontres diplomatiques d’accorder crédit à de telles informations qui prouvent simplement que dans cette période une des stratégies impériales, faute d’avoir les moyens d’imposer avec brutalité, de diviser entre “les durs” et “les mous”, utilisant ces dernier pour faire baisser la garde non seulement à Cuba mais à l’Amérique latine, et bien au-delà le Tiers-Monde, et l’Eurasie russe et chinoise, il se trouve toujours un appareil médiatique pour colporter les dites rumeurs y compris sur internet.

La manière dont ont été pris par parenthèse le sommet du G 20 et celui de l’OTAN montre à quel point désormais toutes ces forces sont peu sensibles aux sirènes des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Au G 20, comme nous l’avons souligné les deux faits les plus importants sont la montée en puissance de la Chine et la prétention de continuer comme avant en accordant à un FMI inchangé un pouvoir sur le reste de la planète et en particulier sur le Tiers Monde absent (mais que la Chine dans son discours a placé au centre des préoccupations). Là encore nous avions été prévenus des enjeux et même du déroulement par Fidel. Comme d’ailleurs et l’on retrouve ce qui est en train de se passer à propos du sommet des Amériques de Trinidad et Tabago, la conclusion du sommet exposée à la fois d’abord par Chavez puis par Fidel,  a été “est-ce qu’ils croient que rien n’a changé? Et que nous allons tolérer qu’un directoire en faillite qui prétende récupérer quelques membres de la BRIC impose avec de belles paroles l’exclusion des peuples du Tiers monde. Est-ce que 20 dirigeants dont la plupart sont à l’origine des problèmes vont pouvoir imposer leur politique au 172 restant.” D’ailleurs Chavez ne se contentait pas de dire il agissait et mulitpliait les rencontres avec l’Iran, avec le monde arabe, jetait les bases d’une architecture financière nouvelle, revenait au Mexique le tout sur un avion sécurisé prêté par Fidel notait-il. Et maintenant il est en Asie, au Japon puis en Chine.

Il y a donc une logique fondamentale dans la stratégie cubaine, Cuba a toujours été prête au dialogue et ce depuis les premières heures de la Révolution, ce dialogue d’ailleurs comme l’a montré la publication des archives nord-américaines a toujours eu lieu sauf sous Bush (1). Mais ce qui a fait la force extraordinaire de la révolution cubaine est que cette ouverture au dialogue s’est toujours accompagnée d’une extrême méfiance non seulement envers les Etats-Unis mais envers ceux qui  incitaient Cuba à baisser la garde (2). Certes il y a une évolution aux Etats-Unis, les récentes mesures d’assouplissement de l’embargo prises par le Sénat ne date donc pas d’aujourd’hui.  Mais aujourd’hui cela va plus loin, non seulement les financements attribués aux gusanos de Miami sont remis en question à la fois à cause des scandales des détournements mais surtout de leur inefficacité. En revanche il est clair que l’on table plus sur un assouplissement qui donnerait de la force à ceux “qui veulent baisser la garde”, ceux qui veulent croire qu’avec Obama tout a changé et que c’est par mauvaise volonté que les frères Castro présenté comme “la vieille garde” refuserait la main tendue. Il y a là de francs coquins et des esprits faibles qui par narcissime et légereté sont toujours persuadés d’être de grands stratèges en chambre. Mais tout cela est normal et prouve simplement que dans le nécessaire dialogue chacun cherche à se positionner dans le meilleur rapport des forces. Et de ce point de vue il est clair qu’il est difficile d’être meilleur que ceux qui ont réussi depuis plus de cinquante à tenir tête à tous les présidents des Etats-Unis, à vaincre l’isolement et à aboutir aujourd’hui à de nouvelles relations en Amérique latine et même dans le reste du monde et qui aujourd’hui bénéficient d’une nouvelle génération de dirigeants eux-mêmes plus ou moins vaccinés contre les sirène occidentales, celles des Etats-unis mais aussi celles de l’Europe.

Danielle Bleitrach

(1) C’est même à l’occasion de l’un de ces dialogues périodiques sur des questions comme l’immigration ou le trafic de drogue que les USA ont pu remonter jusqu’au5 héros cubains et les arrêter en les accusant de crimes imaginaires et en les faisant juger par un tribunal hystérique de Miami.
(2) C’est d’ailleurs dans la logique de Marti et non de celle de Lénine qu’il existe un parti unique à Cuba puisque Marti disait que tout parti autre que la parti révolutionnaire serait nécessairement annexionniste, soit directement en prônant l’annexion, soit indirectement disent les Cubains aujourd’hui en les incitant à baisser la garde.

 

14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, romain, democratie, imperialisme, silence, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2009

20/02/2009: Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre à la toute puissance de l'empire américain ...

 

From: Comité Valmy
Sent: Friday, February 20, 2009 9:28 PM
Subject: Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre à la toute puissance de l'empire américain


  

Chers amis,

Je souhaiterai d'abord la bienvenue à nos invités Cubains. C'est pour nous un grand honneur de les recevoir et je peux leur dire qu'à travers eux c'est bien à Cuba et au peuple cubain qu'il sera rendu hommage ce soir à l'occasion de 50ème anniversaire de la Révolution de 1959.

Merci également à tous ceux et toutes celles et ils sont nombreux qui assistent pour la première fois à un dîner-débat de l'Académie du Gaullisme. Nous sommes ici dans un espace de liberté et je pense qu'ils ne seront pas déçus par la soirée qu'ils vont passer avec nous.

L'Académie du Gaullisme est, nous nous devons de le rappeler une association gaulliste de stricte obédience, farouchement indépendante du pouvoir politique et des partis politiques, viscéralement attachée à la défense des principes qui guidèrent l'action historique du Général de GAULLE en faveur de l'indépendance nationale, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, du refus de toute hégémonie et de la justice sociale.

Compte tenu des valeurs qui sont les nôtres, nous ne pouvons que déplorer le caractère catastrophiques du contexte international actuel, dû au fait que nous vivons dans un monde unipolaire facteur de guerres et de troubles sociaux.

A l'heure ou, porteur d'immenses espoirs de changement, un nouveau président américain vient d'entrer en fonction, succédant à un président sortant totalement discrédité après huit ans de mandat, nous ne saurions oublier que le monde se porte très mal et que rarement l'avenir n'est apparu aussi sombre et chargé de menaces si aucune rupture véritable ne s'opère avec ce que nous venons de vivre.

Plusieurs conflits meurtriers ensanglantent la planète, conflit israélo-palestinien, conflit irakien, conflit afghan. Notre pensée va en premier lieu vers les populations civiles palestiniennes de la bande de Gaza, terriblement éprouvées. Pendant plus de trois semaines, elles viennent de subir de la part de l'armée d'Israël, allié privilégié et indéfectible des Etats-Unis un véritable enfer, un déferlement massif de missiles et de bombes à fragmentation ou au phosphore suivies d'attaques terrestres menées par des colonnes de blindés.

Le bilan, encore provisoire, en est accablant. Au moins 1300 palestiniens ont été tués dont plus de 400 enfants et une centaine de femmes, la grande majorité des victimes étant des civiles. Cinq mille blessés palestiniens ont été décomptés dont beaucoup ne survivront pas. La bande de Gaza n'est plus qu'un champ de ruines et de désolation. Côté israélien, on déplore treize morts, tragique déséquilibre. Tout cela est humainement et moralement inacceptable. Mais qui a le courage de le dire et de protester parmi les dirigeants européens au nom du droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, au nom du peuple irakien à disposer de lui-même, au nom du peuple afghan à disposer de lui-même ? Faut-il espérer en une prise de conscience salutaire du peuple américain ? Trois ans avant les terribles évènements du 11 septembre 2001, un ancien lieutenant colonel de l'armée américaine, Robert BOWMAN qui avait mené cent une missions de combat au Viêt Nam avant de devenir évêque de l'église américaine déclarait dans The National Catholic Reporter à propos des attentats à la bombe contre des ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya : « Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, aimons la liberté ou défendons les droits de l'homme. Nous sommes détestés parce que notre gouvernement refuse tout cela aux pays du Tiers monde dont les ressources naturelles sont convoitées par nos multinationales. Cette haine que nous avons semée est revenue nous hanter sous la forme du terrorisme. Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles à travers le monde pour tuer des arabes afin que nous puissions nous emparer du pétrole qui dort sous les sables de leurs déserts, nous devrions les y envoyer pour les aider à reconstruire leurs infrastructures, leur fournir de l'eau potable et nourrir leurs enfants affamés. En bref, nous devrions faire le bien au lieu du mal. Qui voudrait nous en empêcher ? Qui pourrait nous haïr pour cela ? Qui voudrait nous bombarder ? C'est cette vérité là que le peuple américain devrait entendre ».Tous, nous souhaitons qu'il l'entende enfin et fasse sienne cette célèbre citation du Général de Gaulle ; « En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer ».

Pour nous gaullistes, Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre et jusqu'ici victorieuse à la toute puissance de l'empire américain dont elle a la malchance d'être le très proche voisin à moins de 180 kms des côtes de Floride.

Une résistance d'autant plus méritoire que l'île de Cuba avec ses 110 000km2 et ses 12 millions d'habitants ne pèse pas lourd face à la première puissance de la planète et à son gigantesque arsenal militaire, surtout depuis qu'elle a perdu la protection que lui accordait autrefois l'Union Soviétique jusqu'à sa disparition en 1990.

Une résistance qui est celle de tout un peuple, une résistance véritablement exceptionnelle, héroïque, pour un petit pays victime d'un embargo économique qui lui est imposé depuis 1961 par les américains pour l'étrangler.

Une résistance qui a permis à Cuba de triompher non seulement à une tentative d'invasion mais aussi d'innombrables manœuvres de déstabilisation en tout genre dont des attentats meurtriers de la part de la CIA, ce bras armé combien redoutable de l'impérialisme américain, toujours présent sur le sol même de Cuba, à Guantanamo mais pu pour très longtemps, espérons-le.

En dépit de critiques malveillantes et de la diabolisation dont Fidel CASTRO et Raul CASTRO font régulièrement l'objet de la part des médias apparemment sensibles aux campagnes de désinformation orchestrées par cette même CIA et ses multiples officines, Cuba apparaît pour beaucoup et notamment pour toute l'Amérique latine comme un exemple et un modèle : un petit David qui défie avec succès depuis cinquante ans, l'énorme géant Goliath.

Cuba est également aux côtés du Venezuela d'Hugo Chavez, de la Bolivie d'Evo MORALES et du Nicaragua de Daniel ORTEGA l'un des promoteurs et acteurs majeurs de l'ALBA, l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques, une alliance d'états libérés de la tutelle américaine. Ces états ont créés sous le symbole du Libertador Simon BOLIVAR un espace d'échanges solidaires non marchands où chaque état donne ce qu'il a et reçoit ce dont il a besoin, une attitude totalement contradictoire avec les accords de libre échange imposés partout dans le monde par les Etats-Unis au nom de l'idéologie ultralibérale, aujourd'hui en pleine déconfiture.

C'est pourquoi, en tant que gaullistes et en tant que français, nous ressentons une très vive sympathie et une profonde admiration à l'égard du peuple cubain, un peuple courageux, digne et exemplaire malgré sa pauvreté et ses difficultés d'existence, un peuple dont nous nous sentons totalement solidaires.

Pour connaître la réalité de votre pays Monsieur l'Ambassadeur, il est absolument nécessaire d'en connaître l'histoire, ce que négligent ceux qui vous dénigrent par ignorance. Force est de constater que Cuba n'a jamais été véritablement indépendant avant la révolution de 1959 et l'arrivée au pouvoir de l'homme qui a incarné cette Révolution, Fidel CASTRO.

Depuis 1492, date à laquelle Christophe Colomb a découvert l'île de Cuba et en a pris possession au nom du roi d'Espagne, Cuba a été jusqu'en 1898, une colonie espagnole, vouée à la culture de la canne à sucre, important des esclaves africains pour y travailler dans les plantations dans les terribles conditions que nous connaissons. Comme tous les autres peuples d'Amérique latine, le peuple cubain a très vite ressenti un irrépressible besoin de liberté et la volonté de s'émanciper du colonisateur espagnol. La longue période coloniale fut ponctuée par des révoltes permanentes et par deux guerres d'indépendance férocement réprimées par les gouverneurs espagnols. C'est au cours de la deuxième guerre d'indépendance que mourut au combat en 1895 le grand poète José MARTI fondateur du Parti Révolutionnaire Cubain et chef charismatique des partisans de l'indépendance. Aujourd'hui encore José MARTI est considéré comme le grand héros national cubain et un modèle auquel s'est toujours référé Fidel CASTRO.

En 1898, les Etats-Unis sous le prétexte officiel de venir en aide aux insurgés cubains, déclaraient la guerre à l'Espagne et après une victoire éclair, occupaient militairement l'île pendant trois ans. Les américains en profitaient pour prendre le contrôle économique de Cuba où leurs intérêts étaient déjà fortement implantés. Ils s'emparaient également de deux autres possessions espagnoles : Porto Rico et les Philippines. Si les Etats-Unis acceptaient en 1902 de retirer leurs troupes de Cuba et de lui accorder une indépendance toute théorique, ils imposaient à la jeune République de Cuba aux termes de l'amendement Platt, du nom du sénateur américain Octave PLATT le droit de conserver des bases navales dont Guantanamo, laquelle devait abriter un siècle plus tard les sinistres geôles de la CIA. De plus, l'amendement Platt autorisait les Etats-Unis à intervenir dans les affaires de Cuba à tout moment et quand bon leur semblerait. Cuba devenait un pays à souveraineté limitée sous tutelle américaine, une sorte de protectorat, une semi colonie. Quatre interventions militaires eurent lieu en application de l'amendement Platt en 1906, 1909, 1917 et 1919 à la demande des dirigeants cubains. Jusqu'en 1959, le pays devait rester sous le joug yankee qui y développe, outre sa domination économique, son tourisme basé sur l'alcool, le jeu et la prostitution.

Plusieurs présidents dont de nombreux dictateurs se succédèrent, tous soumis au protecteur américain et ses tout puissants ambassadeurs érigés en proconsuls, dans une atmosphère permanente de corruption, de scandales, d'injustice sociale et d'oppression. Le dernier de la liste fut le colonel Fulgencio BATISTA , déjà président entre 1940 et 1944 avant de revenir au pouvoir par un coup d'état en 1952 avec la bénédiction des autorités américaines. C'est ce dictateur et son régime qui furent renversés le 1er janvier 1959 par une insurrection populaire dirigée par un jeune avocat de trente trois ans, Fidel CASTRO, son frère Raul CASTRO et un révolutionnaire argentin qui devait devenir un véritable mythe, Che GUEVARA.

Je rappellerai aussi que cette Révolution reçut le soutien spectaculaire d'un célèbre écrivain américain pris Nobel de littérature, Ernest HEMINGWAY qui avait une résidence à Cuba où il écrivit une grande partie de son œuvre dont le vieil homme et la mer et pour qui sonne le glas. Le 1er janvier 1959 marquait un basculement historique pour Cuba avec le triomphe de la Révolution cubaine. A partir de cette date, le peuple cubain s'était enfin émancipé après des siècles d'oppression et de domination. La politique cubaine ne se décidait plus à Madrid ou à Washington mais à La Havane et c'est toujours le cas aujourd'hui en 2009, cinquante ans après.

Grand amateur de cigares cubains, le gaulliste Jacques DAUER, président fondateur de l'Académie du Gaullisme, notre association, malheureusement disparu le 1er septembre 2008 eut pendant les évènements de mai 1968 une occasion originale de manifester la vive admiration qu'il portait à Fidel CASTRO. Comme tous les gaullistes de gauche, Jacques DAUER considérait que la contestation étudiante de mai 1968 n'était pas dirigée contre le Général de GAULLE, alors au pouvoir mais trouvait son origine dans le malaise ressenti par la jeunesse devant les mirages d'une société moderne où la recherche d'un confort matériel tenait lieu d'un idéal exclusif. Un jour de la première semaine de mai 1968, Jacques DAUER et ses jeunes militants du Front du Progrès, un petit parti de gaullistes de gauche qu'il dirigeait à l'époque investirent par surprise la permanence du député du 5ème arrondissement de Paris, rue Cujas. Comme les locaux donnaient sur la rue par deux vitrines, Jacques DAUER colla sur la première la photo de de GAULLE et sur l'autre celle de Fidel CASTRO ajoutant en bas de cette dernière l'inscription « de GAULLE est un rebelle comme moi ». Une autre photographie d'André MALRAUX ornait la porte d'entrée. Et pendant tout les évènements de mai 1968, au plus fort des émeutes, les étudiants contestataires respectèrent cette vitrine qui resta intacte. Après cette anecdote combien significative, il est temps de donner la parole au Général de GAULLE lui-même. Voici en quels termes, dans une allocution prononcée le 27 avril 1965, l'homme du 18 juin, celui qui fut l'âme de la Résistance et le libérateur de notre pays à la barbarie nazie, énonçait sa conception de la France et sa conception du monde telles qu'il les défendit toute sa vie en des principes à valeur universelle de Phnom Pen à Montréal. « Le fait capital de ces sept dernières années c'est que nous avons résisté aux sirènes de l'abandon et choisit l'indépendance. Quant aux problèmes qui se posent dans le reste de l'univers, notre indépendance nous conduit à mener une action conforme à ce qui est à présent notre propre conception, savoir : qu'aucune hégémonie exercée par qui que ce soit, aucune intervention étrangère dans les affaires d'un Etat, aucune interdiction faite à n'importe quel pays d'entretenir des relations pacifiques avec n'importe quel autre, ne sauraient être justifiées. Au contraire, suivant nous, l'intérêt supérieur de l'espèce humaine commande que chaque nation soit responsable d'elle-même, débarrassée des empiétements, aidée dans son progrès sans conditions d'obédience. De là, notre réprobation devant la guerre qui s'étend en Asie de jour en jour et de plus notre attitude favorable à l'égard des efforts de libération humaine et d'organisation nationale entrepris par divers pays d'Amérique latine, le concours que nous apportons au développement de bon nombre de nouveaux Etats africains, les rapports que nous nouons avec la Chine, etc… Bref, il y a maintenant, une politique de la France et elle se fait à Paris.

Certes, cette indépendance que nous pratiquons à nouveau dans tous les domaines ne laisse pas d'étonner voire de scandaliser, divers milieux pour lesquels l'inféodation de la France était l'habitude et la règle. Ceux-là parlent de machiavélisme, comme si la conduite la plus claire ne consistait pas justement à suivre notre propre route ; ils s'alarment de notre isolement, alors qu'il n'y eut jamais plus d'empressement autour de nous. D'autre part, le fait que nous ayons repris notre faculté de jugement et d'action à l'égard de tous les problèmes semble parfois désobliger un Etat qui pourrait se croire, en vertu de sa puissance, investi d'une responsabilité suprême et universelle. Mais qui sait si, quelque jour, l'intérêt que ce pays ami peut avoir à trouver la France debout ne l'emportera pas, de loin, sur le désagrément qu'il en éprouve à présent ? Enfin, la réapparition de la nation aux mains libres, que nous sommes redevenus, modifie évidemment le jeu mondial qui, depuis Yalta, paraissait désormais limité à deux partenaires. Mais comme, dans cette répartition de l'univers entre deux hégémonies et, par conséquent, en deux camps, la liberté, l'égalité, la fraternité des peuples ne trouvent décidément par leur compte, un autre ordre, un autre équilibre, sont nécessaires à la paix. Qui peut les soutenir mieux que nous pourvu que nous soyons nous-mêmes ? ».

Cette très ferme orientation du Général de GAULLE explique la très grande popularité dont il bénéficiait et dont il faisait bénéficier notre pays en Amérique latine. Comment pourrait-on oublier l'extraordinaire succès populaire des voyages officiels qu'il accomplit en Amérique latine en 1964 ? Au Mexique tout d'abord où de GAULLE prononça un discours fameux du balcon du Zocala, sur la place centrale de Mexico devant une foule enthousiaste de trois cent mille personnes qui acclama cette phrase en espagnol qui fait partie de sa légende « Marchanos la mano en la mano » on le vit même porté en triomphe sur les épaules des étudiants mexicains qui arrêtèrent son cortège et le firent descendre de voiture. Il accomplit un long périple en Amérique du Sud dont il visita dix pays, toujours en déplaçant des foules immenses sur son passage et avec toujours le même enthousiasme populaire, champion d'une France libre, indépendante et fraternelle, champion du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le Général de GAULLE y était apprécié et reconnu comme un modèle et comme une référence.

Le Général de GAULLE avait eu un devancier, un siècle plus tôt en la personne d'une autre de nos gloires nationales, Victor HUGO, l'auteur des Misérables. De la même manière que de GAULLE, Victor HUGO devait incarner cette France libératrice et universelle, cette France éternelle, héritière de la période des Lumières et de la Révolution française qui soutenait l'émancipation des peuples et inspirait les libertadors de l'Amérique latine, en témoigne cette lettre que Victor HUGO adressa en 1870 aux femmes de Cuba. A l'époque, Cuba qui se dressait contre le colonisateur espagnol, était en pleine insurrection. Les gouverneurs espagnols réprimaient cette révolte avec une brutalité sauvage et se livraient à des massacres contre la population. Les femmes s'enfuyaient, beaucoup se réfugiaient à New York. Au début de 1870, une adresse des femmes de Cuba fut envoyée de New York à Victor HUGO, alors opposant républicain à Napoléon III et en exil à Guernesey, pour le prier d'intervenir dans cette lutte. Il répondit par une lettre remarquable d'une profonde humanité et qui a gardé toute son actualité. Cette lettre, c'est aussi un hymne magnifique à la liberté des peuples et à l'amitié franco-cubaine, c'est pourquoi les extraits que je vais en lire seront ma conclusion :

« Femmes de Cuba, j'entends votre plainte. Désespérées, vous vous adressez à moi. Fugitives, martyres, veuves, orphelines, vous demandez secours à un vaincu. Proscrites, vous vous tournez vers un proscrit ; celles qui n'ont plus de foyer appellent à leur aide celui qui n'a plus de patrie. Certes, nous sommes bien accablés ; vous n'avez plus que votre voix, et je n'ai plus que la mienne ; votre voix gémit, la mienne avertit. Voilà tout ce qui nous reste. Qui sommes-nous ? La faiblesse. Non, nous sommes la force. Car vous êtes le droit, et je suis la conscience.

La conscience est la colonne vertébrale de l'âme ; tant que la conscience est droite, l'âme se tient debout ; je n'ai en moi que cette force-là, mais elle suffit. Et vous faites bien de vous adresser à moi.

Je parlerai pour Cuba comme j'ai parlé pour la Crète.

Aucune nation n'a le droit de poser son ongle sur l'autre, pas plus l'Espagne sur Cuba que l'Angleterre sur Gibraltar. Un peuple ne possède pas plus un autre peuple qu'un homme ne possède un autre homme. Le crime est plus odieux encore sur une nation que sur un individu ; voilà tout. Agrandir le format de l'esclavage, c'est en accroître l'indignité. Un peuple tyran d'un autre peuple, une race soutirant la vie à une autre race, c'est la succion monstrueuse de la pieuvre, et cette superposition épouvantable est un des faits terribles du dix-neuvième siècle. On voit à cette heure la Russie sur la Pologne, l'Angleterre sur l'Irlande, l'Autriche sur la Hongrie, la Turquie sur l'Herzégovine et sur la Crète, l'Espagne sur Cuba. Partout des veines ouvertes, et des vampires sur des cadavres.

Cadavres, non. J'efface le mot. Je l'ai dit déjà, les nations saignent, mais ne meurent pas. Cuba a toute sa vie et la Pologne a toute son âme.

L'Espagne est une noble et admirable nation, et je l'aime ; mais je ne puis l'aimer plus que la France .Eh bien, si la France avait encore Haïti ; de même que je dis à l'Espagne : Rendez Cuba ! je dirais à la France : Rends Haïti !

Et en lui parlant ainsi, je prouverais à ma patrie ma vénération. Le respect se compose de conseils justes. Dire la vérité, c'est aimer.

Femmes de Cuba, qui me dîtes si éloquemment tant d'angoisses et tant de souffrances, n'en doutez pas, votre persévérante patrie sera payée de sa peine, tant de sang n'aura pas coulé en vain, et la magnifique Cuba se dressera un jour libre et souveraine parmi ses sœurs augustes, les républiques d'Amérique. Quant à moi, puisque vous me demandez ma pensée, je vous envoie ma conviction.

J'ai toujours eu pour religion la contemplation de l'espérance. Posséder par intuition l'avenir, cela suffit au vaincu. Regarder aujourd'hui ce que le monde verra demain, c'est une joie. A un instant marqué, quelle que soit la noirceur du moment présent, la justice, la vérité et la liberté surgiront, et feront leur entrée splendide sur l'horizon. Je remercie Dieu de m'en accorder dès à présent la certitude ; le bonheur qui reste au proscrit dans les ténèbres, c'est de voir un lever d'aurore au fond de son âme ».

Victor HUGO

21:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, courcelles, cuba, usa, presse, television, france, romain, europe, democratie, euro-dictature, amerique, occupation, silence, castro, liberte, socialisme, medias, revolution, information, marxisme, independance, droits de l homme, guevara, histoierz | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2009

05/12/2008: Cuba: en décembre 1958...

Servicio de francés agencia cubana de noticias
Cinquantième anniversaire de la Révolution : Chronologie des principales
batailles et des actions rebelles qui se sont livré en Décembre 1958

 7   Décembre 1958 Prise de La maya
 9   Décembre 1958 Prise de San Luis et de Baire
10  Décembre 1958 Les forces conjointes du premier et du troisième
front commencent le siège de Maffo. Le village est occupé le 30.
16  Décembre 1958 Attaque et prise de la caserne de Lombillo par
les forces de la colonne 11 Candido Gonzalez
16  Décembre 1958 Libération d’Estrada Palma, aujourd’hui Batolomé
Masó, dans  la province de Granma
17  Décembre 1958 Combat de La Aduana, livré par le troisième
Front Oriental et prise de El Cobre.
17  Décembre 1958 Début de l’attaque à Sagua de Tánamo, livrée par
les troupes des colonnes 17 et 19 du deuxième Front. La victoire est
obtenue le 24.
18  Décembre 1958 Prise du village de Fomento, après trois jour de
siège, menée par les combattants de la colonne 8, Ciro Redondo,
commandée par le Che.
18  Décembre 1958 Libération de Guayos et Cabaiguán
19  Décembre 1958 Combat de San José del Retiro (Jiguaní) livré
par les troupes du premier et du troisième Front.
19  Décembre 1958 Les troupes du premier et du troisième Front,
dirigées par le commandant en chef Fidel Castro libèrent le village de
Jiguaní.
19  Décembre 1958 La colonne 20, Gustavo Fraga, du deuxième Front
Oriental Frank País, s’empare de la caserne de Caimanera et libère la
ville.
21  Décembre 1958 Les troupes de Camilo prennent Zulueta. Des
forces du Troisième Front prennent la caserne de Melgarejo.
23  Décembre 1958 Libération de Sancti Spíritu par les combattants
de la colonne 8, Ciro Redondo, et du Directoire Révolutionnaire 13 Mars,
pendant que le Che oblige la caserne de Placetas à se rendre.
23  Décembre 1958 Prise de la ville de Moa
24  Décembre 1958 Prise de Placetas
24  Décembre 1958 Reddition de la caserne de Sagua de Tánamo et
libération du village après 40 jours de combats intenses livrés par les
forces des colonnes 19, José Tey, et 17, Abel Santamaría.
25  Décembre 1958 Prise de Caibarien et de Remedios
25  Décembre 1958 Combat et prise de Puerto Padre
27  Décembre 1958 Libération de Palma Soriano par des troupes de
l’armée rebelle commandées par le Commandant en Chef Fidel Castro
28  Décembre 1958 Libération de la ville de Trinidad par des
troupes du Directoire Révolutionnaire 13 Mars
28  Décembre 1958 Rencontre du Commandant en Chef et du général
Cantillo pour coordonner la reddition de la ville de Santiago de Cuba.
Importante réunion entre le Commandant en Chef et les principaux chefs
de fronts et de colonnes pour coordonner les actions de la prise de
Santiago de Cuba.
28  Décembre 1958 Les troupes de la colonne 8 et du Directoire
Révolutionnaire 13 mars commencent à livrer le combat de Santa Clara.
Les forces du Directoire Révolutionnaire prennent Trinidad.
29  Décembre 1958 Combat et prise de El Cristo par le troisième
Front.
29  Décembre 1958 Les troupes du quatrième Front prennent Gibara.
Le village de santo Domingo est libéré.
30  Décembre 1958 Prise de Jobabo
30  Décembre 1958 La garnison retranchée à Maffo se rend aux
troupes rebelles dirigées par le Commandant en Chef, après vingt jours
de combats intenses.
31  Décembre 1958 Les forces rebelles dirigées par Fidel
commencent le siège de Santiago de Cuba. Prise de Yaguajay sous la
direction de Camilo. Les troupes commandées par le Che prennent Santa
Clara. Après sept ans d’une sanglante dictature, le dictateur Fulgencio
Batista Zaldivar  s’enfuit du pays.



Título en español
Se-Cuba-Historia
Revolución año 50
Principales batallas y acciones rebeldes en diciembre

13:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, romain, castro | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/08/2008

20/08/2008: Hugo Chávez nationalise le cimentier français Lafarge ...

La bonne et seule voie à suivre: elle est évidemment contraire à celle suivie par les ricano-occidentaux, dont l' Euro-dictature capitaliste, à laquelle collaborent la social-démocratie, tous les mouvements opportunistes, réformistes et participationnistes...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: NATIONALISATIONS AU VENEZUELA
Date: Wed, 20 Aug 2008 21:14:24 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



Hugo Chávez nationalise le cimentier français Lafarge

GUILLAUME LAUNAY ET FRANÇOIS MEURISSE

QUOTIDIEN : mercredi 20 août 2008

Le Venezuela d’Hugo Chávez poursuit sans dévier son entreprise de nationalisation des secteurs qu’il juge stratégiques. Lundi soir, ce sont les cimenteries qui ont basculé dans le domaine public. Si un accord a été trouvé avec le français Lafarge et le suisse Holcim, le deal a échoué avec le mexicain Cemex, qui assure la moitié de la production du pays. Du coup, «la procédure d’expropriation va être engagée», a commenté le ministre de l’Energie et du Pétrole, arguant que le Mexicain «demandait un prix trop élevé».

Lafarge, lui, a préféré négocier. Il faut dire que le Venezuela représente à peine 0,75 % de sa production mondiale. «C’est un processus qu’on subit. Ce qu’on a voulu lors des négociations, c’est veiller à ce que nos intérêts, notamment ceux de nos salariés [500 dans le pays, ndlr] et de nos actionnaires, soient préservés», dit-on chez Lafarge, qui gardera 5 % de sa filiale.

Cette vague de nationalisations a débuté en janvier 2007, un mois après la réélection de Chávez qui avait décidé d’accélérer la révolution bolivarienne. Ont d’abord été concernées l’électricité (avec une dizaine d’entreprises, dont Electricité de Caracas), et les télécommunications (avec CANTV, privatisée en 1991). Puis, le président vénézuélien a repris en main les hydrocarbures : depuis le 1er mai 2007, tous les champs pétrolifères sont exploités par la compagnie nationale PDVSA, seule ou dans des joint-ventures avec des multinationales, toujours minoritaires.

Dans toutes ces nationalisations, le gouvernement rachète les entreprises qu’il convoite, souvent au prix fort. C’est pourquoi les sociétés ne rechignent pas à vendre. Ce fut encore le cas fin juillet, quand l’espagnol Santander a cédé Banco de Venezuela à l’Etat alors qu’un préaccord de vente avait été signé - pour un montant moins élevé - avec une autre banque. Pour Lafarge, Caracas va débourser 176 millions d’euros. Un prix que le groupe français juge «correct».




http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/346346.FR.php
© Libération

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, cuba, presse, television, romain, resistance, syndicats, social, silence, castro, liberte, socialisme, medias, revolution, venezuela, chavez, information, independance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/08/2008

31/07/2008: L’Equateur met fin à l’utilisation de la base de Manta par les forces armées des États-Unis ...

La seule voie à suivre par tous les Etats en lutte contre l'impérialisme, le colonialisme et le pillage, la domination mondiale et les fauteurs de guerre(s) !
Vive la Paix, la Souveraineté et l' Indépendance nationale des peuples !
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: L’Equateur met fin à l’utilisation de la base de Manta par les forces armées des États-Unis
Date: Thu, 31 Jul 2008 03:43:51 -0500
De: Correo Frances <frenchnews@ain.cu>
Pour :: Frances List Member <roger.romain@skynet.be>


31/07/2008: Non alignés : Cuba préconise « un changement substantiel de l’ordre économique et politique international »...


-------- Message original --------

Sujet: Non alignés : Cuba préconise « un changement substantiel de l’ordre économique et politique international »
Date: Thu, 31 Jul 2008 03:35:45 -0500
De: Correo Frances <frenchnews@ain.cu>
Pour :: Frances List Member <roger.romain@skynet.be>



ACN 1
Service en langue française

Non alignés : Cuba préconise « un changement substantiel de l’ordre économique et politique international »

La Havane, 31.07.08 (acn) « Seul un changement substantiel de l’ordre économique et politique international actuel mettra la prospérité à la portée des pays en voie de développement », a déclaré à Téhéran le
ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque.

Dans ses paroles d’ouverture de la 15ème Conférence des ministres des Affaires du Mouvement des Pays non alignés (NOAL), le ministre cubain a signalé
que le Mouvement – composé actuellement de 118 nations – est appelé à jouer en rôle de premier plan dans les relations internationales, notamment en ce qui concerne la prise des décisions au sein des
organisations internationales.


« Aujourd'hui, nous sommes mieux à même de défendre les intérêts des peuples du Sud », a estimé le ministre cubain des Affaires étrangères qui a dressé un bilan du travail que Cuba a réalisé depuis qu’elle a assumé la
présidence du Mouvement, à l’occasion du 15ème Sommet des NOAL qui s’était déroulé en 2006 à La Havane.

Parmi les résultats les plus importants de la présidence cubaine, le ministre a mentionné la consolidation du processus de concertation entre les nations membres des NOAL au sujet de l’adoption des décisions les plus
importantes au sein de l’ONU. Il a précisé à ce sujet que les décisions du Bureau de coordination des NOAL ont ainsi acquis un poids considérable aux Nations unies.

Le ministre cubain des Affaires étrangères a indiqué que, en tant que président des NOAL, Cuba entend consolider encore la défense des positions du Mouvement au Conseil de sécurité de l’ONU et poursuivre la lutte pour
la démocratisation des relations internationales.

Il a dénoncé que, de plus en plus souvent, les puissances manipulent les organes de l’ONU pour les utiliser contre les nations du Sud, d’où le besoin d’unité entre les Etats membres des NOAL.

Felipe Perez Roque a dénoncé aussi le recours à la guerre et au pouvoiréconomique pour établir une véritable dictature mondiale. Il a estimé que les notions de « souveraineté limitée », « changement de régime » et «guerre préventive » expriment en fait une volonté de mutiler l’indépendance des nations pauvres.

Dans des déclarations ultérieures à l’agence Prensa Latina, le ministre cubain des Affaires étrangères a indiqué que le Groupe des 77 et la Chine travaillent de concert avec les NOAL afin d’établir un agenda commun de thèmes économiques et sociaux d’intérêt prioritaire pour les nations du Sud.

« Cet agenda réclame essentiellement un changement de l’ordre économique et politique international en vigueur étant donné qu’il favorise
uniquement un groupe réduit de pays »,
a indiqué le chef de la diplomatie cubaine.

hv

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Service en langue française
Agence cubaine d'information
frenchnews@ain.cu
www.cubainfo.ain.cu

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20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, solidarite, resistance, capitalisme, amerique, silence, castro, societe, liberte, socialisme, medias, revolution, independance, exploitation, informtation, casto | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/07/2008

05/04/2008: COMMENT LE NEW YORK TIMES INVENTAIT FIDEL CASTRO ?...

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Sujet: COMMENT LE NEW YORK TIMES INVENTAIT FIDEL CASTRO
Date: Sat, 5 Apr 2008 19:02:42 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



En février 1957, Castro était donné pour mort après un catastrophique débarquement à Cuba. Perdu dans la montagne avec une poignée de rebelles, il semblait condamné à l’oubli. La rencontre avec un journaliste du “New York Times” allait lui conférer une stature internationale. Récit d’une résurrection médiatique.

Lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, à l’occasion du Sommet du millénaire de l’ONU, en septembre 2000, Fidel Castro trouve le temps de se rendre au New York Times. Alors qu’il déambule dans les couloirs du célèbre quotidien, devant les portraits de personnalités qui ont marqué le siècle, il s’exclame soudain : “Où se trouve le portrait d’Herbert Matthews ? Ça, c’était un journaliste !“  Mais malgré trente-six ans de service comme grand reporter et éditorialiste, Herbert Matthews ne fait pas partie des légendes officielles du New York Times.

 

En revanche, à 2500 kilomètres de Manhattan, au Musée national de la révolution de La Havane, le journaliste américain a trouvé place dans une vitrine, au beau milieu d’uniformes militaires élimés, de portraits de révolutionnaires et de vieux fusils. On l’aperçoit sur une petite photo en noir et blanc, assis en pleine forêt, cigare aux lèvres et carnet de notes à la main. A ses côtés, le jeune Fidel Castro s’allume lui aussi un cigare.

 

“DÉBARQUEMENT PATHÉTIQUE”

 

Cette scène méconnue s’est déroulée en février 1957, dans le crépuscule humide de la Sierra Maestra, une zone montagneuse à l’est de Cuba. Trois mois plus tôt, Castro se trouvait encore au Mexique, où il s’était exilé après avoir purgé un an et demi de prison pour sa participation, le 26 juillet 1953, à l’attaque de la Moncada, un baraquement de l’armée de Batista à Santiago. Convaincu que les Cubains, exaspérés par la violence et la corruption du régime, étaient prêts à se soulever, il avait élaboré et vanté publiquement un plan tout simple : il allait déclencher une insurrection populaire à travers le pays en faisant coïncider son débarquement, au sud-est de l’île, avec un soulèvement prévu à Santiago de Cuba.

 

Le 25 novembre 1956, Fidel Castro et 81 compagnons embarquent donc à bord d’un vieux yacht, le Granma. Chahutée par une forte mer et des pluies torrentielles, la frêle embarcation s’échoue dans les marécages cubains avec deux jours de retard. Les mitrailleuses de Batista sont au rendez-vous. Informé du projet, ce dernier a déjà écrasé sans mal le soulèvement de Santiago. C’est une hécatombe. Les corps de Raul et Fidel Castro sont officiellement identifiés et enterrés par l’armée.

 

Pourtant, une douzaine de survivants – parmi lesquels les frères Castro et Ernesto Guevara – parviennent à gagner les montagnes. Le 4 décembre 1956, un éditorial du New York Times intitulé “Les violents Cubains” s’interroge sur le but de ce “débarquement pathétique d’environ quarante jeunes hommes se prenant pour une armée d’invasion”. L’éditorialiste n’en revient pas que le chef de cette aventure, Fidel Castro, ait pu délibérément révéler ses plans avant l’opération. “Peut-on imaginer quelque chose de plus fou?” s’interroge-t-il, avant de conclure : “Il n’y a pas la moindre chance qu’une révolte réussisse dans les circonstances actuelles“, en référence à la puissance militaire de Batista.

 

SON FLAIR EST INTACT

 

Effectivement, un mois plus tard, la petite bande qui survit dans la forêt avec l’aide des paysans du coin semble condamnée à l’oubli. La presse cubaine étant censurée, Castro comprend qu’il lui faut contacter la presse étrangère pour rallier l’opinion à sa cause. Il envoie un messager à Ruby H. Phillips, la correspondante du New York Times à La Havane. Trop connue des autorités locales pour entreprendre elle-même ce reportage, Phillips contacte le journal à New York qui dépêche alors Herbert Matthews.

 

Déguisés en touristes, Matthews et sa femme Nancy partent pour la province d’Oriente, où ils retrouvent les hommes de Castro dans la ville de Manzanillo. La nuit tombée, les rebelles conduisent Matthews à travers les champs de canne à sucre et franchissent un barrage de l’armée en le faisant passer pour un riche investisseur américain. Ils finissent par couper à pied dans la forêt. La pente est raide, le sol glissant. Certes, Matthews en a vu d’autres : il a couvert la guerre civile espagnole, la campagne d’Italie… Mais à 57 ans, ce type grand et mince n’est plus au faîte de sa forme.

 

Son flair, en revanche, est intact. Alors qu’il attend toute la nuit, assis sur une couverture, l’arrivée du chef des rebelles, Matthews pressent qu’il s’agit peut-être d’un moment historique. En effet. Le jeune Fidel Castro finit par le rejoindre et lui accorde un entretien de trois heures – le scoop de sa vie. “Il y avait un reportage à écrire et une censure à braver, écrira Matthews dans ses Mémoires. C’est ce que j’ai fait, et ni Cuba ni les Etats-Unis n’allaient être les mêmes après cela.”

 

Deux jours plus tard, Nancy dissimule dans sa gaine les notes de son mari, qui portent la signature de Castro comme gage d’authenticité, et les Matthews rentrent aux Etats-Unis.

Les 24, 25 et 26 février 1957, le New York Times publie trois grands articles, dont deux en première page. Ils décrivent en détail la corruption du régime et les atrocités commises par l’armée, tout en dénonçant le soutien militaire et diplomatique des Etats-Unis au régime de Batista.

 

REBELLE CHARISMATIQUE

 

Cette analyse récuse catégoriquement la ligne officielle qui fait de Cuba une île prospère et docile, gouvernée par un régime favorable aux intérêts des Etats-Unis – vision qui perdure au sein du gouvernement et du public américain, malgré les signes croissants du fort mécontentement populaire. Matthews fait l’éloge de tous les groupes d’opposition, mais il distingue et propulse sur le devant de la scène Fidel Castro et le Mouvement du 26-Juillet (ce jour où, trois ans et demi plus tôt, Castro attaquait la Moncada).

 

Il est subjugué par ce rebelle charismatique de 30 ans. Il relève que son programme politique est assez vague, mâtiné de nationalisme, d’anticolonialisme et d’anti-impérialisme, mais souligne que Castro n’éprouve aucune animosité à l’égard des Etats-Unis.

 

Le journaliste estime que ces rebelles sont porteurs d’”un changement radical et démocratique pour Cuba, et donc anticommuniste”. Enfin, il annonce que les guérilleros “dominent” militairement la Sierra Maestra et humilient régulièrement la fleur de l’armée cubaine. Il cite Fidel Castro décrivant ses troupes, “des groupes de dix à quarante combattants”, et évalue lui-même l’entourage du guérillero à une quarantaine d’hommes. En réalité, le Mouvement du 26-Juillet ne compte pas plus de dix-huit compañeros, certes motivés et solidement idéalistes, mais mal armés et complètement isolés.

 

Deux ans plus tard, Castro racontera, à l’Overseas Press Club, à New York, devant un Herbert Matthews un peu gêné, comment il trompa le reporter : durant l’interview, ses hommes échangèrent leurs fripes et tournèrent autour du journaliste pour lui donner l’impression qu’ils étaient plus nombreux. Raul interrompit même l’entretien pour donner des nouvelles d’une “seconde colonne”  imaginaire.

 

Enragé par les articles du Times, Arthur Gardner, l’ambassadeur des Etats-Unis à La Havane, se hâte de rassurer Washington : Batista a la situation “bien en main”. Le commandant militaire de la province d’Oriente, dont les hommes sont chargés d’éliminer les derniers rebelles, affirme d’ailleurs que “les déclarations de cet homme de presse nord-américain sont absolument fausses car il est physiquement impossible de se rendre dans la zone où l’interview imaginaire a prétendument eu lieu. Personne ne peut pénétrer cette zone sans être vu”. “A mon avis”, conclut-il, Matthews “n’a jamais mis les pieds à Cuba”.

 

Dans l’île, toutefois, les articles font l’effet d’une bombe. Castro, qui a envoyé un de ses hommes à New York pour les photocopier en urgence, fait distribuer sous le manteau des milliers de copies, de La Havane à Santiago de Cuba. Quel ques jours plus tard, Batista lève temporairement la censure, permettant aux radios et journaux locaux de commenter les articles du Times : tous les opposants au régime apprennent ainsi que Castro est vivant, et que la lutte continue. Une propagande inespérée.

 

Pour sauver la face, le ministre de la défense cubain déclare alors que “Monsieur Matthews n’a pas interviewé l’insurgé communiste Fidel Castro” et que “l’interview et les aventures décrites par le correspondant Matthews peuvent être considérées comme le chapitre d’un roman de fiction”. Il s’étonne même de ce que le reporter n’en ait pas profité pour se faire photographier avec Castro afin d’authentifier cette fable. Le New York Times s’empresse alors de publier la déclaration du ministre… accompagnée de la photo, prise par l’un des rebelles, désormais exposée au Musée de La Havane. Batista est convaincu qu’il s’agit d’un montage.

 

Mais le président de la Banque nationale de Cuba a compris. Il lui souffle alors : “Si c’est publié dans le New York Times, c’est vrai à New York, vrai à Berlin, vrai à Londres et vrai à La Havane. Vous pouvez être certain que le monde entier croit à cette histoire.”  La suite est connue. Le 8 janvier 1959, après deux ans de combats, Fidel Castro fait une entrée triomphale à La Havane avec des milliers de guérilleros. Cela fait maintenant deux ans qu’Herbert Matthews, devenu le “Monsieur Cuba” du New York Times depuis cette fameuse interview, écrit presque tous les articles et les éditoriaux sur le sujet. Jamais il ne s’est départi de sa première impression : Castro, répète-t-il, n’est pas un communiste. Il implore les Américains d’ignorer son mauvais caractère et ses déclarations intempestives. Il les enjoint même de soutenir cette révolution sociale et les prévient que, dans le contexte de la guerre froide, la détérioration des relations avec Cuba ferait tomber l’île dans l’escarcelle des communistes qui tentent déjà, là-bas, de s’approprier la révolution.

 

RESPONSABLES DE L’ÉCHEC

 

Mais en 1960, la ligne rouge est franchie : la réforme agraire heurte directement les intérêts économiques américains et les relations diplomatiques se tendent dangereusement. Au sein du New York Times, Matthews est graduellement marginalisé, jugé coupable de subjectivité. Il continue d’écrire des éditoriaux mais n’est plus envoyé sur place. En janvier 1961, le président Eisenhower rompt les relations diplomatiques avec La Havane; la révolution glisse vers le communisme – les Etats-Unis ont perdu Cuba. Pour la droite américaine, les alliés de Batista et la presse conservatrice, Herbert Matthews et le New York Times sont, et demeurent aujourd’hui, les responsables de cet échec.

 

En 1960, l’ambassadeur Earl T. Smith, qui remplace Gardner, accuse le journaliste d’avoir influencé le département d’Etat américain. Devant le sous-comité du Sénat aux affaires intérieures, il annonce que les articles du New York Times “ont permis à Castro d’acquérir une stature internationale et une reconnaissance mondiale. Jusque-là, Castro n’avait été qu’un autre de ces bandits des montagnes d’Oriente (…)”. La même année, une caricature parue dans la revue conservatrice The National Review montre Castro, à cheval sur Cuba, avec cette légende : “J’ai trouvé mon job dans le New York Times.”  Dans une lettre adressée à son ami Ernest Hemingway, rencontré pendant la guerre civile espagnole, Matthews raconte que des manifestants se sont groupés devant l’immeuble du New York Times pour protester contre lui. “Qu’est-ce que je ne dois pas subir ces temps-ci”, se plaint-il. Il est profondément déçu par la tournure que prennent les événements, tant à Cuba qu’aux Etats-Unis. Mais il reste persuadé qu’il ne s’est pas trompé, que Castro n’était pas communiste, qu’il a opéré un rapprochement pragmatique avec ce parti seulement à partir de 1960.

 

Après avoir reçu des menaces de mort, le journaliste est placé sous protection du gouvernement. Il doit quitter préci pitamment l’estrade de l’université du Nouveau-Mexique suite à une alerte à la bombe. Il est aussi exclu de l’Association interaméricaine de la presse et préfère éviter l’Overseas Press Club. En 1965, Eisenhower lui-même l’accuse d’avoir, “presque à lui tout seul”, fait de Castro “un héros national”.

 

Même après sa mort, en 1977, vingt ans après sa rencontre avec Fidel Castro dans la Sierra Maestra, Matthews est resté dans le collimateur des conservateurs. En 1987, William Ratliff, un chercheur de la Hoover Institution de l’université Stanford, dira encore : “Rarement dans l’histoire un seul écrivain aura donné le ton avec autant d’influence (…) quant à un personnage, un mouvement, un phénomène historique.”  Herbert Matthews niera toujours avoir “fait” Castro. A ses yeux, il s’agissait “d’un homme promis à une destinée hors du commun qui aurait fini de toute façon par s’imposer”. C’est fort probable. Mais les articles du New York Times ont peut-être accéléré le cours de l’histoire.

 

Deux ans plus tard, Castro racontera comment il trompa le reporter. Raul interrompit même

l’entretien pour donner des nouvelles d’une “seconde colonne”  imaginaire.`

 

www.libertesinternets.wordpress.com

 

 http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=5fcb144201e14815b7d5f8495a2354d39477ae6a71eb6c92

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24/05/2008

18/05/2008: Les coupables de ce génocide, au poteau, ils sont connus!

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Sujet: Les coupables de ce génocide au poteau , ils sont connus!(ELH) site Collon
Date: Sun, 18 May 2008 20:56:23 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>

 

Les coupables de ce génocide, au poteau, ils sont connus!
Esteban Lazo Hernández     
 
Des propos qu'aucun de nos chers médias n'osera publier. Merci de faire suivre.
 
INTERVENTION D’ESTEBAN LAZO HERNÁNDEZ, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ETAT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU SOMMET PRÉSIDENTIEL « SOUVERAINETÉ ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE. ALIMENTS POUR LA VIE », TENU LE MERCREDI 7 MAI 2008 À MANAGUA (NICARAGUA)



Cher comandante Daniel Ortega, président du Nicaragua ;

Honorables présidents et hauts représentants,

Les chiffres parlent d’eux mêmes. En 2005, nous payions la tonne de riz 250 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 1 050, le quadruple. Nous payions la tonne de blé 132 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 330, deux fois et demie plus. Nous payions la tonne de maïs 82 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 230, quasiment le triple. Nous payions la tonne de lait en poudre 2 200 dollars ; aujourd’hui, nous la payons 4 800, presque le double. C’est là une situation perverse et intenable.

Cette réalité a des retombées internes sur les marchés de la plupart des pays de notre région et du monde, touchant directement la population, en particulier les plus pauvres, et poussant à l’indigence des millions de personnes. Certains pays, voilà à peine quelques décennies, se suffisaient à eux-mêmes en riz et en maïs, mais les recettes néolibérales du FMI les ont incités à libéraliser leur marché et à importer des USA et d’Europe des céréales subventionnées, ce qui a abouti à la suppression de la production nationale. Compte tenu de la flambée des cours susmentionnée, toujours plus de personnes ne peuvent plus se nourrir de ces aliments de base. Il n’est donc pas surprenant qu’elles protestent, qu’elles descendent dans la rue afin de trouver le moyen de donner à manger à leurs enfants.

Dès 1996, au Sommet mondial de l’alimentation, Fidel avait lancé un cri d’alerte : « La faim, compagne inséparable des pauvres, est la fille de la distribution inégale des richesses et des injustices dans le monde. Les riches ne connaissent pas la faim. […] Des millions de personnes sont mortes dans le monde en luttant contre la faim et l’injustice. » La crise alimentaire qui nous convoque aujourd’hui est aggravée par les cours élevés du pétrole sur lesquels influe l’aventure militaire en Iraq et par leurs retombées sur la production et le transport des aliments; par les changements climatiques; par le fait que les USA et l’Union européenne consacrent toujours plus de grains et de céréales à la production de biocarburants; et par les pratiques spéculatives du grand capital international qui mise sur les stocks d’aliments sans s’inquiéter de la faim des pauvres. Mais l’essence même de cette crise ne gît pas dans ces phénomènes récents : elle se trouve dans la distribution inégale et injuste des richesses mondiales et dans le modèle économique néolibéral insoutenable imposé ces vingt dernières années au monde avec un fanatisme irresponsable.

Les pays pauvres qui dépendent des importations d’aliments ne sont pas en mesure de supporter ce coup. Leurs populations n’ont aucune protection. Et le fameux marché n’a, bien entendu, ni la capacité ni le sens des responsabilités nécessaires pour la leur procurer. Nous ne sommes pas face à un problème de nature économique, mais devant un drame humanitaire aux conséquences incalculables qui met même en danger la sécurité nationale de nos pays.

Faire retomber la crise sur une consommation accrue d’importants secteurs de la population dans des pays en développement à croissance économique accélérée, telles la Chine et l’Inde, constitue non seulement une prise de position insuffisamment fondée, mais encore une vision raciste et discriminatoire dans la mesure où elle considère comme un problème que des millions de personnes puissent accéder pour la première fois à une alimentation décente et saine !


Le problème, tel qu’il se traduit dans notre région, est lié essentiellement à la situation précaire des petits agriculteurs et de la population rurale dans les pays sous-développés, ainsi qu’au rôle oligopolistique des grandes sociétés transnationales de l’industrie agroalimentaire. Celles-ci contrôlent les cours, les technologies, les normes, les certifications, les réseaux de distribution et les sources de financement de la production alimentaire dans le monde. Elles contrôlent aussi le transport, la recherche scientifique, les fonds génétiques, l’industrie de fertilisants et de pesticides. Leurs gouvernements, en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs, imposent les règles internationales qui régissent le commerce des aliments, ainsi que celui des technologies et des intrants permettant de les produire. Les subventions agricoles aux USA et en Union européenne ne font pas qu’enchérir les aliments que vendent ces pays ; elles imposent en plus un obstacle infranchissable à la vente sur leurs marchés des produits des pays en développement, ce qui a une incidence directe sur la situation de l’agriculture et des producteurs du Sud.

Il s’agit bel et bien d’un problème structurel de l’0rdre économique international en place, non d’une crise conjoncturelle qui peut se régler par des palliatifs ou des mesures d’urgence. La récente promesse de la Banque mondiale d’allouer 500 millions de dollars dévalués pour faire face à cette situation n’est pas seulement ridicule : c’est une plaisanterie de mauvais goût.

Pour s’attaquer à ce problème dans son essence et ses causes mêmes, il faut analyser et transformer les règles écrites et non écrites, les règles accordées et les règles imposées qui régissent aujourd’hui l’ordre économique mondial, ainsi que la création et la distribution des richesses, notamment en ce qui concerne la production et la distribution d’aliments. Ce qui est décisif aujourd’hui, c’est envisager un changement profond et structurel de l’0rdre économique et politique international en vigueur, parce qu’antidémocratique, injuste, exclusif et intenable. Un ordre prédateur, responsable de situations telles que celles que Fidel dénonçait voilà douze ans : « Les eaux se polluent, l’atmosphère s’empoisonne, la nature se détruit. Ce n’est pas seulement la rareté des investissements, le manque d’éducation et de technologies, la croissance démographique accélérée, c’est aussi que l’environnement se dégrade et que l’avenir est toujours plus hypothéqué. »

Par ailleurs, la coopération internationale nécessaire pour faire face à ce moment de crise s’avère indispensable. Des mesures d’urgence doivent permettre d’alléger rapidement la situation des pays où des émeutes sociales ont déjà éclaté. Il faut aussi promouvoir sur le moyen terme des plans de coopération et d’échanges, accompagnés d’investissements conjoints qui accéléreront dans notre région la production agricole et la distribution d’aliments, et assortis d’un engagement résolu et d’une forte participation de l’Etat. Cuba est disposée à contribuer modestement à un effort de ce genre.

Le Programme que nous propose aujourd’hui le compañero Daniel en vue de concerter les efforts, les volontés et les ressources des membres de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et des pays centraméricains et caribéens mérite tout notre appui. Il présuppose que nous comprenions clairement que la situation alimentaire mondiale n’est pas une opportunité, comme le pensent certains, mais une crise très dangereuse. Il implique que nous reconnaissions expressément que nous devons orienter nos efforts à la défense du droit à l’alimentation pour tous et à une vie digne pour les millions de familles paysannes jusqu’ici spoliées, et non que nous saisissions l’occasion pour favoriser des intérêts corporatifs ou de mesquines opportunités commerciales. Nous avons longuement discuté ce point. Il nous faut maintenant agir unis, avec audace, en faisant preuve de solidarité et d’esprit pratique.

Si tel est l’objectif commun, alors on peut compter sur Cuba. Je conclus en rappelant les paroles prévoyantes de Fidel en 1996, toujours aussi actuelles par leur profondeur : « Les cloches qui sonnent aujourd’hui le glas pour ceux qui meurent de faim tous les jours sonneront demain pour l’humanité entière si celle-ci ne veut pas, ou ne sait pas ou ne peut pas être assez sage pour se sauver elle-même. »

Je vous remercie

21:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, cuba | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/04/2008

29/04/2008: Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie...

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Sujet: Soutien au peuple bolivien
Date: Tue, 29 Apr 2008 19:40:26 +0200 (CEST)
Répondre à :: polex-collectif-communiste@orange.fr


Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie

Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, Noam Chomsky ,...

La situation en Bolivie est de plus en plus grave. Il est nécessaire de soutenir le Président Evo Morales, en signant et en faisant circuler cet appel, qui sera publié au cours de cette semaine. Exprimez votre soutien à cabohorquez@gmail.com ou à yamp@min.cult.cu

En Bolivie, le processus de changements pour les majorités court le risque d'être brutalement restreint. L'arrivée au pouvoir d'un président indigène, élu avec un soutien sans précédent dans ce pays, et ses programmes de bénéfice populaire et de récupération des ressources naturelles, ont dû affronter dès les premiers moments les conspirations oligarchiques et l'ingérence impériale.
Récemment, l'escalade conspirative a atteint ses niveaux maximaux. Les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d'autres pays de notre région. L'histoire montre avec une grande éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes induits et approuvés par de puissants intérêts étrangers ont eu pour l'humanité sur tous les terrains.
Devant cette situation nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques de changement et au processus constitutif souverain du peuple bolivien. De même, nous rejetons l'appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l'unité d'une nation de notre Amérique.

Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté pour qu'elles unissent leurs voix pour dénoncer, par toutes les voies possibles, cette manoeuvre divisionniste et déstabilisatrice dans une heure historique pour l'Amérique Latine.

Adolfo Pérez Esquivel (Argentina); Rigoberta Menchú (Guatemala); Noam Chomsky (EEUU); Oscar Niemeyer (Brasil); Eduardo Galeano (Uruguay); Ignacio Ramonet (España/Francia); Elena Poniatowska (México); Frei Betto (Brasil); Gianni Vattimo (Italia); Adolfo Sánchez Vázquéz (España/México); Ernesto Cardenal (Nicaragua); Armand Mattelart (Bélgica); Ramsey Clark (EEUU); Manu Chao (Francia/España); Franz Hinkelammert (Alemania/Costa Rica); Francois Houtart (Bélgica); Alfonso Sastre (España); Paul Leduc (México); Fernando Pino Solanas (Argentina); Roberto Fernández Retamar (Cuba); Howard Zinn (EEUU); Keith Ellis (Canadá); Jorge Enrique Adoum (Ecuador); Belén Gopegui (España); Arturo Roig (Argentina), Jesusa Rodríguez (México); Stella Calloni (Argentina); Joao Pedro Stedile (Brasil); Eric Toussaint (Bélgica); Rafael Cancel Miranda (Puerto Rico); Richard Gott (Reino Unido); Miguel D'Escoto (Nicaragua); Silvio Rodríguez (Cuba); Carmen Bohórquez (Venezuela); Víctor Heredia (Argentina); Blanca Chancosa (Ecuador); Thiago de Mello (Brasil); Juan Mari Bras (Puerto Rico); Hildebrando Pérez (Perú); Pascual Serrano (España); Fernando Rendón (Colombia); Víctor Víctor (República Dominicana); Luisa Vicioso (Rep. Dominicana); Cecilia Todd (Venezuela); Alex Cox (Reino Unido); Danny Rivera (Puerto Rico); Isaac Rosa (España); Jean Marie Binoche (Francia); Ramón Chao (España/Francia); Pablo Guayasamín (Ecuador); Andrés Sorel (España); Ariel Dorfman (Chile); Carlo Frabetti (Italia/España); Carlos Fazio (México); Manuel Cabieses (Chile); Carlos Fernández Liria (España); Cintio Vitier (Cuba); Héctor Díaz-Polanco (Rep. Dominicana/México); Javier Couso Permuy (España); Jaime Caycedo (Colombia); Fernando Martínez Heredia (Cuba); Isabel Parra (Chile); James Cockcroft (EEUU); Fina García Marruz (Cuba); Fernando Morais (Brasil); Juan Madrid (España); Pablo Marcano García (Puerto Rico); Graziella Pogolotti (Cuba); Piero Gleijeses (Italia/EEUU); Raúl Pérez Torres (Ecuador); Miguel Barnet (Cuba); Roberto Diaz Castillo (Guatemala); Nancy Morejón (Cuba); Salim Lamrani (Francia); Santiago Alba Rico (España); Saul Landau (EEUU); Stefania Mosca (Venezuela); Víctor Flores Olea (México); Wim Dierckxsens (Costa Rica); Wozniak (Polonia); Eric Nepomuceno (Brasil); Aldo Díaz Lacayo (Nicaragua); Alfredo Vera (Ecuador); Angel Augier (Cuba); Antonio Elías (Uruguay); Beverly Keene (Argentina/EEUU); Constantino Bértolo (España); Michel Collon (Bélgica); Juan Carlos Camaño (Argentina); César López (Cuba); Emir Sader (Brasil); Fernando Buen Abad Domínguez (México); Eduardo Torres-Cuevas (Cuba); Gennaro Carotenuto (Italia); Gilberto Maringoni (Brasil);Gloria la Riva (EEUU); Hernando Calvo Ospina (Colombia); Higinio Polo (España); Iván Padilla (Venezuela); Jaime Sarusky (Cuba); James Early (EEUU); Jorge Beinstein (Argentina); Jorge Sanjinés (Bolivia); José Steinsleger (Argentina/México); Julio César Monge (El Salvador); Lasse Söderberg (Suecia); José Hugo Moldiz Mercado (Bolivia); José Pertierra (Cuba/EEUU); Luciano Vasapollo (Italia); Luis Bilbao (Argentina); Manuel Talens (España); Marcos Roitman (Chile): Marlon Santi (Ecuador); Matías Bosch (Rep. Dominicana); Michele Mattelart (Francia); Montserrat Ponsa Tarres (España); Néstor Kohan (Argentina); Pablo Armando Fernández (Cuba); Roberto Montoya (Argentina/España); Sergio Trabucco (Chile); Medea Benjamín (EEUU); Reynaldo González (Cuba); Roberto Sánchez Ramos (España); Setsuko Ono (Japón/EEUU); Vicente Battista (Argentina); Vicente Rodríguez Nietzsche (Puerto Rico); Winston Orrillo Ledesma (Perú); Alberto Lecci (Argentina); Alejandro Moreano (Ecuador); Alessandra Riccio (Italia); Alicia Jrapko (EEUU); Ana Esther Ceceña (México); Angel Juarez Almendros (España); Antoine Chao (Francia); Ángeles Maestro (España); Antón Arrufat (Cuba); Aram Aharonian (Uruguay); Claudia Camba (Argentina); Carilda Oliver Labra (Cuba); Claudia Korol (Argentina); Daniel Lorenzi (Italia); David Acera (España); Faride Zeran (Chile); Diosdado Toledano (España); Félix Julio Alfonso López (Cuba); Francisco (Pancho) Villa (Chile); Irene Amador (Colombia); Francisco de Oraa (Cuba); Jane Franklin (EEUU); Humberto Arenal (Cuba); Juan Brom (México); Lisette Nicole Adoum (Suiza); Jorge Ibarra (Cuba); Luciano Alzaga (Argentina); Marilia Guimaraes (Brasil); José Ignacio López Vigil (Cuba); Manuel de la Rica (España); Maximilien Arvelaiz (Venezuela); Leonardo Acosta (Cuba); Miguel Mirra (Argentina); Milagros Rivera Rérez (Puerto Rico); Oscar-René Vargas (Nicaragua); Osvaldo León (Ecuador); Paulo Nakatani (Brasil); Pepe Viñoles (Uruguay); Red Ronnie (Italia); Rolando Rodríguez (Cuba); Sara Rosemberg (Argentina); Vicente Romano (España); Sergio Ortiz (Argentina); Yamandú Acosta (Uruguay); Antonio Cuesta (España); Antonio Gaztambide (Puerto Rico); Coriún Aharonian (Uruguay); Rosa Miriam Elizalde (Cuba); Daniel del Solar (EEUU); Ángel Guerra (Cuba); Edgar Páez (Venezuela); Eva Golinger (EEUU); Guillermo C. Cohen-DeGovia (México); Estrella Rey (Cuba); Hiram Guadalupe Pérez (Puerto Rico); Humberto Mata (Venezuela); Isabel Monal (Cuba); Jhonny Jiménez (Ecuador); Joseba Macías (País Vasco); Juan Carlos Monedero (España); Julio Pomar (México); René Vázquez Díaz (Cuba); Liliana Játiva (Ecuador); Daniel das Neves (Argentina); Luis Hernández Navarro (México); María del Carmen Barcia (Cuba); Mertxe Aizpurua (País Vasco); Andrés Gómez (Cuba/EEUU); Nayar López (México); Ramon Franquesa (España); Zoyla Lapique (Cuba); Margarita Zapata (México); Miguel Urbano (Portugal); Javier Corcuera (Perú); Alicia Hermida (España); Jaime Losada (España); Alejandro Torres (Puerto Rico); Juan Antonio Hormigón (España); Lidia Fagale (Argentina); Brian Becker (EEUU); Héctor Sosa (Argentina); Ana María Larrea (Ecuador); Ana Villareal (Argentina); Beatriz Chisleanschi (Argentina); Carlos A. Lozano Guillén (Colombia); Judith Rabinovich (Argentina); Sergio Arria (Venezuela); Elinor Cesín (Venezuela).

Aura Piña Rodríguez
Especialista en Gestión Cultural
Ministerio del Poder Popular para la Cultura
República Bolivariana de Venezuela
Celular +58.416-7416710
Oficina +58.212.5097754 / 53


Jean Louis Bertrand

Un site pour être informé de la situation internationale,
des ambitions de l'impérialisme (eh oui ça existe plus que jamais),
des résistances dans le monde (ça se développe!)
de l'action des communistes en France et dans le Monde (il y en a!)

http://pagesperso-orange.fr/polex/

14:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, actualite, medias, bolivie, petitions, ameriquenromain, presse, appels, cuba, television, information, silence, usa, imperialisme, solidarite, cia, economie, socialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/03/2008

24/03/2008: 3719 sites Internet bloqués par les USA ...


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Sujet: Fw: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)
Date: Mon, 24 Mar 2008 20:16:49 +0100
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Sent: Monday, March 24, 2008 7:14 PM
Subject: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)

 
ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

3719 sites Internet bloqués par les USA

 

Qui est eNom, qui a bloqué 3.719 sites Internet déplaisant aux Etats-Unis ?
par Rosa Miriam Elizalde

Les Etats-Unis financent des organisations comme Reporters sans Frontières pour attaquer certains pays sur le thème de la liberté d'Internet. Or, ces mêmes Etats-Unis ont bloqué 3.719 domaines.com en violant leurs propres lois.

Cubadebate, 06/03/2008
Traduit par Jose Gregorio pour Investig'Action

Le New York Times a raison de qualifier de 'scandaleuse' la décision nord -américaine d' appliquer à internet, et cela dans tous les pays, des réglementations dont la légalité est insoutenable même sur le propre territoire des USA.

C`est un excellent article, mais qui laisse de côté des éléments d`information essentiels qui aideraient à comprendre pourquoi la censure des sites web dont les noms portent le suffixe .com, le plus utilisé sur le réseau des réseaux, n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg d'une agression de plus grande portée contre Cuba et contre le réseau mondial.

Combien de noms de domaine liés a Cuba apparaissent-ils sur la liste noire du Département du Trésor nord-américain?

Revue avec une patience toute asiatique, la liste noire de l`OFAC recense 557 entreprises 'maudites' dans le monde et 3719 domaines .com qui ont été bloqués sur le net sans la moindre notification préalable à leurs propriétaires. Pour se faire une idée de ce que cela signifie, il suffit de regarder le rapport le plus récent relevé du registre de domaine en Amérique latine (www.latinoamericann.org ).

On constate que Cuba possède 1434 sites web avec nom de domaine .cu . C'est dire que les USA ont bloqué quasi trois fois plus de sites que tous ceux qui sont enregistrés par l'île sous le générique «.cu ».

- Qui est eNom, l'entreprise qui a bloqué les sites de Mr Marshall?

L'entreprise eNom est la 2ème plus grande entreprise au monde en registre de domaines, accréditée par l`ICANN (acronyme en anglais de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, société internet pour l`assignation, l'attribution de noms et numéros), une organisation supposée indépendante sous laquelle s'ordonne le net.
L`ICANN désigne les noms et numéros de domaine, l'équivalent des codes postaux sur internet.

- Les USA peuvent-ils bloquer tout le net?

C'est une nouvelle preuve que les USA contrôlent non seulement l'accès de leurs citoyens au cyber-espace, mais aussi celui de tous les usagers de l'internet global.

Bien qu'il existe sur le net une grande rhétorique libertaire au niveau mondial, l'ICANN dépend du Département du Commerce US et des législations nord-américaines, à tel point qu'elle viole sans sourciller ses propres statuts.

Ses interventions sur le net sont supposées être d'ordre technique et ne peuvent censurer de sites, ni combattre ou appuyer aucune norme légale ou politique.
S'il y a la moindre réclamation sur le droit de propriété, elle doit la soumettre à l`arbitrage international.Néanmoins, eNom, inscrite à cette corporation et avec les mêmes fonctions, non seulement s'est soumise à une décision du gouvernement nord-américain, violant ainsi les législations d'autres pays, mais en plus sans même le notifier aux entreprises et personnes ainsi lésées, comme le signale le New York Times.

Le fait démontre que les USA contrôlent les principaux serveurs internationaux et peuvent en pratique bloquer tout ce qu'ils veulent sur le net sans même le prétexte d'une agression terroriste.

- Quelle loi les USA utilisent-ils pour violer la souveraineté de notre pays et de tous les pays du monde sur le net?

La Loi Torricelli ou Loi d`autorisation et de défense nationale pour l'année fiscale 1992, qui autorisa la connexion de l'île au réseau par satellite avec la condition que chaque megabyte (rang de vitesse de connexion) devait être sous contrat avec une entreprise américaine ou une de ses filiales et approuvé par le Département du Trésor.

Cette loi établit des limitations et des sanctions extraordinaires, comme des amendes de 50000 dollars pour chaque violation, pour ceux qui favoriseraient dans ou hors des USA le négoce électronique ou le moindre bénéfice économique pour l'île.

Ceci a été appliqué rigoureusement depuis et, petit à petit, l`OFAC a complété sa liste noire, jusqu'au délire récemment découvert par le journal nord-américain.

Par ailleurs, ce bureau consacre bien plus de fonctionnaires à surveiller les citoyens du monde qui voyagent ou envoient de l`argent à Cuba qu'à poursuivre les transactions suspectées de financer le terrorisme aux USA.

En avril 2004, l`OFAC informait le Congrès que, parmi ses 120 employés, quatre étaient désignés pour suivre la piste des finances d`Osama Bin Laden et Saddam Hussein, pendant que près de deux douzaines s'occupaient de renforcer le blocus contre Cuba.

Ils ont admis utiliser internet comme source fondamentale pour suivre les pistes de l'argent.

- Que peut-on faire?

L`OMPI, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, établit le droit de chaque personne à présenter une demande liée à un nom de domaine enregistré sous .com .net .org.
Conformément à l`article 4 de l`ICANN, on peut soumettre à l`arbitrage international tout cas d'enregistrement abusif d`un nom de domaine ou toute censure de celui-ci avec circonstances démontrées dans la demande écrite.

Et bien, grâce à cet article du New York Times et aux spécialistes consultés par ce journaliste, il existe 3719 demandes potentielles pour censure de la part des USA. Qui commence?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-19%2015:04:17&log=invites



18:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, actualite, internet, imperialisme, cuba, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/02/2008

Des centrales FGTB à la rencontre du syndicat cubain

Eddy Van Lancker, secrétaire national de la FGTB, on le reconnaît tout de suite : grand, chevelu et barbu… Il travaille depuis l’âge de quatorze ans. Plus tard, il est devenu secrétaire syndical, tout en restant actif sur bien des terrains : sport, culture, Forum social mondial… Depuis le milieu des années 1990, il est impliqué dans les initiatives de solidarité avec Cuba. Que va faire là-bas un syndicaliste belge ?

Pol De Vos
14-03-2007

« Cuba n’est pas parfait, mais nous pouvons y apprendre beaucoup »

Eddy Van Lancker. Depuis longtemps, la FGTB ne s’occupe plus seulement de ce qui se passe dans les entreprises. Nous sommes également actifs sur les plans politique et social. À Cuba, cette imbrication du syndicat avec le reste de la société est bien plus forte encore. Chez nous, il existe une forte autonomie des centrales et des secteurs. Nous travaillons de façon plus fragmentaire. À Cuba, ils parviennent mieux à travailler avec tous les secteurs ensemble dans un but communautaire.

Ce qui me surprend à chaque visite, c’est la forte dynamique et l’enthousiasme de leurs militants et cadres intermédiaires. Nous avons beaucoup de gens engagés mais, à Cuba, l’engagement personnel est encore plus grand, globalement parlant.

 

De quoi déduisez-vous cela ?

Eddy Van Lancker. Parfois, pour les Européens comme moi, c’est difficile à saisir. Il s’agit de la manière dont ils peuvent aborder les plus petits des problèmes dans les entreprises et, en même temps, entamer la discussion sur les grandes questions sociales. Comment ils cherchent à améliorer le rendement de leur entreprise et luttent en même temps pour la qualité de la production. Pour nos militants, ici, c’est le cadet des soucis… Mais le contexte social est totalement différent aussi. Là-bas, ils ne travaillent pas pour un patron qui cavale avec les bénefs, mais pour le développement de leur pays.

 

Les travailleurs cubains ont-ils beaucoup à dire ?

Eddy Van Lancker. Je dois reconnaître que le processus décisionnel au sein du syndicat cubain CTC (Central de Trabajadores de Cuba) est encore plus démocratique que dans notre syndicat. Chaque section et chaque entreprise choisissent non seulement leur propre direction mais, lors des congrès auxquels j’ai pu assister, j’ai également pu voir une culture du débat très ouverte avec, parfois, des discussions très dures. Cette présence massive de militants qui se battent pour les points de vue de la base assure une énorme participation. Il n’est pas rare de voir un plan modifié de fond en comble après un large débat. Qu’il s’agisse du représentant d’une petite ou d’une grosse entreprise, ou du responsable provincial, ils ne se gênent pas pour donner leur avis. Chez nous, le fonctionnement représentatif fait quand même parfois que le débat perd en intensité…

 

Qu’est-ce qui vous surprend encore plus à Cuba ?

Eddy Van Lancker. Le développement intellectuel. Il existe un haut niveau de formation. Des tas d’idées fleurissent et le niveau culturel est élevé. Mais ces choses requièrent une grande liberté pour chaque individu. Maintenant, je ne veux pas nier que le contrôle social à Cuba soit vraiment très grand. Mais cela a trait aussi à la menace des États-Unis qui pèse depuis des dizaines d’années. Retirez l’embargo, et bien des choses en plus seront possibles.

Et quels sont les problèmes ?

Eddy Van Lancker. Nous ne devons pas idéaliser la situation de la femme, par exemple.

 

Le machisme latino…

Eddy Van Lancker. Le comportement machiste est encore et toujours un problème, dans toute l’Amérique latine, d’ailleurs. Et, soyons honnêtes, chez nous aussi, souvent. Je remarque néanmoins qu’il y a à Cuba bien plus de femmes actives dans le syndicat que chez nous. Et je vois aussi plus de femmes occuper des fonctions dirigeantes.

 

Et la drogue ?

Eddy Van Lancker. On trouve beaucoup moins de toxicos que chez nous, mais il y en a. Rien du monde ne leur est inconnu, peut-on dire. Naguère, les autorités ont essayé d’arrêter ça. Aujourd’hui, c’est fini. Puis, il y a la prostitution. Qui n’est pas non plus aussi poussée que chez nous, mais elle existe. Mais, il serait très hypocrite de tirer à boulets rouges sur le problème. Chez nous, la misère et l’exploitation qui se cachent derrière la prostitution sont si scandaleuses, souvent, que nous ferions mieux de la fermer à ce propos.

 

Les pauvres à Cuba, se réfugient-ils dans les villes comme dans bien des pays du tiers monde ?

Eddy Van Lancker. L’exode rural est réel. À Cuba aussi, il y a des gens qui s’en tirent moins bien que d’autres. Certainement depuis la crise économique des années 1990. Nous ne sommes pas aveugles. Durant nos visites, nous en avons discuté très ouvertement avec les syndicalistes cubains. Ils ne nient pas les problèmes. Cuba n’est pas parfait, mais les résultats sont là. Nous pouvons apprendre beaucoup d’eux.

Comment la solidarité de la FGTB avec Cuba a-t-elle commencé ?

Eddy Van Lancker. Dans le temps, la FGTB n’avait aucun lien avec Cuba. Sous la pression de la base, des initiatives de solidarité venant des centrales et des régionales se sont développées avec le syndicat cubain CTC (Central de Trabajadores de Cuba) : en Flandre occidentale depuis le milieu des années 1990 et, depuis lors, à la FGTB-Métal aussi, à la CGSP, à la Centrale générale…

 

Et comment vous y êtes-vous retrouvé impliqué ?

Eddy Van Lancker. En 1995, en tant que secrétaire de la FGTB-Textile, j’ai reçu une invitation à un Congrès international du CTC cubain. Cette expérience a été très enthousiasmante. En tant que centrale du textile en Flandre occidentale, nous avons bâti des contacts avec le syndicat d’une firme textile de Santa Clara. Depuis lors, les liens se sont rapidement développés. En 1999, nous sommes allés visiter Cuba avec un groupe de 120 militants. Pour beaucoup, ç’a été une expérience nouvelle. Nous sommes revenus avec 120 ambassadeurs qui défendaient Cuba bec et ongles. Nous sommes allés partout raconter des histoires concrètes sur la façon dont les choses se passaient à Cuba. Bien vite, un grand intérêt est apparu dans d’autres centrales.

 

Cuba joue un rôle de plus en plus important en Amérique latine. Vous intéressez-vous aussi à d’autres pays de la région ?

Eddy Van Lancker. Depuis notre expérience à Cuba, notre solidarité internationale n’a cessé de croître. Nous avons maintenant d’autres projets en cours au Honduras, au Nicaragua et au Pérou. Il est important aussi de mettre sur pied la solidarité dans des circonstances plus difficiles. Mais nous considérons notre collaboration avec Cuba comme un exemple de « bonne pratique » pour les projets d’ailleurs. Pour notre travail international, Cuba a été le catalyseur. Et ce l’est encore aujourd’hui.

 

En quoi consistent exactement les initiatives de solidarité avec Cuba ?

Eddy Van Lancker. Depuis quelque temps, nous soutenons la formation syndicale, entre autres, avec des ordinateurs et du soutien logistique. Ici, la Régionale de Flandre occidentale travaille en collaboration avec la CGSP. La région du Limbourg et la centrale générale soutiennent un projet dans le secteur de la construction. Une telle fraternisation est magnifique : nos militants se reconnaissent dans le travail de leurs collègues cubains. À l’usine de textile de Santa Clara, ils utilisent par exemple de vieux métiers à tisser de l’entreprise Picanol, à Ypres. Parmi les belges présents, plusieurs avaient travaillé naguère sur de tels métiers. Néerlandais, français, espagnol, la barrière linguistique ne jouait plus aucun rôle. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les Belges et les Cubains étaient occupés ensemble sur les machines. Ajoutez-y la jovialité naturelle des Cubains et vous devinez le reste. Cela crée un lien qu’on ne peut plus rompre. On en devient accro. (Il rigole.)

 

En mai, vous repartez avec 80 personnes à Cuba. Comment faites-vous pour enthousiasmer chaque fois des dizaines de militants pour ce genre de voyage ?

Eddy Van Lancker. La préparation débute déjà peu après le voyage précédent. D’abord, il y a les récits enthousiastes, les témoignages, puis on regarde comment nous pouvons organiser un prochain voyage. Nous proposons à nos militants une formule épargne : chaque mois, ils mettent de côté entre 25 et 40 euros pour le voyage. C’est nécessaire, car les voyages ne sont pas bon marché, même si nous essayons de maintenir les prix le plus bas possible. Pour les gens qui s’inscrivent, nous esquissons le contexte cubain : les événements locaux, l’embargo, etc. Mais notre point de départ, c’est que les gens doivent découvrir eux-mêmes le pays. Nous ne pouvons pas comparer comme cela Cuba et la Belgique, mais plutôt Cuba et l’Amérique centrale. Si je devais habiter là-bas, je saurais bien quel pays choisir !

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Le temps n’est pas encore mûr pour un seul syndicat mondial

En novembre 2006, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, dont faisait partie la FGTB) et la Confédération mondiale du travail (CMT, dont la CSC était membre) ont fusionné pour constituer la Confédération syndicale internationale (CSI). À côté de cela, il y a encore la Fédération syndicale mondiale (FSM), au sein de laquelle le CTC cubain joue un rôle actif.

Eddy Van Lancker. Sur le plan mondial, il y a toujours aujourd’hui deux fédérations syndicales, la nôtre et celle qui comprend le syndicat cubain. Je verrais d’un bon œil qu’on puisse former un seul syndicat mondial. Les responsables syndicaux cubains soutiennent aussi cette idée. Il en est question mais, pour l’instant, il y a encore trop de problèmes.

La CISL hésite, affirmant que Cuba ne serait pas démocratique. Mais à Cuba non plus, le temps n’est pas encore venu. Ici, le blocus américain joue un rôle central. Si l’agressivité des USA disparaissait, il y aurait plus d’ouverture dans la société cubaine, ce qui améliorerait la collaboration internationale entre syndicats. Nous espérons que notre collaboration avec Cuba co ntribue déjà à unir tous les travailleurs en une seule association internationale.

Cela fait environ dix ans que nous nous occupons de solidarité internationale, mais le syndicat cubain le fait depuis bien plus longtemps. Il a de bons contacts avec des syndicats d’autres pays de la région et dispose d’un réseau très ramifié. En Belgique, jamais encore nous n’avons organisé de congrès international sur un thème spécifique. À Cuba, ils le font tous les deux ans.

Indépendament du syndicat, ce qui surprend aussi, c’est la force de l’aide médicale internationale des Cubains. Au Honduras, en Amérique centrale, nous avons visité une plantation. Au beau milieu de cette plantation, les ouvriers agricoles vivent dans des conditions souvent misérables. Là aussi, il y avait un petit hôpital. Avec un médecin… cubain. Au Nicaragua, dans les montagnes autour de Matagalpa, nous avons visité un poste-santé. Avec, là aussi, un médecin… cubain !

 

 

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Le syndicat cubain CTC

Le syndicat cubain CTC a été fondé en 1939. Jusqu’en 1959, il travaille surtout dans la clandestinité. Au début des années 1950, les Américains envoient le général Fulgencio Batista à La Havane. Celui-ci sort de dix années de formation aux États-Unis. Le 10 mars 1952, il prend le pouvoir. C’est le début d’une dictature très dure. L’opposition est mise hors la loi. Bien des militants syndicaux disparaissent en prison et nombre de dirigeants du syndicat sont assassinés. En 7 ans, la dictature fait plus de 20 000 morts.

Le 1er janvier 1959, les révolutionnaires dirigés par Fidel Castro renversent la dictature. Le nouveau gouvernement libère aussitôt tous les militants du CTC qui, pour la première fois de son histoire, peut opérer librement à Cuba.

Tant avant qu’après la révolution, Cuba n’a jamais eu qu’une seule centrale syndicale. Dès sa création, le CTC a fortement mis l’accent sur l’unité des travailleurs. En tant que classe, ils ont tous les mêmes intérêts. Le gouvernement cubain négocie avec une seule centrale. Comme aux États-Unis ou en Allemagne, où le gouvernement négocie également avec un seul partenaire syndical.

Actuellement, le CTC compte 3,2 millions de membres. Cela signifie que plus de 90 % des travailleurs cubains sont affiliés. Tout le monde peut devenir membre du CTC, quelles que soient ses convictions politiques, sa religion, son origine ethnique…

Chaque lieu de travail, aussi petit soit-il, a au moins un délégué syndical. Cela revient en moyenne à un délégué syndical pour 4,5 travailleurs. C’est beaucoup, sans doute, mais cela tient au fait qu’il y a tant de petites entreprises et ateliers qui emploient peu de main-d’œuvre.

 

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18:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, cuba, revolution | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2008

23/02/2008: L'ANC rend hommage à Fidel Castro...

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Sujet: [CSP] l'ANC rend hommage à Fidel Castro
Date: Sat, 23 Feb 2008 16:53:56 +0100
De: CubaSolidarity <cubasolidarity@club-internet.fr>


L'ANC rend hommage à Fidel Castro

AFRIQUE DU SUD - 20 février 2008 - XINHUA

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a rendu hommage mercredi au leader cubain Fidel Castro qui a renoncé mardi à la présidence de Cuba, le qualifiant d'une "légende vivante".

Dans une déclaration, l'ANC a exprimé son espoir que M. Castro se porterait mieux après son retrait.

"Le peuple cubain, sous la direction du président Castro, s'est engagé dans la libération du peuple opprimé de l'Afrique, notamment en Afrique du Sud", a indiqué la déclaration de l'ANC.

"Ils ont non seulement contribué à la transformation de notre pays, mais ont aussi continué à soutenir nos efforts de reconstruction et développement en enoyant leurs médecins", ajoute la déclaration.

La déclaration rappelle aussi l'envoi de 300.000 soldats cubains en Angola dans les années 1970 chargés d'appuyer le pays et l'aile militaire de l'ANC durant la lutte contre le régime d'apartheid.





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20:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, romain, socialisme, revolution | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/09/2007: Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela ...

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Sujet: [CSP] [GRANMA] Langford, nouveau Super Espion de Bush.....
Date: Tue, 13 Nov 2007 13:55:12 EST
De: Denisjpmo@aol.com
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela

PAR JEAN-GUY ALLARD, de Granma international

SI la date de naissance décide du destin des personnes, Timothy Evan Langford, le nouveau Super espion de Bush pour Cuba, était prédestiné pour cette mission: il est né en 1959, année de la révolution cubaine, et le 26 mars, Jour des organismes de sécurité de l’'île.

La plaisanterie s'’arrête là. Langford n’'a pas été choisi au hasard par le Directeur national du renseignement des États-Unis, Mike McConnnell, le bras droit de Bush en matière d’'espionnage, pour «coordonner » la guerre sale contre Cuba et le Venezuela.

Ce fonctionnaire de l'’appareil infernal qu'’utilise l'’empire quand «on ne doit pas voir sa main», depuis Playa Giron jusqu’à Miraflores, est un technicien du renseignement depuis sa sortie de l'’Université du Texas à Austin, où il a été diplômé d'’Études latino-américaines, qui considère le continent comme son laboratoire.

Avec ses manies de bibliothécaire, ses cheveux hirsutes et ses lunettes hors normes, il gère les informations, vraies ou fausses, avec la froideur du laborantin de criminalistique qui dissèque un échantillon de preuve.

Au point où après 15 ans de labeur méticuleux à la Direction d’'analyse de l'’Agence centrale de renseignement, il a été choisi pour être promu chef de l’'Équipe d'’analyse des Cibles dures (sic) de la Compagnie.

Selon le glossaire de l'’espionnage nord-américain, les termes «cibles dures», en anglais «hard target», désignent les pays et, plus précisément, les personnalités politiques que l'’agence priorise et considère comme difficiles à atteindre.

Bien sûr, Cuba apparait depuis plusieurs décennies dans la liste des pays «privilégiés» par l'’attention impériale.

POUR S’'APROCHER, IL PROFITE DE LA VISITE PAPALE

C’'est ainsi que Langford a fait son apparition à Cuba en 1998, profitant de la visite du pape Jean Paul II dans l'’Île, pour se rapprocher de l'’objectif.

Plusieurs jours avant l'’arrivée du Souverain pontife, le 21 janvier 1998, Langford se trouvait déjà embusqué dans le bunker de la Section des intérêts nord-américains (SINA) à La Havane avec ses lunettes d'’approche à la main, les écouteurs en place, déchiffrant les rapports, pas toujours limpides, des dissidents-informateurs à son service.

Durant plusieurs semaines, cet espion de haut vol a mené une activité qui de sainte n'’avait que le ‘s’ pour enrichir ses archives déjà débordantes sur les prétendues réalités cubaines.

Il a aussi eu tout le temps de profiter de La Havane, terre interdite pour ses compatriotes par les lois criminelles du blocus, de savourer son rhum légendaire et de fumer ses inimitables cigares.

Détail intéressant, Langford, selon son curriculum, est marié à Maria Garnica. On ignore s'’il s’agit de ces mêmes Garnica liés à Jeb Bush par son épouse, Columba. Le petit frère de George W., nous révèlent les archives, s’'est épris de Columba Garnica à Leon, Guanajuato, au Mexique, et s’'est marié avec elle en 1974… à Austin, Texas. Que le monde est petit!

LE CHEF DES CIBLES DURES EN SAIT LONG

Langford a de l’'Amérique latine une connaissance approfondie grâce à plusieurs «voyages d’'études» dans les points d'’observation dont dispose la CIA sur le continent.

Il sait presque tout, sinon tout, des plus répugnantes opérations menées par la CIA.

Et on observera qu'’il obtient la direction de l'’Équipe d’'analyse des Cibles dures de l’'Agence… en 1997, précisément quand la Fondation nationale cubano-américaine, depuis le territoire cubano-américain, utilisant un agent de la CIA de carrière, Luis Posada Carriles, déchaine la campagne d’'attentats contre des installations touristiques à La Havane.

Ce fut l’'année des bombes dans les hôtels, du Cohiba au Copacabana, de la mort du jeune touriste italien Fabio Di Celmo... mais aussi du yacht La Esperanza, intercepté accidentellement, dans lequel se trouvaient quatre collaborateurs actifs de son organisation qui se dirigeaient vers l'’île de Margarita pour assassiner le président de Cuba.

Timothy Langford ne pouvait ignorer au cours de cette année de tant de crimes contre Cuba, avec le réseau de renseignement dont il dispose, chaque détail des activités de terrorisme international qu'’encourageait l'’empire.

Il est aussi impossible, en toute logique, qu'’il ait ignoré chaque élément du complot que la même FNCA a ourdi et qui s’'est terminé par l'’arrestation de Luis Posada Carriles et de trois terroristes notoires de Miami, à Panamá en novembre 2000, alors qu'’ils préparaient un attentat contre le chef d'’État cubain dans un amphithéâtre universitaire.

Il est possible qu'’il doive son nouveau poste, sinon au népotisme, grâce à l’'efficacité avec laquelle ses services ont noyé le dossier de Posada après son retour intempestif sur la terre de ses maîtres.

Et que sait le chef des Cibles dures de l’'opération qui a mené au coup d'’État qui, en 2002, a donné le pouvoir à une junte d’'oligarques fascistes dirigés par Pedro Carmona Estanga, au Venezuela?

Et des complots actuels que continuent à ourdir contre Cuba et le Venezuela, les services spéciaux que Fidel Castro, avec tant de justesse, a appelé la machine à tuer?

Ce sont des centaines de questions que l’'on pourrait ainsi se poser au sujet de ce nouvel homme d’'appareil que McConnell, avec tant de confiance, a introduit dans le cénacle des têtes brûlées.

Langford remplace à ce poste Norman Bailey, ex conseiller de Ronald Reagan, disciple du très controversé Lyndon Larouche et protégé du sanguinaire John "El Embajador" Negroponte.

La nomination de Timothy Langford se fait parallèlement aux projections de l’'Annexe secrète du Plan Bush pour l'’annexion de Cuba dont les caractéristiques principales sont l'’agression, le crime, l'’illégalité, le terrorisme et même l’'assassinat.

Dans la version du Plan Bush diffusée le 10 juillet 2006, on signale textuellement que: «Pour des raisons de sécurité nationales et une mise en place effective, certaines recommandations sont contenues séparément dans une annexe secrète». Selon les experts, le document contient de nouveaux complots pour assassiner le président de Cuba, de nouveaux plans d’'attaques terroristes et d’'agression militaire.

Le dernier discours de Bush et ses grotesques appels à la sédition confirment le maintien de ces orientations maintenant gérées par Langford.

Dans le cas du Venezuela, des unités spéciales de la CIA ont été activées en complicité avec des éléments terroristes de la mafia de Miami, et des opérations de renseignement ont été menées en vue de provoquer des troubles, avec la participation des secteurs d’'opposition subventionnés par le Département d’État.

http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/lun12/45espia-f.html

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12:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2008

«L’espion qui aime Cuba»...

«L’espion qui aime Cuba»
L’ancien agent de la CIA, Philip Agee sera l'invité d’honneur de Che Presente

Des années durant, il a travaillé pour la CIA américaine. Philip Agee sera l’invité d’honneur de la fête annuelle Che Presente.

Bert De Belder
10-10-2007

« CIA », voilà sans doute l’un des sigles les plus universellement connus et détestés. Des dizaines de films et d’innombrables bouquins en tous genres décrivent soit les exploits, soit les méfaits du service secret américain. Mais rares sont ceux qui le dissèquent et le dénoncent de l’intérieur.

 

Philip Agee a tourné le dos à la CIA et aux Etats-Unis: « Nous appelons cela le monde libre, mais la seule liberté est celle des riches d'exploiter les pauvres.» (Photo archives)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Philip Agee lui-même a travaillé durant des années pour la CIA, la Central Intelligence Agency. Entre 1960 et 1968, il a été case officer, l’agent qui assure le suivi des sources humaines secrètes de la CIA pour un pays donné. Il a travaillé en Équateur, en Uruguay et au Mexique. En 1975, il déballait le linge sale de la CIA dans son fameux ouvrage « Journal d’un agent secret. Dix ans dans la CIA ». Sur 598 pages, Agee explique comment la CIA fait de l’espionnage dans des dizaines de pays, infiltre et sape de l’intérieur des organisations sociales et politiques, influence les médias, commandite ou commet des assassinats et met sur pied des opérations paramilitaires. Agee vous familiarise avec les différentes sections de la CIA, il vous assène des centaines d’abréviations et de codes (des opérations secrètes, mais aussi de chaque agent de la CIA, comme ECSIGIL-1 ou ECFONE-3), il montre comment, dans la plupart des pays, les stations de la CIA sont tout simplement hébergées par l’ambassade des États-Unis et il révèle pas moins de 250 noms d’agents de la CIA à travers le monde.

Qu’est-ce qui a amené Philip Agee à tourner le dos à la CIA ? « J’ai commencé à réaliser que ce que faisait la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que soutenir les structures traditionnelles du pouvoir, permettant à quelques familles de contrôler la richesse, les revenus et le pouvoir de l’État et de l’économie, alors que la majorité de la population en était exclue. Et le seul ciment qui assurait la mise en place de ce système, c’était la répression politique. J’ai décidé que je ne voulais plus y contribuer. »

Sa lettre de démission à l’ancien directeur de la CIA Richard Helms fut une véritable leçon d’éducation politique : « La classe dirigeante en Amérique latine ne renoncera jamais d’elle-même à son luxe et à ses privilèges. Nous appelons cela le ‘monde libre’, mais la seule liberté, dans ces circonstances, est celle des riches d’exploiter les pauvres. C’est une lutte des classes, et c’est aussi la raison pour laquelle les masses se sentent interpellées par le communisme. » Plus loin : « À Cuba, les gens bénéficient de l’enseignement, des soins de santé et d’une éducation à part entière dans le même temps que, sur le plan du logement, de grands progrès ont été réalisés. Il est clair que Cuba est le seul pays qui ait atteint les objectifs sociaux de l’Alliance pour le Progrès. » Ironique, non ? Car cette « Alliance » - un programme d’aide mis sur pied sous le président Kennedy juste après la victoire de la révolution cubaine – voulait justement empêcher, via des réformes, les pays latino-américains de suivre l’exemple cubain.

Tourner le dos à la CIA est une chose mais se mettre à table, c’est une tout autre paire de manches. Et Philip Agee s’en est bien rendu compte. Durant les années qui ont suivi la publication de son bouquin, l’homme n’a plus connu le moindre repos nulle part. George Bush père était à l’époque directeur de la CIA et il voulut mettre Agee derrière les barreaux, et plus encore. Sous la pression des USA, Agee fuit également expulsé de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas, de l’Italie et de la RFA. C’est ainsi qu’il finit par atterrir à Cuba, où il passe aujourd’hui ses vieux jours – il a 72 ans – et gère l’agence de voyages Cubalinda contre le boycott américain de Cuba.

15:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, cuba, cia, histoire, courcelles, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |