07/04/2009

07/04/2009: Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

 
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Sent: Tuesday, April 07, 2009 9:30 AM
Subject: Fidel ou les idées simples mais fondamentales

Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

arton9961Fidel a posé deux problèmes à propos du sommet des Amériques qui se tiendra le 17 et le 19 avril à Trinidad et Tobago : premièrement pourquoi Cuba est-il exclu de ce sommet? Ensuite est-ce que les peuples d’Amérique vont continuer à le tolérer et à admettre des termes inadmissibles contenus dans la déclaration finale telle qu’elle est prévue. Ce à quoi Hugo Chavez a aussitôt rencheri en interrogeant les autres peuples d’Amérique: Fidel a raison, il pose des questions simples mais fondamentales. Cuba est pour nous un point d’honneur et si nous supportons encore le traitement que l’on prétend lui infliger blocus et exclusion, cela prouvera que rien n’est changé.

Ces deux discours parrallèles signifient simplement que Cuba et l’Amérique latine exigent plus que des rumeurs sur l’évolution des relations entre les Etats-Unis et Cuba mais des faits concrets.

Fidel et Cuba, et derrière eux une Amérique latine qui prend conscience de sa force et de son unité ne sauraient se contenter de belles promesses des démocrates. Il y a de multiples expériences en particulier celle de Carter qui ayant entamé un dialogue prometteur prit prétexte de l’affaire des Katangais et de l’intervention cubaine pour faire machine arrière toutes. Et la récente déclaration du vice président J.Biden au Chili  confirmant la volonté US de maintenir le blocus n’est pas faite pour faire s’illusionner les  plus expérimentés des dirigeants latino-américains que sont les frères Castro.
Il est évident que le contexte a évolué avec la fin de l’ère Bush, dans l’opinion publique nord-américaine d’abord, dans les instances dirigeantes quelquefois. Mais s’il a beaucoup été fait état des votes au Sénat aboutissant à des levées partielles de l’embargo, il s’agit essentiellement des mesures récentes prises en 2004 par Bush et non de la politique suivie depuis la naissance de la révolution cubaine qui dès la première année imposait le blocage des quotas sucriers à une île ne vivant que du sucre, c’est même à cette mesure que Cuba répondait par son pas vers le socialisme en nationalisant les raffineries nord-américaines. de surcroit ce n’est pas une nouveauté et depuis de nombreuses années il existe un consensus pour que soient levées certaines mesures nuisibles aux intérêts nord-américains et contraires même à la liberté de voyager du citoyen nord-américain. Ce n’est donc pas le premier vote du Sénat ou de la chambre des réprésentants allant dans ce sens, mais toujours Bush a soit mis son veto, soit employé des artifices de procédure.

Ce qui a évolué, ce qui est essentiel ce n’est pas l’élection d’Obama, c’est ce qui a favorisé l’éléction d’Obama, la crise financière, le formidable échec de la politique de Bush et de nouveaux rapports de forces à l’échelle de l’Amérique latine et du Monde. La prise de conscience y compris par Wall Street et son candidat Obama qu’il fallait changer un petit quelque chose pour que tout reste en état. Est-ce que cela signifie que la situation de Cuba, ce blocus antédiluvien, cet ostracisme d’un autre âge, l’emprisonnement des 5 cubains, va cesser ? Rien n’est moins sur et cela dépend de ce que le monde exigera. L’Amérique latine en particulier mais pas seulement.

Pendant la fin et après l’ère Bush qui a coincidé avec le retrait de fidel des affaires publiques il y a eu à Cuba une intense activité diplomatique, beaucoup de dirigeants de la nouvelle Amérique latine sont venus et ont discuté avec Raoul Castro, la discussion a été suivie en général d’une rencontre avec Fidel et d’une réflexion de celui-ci. Sans parler des liens permanents avec Hugo Chavez. Mais cette activité s’est également accompagnée, toujours en parrallèle avec le président vénézuélien avec la même forme diplomatique avec la Chine et la Russie. Ce qui montrait bien qu’elle était menée au plus haut niveau celui du chef d’Etat qui avait réclamé le droit d’être conseillé par son frère. Il s’agissait de politique internationale mais de celle-ci dépendait l’avenir de l’île, la nature des réformes qui pourraient y être mise en oeuvre si l’étranglement du blocus était levé mais qui devaient être le fait des Cubains et d’eux seuls.

Le changement récent du ministre des affaires étrangères (2 mars) avait fait grand bruit, comme le voulait la presse et les Etats-unis il a été beaucoup question de celui qui partait et dont tout à coup les ennemis de Cuba découvraient les immenses qualités mais trés peu de celui qui arrivait Bruno Rodríguez, 51 ans qui depuis dix ans avait été le principal représentant de la diplomatie cubaine à l’ONU, c’est-à-dire quelqu’un qui avait largement contribué à élargir l’audience de Cuba sur les bases de principes et de solidarité avec les peuples du Tiers Monde, une diplomatie  efficace.

Il était partout annoncé dans un premier temps que les raoulistes chassaient les fidélistes et quand Fidel dans une de ses réflexions avait mis un point final à ce genre de spéculation sur les divisions entre lui et Raoul, nous avons eu droit à d’autres rumeurs qui perdurent sur le fait que les réflexions ne seraient pas de Fidel, on a même pu lire qu’il s’agissait d’un sosie sur les photos. Pourtant il serait difficile vu la multiplication des rencontres diplomatiques d’accorder crédit à de telles informations qui prouvent simplement que dans cette période une des stratégies impériales, faute d’avoir les moyens d’imposer avec brutalité, de diviser entre “les durs” et “les mous”, utilisant ces dernier pour faire baisser la garde non seulement à Cuba mais à l’Amérique latine, et bien au-delà le Tiers-Monde, et l’Eurasie russe et chinoise, il se trouve toujours un appareil médiatique pour colporter les dites rumeurs y compris sur internet.

La manière dont ont été pris par parenthèse le sommet du G 20 et celui de l’OTAN montre à quel point désormais toutes ces forces sont peu sensibles aux sirènes des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Au G 20, comme nous l’avons souligné les deux faits les plus importants sont la montée en puissance de la Chine et la prétention de continuer comme avant en accordant à un FMI inchangé un pouvoir sur le reste de la planète et en particulier sur le Tiers Monde absent (mais que la Chine dans son discours a placé au centre des préoccupations). Là encore nous avions été prévenus des enjeux et même du déroulement par Fidel. Comme d’ailleurs et l’on retrouve ce qui est en train de se passer à propos du sommet des Amériques de Trinidad et Tabago, la conclusion du sommet exposée à la fois d’abord par Chavez puis par Fidel,  a été “est-ce qu’ils croient que rien n’a changé? Et que nous allons tolérer qu’un directoire en faillite qui prétende récupérer quelques membres de la BRIC impose avec de belles paroles l’exclusion des peuples du Tiers monde. Est-ce que 20 dirigeants dont la plupart sont à l’origine des problèmes vont pouvoir imposer leur politique au 172 restant.” D’ailleurs Chavez ne se contentait pas de dire il agissait et mulitpliait les rencontres avec l’Iran, avec le monde arabe, jetait les bases d’une architecture financière nouvelle, revenait au Mexique le tout sur un avion sécurisé prêté par Fidel notait-il. Et maintenant il est en Asie, au Japon puis en Chine.

Il y a donc une logique fondamentale dans la stratégie cubaine, Cuba a toujours été prête au dialogue et ce depuis les premières heures de la Révolution, ce dialogue d’ailleurs comme l’a montré la publication des archives nord-américaines a toujours eu lieu sauf sous Bush (1). Mais ce qui a fait la force extraordinaire de la révolution cubaine est que cette ouverture au dialogue s’est toujours accompagnée d’une extrême méfiance non seulement envers les Etats-Unis mais envers ceux qui  incitaient Cuba à baisser la garde (2). Certes il y a une évolution aux Etats-Unis, les récentes mesures d’assouplissement de l’embargo prises par le Sénat ne date donc pas d’aujourd’hui.  Mais aujourd’hui cela va plus loin, non seulement les financements attribués aux gusanos de Miami sont remis en question à la fois à cause des scandales des détournements mais surtout de leur inefficacité. En revanche il est clair que l’on table plus sur un assouplissement qui donnerait de la force à ceux “qui veulent baisser la garde”, ceux qui veulent croire qu’avec Obama tout a changé et que c’est par mauvaise volonté que les frères Castro présenté comme “la vieille garde” refuserait la main tendue. Il y a là de francs coquins et des esprits faibles qui par narcissime et légereté sont toujours persuadés d’être de grands stratèges en chambre. Mais tout cela est normal et prouve simplement que dans le nécessaire dialogue chacun cherche à se positionner dans le meilleur rapport des forces. Et de ce point de vue il est clair qu’il est difficile d’être meilleur que ceux qui ont réussi depuis plus de cinquante à tenir tête à tous les présidents des Etats-Unis, à vaincre l’isolement et à aboutir aujourd’hui à de nouvelles relations en Amérique latine et même dans le reste du monde et qui aujourd’hui bénéficient d’une nouvelle génération de dirigeants eux-mêmes plus ou moins vaccinés contre les sirène occidentales, celles des Etats-unis mais aussi celles de l’Europe.

Danielle Bleitrach

(1) C’est même à l’occasion de l’un de ces dialogues périodiques sur des questions comme l’immigration ou le trafic de drogue que les USA ont pu remonter jusqu’au5 héros cubains et les arrêter en les accusant de crimes imaginaires et en les faisant juger par un tribunal hystérique de Miami.
(2) C’est d’ailleurs dans la logique de Marti et non de celle de Lénine qu’il existe un parti unique à Cuba puisque Marti disait que tout parti autre que la parti révolutionnaire serait nécessairement annexionniste, soit directement en prônant l’annexion, soit indirectement disent les Cubains aujourd’hui en les incitant à baisser la garde.

 

14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, romain, democratie, imperialisme, silence, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2009

20/02/2009: Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre à la toute puissance de l'empire américain ...

 

From: Comité Valmy
Sent: Friday, February 20, 2009 9:28 PM
Subject: Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre à la toute puissance de l'empire américain


  

Chers amis,

Je souhaiterai d'abord la bienvenue à nos invités Cubains. C'est pour nous un grand honneur de les recevoir et je peux leur dire qu'à travers eux c'est bien à Cuba et au peuple cubain qu'il sera rendu hommage ce soir à l'occasion de 50ème anniversaire de la Révolution de 1959.

Merci également à tous ceux et toutes celles et ils sont nombreux qui assistent pour la première fois à un dîner-débat de l'Académie du Gaullisme. Nous sommes ici dans un espace de liberté et je pense qu'ils ne seront pas déçus par la soirée qu'ils vont passer avec nous.

L'Académie du Gaullisme est, nous nous devons de le rappeler une association gaulliste de stricte obédience, farouchement indépendante du pouvoir politique et des partis politiques, viscéralement attachée à la défense des principes qui guidèrent l'action historique du Général de GAULLE en faveur de l'indépendance nationale, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, du refus de toute hégémonie et de la justice sociale.

Compte tenu des valeurs qui sont les nôtres, nous ne pouvons que déplorer le caractère catastrophiques du contexte international actuel, dû au fait que nous vivons dans un monde unipolaire facteur de guerres et de troubles sociaux.

A l'heure ou, porteur d'immenses espoirs de changement, un nouveau président américain vient d'entrer en fonction, succédant à un président sortant totalement discrédité après huit ans de mandat, nous ne saurions oublier que le monde se porte très mal et que rarement l'avenir n'est apparu aussi sombre et chargé de menaces si aucune rupture véritable ne s'opère avec ce que nous venons de vivre.

Plusieurs conflits meurtriers ensanglantent la planète, conflit israélo-palestinien, conflit irakien, conflit afghan. Notre pensée va en premier lieu vers les populations civiles palestiniennes de la bande de Gaza, terriblement éprouvées. Pendant plus de trois semaines, elles viennent de subir de la part de l'armée d'Israël, allié privilégié et indéfectible des Etats-Unis un véritable enfer, un déferlement massif de missiles et de bombes à fragmentation ou au phosphore suivies d'attaques terrestres menées par des colonnes de blindés.

Le bilan, encore provisoire, en est accablant. Au moins 1300 palestiniens ont été tués dont plus de 400 enfants et une centaine de femmes, la grande majorité des victimes étant des civiles. Cinq mille blessés palestiniens ont été décomptés dont beaucoup ne survivront pas. La bande de Gaza n'est plus qu'un champ de ruines et de désolation. Côté israélien, on déplore treize morts, tragique déséquilibre. Tout cela est humainement et moralement inacceptable. Mais qui a le courage de le dire et de protester parmi les dirigeants européens au nom du droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, au nom du peuple irakien à disposer de lui-même, au nom du peuple afghan à disposer de lui-même ? Faut-il espérer en une prise de conscience salutaire du peuple américain ? Trois ans avant les terribles évènements du 11 septembre 2001, un ancien lieutenant colonel de l'armée américaine, Robert BOWMAN qui avait mené cent une missions de combat au Viêt Nam avant de devenir évêque de l'église américaine déclarait dans The National Catholic Reporter à propos des attentats à la bombe contre des ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya : « Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, aimons la liberté ou défendons les droits de l'homme. Nous sommes détestés parce que notre gouvernement refuse tout cela aux pays du Tiers monde dont les ressources naturelles sont convoitées par nos multinationales. Cette haine que nous avons semée est revenue nous hanter sous la forme du terrorisme. Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles à travers le monde pour tuer des arabes afin que nous puissions nous emparer du pétrole qui dort sous les sables de leurs déserts, nous devrions les y envoyer pour les aider à reconstruire leurs infrastructures, leur fournir de l'eau potable et nourrir leurs enfants affamés. En bref, nous devrions faire le bien au lieu du mal. Qui voudrait nous en empêcher ? Qui pourrait nous haïr pour cela ? Qui voudrait nous bombarder ? C'est cette vérité là que le peuple américain devrait entendre ».Tous, nous souhaitons qu'il l'entende enfin et fasse sienne cette célèbre citation du Général de Gaulle ; « En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer ».

Pour nous gaullistes, Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre et jusqu'ici victorieuse à la toute puissance de l'empire américain dont elle a la malchance d'être le très proche voisin à moins de 180 kms des côtes de Floride.

Une résistance d'autant plus méritoire que l'île de Cuba avec ses 110 000km2 et ses 12 millions d'habitants ne pèse pas lourd face à la première puissance de la planète et à son gigantesque arsenal militaire, surtout depuis qu'elle a perdu la protection que lui accordait autrefois l'Union Soviétique jusqu'à sa disparition en 1990.

Une résistance qui est celle de tout un peuple, une résistance véritablement exceptionnelle, héroïque, pour un petit pays victime d'un embargo économique qui lui est imposé depuis 1961 par les américains pour l'étrangler.

Une résistance qui a permis à Cuba de triompher non seulement à une tentative d'invasion mais aussi d'innombrables manœuvres de déstabilisation en tout genre dont des attentats meurtriers de la part de la CIA, ce bras armé combien redoutable de l'impérialisme américain, toujours présent sur le sol même de Cuba, à Guantanamo mais pu pour très longtemps, espérons-le.

En dépit de critiques malveillantes et de la diabolisation dont Fidel CASTRO et Raul CASTRO font régulièrement l'objet de la part des médias apparemment sensibles aux campagnes de désinformation orchestrées par cette même CIA et ses multiples officines, Cuba apparaît pour beaucoup et notamment pour toute l'Amérique latine comme un exemple et un modèle : un petit David qui défie avec succès depuis cinquante ans, l'énorme géant Goliath.

Cuba est également aux côtés du Venezuela d'Hugo Chavez, de la Bolivie d'Evo MORALES et du Nicaragua de Daniel ORTEGA l'un des promoteurs et acteurs majeurs de l'ALBA, l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques, une alliance d'états libérés de la tutelle américaine. Ces états ont créés sous le symbole du Libertador Simon BOLIVAR un espace d'échanges solidaires non marchands où chaque état donne ce qu'il a et reçoit ce dont il a besoin, une attitude totalement contradictoire avec les accords de libre échange imposés partout dans le monde par les Etats-Unis au nom de l'idéologie ultralibérale, aujourd'hui en pleine déconfiture.

C'est pourquoi, en tant que gaullistes et en tant que français, nous ressentons une très vive sympathie et une profonde admiration à l'égard du peuple cubain, un peuple courageux, digne et exemplaire malgré sa pauvreté et ses difficultés d'existence, un peuple dont nous nous sentons totalement solidaires.

Pour connaître la réalité de votre pays Monsieur l'Ambassadeur, il est absolument nécessaire d'en connaître l'histoire, ce que négligent ceux qui vous dénigrent par ignorance. Force est de constater que Cuba n'a jamais été véritablement indépendant avant la révolution de 1959 et l'arrivée au pouvoir de l'homme qui a incarné cette Révolution, Fidel CASTRO.

Depuis 1492, date à laquelle Christophe Colomb a découvert l'île de Cuba et en a pris possession au nom du roi d'Espagne, Cuba a été jusqu'en 1898, une colonie espagnole, vouée à la culture de la canne à sucre, important des esclaves africains pour y travailler dans les plantations dans les terribles conditions que nous connaissons. Comme tous les autres peuples d'Amérique latine, le peuple cubain a très vite ressenti un irrépressible besoin de liberté et la volonté de s'émanciper du colonisateur espagnol. La longue période coloniale fut ponctuée par des révoltes permanentes et par deux guerres d'indépendance férocement réprimées par les gouverneurs espagnols. C'est au cours de la deuxième guerre d'indépendance que mourut au combat en 1895 le grand poète José MARTI fondateur du Parti Révolutionnaire Cubain et chef charismatique des partisans de l'indépendance. Aujourd'hui encore José MARTI est considéré comme le grand héros national cubain et un modèle auquel s'est toujours référé Fidel CASTRO.

En 1898, les Etats-Unis sous le prétexte officiel de venir en aide aux insurgés cubains, déclaraient la guerre à l'Espagne et après une victoire éclair, occupaient militairement l'île pendant trois ans. Les américains en profitaient pour prendre le contrôle économique de Cuba où leurs intérêts étaient déjà fortement implantés. Ils s'emparaient également de deux autres possessions espagnoles : Porto Rico et les Philippines. Si les Etats-Unis acceptaient en 1902 de retirer leurs troupes de Cuba et de lui accorder une indépendance toute théorique, ils imposaient à la jeune République de Cuba aux termes de l'amendement Platt, du nom du sénateur américain Octave PLATT le droit de conserver des bases navales dont Guantanamo, laquelle devait abriter un siècle plus tard les sinistres geôles de la CIA. De plus, l'amendement Platt autorisait les Etats-Unis à intervenir dans les affaires de Cuba à tout moment et quand bon leur semblerait. Cuba devenait un pays à souveraineté limitée sous tutelle américaine, une sorte de protectorat, une semi colonie. Quatre interventions militaires eurent lieu en application de l'amendement Platt en 1906, 1909, 1917 et 1919 à la demande des dirigeants cubains. Jusqu'en 1959, le pays devait rester sous le joug yankee qui y développe, outre sa domination économique, son tourisme basé sur l'alcool, le jeu et la prostitution.

Plusieurs présidents dont de nombreux dictateurs se succédèrent, tous soumis au protecteur américain et ses tout puissants ambassadeurs érigés en proconsuls, dans une atmosphère permanente de corruption, de scandales, d'injustice sociale et d'oppression. Le dernier de la liste fut le colonel Fulgencio BATISTA , déjà président entre 1940 et 1944 avant de revenir au pouvoir par un coup d'état en 1952 avec la bénédiction des autorités américaines. C'est ce dictateur et son régime qui furent renversés le 1er janvier 1959 par une insurrection populaire dirigée par un jeune avocat de trente trois ans, Fidel CASTRO, son frère Raul CASTRO et un révolutionnaire argentin qui devait devenir un véritable mythe, Che GUEVARA.

Je rappellerai aussi que cette Révolution reçut le soutien spectaculaire d'un célèbre écrivain américain pris Nobel de littérature, Ernest HEMINGWAY qui avait une résidence à Cuba où il écrivit une grande partie de son œuvre dont le vieil homme et la mer et pour qui sonne le glas. Le 1er janvier 1959 marquait un basculement historique pour Cuba avec le triomphe de la Révolution cubaine. A partir de cette date, le peuple cubain s'était enfin émancipé après des siècles d'oppression et de domination. La politique cubaine ne se décidait plus à Madrid ou à Washington mais à La Havane et c'est toujours le cas aujourd'hui en 2009, cinquante ans après.

Grand amateur de cigares cubains, le gaulliste Jacques DAUER, président fondateur de l'Académie du Gaullisme, notre association, malheureusement disparu le 1er septembre 2008 eut pendant les évènements de mai 1968 une occasion originale de manifester la vive admiration qu'il portait à Fidel CASTRO. Comme tous les gaullistes de gauche, Jacques DAUER considérait que la contestation étudiante de mai 1968 n'était pas dirigée contre le Général de GAULLE, alors au pouvoir mais trouvait son origine dans le malaise ressenti par la jeunesse devant les mirages d'une société moderne où la recherche d'un confort matériel tenait lieu d'un idéal exclusif. Un jour de la première semaine de mai 1968, Jacques DAUER et ses jeunes militants du Front du Progrès, un petit parti de gaullistes de gauche qu'il dirigeait à l'époque investirent par surprise la permanence du député du 5ème arrondissement de Paris, rue Cujas. Comme les locaux donnaient sur la rue par deux vitrines, Jacques DAUER colla sur la première la photo de de GAULLE et sur l'autre celle de Fidel CASTRO ajoutant en bas de cette dernière l'inscription « de GAULLE est un rebelle comme moi ». Une autre photographie d'André MALRAUX ornait la porte d'entrée. Et pendant tout les évènements de mai 1968, au plus fort des émeutes, les étudiants contestataires respectèrent cette vitrine qui resta intacte. Après cette anecdote combien significative, il est temps de donner la parole au Général de GAULLE lui-même. Voici en quels termes, dans une allocution prononcée le 27 avril 1965, l'homme du 18 juin, celui qui fut l'âme de la Résistance et le libérateur de notre pays à la barbarie nazie, énonçait sa conception de la France et sa conception du monde telles qu'il les défendit toute sa vie en des principes à valeur universelle de Phnom Pen à Montréal. « Le fait capital de ces sept dernières années c'est que nous avons résisté aux sirènes de l'abandon et choisit l'indépendance. Quant aux problèmes qui se posent dans le reste de l'univers, notre indépendance nous conduit à mener une action conforme à ce qui est à présent notre propre conception, savoir : qu'aucune hégémonie exercée par qui que ce soit, aucune intervention étrangère dans les affaires d'un Etat, aucune interdiction faite à n'importe quel pays d'entretenir des relations pacifiques avec n'importe quel autre, ne sauraient être justifiées. Au contraire, suivant nous, l'intérêt supérieur de l'espèce humaine commande que chaque nation soit responsable d'elle-même, débarrassée des empiétements, aidée dans son progrès sans conditions d'obédience. De là, notre réprobation devant la guerre qui s'étend en Asie de jour en jour et de plus notre attitude favorable à l'égard des efforts de libération humaine et d'organisation nationale entrepris par divers pays d'Amérique latine, le concours que nous apportons au développement de bon nombre de nouveaux Etats africains, les rapports que nous nouons avec la Chine, etc… Bref, il y a maintenant, une politique de la France et elle se fait à Paris.

Certes, cette indépendance que nous pratiquons à nouveau dans tous les domaines ne laisse pas d'étonner voire de scandaliser, divers milieux pour lesquels l'inféodation de la France était l'habitude et la règle. Ceux-là parlent de machiavélisme, comme si la conduite la plus claire ne consistait pas justement à suivre notre propre route ; ils s'alarment de notre isolement, alors qu'il n'y eut jamais plus d'empressement autour de nous. D'autre part, le fait que nous ayons repris notre faculté de jugement et d'action à l'égard de tous les problèmes semble parfois désobliger un Etat qui pourrait se croire, en vertu de sa puissance, investi d'une responsabilité suprême et universelle. Mais qui sait si, quelque jour, l'intérêt que ce pays ami peut avoir à trouver la France debout ne l'emportera pas, de loin, sur le désagrément qu'il en éprouve à présent ? Enfin, la réapparition de la nation aux mains libres, que nous sommes redevenus, modifie évidemment le jeu mondial qui, depuis Yalta, paraissait désormais limité à deux partenaires. Mais comme, dans cette répartition de l'univers entre deux hégémonies et, par conséquent, en deux camps, la liberté, l'égalité, la fraternité des peuples ne trouvent décidément par leur compte, un autre ordre, un autre équilibre, sont nécessaires à la paix. Qui peut les soutenir mieux que nous pourvu que nous soyons nous-mêmes ? ».

Cette très ferme orientation du Général de GAULLE explique la très grande popularité dont il bénéficiait et dont il faisait bénéficier notre pays en Amérique latine. Comment pourrait-on oublier l'extraordinaire succès populaire des voyages officiels qu'il accomplit en Amérique latine en 1964 ? Au Mexique tout d'abord où de GAULLE prononça un discours fameux du balcon du Zocala, sur la place centrale de Mexico devant une foule enthousiaste de trois cent mille personnes qui acclama cette phrase en espagnol qui fait partie de sa légende « Marchanos la mano en la mano » on le vit même porté en triomphe sur les épaules des étudiants mexicains qui arrêtèrent son cortège et le firent descendre de voiture. Il accomplit un long périple en Amérique du Sud dont il visita dix pays, toujours en déplaçant des foules immenses sur son passage et avec toujours le même enthousiasme populaire, champion d'une France libre, indépendante et fraternelle, champion du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le Général de GAULLE y était apprécié et reconnu comme un modèle et comme une référence.

Le Général de GAULLE avait eu un devancier, un siècle plus tôt en la personne d'une autre de nos gloires nationales, Victor HUGO, l'auteur des Misérables. De la même manière que de GAULLE, Victor HUGO devait incarner cette France libératrice et universelle, cette France éternelle, héritière de la période des Lumières et de la Révolution française qui soutenait l'émancipation des peuples et inspirait les libertadors de l'Amérique latine, en témoigne cette lettre que Victor HUGO adressa en 1870 aux femmes de Cuba. A l'époque, Cuba qui se dressait contre le colonisateur espagnol, était en pleine insurrection. Les gouverneurs espagnols réprimaient cette révolte avec une brutalité sauvage et se livraient à des massacres contre la population. Les femmes s'enfuyaient, beaucoup se réfugiaient à New York. Au début de 1870, une adresse des femmes de Cuba fut envoyée de New York à Victor HUGO, alors opposant républicain à Napoléon III et en exil à Guernesey, pour le prier d'intervenir dans cette lutte. Il répondit par une lettre remarquable d'une profonde humanité et qui a gardé toute son actualité. Cette lettre, c'est aussi un hymne magnifique à la liberté des peuples et à l'amitié franco-cubaine, c'est pourquoi les extraits que je vais en lire seront ma conclusion :

« Femmes de Cuba, j'entends votre plainte. Désespérées, vous vous adressez à moi. Fugitives, martyres, veuves, orphelines, vous demandez secours à un vaincu. Proscrites, vous vous tournez vers un proscrit ; celles qui n'ont plus de foyer appellent à leur aide celui qui n'a plus de patrie. Certes, nous sommes bien accablés ; vous n'avez plus que votre voix, et je n'ai plus que la mienne ; votre voix gémit, la mienne avertit. Voilà tout ce qui nous reste. Qui sommes-nous ? La faiblesse. Non, nous sommes la force. Car vous êtes le droit, et je suis la conscience.

La conscience est la colonne vertébrale de l'âme ; tant que la conscience est droite, l'âme se tient debout ; je n'ai en moi que cette force-là, mais elle suffit. Et vous faites bien de vous adresser à moi.

Je parlerai pour Cuba comme j'ai parlé pour la Crète.

Aucune nation n'a le droit de poser son ongle sur l'autre, pas plus l'Espagne sur Cuba que l'Angleterre sur Gibraltar. Un peuple ne possède pas plus un autre peuple qu'un homme ne possède un autre homme. Le crime est plus odieux encore sur une nation que sur un individu ; voilà tout. Agrandir le format de l'esclavage, c'est en accroître l'indignité. Un peuple tyran d'un autre peuple, une race soutirant la vie à une autre race, c'est la succion monstrueuse de la pieuvre, et cette superposition épouvantable est un des faits terribles du dix-neuvième siècle. On voit à cette heure la Russie sur la Pologne, l'Angleterre sur l'Irlande, l'Autriche sur la Hongrie, la Turquie sur l'Herzégovine et sur la Crète, l'Espagne sur Cuba. Partout des veines ouvertes, et des vampires sur des cadavres.

Cadavres, non. J'efface le mot. Je l'ai dit déjà, les nations saignent, mais ne meurent pas. Cuba a toute sa vie et la Pologne a toute son âme.

L'Espagne est une noble et admirable nation, et je l'aime ; mais je ne puis l'aimer plus que la France .Eh bien, si la France avait encore Haïti ; de même que je dis à l'Espagne : Rendez Cuba ! je dirais à la France : Rends Haïti !

Et en lui parlant ainsi, je prouverais à ma patrie ma vénération. Le respect se compose de conseils justes. Dire la vérité, c'est aimer.

Femmes de Cuba, qui me dîtes si éloquemment tant d'angoisses et tant de souffrances, n'en doutez pas, votre persévérante patrie sera payée de sa peine, tant de sang n'aura pas coulé en vain, et la magnifique Cuba se dressera un jour libre et souveraine parmi ses sœurs augustes, les républiques d'Amérique. Quant à moi, puisque vous me demandez ma pensée, je vous envoie ma conviction.

J'ai toujours eu pour religion la contemplation de l'espérance. Posséder par intuition l'avenir, cela suffit au vaincu. Regarder aujourd'hui ce que le monde verra demain, c'est une joie. A un instant marqué, quelle que soit la noirceur du moment présent, la justice, la vérité et la liberté surgiront, et feront leur entrée splendide sur l'horizon. Je remercie Dieu de m'en accorder dès à présent la certitude ; le bonheur qui reste au proscrit dans les ténèbres, c'est de voir un lever d'aurore au fond de son âme ».

Victor HUGO

21:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, courcelles, cuba, usa, presse, television, france, romain, europe, democratie, euro-dictature, amerique, occupation, silence, castro, liberte, socialisme, medias, revolution, information, marxisme, independance, droits de l homme, guevara, histoierz | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/07/2008

05/07/2008: Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !

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Sujet: FW: Ste Ingrid patronne des bons otages par Fausto Giudice, 4 juillet 2008
Date: Sat, 5 Jul 2008 14:10:23 +0200
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>



Date: Sat, 5 Jul 2008 11:20:47 +0200
Subject: Ste Ingrid patronne des bons otages par Fausto Giudice, 4 juillet 2008
From: Jean-Michel.Vernochet
To: Jean-Michel.Vernochet
 
Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !   par Fausto Giudice, 4 juillet 2008


Le retour d'Ingrid Betancourt à la civilisation, « après six ans et quatre mois
passés en captivité chez les narco-terroristes des FARC », a été l'occasion
d'une opération mondiale d'ingridolatrie télévisée en direct. La télévision
publique française, France 2 en premier lieu, a sans doute battu les
records, en consacrant mercredi soir pas moins de 5 heures non-stop à la
« libération » d'Ingrid, et plusieurs heures dans les jours qui ont suivi. La
peste émotionnelle qui a été répandue dans les foyers a de quoi donner la
nausée.
Au-delà de la nausée, il faut tenter de raisonner.

À première vue, Ingrid pète la forme, elle a l'air bien nourrie et en
excellente santé, tout comme les 14 autres « otages » « libérés » avec elle,
dont 3 agents du FBI prêtés à la DEA.  

Deuxièmement, Ingrid a découvert la Vierge, le Père, le Fils et le Saint-
Esprit et envisage d'aller à Lourdes puis au Vatican. Benoît XVI va-t-il la
faire béatifier de son vivant ? À défaut d'une canonisation, elle est bien
partie pour un prix Nobel de la Paix.

Troisièmement, Ingrid est devenue une partisane fanatique de l'Armée
nationale colombienne et des ses Forces spéciales, dont elle arborait la
tenue à sa descente d'avion.


Quatrièmement, Ingrid est devenue une partisane enthousiaste d'Alvaro
Uribe, le narco-président qui est, avec le Mexicain Felipe Calderón, le pion-
clé dans le dispositif yankee en Amérique latine.Ingrid n'a cessé de saluer
l'opération « parfaite, impeccable, géniale » qui a permis sa libération. À en
croire la version officielle, cette opération a été montée par un groupe de
colonels colombiens avec l'aide de spécialistes de la CIA et du Mossad
israélien. Ils ont infiltré les FARC, puis ont intoxiqué le commandant «
Cesar », responsable de la surveillance des prisonniers dont Ingrid, en
l'amenant à les livrer à une équipe de militaires déguisés en guérilléros et
descendus du ciel à bord d'un gros hélicoptère de transport.

Si cette version était vraie, ce commandant des FARC devait être un crétin
fini pour croire que son organisation pouvait disposer d'un tel hélicoptère.

Bref, cette version hollywoodienne, c'est bon pour les gogos transformés
en adorateurs de Sainte Ingrid. La vérité est plutôt à chercher ailleurs :
selon la Radio Suisse Romande, le gouvernement colombien a payé
environ 20 millions de dollars au fameux « Cesar », qui n'a été montré aux
caméras, avec un oeil au beurre noir, que pour entretenir la fiction
hollywoodienne, avant d'être exfiltré, doté d'une nouvelle identité, vers une
autre partie du monde pour y mener une nouvelle vie.

Ce qu'on a tout simplement oublié dans cette gigantesque et obscène
débauche d'images émotionnelles, avec Ingrid, Astrid, Yolanda, Mélanie,
Lorenzo, Nicolas, Carla, Bernard et Rama tournant en boucle pendant des
heures
-, c'est entre autres ceci :

1° - Ce que l'on s'acharne à appeler des « otages » sont des prisonniers de
guerre, tout comme le sont les combattants des FARC détenus par les
forces gouvernementales. Mais évidemment, appeler les prisonniers otages
reviendrait à reconnaître aux FARC un statut de force combattante, ce qui
est exclu pour Uribe et ceux qui l'appuient. Appliquer les Conventions de
Genève sur les prisonniers de guerre aux détenus membres des FARC et
exiger des FARC qu'elles en fassent de même avec leurs prisonniers
donneraient à celles-ci une légitimité.

2° - La guerre menée par l'armée colombienne et les groupes
paramilitaires qu'elle a toujours soutenus a fait en 25 ans des milliers de
morts, dont 3000 syndicalistes et 2000 indigènes, et des milliers de
disparus. Au moins 2 millions de paysans ont été déplacés et sont des
réfugiés de l'intérieur. Des milliers de Colombiens, menacés de mort par
les paramilitaires, ont du se réfugier à l'étranger.


3° - Les FARC doivent renoncer à leur « combat ignoble qui brise des vies
innocentes » (dixit Sarkozy) et « rectifier » leur ligne (dixit Ingrid), ne
cessent de répéter les héros de ce super-doculebrón (néologismie formé à
partir de culebrón version vénézuélienne de la telenovela, et de docu-soap,
série documentaire montée comme une fiction). Ont-ils oublié que la
dernière fois que les FARC ont accepté de réintégrer la vie politique «
normale » en créant l'Union patriotique et en se présentant aux élections,
5000 de leurs membres ont été assassinés ?

Sainte Ingrid va sans doute maintenant s'embarquer dans de nouvelles
croisades pour la libération d'autres « otages ». Mais attention, elle ne
s'occupera que des « bons otages ». Sarkozy va sûrement tenter de
l'embrigader dans sa prochaine opération, visant à libérer « l'otage franco-
israélien » Gilad Shalit, ce caporal prisonnier du Hamas.

 Maintenant qu'elle s'identifie aux Forces spéciales, qui, a-t-elle déclaré, ont
fait voir au monde qu'elles étaient aussi capables que l'armée israélienne,
ce serait logique.

Et qu'on ne compte pas sur Ingrid pour d'autres combats, comme la
libération des 10 500 otages palestiniens détenus par Israël ou encore la
défense de l'environnement. Elle qui se disait écologiste, son groupuscule
s'appelait « Oxygène verte » - a été définitivement guérie de cette maladie
de jeunesse pendant les années passées sous le « plafond vert » de la
jungle, où elle a découvert que de tous les animaux de la jungle, le plus
dangereux, c'est l'homme. L'homme des FARC, bien sûr.



 un des épisodes les plus comiques du doculebrón :
Nico et Ingrid sur le tarmac de Villacoublay


--
Envoyé par Basta ! dans Basta ! JCAJ le 7/04/2008 10:31:00 PM

25/03/2008

24/03/2008: 3719 sites Internet bloqués par les USA ...


-------- Message original --------
Sujet: Fw: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)
Date: Mon, 24 Mar 2008 20:16:49 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>


----- Original Message -----

Sent: Monday, March 24, 2008 7:14 PM
Subject: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)

 
ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

3719 sites Internet bloqués par les USA

 

Qui est eNom, qui a bloqué 3.719 sites Internet déplaisant aux Etats-Unis ?
par Rosa Miriam Elizalde

Les Etats-Unis financent des organisations comme Reporters sans Frontières pour attaquer certains pays sur le thème de la liberté d'Internet. Or, ces mêmes Etats-Unis ont bloqué 3.719 domaines.com en violant leurs propres lois.

Cubadebate, 06/03/2008
Traduit par Jose Gregorio pour Investig'Action

Le New York Times a raison de qualifier de 'scandaleuse' la décision nord -américaine d' appliquer à internet, et cela dans tous les pays, des réglementations dont la légalité est insoutenable même sur le propre territoire des USA.

C`est un excellent article, mais qui laisse de côté des éléments d`information essentiels qui aideraient à comprendre pourquoi la censure des sites web dont les noms portent le suffixe .com, le plus utilisé sur le réseau des réseaux, n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg d'une agression de plus grande portée contre Cuba et contre le réseau mondial.

Combien de noms de domaine liés a Cuba apparaissent-ils sur la liste noire du Département du Trésor nord-américain?

Revue avec une patience toute asiatique, la liste noire de l`OFAC recense 557 entreprises 'maudites' dans le monde et 3719 domaines .com qui ont été bloqués sur le net sans la moindre notification préalable à leurs propriétaires. Pour se faire une idée de ce que cela signifie, il suffit de regarder le rapport le plus récent relevé du registre de domaine en Amérique latine (www.latinoamericann.org ).

On constate que Cuba possède 1434 sites web avec nom de domaine .cu . C'est dire que les USA ont bloqué quasi trois fois plus de sites que tous ceux qui sont enregistrés par l'île sous le générique «.cu ».

- Qui est eNom, l'entreprise qui a bloqué les sites de Mr Marshall?

L'entreprise eNom est la 2ème plus grande entreprise au monde en registre de domaines, accréditée par l`ICANN (acronyme en anglais de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, société internet pour l`assignation, l'attribution de noms et numéros), une organisation supposée indépendante sous laquelle s'ordonne le net.
L`ICANN désigne les noms et numéros de domaine, l'équivalent des codes postaux sur internet.

- Les USA peuvent-ils bloquer tout le net?

C'est une nouvelle preuve que les USA contrôlent non seulement l'accès de leurs citoyens au cyber-espace, mais aussi celui de tous les usagers de l'internet global.

Bien qu'il existe sur le net une grande rhétorique libertaire au niveau mondial, l'ICANN dépend du Département du Commerce US et des législations nord-américaines, à tel point qu'elle viole sans sourciller ses propres statuts.

Ses interventions sur le net sont supposées être d'ordre technique et ne peuvent censurer de sites, ni combattre ou appuyer aucune norme légale ou politique.
S'il y a la moindre réclamation sur le droit de propriété, elle doit la soumettre à l`arbitrage international.Néanmoins, eNom, inscrite à cette corporation et avec les mêmes fonctions, non seulement s'est soumise à une décision du gouvernement nord-américain, violant ainsi les législations d'autres pays, mais en plus sans même le notifier aux entreprises et personnes ainsi lésées, comme le signale le New York Times.

Le fait démontre que les USA contrôlent les principaux serveurs internationaux et peuvent en pratique bloquer tout ce qu'ils veulent sur le net sans même le prétexte d'une agression terroriste.

- Quelle loi les USA utilisent-ils pour violer la souveraineté de notre pays et de tous les pays du monde sur le net?

La Loi Torricelli ou Loi d`autorisation et de défense nationale pour l'année fiscale 1992, qui autorisa la connexion de l'île au réseau par satellite avec la condition que chaque megabyte (rang de vitesse de connexion) devait être sous contrat avec une entreprise américaine ou une de ses filiales et approuvé par le Département du Trésor.

Cette loi établit des limitations et des sanctions extraordinaires, comme des amendes de 50000 dollars pour chaque violation, pour ceux qui favoriseraient dans ou hors des USA le négoce électronique ou le moindre bénéfice économique pour l'île.

Ceci a été appliqué rigoureusement depuis et, petit à petit, l`OFAC a complété sa liste noire, jusqu'au délire récemment découvert par le journal nord-américain.

Par ailleurs, ce bureau consacre bien plus de fonctionnaires à surveiller les citoyens du monde qui voyagent ou envoient de l`argent à Cuba qu'à poursuivre les transactions suspectées de financer le terrorisme aux USA.

En avril 2004, l`OFAC informait le Congrès que, parmi ses 120 employés, quatre étaient désignés pour suivre la piste des finances d`Osama Bin Laden et Saddam Hussein, pendant que près de deux douzaines s'occupaient de renforcer le blocus contre Cuba.

Ils ont admis utiliser internet comme source fondamentale pour suivre les pistes de l'argent.

- Que peut-on faire?

L`OMPI, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, établit le droit de chaque personne à présenter une demande liée à un nom de domaine enregistré sous .com .net .org.
Conformément à l`article 4 de l`ICANN, on peut soumettre à l`arbitrage international tout cas d'enregistrement abusif d`un nom de domaine ou toute censure de celui-ci avec circonstances démontrées dans la demande écrite.

Et bien, grâce à cet article du New York Times et aux spécialistes consultés par ce journaliste, il existe 3719 demandes potentielles pour censure de la part des USA. Qui commence?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-19%2015:04:17&log=invites



18:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, actualite, internet, imperialisme, cuba, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |