29/11/2009

232/09/2009: Les péchés d'Hugo Chavez...


Lundi, 23 Novembre 2009 13:59
  Les péchés d'Hugo Chavez

En Amérique latine, presqu’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Au Venezuela, un homme affirme qu’on peut y mettre fin. Certains l’accusent de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’… Michel Collon vient de publier Les 7 péchés d’Hugo Chavez et il montre pourquoi cette expérience nous concerne.

Interview: Petya Micheroux 


 

Le président vénézuélien Hugo Chavez est-il populiste ?
    Michel Collon. La grande tarte à la crème ! Dès que quelqu'un dérange, les médias lui collent une étiquette. Qui a pour fonction d'empêcher les gens de réfléchir aux problèmes, aux conflits entre des intérêts qui s'affrontent. C’est quoi, un « populiste » ? Quelqu'un qui flatte le peuple, en lui faisant des promesses qu'il ne peut tenir. Selon moi, cette définition vaut pour Sarkozy et les autres dirigeants européens : ils font des promesses en sachant qu’ils ne les tiendront pas.

Et Chavez aurait tenu ses promesses ?
    Michel Collon. Lorsqu’il arrive au pouvoir en 1999, deux Vénézuéliens sur trois n'avaient jamais vu un médecin de leur vie. Depuis, « Chavez le populiste » a mis en place avec l'aide de médecins cubains des maisons médicales, non seulement dans les quartiers pauvres de Caracas, mais aussi dans les campagnes et les régions les plus reculées des Andes ou de l’Amazonie. Il a aussi alphabétisé, en moins de deux ans, un million et demi de personnes. Le budget de l’éducation est passé de 3% à 9%. On a réussi à remettre aux études des gens qui avaient dû les interrompre à cause de la pauvreté. Aucun de ses prédécesseurs n'avait fait ça. A mon avis, beaucoup de peuples dans le monde aimeraient avoir de tels dirigeants populistes.
    Avant, l’argent du pétrole servait à enrichir les multinationales. Aujourd’hui, il sert à éliminer la pauvreté. Pour les riches, Chavez est donc le diable, couvert de péchés. Pour les pauvres, il incarne l’espoir.

Mais certains lui reprochent d'être trop lent, trop conciliant, de ne pas s'attaquer à la propriété capitaliste...
    Michel Collon. Méfions-nous des « Y a qu'à ». Pour eux, tout est facile. Y a qu'à faire ceci, y a qu'à faire cela. Chavez n'a qu'à exproprier tous les capitalistes et créer un État ouvrier, exporter la révolution dans toute l’Amérique latine, et bla bla bla. Mais le Venezuela ne compte presque pas d'ouvriers, sur quelle base reposerait un « État ouvrier » ?
Non, le problème clé, celui qui bloque le développement de pays comme le Venezuela, c'est la dépendance envers les multinationales. Celles-ci déversent leurs produits subventionnés, contrôlent les politiciens et l’armée, pillent les matières premières et toutes les richesses, maintiennent les salaires au plancher et tout ça bloque le développement du tiers monde. Or, beaucoup de classes et couches sociales du tiers monde ont intérêt à ce que leur pays se libère de l’emprise des multinationales US ou européennes, et pas seulement, les classes travailleuses. Il y a donc intérêt à s’allier avec elles ou à les ménager.
Réussir cette première étape n'est pas évident. Contrairement à ces « révolutionnaires en chambre », Chavez a la responsabilité de remplir les assiettes des gens. Eliminer une forme d'économie - où il y a effectivement une exploitation capitaliste, c’est vrai - quand on n'a encore rien pour la remplacer, c’est laisser les gens crever de faim et évidemment se détourner de la révolution. Une révolution ne peut avancer ni trop vite, ni trop lentement. Il faut, au stade actuel, cibler les multinationales et ménager les autres. On ne fait pas une révolution en partant des souhaits des révolutionnaires mais en tenant compte de la situation objective, du rapport des forces et des possibilités des gens.

Votre livre aborde en fait tout le rapport Nord-Sud à l'échelle du continent américain. Vous parlez du Nord comme de « l'aspirateur des richesses ». Que voulez-vous dire ?
    Michel Collon. Nous, gens du Nord (Europe et Etats-Unis), devons absolument prendre conscience du mécanisme qui explique cet écart entre le Nord riche et le Sud pauvre (même si, tout le monde n'est pas riche au Nord où les écarts s'aggravent aussi). La question est : sur le dos de qui les riches du Nord ont-ils construit leurs fortunes ? Je le rappelle dans le livre, sur base de quelques études historiques : l'Europe est devenue riche en pillant l’or et l’argent de l’Amérique latine, en massacrant les Indiens et en arrachant à l’Afrique dix millions de Noirs, transformés en esclaves et en chair à profits.

Mais le colonialisme a pris fin, non ?
    Michel Collon. En réalité, non. Aujourd'hui, les mêmes mécanismes d'aspiration des richesses restent à l'œuvre, mais de manière beaucoup plus subtile et voilée, comme je l’explique dans le chapitre intitulé « les sept fléaux de l'Amérique latine ».
Premièrement, le pillage des matières premières. Pétrole et gaz bien sûr, mais aussi eau et biodiversité, enjeux stratégiques du 21ème siècle. Deuxièmement, le pillage de la main d'œuvre dans des usines de sous-traitance. Véritables bagnes où les syndicats sont interdits. Troisièmement, l’assassinat de l’agriculture. Les multinationales d’agrobusiness du Nord déversent leurs produits subventionnés en Amérique latine et en Afrique, ruinent les paysans locaux, les obligeant à quitter la terre et à s'amasser autour des villes.
Le quatrième fléau, c’est l’élite dirigeante des pays du Sud. Une bourgeoisie locale vendue aux intérêts étrangers et travaillant pour le compte des multinationales. Cinquième fléau : la dette. Les banques du Nord et la Banque Mondiale contrôlée par les pays riches maintiennent le chantage d’une dette déjà largement remboursée en fait. Sixième fléau : en vingt ans, les États-Unis et l'Europe ont obligé à privatiser un millier d'entreprises publiques en Amérique latine, transférant ainsi la richesse et le pouvoir économique vers le Nord. Septième fléau : le vol des cerveaux. Scientifiques, techniciens qualifiés et médecins. Le Sud dépense pour les former, mais le Nord les détourne. Voilà, l’ensemble de ces sept fléaux montre que le colonialisme et le pillage n’ont pas disparu.

Chavez réalise des choses impressionnantes. D’autres ne le font pas. Pourquoi ? 
    Michel Collon. 80 années de richesse pétrolière du Venezuela ont produit un écart énorme entre riches et pauvres. Ce que Chavez a fait, c’est changer la règle du jeu. Il a récupéré l’argent du pétrole en faisant payer – enfin - les multinationales et en reprenant le contrôle de la société publique qui gérait le pétrole. Les bénéfices sont enfin versés dans le budget de l’État, permettant de s'attaquer sérieusement au problème de la pauvreté. Quand on voit la misère qui règne en Afrique et au Moyen-Orient, à côté de fortunes colossales, on se dit qu’il faudrait y exporter Chavez. Ou plutôt s’en inspirer.

D’où la colère des États-Unis ?
    Michel Collon. Comme disait Chomsky, « peu importe où le pétrole est situé dans le monde, les États-Unis considèrent que la géographie se trompe et qu'il est situé aux États-Unis ». Chavez a refusé cette logique.

Quelles menaces font peser les Etats-Unis sur le Venezuela ?
    Michel Collon. Trois. 1. Le financement par la CIA, à coups de centaines de millions de dollars, d’une opposition putschiste, doublée de campagnes de désinformation qu’on retrouve dans nos médias. 2. La construction de sept nouvelles bases militaires US en territoire colombien. Comme par hasard, les bases US sont toujours juste à côté des ressources naturelles stratégiques, et pour encercler les pays rebelles : Venezuela, Bolivie, Équateur, voire Brésil. 3. Washington a réactivé la 4ème flotte qui « surveille » l’Amérique latine. Utilisée contre l’Allemagne en 40-45, supprimée lorsque le continent a été jugé « sous contrôle », et aujourd’hui réactivée en plaçant à sa tête un amiral qui a fait sa carrière dans les « Forces Spéciales » (spécialisées dans les débarquements et coups d’Etat).

Votre livre analyse aussi les erreurs et les faiblesses de Chavez. Quelles sont-elles ?
    Michel Collon. Le Venezuela n'est ni l'enfer décrit par nos médias, ni le paradis. Les problèmes restent énormes. Surtout la bureaucratie. Celle héritée de l'ancien régime et qui sabote à qui mieux mieux. Mais aussi les nouveaux arrivistes. Et une corruption, qui n'est évidemment pas propre au Venezuela, mais si Chavez ne parvient pas à résoudre ce problème, la révolution perdra la confiance des gens et échouera, c'est clair. Un proche de Chavez m'a confié que 60 % des réformes décidées par lui ne sont pas appliquées. Ca donne la mesure du drame de la bureaucratie et de la corruption. 

Le Venezuela, c’est loin. En quoi votre livre peut-il intéresser le lecteur belge ?

    Michel Collon. En Europe, les victoires sont rares ces temps-ci. On rencontre beaucoup de pessimisme, de fatalisme. Par contre, l’Amérique latine nous apporte un message d'espoir. Chavez, Evo Morales et tous ces Latinos affrontent en fait les mêmes problèmes que nous : pauvreté, néolibéralisme, destruction des acquis sociaux et des services publics, pillage du travail et des ressources... Et ils arrivent à renverser la vapeur ! Non seulement ils résistent, mais ils obtiennent même des victoires, des avancées sociales pour la population.

Le Venezuela nous montre qu'un autre monde est possible ?
    Michel Collon. On dira évidemment que la Belgique ou la France n'ont pas de pétrole, mais l'essentiel n'est pas là. Au fond, il y a plus important que le pétrole. Le « péché » le plus important de Chavez, c’est d'avoir rendu sa place au peuple. De lui avoir donné conscience qu'il est possible de prendre son destin en main. Et ça nous concerne aussi, car nous aussi on a cet écart riches-pauvres, ce pillage des fruits du travail.
Chavez et les Vénézuéliens nous montrent que d'un côté, il y a l’argent, et de l'autre côté, il y a les gens. Le plus important, ce sont les gens : ils sont l'immense majorité, ayant au fond les mêmes intérêts. Incompatibles avec ceux des multinationales.


Source: Solidaire 

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, colonialisme, imperialisme, silence, medias, venezuela, chavez | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/11/2009

03/10/09: Les raisons pour lesquelles les États Unis doivent mettre fin à leur guerre contre Cuba...

From: "Agence Cubaine D´Information" <frenchnews@ain.cu>
Sent: Saturday, October 03, 2009 1:33 AM
To: "Frances List Member" <roger.romain@skynet.be>
Subject: ACN Les raisons pour lesquelles les États Unis doivent mettre fin à leur guerre contre Cuba

Les raisons pour lesquelles les États Unis doivent mettre fin à leur guerre contre Cuba
(Roberto Pérez Betancourt)

Le blocus économique que les États Unis imposent à Cuba depuis
déjà presque un demi siècle est condamné chaque année par l'immense
majorité des 192 pays membres de l'ONU
. Le gouvernement de cette nation,
la plus puissante du monde, devrait donc se demander sérieusement
pourquoi tous ces pays prennent, une année après l'autre, le risque de
manifester ainsi leur opposition à sa politique. En 2008, ce sont 185
pays qui ont voté contre le maintient du blocus, et seulement 3 ont voté
en sa faveur, en comptant les propres États-Unis.
Cuba a de nouveau informé cette année des raisons socio-
économiques, morales et éthiques qui l'obligent à exiger, une fois de
plus, que soit mis fin au blocus économique, commercial et financier.
Tout le monde peut avoir accès à ce rapport s'il veut connaître la
vérité.
Il y est indiqué que les dommages directs causés par ce blocus
depuis le début de son application représentent plus de 96 milliards de
dollars de pertes économiques, mais qu'en fait, en ajustant les prix à
la valeur actuelle du dollar nord-américain, ces pertes peuvent être
évaluées à plus de 236 milliards de dollars.
Il s'agit là de froides données numériques, mais en réalité, il
faut tenir compte d'autres conséquences comme la perte de nombreuses
vies qui auraient pu être sauvées et l'impossibilité d'acquérir de
nombreuses ressources matérielles.
Cette guerre criminelle frappe également les citoyens nord-
américains car il leur est refusé de commercer avec Cuba, ou de profiter
de produits ou de services cubains peu onéreux, d'avoir accès à
certaines thérapeutiques cubaines exclusives ou de passer des vacances
saines dans l'un des pays les plus chaleureux, tranquilles et paisibles
du monde entier.
Il est clair que cette politique anti-cubaine est le pilier de
l' « industrie » de la contre-révolution, dont le blocus n'est qu'un des
aspects. Il fournit l'occasion de payer grassement certains personnages
de la mafia annexionniste installée à Miami en utilisant pour cela des
fonds versés par les contribuables nord-américains.   
Obama a éliminé quelques unes des restrictions les plus
impopulaires imposées aux cubains résidant aux États-Unis, décidées par
son antécesseur Bush, en relation avec la possibilité de voyager à Cuba
ou d'y envoyer des aides monétaires aux membres de leurs familles qui y
résident.  Mais les restrictions se maintiennent pour les cubains
résidant aux États-Unis qui n'ont plus aucune famille dans l'île
antillaise. 
Rien non plus n'a été fait pour rétablir le droit, pourtant
garanti par la constitution, des citoyens nord-américains de voyager
librement à Cuba.
A l'heure actuelle, l'essence de la structure réelle du blocus
se maintient inchangée, y compris son illégale extraterritorialité qui
empêche des entreprises d'autres pays qui dépendent d'entreprises nord-
américaines de maintenir des relations commerciales normales avec Cuba,
à moins de s'exposer au risque de graves sanctions. Pour ce motif, entre
janvier et septembre de cette année, 23 entreprises ou personnes se sont
ainsi vues imposer de fortes amendes.
Le rapport remis cette année par Cuba à l'ONU sur ce thème est
très détaillé. Il indique, entre autres, les noms et prénoms des enfants
en attente d'opérations complexes du cœur, qui n'ont pas pu être
réalisées car il a été interdit à Cuba d'acheter les produits essentiels
pour les mener à bien.
Nous n'avons ici présenté que certaines des raisons pour
lesquelles les États-Unis devraient terminer cette guerre économique
contre la petite île antillaise. La solidarité active des peuples qui
admirent l'esprit de résistance des cubains et l'appui croissant de ceux
qui connaissent la vérité seront toujours des facteurs essentiels pour
que la raison puisse vaincre la malveillance.


Título en español
¿Por qué EE.UU. debe terminar su guerra contra Cuba?

21:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, colonialisme, fascisme, imperialisme, silence, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/10/2009

02/10/2009: Un blocus économique sans équivalent dans l’histoire...

Un blocus économique sans équivalent dans l’histoire
(Néstor Núñez)

Washington s’est bien gagné, en cinquante ans, le titre de
génocide, même s’il fait tout son possible pour échapper au jugement de
l’histoire. Le blocus économique à Cuba a été instauré pratiquement
depuis le triomphe de la Révolution, en janvier 1959. Il constitue
maintenant le cas le plus prolongé d’un siège maintenu par un ennemi
contre sa victime.
De tous les blocus connus dans l’histoire, aucun n’a été aussi
prolongé, obstiné et intégral. Homère a conté comment les grecs ont
assiégé Troie pendant dix ans. Le siège de Leningrad  par les nazis, au
cours de la seconde guerre mondiale, a duré 900 jours.
Mais à Cuba, il y a déjà plusieurs générations qui n’ont pas
connu, dans toute leur existence, autre chose que les difficiles
conditions imposées par la guerre économique, financière et commerciale
à laquelle les soumet le puissant empire.
Des calculs récents montrent que l’île a perdu au moins 96
milliards de dollars en raison de cette agression officielle du pays
nord-américain qui, depuis les années 70, a reçu annuellement
l’approbation de l’occupant de la Maison Blanche, semblable en cela au
César qui, dans l’arène, décidait  d’un seul geste la vie ou la mort du
gladiateur vaincu.
Il s’agit bien d’un authentique acte de génocide et non pas
d’une simple figure de rhétorique journalistique. Les lois
internationales établissent clairement que toute mesure destinée à
laisser mourir de faim ou de maladie un prétendu ennemi doit être
classifiée comme acte de génocide et un bon nombre d’organisations
internationales utilisent ce qualificatif de façon tout à fait justifiée
lorsqu’ils font allusion à ce thème.
Si le peuple cubain a été capable de faire face à une telle
violence et s’il peut faire état de réussites importantes malgré les
tentatives d’asphyxie menées par le puissant voisin du Nord,  cela se
doit en premier lieu à un patriotisme profondément ancré dans tous les
esprits et une grande capacité de résistance, assistés bien sur par la
solidarité de nombreux amis tout autour du monde.
Ce sont ces amis qui, au cours des vingt dernières années, ont
exprimé en vote majoritaire à l’Assemblée Générale de l’ONU leur rejet 
de l’obstination de la Maison Blanche et qui sont parvenus à l’isoler
internationalement, même si l’empire refuse toujours de tenir compte de
la volonté mondiale.

Título en español

Cerco económico sin paralelo

11:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, communisme, presse, television, romain, colonialisme, imperialisme, silence, castro, socialisme, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/06/2009

12/06/2009: Cuba, les Usa, l' Oea: Déclaration du Gouvernement Révolutionnaire de Cuba...

 

Sent: Friday, June 12, 2009 7:54 PM
To: roger
Subject: Tr : Fwd: "Déclaration du Gouvernement Révolutionnaire de Cuba", du 8 juin 2009.



pour info.
>
> DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DE CUBA
>
> L'Organisation des États américains (OEA) vient, en un geste à la signification historique particulière, d'enterrer formellement la honteuse résolution par laquelle elle avait, en 1962, exclu Cuba du système interaméricain.
>
> Bien que contraire aux objectifs et aux principes mêmes consacrés dans sa Charte, cette décision infâme et illégale était toutefois dans le droit fil de l'histoire de l'OEA, répondait à l'objectif en vue duquel l'organisation avait été fondée, promue et défendue par les États-Unis ; elle s'inscrivait dans la logique de son rôle, à savoir servir d'instrument de l'hégémonie étasunienne dans le continent, et elle correspondait à la capacité de Washington d'imposer sa volonté à l'Amérique latine au moment historique où triomphait la Révolution cubaine.
>
> L'Amérique latine et les Caraïbes vivent aujourd'hui comme région une autre réalité. La décision adoptée par la Trente-neuvième Assemblée générale de l'OEA est le fruit de la volonté des gouvernements les plus liés à leurs peuples, les plus sensibles aux problèmes réels de la région et dotés d'un sens de l'indépendance qui faisait malheureusement défaut en 1962. Cuba reconnaît les mérites des gouvernements qui se sont efforcés d'effacer formellement cette résolution qui a été qualifiée à cette même Assemblée de « cadavre non enseveli ».
>
> La décision d'abroger la Sixième Résolution adoptée par la Huitième Réunion de consultation des ministres des affaires étrangères de l'OEA constitue un camouflet incontestable à la politique suivie par les États-Unis envers Cuba depuis 1959. Elle vise à corriger une injustice historique et constitue une réparation envers le peuple cubain et les peuples d'Amérique.
>
> Malgré le consensus dégagé à l'ultime minute, cette décision a été adoptée contre la volonté de Washington qui a fait des démarches auprès des gouvernements de la région et exercé sur eux des pressions intenses. Elle inflige ainsi à l'impérialisme une défaite en recourant à son propre instrument.
>
> Cuba se félicite de cette marque de souveraineté et de civisme, tout en sachant gré aux gouvernements qui, faisant preuve d'un esprit de solidarité, d'indépendance et de justice, ont défendu le droit de Cuba à retourner dans l'Organisation. Elle comprend aussi leur désir de laver l'OEA de ce stigmate qui avait perduré comme symbole de son servilisme.
>
> Cuba ratifie toutefois une fois de plus qu'elle ne réintégrera pas l'OEA.
>
> Dès le triomphe de la Révolution, l'Organisation des États américains a soutenu activement la politique hostile de Washington contre Cuba. Elle a officialisé le blocus économique, décrété l'embargo sur les armes et les produits stratégiques,  stipulé que les pays membres devaient obligatoirement rompre les relations diplomatiques avec notre État révolutionnaire. Des années durant, elle a même prétendu, malgré notre exclusion, nous maintenir sous sa compétence et nous soumettre à sa juridiction et à celle de ses organes spécialisés. C'est là donc une organisation dont Cuba repousse le rôle et les agissements.
>
> Le peuple cubain a su résister aux agressions et au blocus, surmonter l'isolement diplomatique, politique et économique, et faire face seul, sans plier, à l'agressivité permanente de l'Empire le plus puissant que notre planète ait jamais connu.
>
> Notre pays a aujourd'hui des relations diplomatiques avec tous les pays du continent, exception faite des États-Unis, et il a noué de vastes liens d'amitié et de coopération avec la plupart d'entre eux.
>
> Cuba a par ailleurs conquis sa pleine indépendance et marche irrésistiblement vers une société toujours plus juste, plus équitable et plus solidaire.
>
> Elle l'a fait au prix d'un maximum d'héroïsme et de sacrifices, forte de la solidarité des peuples d'Amérique. Elle a épousé des valeurs qui sont contraires à celles du capitalisme néolibéral et égoïste que promeut l'OEA et elle estime avoir le droit et l'autorité nécessaires pour dire NON à l'idée de retrouver un organisme au sein duquel les États-Unis continuent d'exercer un contrôle oppressant. Les peuples et les gouvernements de la région sauront interpréter cette juste position.
>
> On peut comprendre aujourd'hui plus clairement qu'en 1962 que c'est bel et bien l'OEA qui est incompatible avec les désirs les plus brûlants des peuples latino-américains et caribéens, que c'est elle qui est incapable de représenter leurs valeurs, leurs intérêts et leurs vraies aspirations à la démocratie, que c'est elle qui n'a pu trouver des solutions aux problèmes de l'inégalité, de la disparité de richesses, de la corruption, de l'ingérence étrangère et de l'action prédatrice du grand capital transnational. Que c'est elle qui s'est tue devant les crimes les plus horribles, qui fait siens les intérêts de l'impérialisme, qui recourt au complot et à la subversion contre des gouvernements authentiques et légitimement constitués et bénéficiant d'un soutien populaire évident.
>
> Les discours et les prises de position entendus à San Pedro Sula ont été on ne peut plus éloquents. On ne saurait passer comme si de rien n'était sur les critiques dûment fondées à l'anachronisme de l'organisation, à sa coupure d'avec la réalité continentale et à sa trajectoire infâme.
>
> La requête concernant la levée définitive du criminel blocus économique imposé par les États-Unis à Cuba reflète la sensibilité toujours plus irrépressible de tout un continent. C'est avec cet esprit d'indépendance représenté par beaucoup d'orateurs que Cuba s'identifie.
>
> La soif d'intégration et de concertation de l'Amérique latine et des Caraïbes est toujours plus manifeste. Cuba participe activement – et se propose de continuer de le faire – aux mécanismes régionaux représentatifs de ce que José Martí a appelé « Notre Amérique », qui va du Rio Bravo à la Patagonie, et comprend toutes les Antilles.
>
> Consolider, élargir et harmoniser ces organismes et ces groupements, telle est la voie choisie par Cuba, et non l'illusion saugrenue de réintégrer une organisation qui n'admet pas de réformes et qui a d'ores et déjà été condamnée par l'Histoire.
>
> Pour riposter à l'ignominieuse Huitième Réunion de consultation des ministres des affaires étrangères de l'OEA, le peuple cubain – représenté par plus d'un million de personnes réunies sur la place de la Révolution en Assemblée populaire - avait adopté le 4 février 1962 la Deuxième Déclaration de La Havane.
>
> Celle-ci affirmait entre autres :
>
> « Si grande qu'ait été l'épopée de l'indépendance de l'Amérique latine, si héroïque qu'ait été cette lutte, il revient à l'actuelle génération de Latino-Américains d'écrire une épopée encore plus grande et encore plus décisive pour l'humanité. Car si les générations passées ont lutté jadis pour se libérer du pouvoir colonial espagnol, d'une Espagne en décadence et envahie par les armées  de Napoléon, la lutte de libération qu'il nous incombe aujourd'hui nous oppose à la métropole impériale la plus puissante du monde, à la force la importante du système impérialiste mondial, et le service rendu à l'humanité sera encore plus grand que celui rendu par nos ancêtres.
>
> […]
>
> « Cette grande humanité a dit "Assez !" et elle s'est mise en marche. Et sa marche de géants ne s'arrêtera qu'à la conquête de la véritable indépendance pour laquelle ils sont morts plus d'une fois en vain. »
>
> Nous serons loyaux à ces idées qui ont permis à notre peuple de conserver Cuba libre, souveraine et indépendante.
>
> La Havane, le 8 juin 2009

22:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, presse, romain, belgique, imperialisme, silence, socialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/04/2009

07/04/2009: Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, April 07, 2009 9:30 AM
Subject: Fidel ou les idées simples mais fondamentales

Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

arton9961Fidel a posé deux problèmes à propos du sommet des Amériques qui se tiendra le 17 et le 19 avril à Trinidad et Tobago : premièrement pourquoi Cuba est-il exclu de ce sommet? Ensuite est-ce que les peuples d’Amérique vont continuer à le tolérer et à admettre des termes inadmissibles contenus dans la déclaration finale telle qu’elle est prévue. Ce à quoi Hugo Chavez a aussitôt rencheri en interrogeant les autres peuples d’Amérique: Fidel a raison, il pose des questions simples mais fondamentales. Cuba est pour nous un point d’honneur et si nous supportons encore le traitement que l’on prétend lui infliger blocus et exclusion, cela prouvera que rien n’est changé.

Ces deux discours parrallèles signifient simplement que Cuba et l’Amérique latine exigent plus que des rumeurs sur l’évolution des relations entre les Etats-Unis et Cuba mais des faits concrets.

Fidel et Cuba, et derrière eux une Amérique latine qui prend conscience de sa force et de son unité ne sauraient se contenter de belles promesses des démocrates. Il y a de multiples expériences en particulier celle de Carter qui ayant entamé un dialogue prometteur prit prétexte de l’affaire des Katangais et de l’intervention cubaine pour faire machine arrière toutes. Et la récente déclaration du vice président J.Biden au Chili  confirmant la volonté US de maintenir le blocus n’est pas faite pour faire s’illusionner les  plus expérimentés des dirigeants latino-américains que sont les frères Castro.
Il est évident que le contexte a évolué avec la fin de l’ère Bush, dans l’opinion publique nord-américaine d’abord, dans les instances dirigeantes quelquefois. Mais s’il a beaucoup été fait état des votes au Sénat aboutissant à des levées partielles de l’embargo, il s’agit essentiellement des mesures récentes prises en 2004 par Bush et non de la politique suivie depuis la naissance de la révolution cubaine qui dès la première année imposait le blocage des quotas sucriers à une île ne vivant que du sucre, c’est même à cette mesure que Cuba répondait par son pas vers le socialisme en nationalisant les raffineries nord-américaines. de surcroit ce n’est pas une nouveauté et depuis de nombreuses années il existe un consensus pour que soient levées certaines mesures nuisibles aux intérêts nord-américains et contraires même à la liberté de voyager du citoyen nord-américain. Ce n’est donc pas le premier vote du Sénat ou de la chambre des réprésentants allant dans ce sens, mais toujours Bush a soit mis son veto, soit employé des artifices de procédure.

Ce qui a évolué, ce qui est essentiel ce n’est pas l’élection d’Obama, c’est ce qui a favorisé l’éléction d’Obama, la crise financière, le formidable échec de la politique de Bush et de nouveaux rapports de forces à l’échelle de l’Amérique latine et du Monde. La prise de conscience y compris par Wall Street et son candidat Obama qu’il fallait changer un petit quelque chose pour que tout reste en état. Est-ce que cela signifie que la situation de Cuba, ce blocus antédiluvien, cet ostracisme d’un autre âge, l’emprisonnement des 5 cubains, va cesser ? Rien n’est moins sur et cela dépend de ce que le monde exigera. L’Amérique latine en particulier mais pas seulement.

Pendant la fin et après l’ère Bush qui a coincidé avec le retrait de fidel des affaires publiques il y a eu à Cuba une intense activité diplomatique, beaucoup de dirigeants de la nouvelle Amérique latine sont venus et ont discuté avec Raoul Castro, la discussion a été suivie en général d’une rencontre avec Fidel et d’une réflexion de celui-ci. Sans parler des liens permanents avec Hugo Chavez. Mais cette activité s’est également accompagnée, toujours en parrallèle avec le président vénézuélien avec la même forme diplomatique avec la Chine et la Russie. Ce qui montrait bien qu’elle était menée au plus haut niveau celui du chef d’Etat qui avait réclamé le droit d’être conseillé par son frère. Il s’agissait de politique internationale mais de celle-ci dépendait l’avenir de l’île, la nature des réformes qui pourraient y être mise en oeuvre si l’étranglement du blocus était levé mais qui devaient être le fait des Cubains et d’eux seuls.

Le changement récent du ministre des affaires étrangères (2 mars) avait fait grand bruit, comme le voulait la presse et les Etats-unis il a été beaucoup question de celui qui partait et dont tout à coup les ennemis de Cuba découvraient les immenses qualités mais trés peu de celui qui arrivait Bruno Rodríguez, 51 ans qui depuis dix ans avait été le principal représentant de la diplomatie cubaine à l’ONU, c’est-à-dire quelqu’un qui avait largement contribué à élargir l’audience de Cuba sur les bases de principes et de solidarité avec les peuples du Tiers Monde, une diplomatie  efficace.

Il était partout annoncé dans un premier temps que les raoulistes chassaient les fidélistes et quand Fidel dans une de ses réflexions avait mis un point final à ce genre de spéculation sur les divisions entre lui et Raoul, nous avons eu droit à d’autres rumeurs qui perdurent sur le fait que les réflexions ne seraient pas de Fidel, on a même pu lire qu’il s’agissait d’un sosie sur les photos. Pourtant il serait difficile vu la multiplication des rencontres diplomatiques d’accorder crédit à de telles informations qui prouvent simplement que dans cette période une des stratégies impériales, faute d’avoir les moyens d’imposer avec brutalité, de diviser entre “les durs” et “les mous”, utilisant ces dernier pour faire baisser la garde non seulement à Cuba mais à l’Amérique latine, et bien au-delà le Tiers-Monde, et l’Eurasie russe et chinoise, il se trouve toujours un appareil médiatique pour colporter les dites rumeurs y compris sur internet.

La manière dont ont été pris par parenthèse le sommet du G 20 et celui de l’OTAN montre à quel point désormais toutes ces forces sont peu sensibles aux sirènes des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Au G 20, comme nous l’avons souligné les deux faits les plus importants sont la montée en puissance de la Chine et la prétention de continuer comme avant en accordant à un FMI inchangé un pouvoir sur le reste de la planète et en particulier sur le Tiers Monde absent (mais que la Chine dans son discours a placé au centre des préoccupations). Là encore nous avions été prévenus des enjeux et même du déroulement par Fidel. Comme d’ailleurs et l’on retrouve ce qui est en train de se passer à propos du sommet des Amériques de Trinidad et Tabago, la conclusion du sommet exposée à la fois d’abord par Chavez puis par Fidel,  a été “est-ce qu’ils croient que rien n’a changé? Et que nous allons tolérer qu’un directoire en faillite qui prétende récupérer quelques membres de la BRIC impose avec de belles paroles l’exclusion des peuples du Tiers monde. Est-ce que 20 dirigeants dont la plupart sont à l’origine des problèmes vont pouvoir imposer leur politique au 172 restant.” D’ailleurs Chavez ne se contentait pas de dire il agissait et mulitpliait les rencontres avec l’Iran, avec le monde arabe, jetait les bases d’une architecture financière nouvelle, revenait au Mexique le tout sur un avion sécurisé prêté par Fidel notait-il. Et maintenant il est en Asie, au Japon puis en Chine.

Il y a donc une logique fondamentale dans la stratégie cubaine, Cuba a toujours été prête au dialogue et ce depuis les premières heures de la Révolution, ce dialogue d’ailleurs comme l’a montré la publication des archives nord-américaines a toujours eu lieu sauf sous Bush (1). Mais ce qui a fait la force extraordinaire de la révolution cubaine est que cette ouverture au dialogue s’est toujours accompagnée d’une extrême méfiance non seulement envers les Etats-Unis mais envers ceux qui  incitaient Cuba à baisser la garde (2). Certes il y a une évolution aux Etats-Unis, les récentes mesures d’assouplissement de l’embargo prises par le Sénat ne date donc pas d’aujourd’hui.  Mais aujourd’hui cela va plus loin, non seulement les financements attribués aux gusanos de Miami sont remis en question à la fois à cause des scandales des détournements mais surtout de leur inefficacité. En revanche il est clair que l’on table plus sur un assouplissement qui donnerait de la force à ceux “qui veulent baisser la garde”, ceux qui veulent croire qu’avec Obama tout a changé et que c’est par mauvaise volonté que les frères Castro présenté comme “la vieille garde” refuserait la main tendue. Il y a là de francs coquins et des esprits faibles qui par narcissime et légereté sont toujours persuadés d’être de grands stratèges en chambre. Mais tout cela est normal et prouve simplement que dans le nécessaire dialogue chacun cherche à se positionner dans le meilleur rapport des forces. Et de ce point de vue il est clair qu’il est difficile d’être meilleur que ceux qui ont réussi depuis plus de cinquante à tenir tête à tous les présidents des Etats-Unis, à vaincre l’isolement et à aboutir aujourd’hui à de nouvelles relations en Amérique latine et même dans le reste du monde et qui aujourd’hui bénéficient d’une nouvelle génération de dirigeants eux-mêmes plus ou moins vaccinés contre les sirène occidentales, celles des Etats-unis mais aussi celles de l’Europe.

Danielle Bleitrach

(1) C’est même à l’occasion de l’un de ces dialogues périodiques sur des questions comme l’immigration ou le trafic de drogue que les USA ont pu remonter jusqu’au5 héros cubains et les arrêter en les accusant de crimes imaginaires et en les faisant juger par un tribunal hystérique de Miami.
(2) C’est d’ailleurs dans la logique de Marti et non de celle de Lénine qu’il existe un parti unique à Cuba puisque Marti disait que tout parti autre que la parti révolutionnaire serait nécessairement annexionniste, soit directement en prônant l’annexion, soit indirectement disent les Cubains aujourd’hui en les incitant à baisser la garde.

 

14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, romain, democratie, imperialisme, silence, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/08/2008

31/07/2008: L’Equateur met fin à l’utilisation de la base de Manta par les forces armées des États-Unis ...

La seule voie à suivre par tous les Etats en lutte contre l'impérialisme, le colonialisme et le pillage, la domination mondiale et les fauteurs de guerre(s) !
Vive la Paix, la Souveraineté et l' Indépendance nationale des peuples !
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: L’Equateur met fin à l’utilisation de la base de Manta par les forces armées des États-Unis
Date: Thu, 31 Jul 2008 03:43:51 -0500
De: Correo Frances <frenchnews@ain.cu>
Pour :: Frances List Member <roger.romain@skynet.be>


05/07/2008

05/07/2008: Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !

-------- Message original --------

Sujet: FW: Ste Ingrid patronne des bons otages par Fausto Giudice, 4 juillet 2008
Date: Sat, 5 Jul 2008 14:10:23 +0200
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>



Date: Sat, 5 Jul 2008 11:20:47 +0200
Subject: Ste Ingrid patronne des bons otages par Fausto Giudice, 4 juillet 2008
From: Jean-Michel.Vernochet
To: Jean-Michel.Vernochet
 
Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !   par Fausto Giudice, 4 juillet 2008


Le retour d'Ingrid Betancourt à la civilisation, « après six ans et quatre mois
passés en captivité chez les narco-terroristes des FARC », a été l'occasion
d'une opération mondiale d'ingridolatrie télévisée en direct. La télévision
publique française, France 2 en premier lieu, a sans doute battu les
records, en consacrant mercredi soir pas moins de 5 heures non-stop à la
« libération » d'Ingrid, et plusieurs heures dans les jours qui ont suivi. La
peste émotionnelle qui a été répandue dans les foyers a de quoi donner la
nausée.
Au-delà de la nausée, il faut tenter de raisonner.

À première vue, Ingrid pète la forme, elle a l'air bien nourrie et en
excellente santé, tout comme les 14 autres « otages » « libérés » avec elle,
dont 3 agents du FBI prêtés à la DEA.  

Deuxièmement, Ingrid a découvert la Vierge, le Père, le Fils et le Saint-
Esprit et envisage d'aller à Lourdes puis au Vatican. Benoît XVI va-t-il la
faire béatifier de son vivant ? À défaut d'une canonisation, elle est bien
partie pour un prix Nobel de la Paix.

Troisièmement, Ingrid est devenue une partisane fanatique de l'Armée
nationale colombienne et des ses Forces spéciales, dont elle arborait la
tenue à sa descente d'avion.


Quatrièmement, Ingrid est devenue une partisane enthousiaste d'Alvaro
Uribe, le narco-président qui est, avec le Mexicain Felipe Calderón, le pion-
clé dans le dispositif yankee en Amérique latine.Ingrid n'a cessé de saluer
l'opération « parfaite, impeccable, géniale » qui a permis sa libération. À en
croire la version officielle, cette opération a été montée par un groupe de
colonels colombiens avec l'aide de spécialistes de la CIA et du Mossad
israélien. Ils ont infiltré les FARC, puis ont intoxiqué le commandant «
Cesar », responsable de la surveillance des prisonniers dont Ingrid, en
l'amenant à les livrer à une équipe de militaires déguisés en guérilléros et
descendus du ciel à bord d'un gros hélicoptère de transport.

Si cette version était vraie, ce commandant des FARC devait être un crétin
fini pour croire que son organisation pouvait disposer d'un tel hélicoptère.

Bref, cette version hollywoodienne, c'est bon pour les gogos transformés
en adorateurs de Sainte Ingrid. La vérité est plutôt à chercher ailleurs :
selon la Radio Suisse Romande, le gouvernement colombien a payé
environ 20 millions de dollars au fameux « Cesar », qui n'a été montré aux
caméras, avec un oeil au beurre noir, que pour entretenir la fiction
hollywoodienne, avant d'être exfiltré, doté d'une nouvelle identité, vers une
autre partie du monde pour y mener une nouvelle vie.

Ce qu'on a tout simplement oublié dans cette gigantesque et obscène
débauche d'images émotionnelles, avec Ingrid, Astrid, Yolanda, Mélanie,
Lorenzo, Nicolas, Carla, Bernard et Rama tournant en boucle pendant des
heures
-, c'est entre autres ceci :

1° - Ce que l'on s'acharne à appeler des « otages » sont des prisonniers de
guerre, tout comme le sont les combattants des FARC détenus par les
forces gouvernementales. Mais évidemment, appeler les prisonniers otages
reviendrait à reconnaître aux FARC un statut de force combattante, ce qui
est exclu pour Uribe et ceux qui l'appuient. Appliquer les Conventions de
Genève sur les prisonniers de guerre aux détenus membres des FARC et
exiger des FARC qu'elles en fassent de même avec leurs prisonniers
donneraient à celles-ci une légitimité.

2° - La guerre menée par l'armée colombienne et les groupes
paramilitaires qu'elle a toujours soutenus a fait en 25 ans des milliers de
morts, dont 3000 syndicalistes et 2000 indigènes, et des milliers de
disparus. Au moins 2 millions de paysans ont été déplacés et sont des
réfugiés de l'intérieur. Des milliers de Colombiens, menacés de mort par
les paramilitaires, ont du se réfugier à l'étranger.


3° - Les FARC doivent renoncer à leur « combat ignoble qui brise des vies
innocentes » (dixit Sarkozy) et « rectifier » leur ligne (dixit Ingrid), ne
cessent de répéter les héros de ce super-doculebrón (néologismie formé à
partir de culebrón version vénézuélienne de la telenovela, et de docu-soap,
série documentaire montée comme une fiction). Ont-ils oublié que la
dernière fois que les FARC ont accepté de réintégrer la vie politique «
normale » en créant l'Union patriotique et en se présentant aux élections,
5000 de leurs membres ont été assassinés ?

Sainte Ingrid va sans doute maintenant s'embarquer dans de nouvelles
croisades pour la libération d'autres « otages ». Mais attention, elle ne
s'occupera que des « bons otages ». Sarkozy va sûrement tenter de
l'embrigader dans sa prochaine opération, visant à libérer « l'otage franco-
israélien » Gilad Shalit, ce caporal prisonnier du Hamas.

 Maintenant qu'elle s'identifie aux Forces spéciales, qui, a-t-elle déclaré, ont
fait voir au monde qu'elles étaient aussi capables que l'armée israélienne,
ce serait logique.

Et qu'on ne compte pas sur Ingrid pour d'autres combats, comme la
libération des 10 500 otages palestiniens détenus par Israël ou encore la
défense de l'environnement. Elle qui se disait écologiste, son groupuscule
s'appelait « Oxygène verte » - a été définitivement guérie de cette maladie
de jeunesse pendant les années passées sous le « plafond vert » de la
jungle, où elle a découvert que de tous les animaux de la jungle, le plus
dangereux, c'est l'homme. L'homme des FARC, bien sûr.



 un des épisodes les plus comiques du doculebrón :
Nico et Ingrid sur le tarmac de Villacoublay


--
Envoyé par Basta ! dans Basta ! JCAJ le 7/04/2008 10:31:00 PM

30/04/2008

29/04/2008: Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie...

-------- Message original --------
Sujet: Soutien au peuple bolivien
Date: Tue, 29 Apr 2008 19:40:26 +0200 (CEST)
Répondre à :: polex-collectif-communiste@orange.fr


Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie

Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, Noam Chomsky ,...

La situation en Bolivie est de plus en plus grave. Il est nécessaire de soutenir le Président Evo Morales, en signant et en faisant circuler cet appel, qui sera publié au cours de cette semaine. Exprimez votre soutien à cabohorquez@gmail.com ou à yamp@min.cult.cu

En Bolivie, le processus de changements pour les majorités court le risque d'être brutalement restreint. L'arrivée au pouvoir d'un président indigène, élu avec un soutien sans précédent dans ce pays, et ses programmes de bénéfice populaire et de récupération des ressources naturelles, ont dû affronter dès les premiers moments les conspirations oligarchiques et l'ingérence impériale.
Récemment, l'escalade conspirative a atteint ses niveaux maximaux. Les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d'autres pays de notre région. L'histoire montre avec une grande éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes induits et approuvés par de puissants intérêts étrangers ont eu pour l'humanité sur tous les terrains.
Devant cette situation nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques de changement et au processus constitutif souverain du peuple bolivien. De même, nous rejetons l'appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l'unité d'une nation de notre Amérique.

Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté pour qu'elles unissent leurs voix pour dénoncer, par toutes les voies possibles, cette manoeuvre divisionniste et déstabilisatrice dans une heure historique pour l'Amérique Latine.

Adolfo Pérez Esquivel (Argentina); Rigoberta Menchú (Guatemala); Noam Chomsky (EEUU); Oscar Niemeyer (Brasil); Eduardo Galeano (Uruguay); Ignacio Ramonet (España/Francia); Elena Poniatowska (México); Frei Betto (Brasil); Gianni Vattimo (Italia); Adolfo Sánchez Vázquéz (España/México); Ernesto Cardenal (Nicaragua); Armand Mattelart (Bélgica); Ramsey Clark (EEUU); Manu Chao (Francia/España); Franz Hinkelammert (Alemania/Costa Rica); Francois Houtart (Bélgica); Alfonso Sastre (España); Paul Leduc (México); Fernando Pino Solanas (Argentina); Roberto Fernández Retamar (Cuba); Howard Zinn (EEUU); Keith Ellis (Canadá); Jorge Enrique Adoum (Ecuador); Belén Gopegui (España); Arturo Roig (Argentina), Jesusa Rodríguez (México); Stella Calloni (Argentina); Joao Pedro Stedile (Brasil); Eric Toussaint (Bélgica); Rafael Cancel Miranda (Puerto Rico); Richard Gott (Reino Unido); Miguel D'Escoto (Nicaragua); Silvio Rodríguez (Cuba); Carmen Bohórquez (Venezuela); Víctor Heredia (Argentina); Blanca Chancosa (Ecuador); Thiago de Mello (Brasil); Juan Mari Bras (Puerto Rico); Hildebrando Pérez (Perú); Pascual Serrano (España); Fernando Rendón (Colombia); Víctor Víctor (República Dominicana); Luisa Vicioso (Rep. Dominicana); Cecilia Todd (Venezuela); Alex Cox (Reino Unido); Danny Rivera (Puerto Rico); Isaac Rosa (España); Jean Marie Binoche (Francia); Ramón Chao (España/Francia); Pablo Guayasamín (Ecuador); Andrés Sorel (España); Ariel Dorfman (Chile); Carlo Frabetti (Italia/España); Carlos Fazio (México); Manuel Cabieses (Chile); Carlos Fernández Liria (España); Cintio Vitier (Cuba); Héctor Díaz-Polanco (Rep. Dominicana/México); Javier Couso Permuy (España); Jaime Caycedo (Colombia); Fernando Martínez Heredia (Cuba); Isabel Parra (Chile); James Cockcroft (EEUU); Fina García Marruz (Cuba); Fernando Morais (Brasil); Juan Madrid (España); Pablo Marcano García (Puerto Rico); Graziella Pogolotti (Cuba); Piero Gleijeses (Italia/EEUU); Raúl Pérez Torres (Ecuador); Miguel Barnet (Cuba); Roberto Diaz Castillo (Guatemala); Nancy Morejón (Cuba); Salim Lamrani (Francia); Santiago Alba Rico (España); Saul Landau (EEUU); Stefania Mosca (Venezuela); Víctor Flores Olea (México); Wim Dierckxsens (Costa Rica); Wozniak (Polonia); Eric Nepomuceno (Brasil); Aldo Díaz Lacayo (Nicaragua); Alfredo Vera (Ecuador); Angel Augier (Cuba); Antonio Elías (Uruguay); Beverly Keene (Argentina/EEUU); Constantino Bértolo (España); Michel Collon (Bélgica); Juan Carlos Camaño (Argentina); César López (Cuba); Emir Sader (Brasil); Fernando Buen Abad Domínguez (México); Eduardo Torres-Cuevas (Cuba); Gennaro Carotenuto (Italia); Gilberto Maringoni (Brasil);Gloria la Riva (EEUU); Hernando Calvo Ospina (Colombia); Higinio Polo (España); Iván Padilla (Venezuela); Jaime Sarusky (Cuba); James Early (EEUU); Jorge Beinstein (Argentina); Jorge Sanjinés (Bolivia); José Steinsleger (Argentina/México); Julio César Monge (El Salvador); Lasse Söderberg (Suecia); José Hugo Moldiz Mercado (Bolivia); José Pertierra (Cuba/EEUU); Luciano Vasapollo (Italia); Luis Bilbao (Argentina); Manuel Talens (España); Marcos Roitman (Chile): Marlon Santi (Ecuador); Matías Bosch (Rep. Dominicana); Michele Mattelart (Francia); Montserrat Ponsa Tarres (España); Néstor Kohan (Argentina); Pablo Armando Fernández (Cuba); Roberto Montoya (Argentina/España); Sergio Trabucco (Chile); Medea Benjamín (EEUU); Reynaldo González (Cuba); Roberto Sánchez Ramos (España); Setsuko Ono (Japón/EEUU); Vicente Battista (Argentina); Vicente Rodríguez Nietzsche (Puerto Rico); Winston Orrillo Ledesma (Perú); Alberto Lecci (Argentina); Alejandro Moreano (Ecuador); Alessandra Riccio (Italia); Alicia Jrapko (EEUU); Ana Esther Ceceña (México); Angel Juarez Almendros (España); Antoine Chao (Francia); Ángeles Maestro (España); Antón Arrufat (Cuba); Aram Aharonian (Uruguay); Claudia Camba (Argentina); Carilda Oliver Labra (Cuba); Claudia Korol (Argentina); Daniel Lorenzi (Italia); David Acera (España); Faride Zeran (Chile); Diosdado Toledano (España); Félix Julio Alfonso López (Cuba); Francisco (Pancho) Villa (Chile); Irene Amador (Colombia); Francisco de Oraa (Cuba); Jane Franklin (EEUU); Humberto Arenal (Cuba); Juan Brom (México); Lisette Nicole Adoum (Suiza); Jorge Ibarra (Cuba); Luciano Alzaga (Argentina); Marilia Guimaraes (Brasil); José Ignacio López Vigil (Cuba); Manuel de la Rica (España); Maximilien Arvelaiz (Venezuela); Leonardo Acosta (Cuba); Miguel Mirra (Argentina); Milagros Rivera Rérez (Puerto Rico); Oscar-René Vargas (Nicaragua); Osvaldo León (Ecuador); Paulo Nakatani (Brasil); Pepe Viñoles (Uruguay); Red Ronnie (Italia); Rolando Rodríguez (Cuba); Sara Rosemberg (Argentina); Vicente Romano (España); Sergio Ortiz (Argentina); Yamandú Acosta (Uruguay); Antonio Cuesta (España); Antonio Gaztambide (Puerto Rico); Coriún Aharonian (Uruguay); Rosa Miriam Elizalde (Cuba); Daniel del Solar (EEUU); Ángel Guerra (Cuba); Edgar Páez (Venezuela); Eva Golinger (EEUU); Guillermo C. Cohen-DeGovia (México); Estrella Rey (Cuba); Hiram Guadalupe Pérez (Puerto Rico); Humberto Mata (Venezuela); Isabel Monal (Cuba); Jhonny Jiménez (Ecuador); Joseba Macías (País Vasco); Juan Carlos Monedero (España); Julio Pomar (México); René Vázquez Díaz (Cuba); Liliana Játiva (Ecuador); Daniel das Neves (Argentina); Luis Hernández Navarro (México); María del Carmen Barcia (Cuba); Mertxe Aizpurua (País Vasco); Andrés Gómez (Cuba/EEUU); Nayar López (México); Ramon Franquesa (España); Zoyla Lapique (Cuba); Margarita Zapata (México); Miguel Urbano (Portugal); Javier Corcuera (Perú); Alicia Hermida (España); Jaime Losada (España); Alejandro Torres (Puerto Rico); Juan Antonio Hormigón (España); Lidia Fagale (Argentina); Brian Becker (EEUU); Héctor Sosa (Argentina); Ana María Larrea (Ecuador); Ana Villareal (Argentina); Beatriz Chisleanschi (Argentina); Carlos A. Lozano Guillén (Colombia); Judith Rabinovich (Argentina); Sergio Arria (Venezuela); Elinor Cesín (Venezuela).

Aura Piña Rodríguez
Especialista en Gestión Cultural
Ministerio del Poder Popular para la Cultura
República Bolivariana de Venezuela
Celular +58.416-7416710
Oficina +58.212.5097754 / 53


Jean Louis Bertrand

Un site pour être informé de la situation internationale,
des ambitions de l'impérialisme (eh oui ça existe plus que jamais),
des résistances dans le monde (ça se développe!)
de l'action des communistes en France et dans le Monde (il y en a!)

http://pagesperso-orange.fr/polex/

14:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, actualite, medias, bolivie, petitions, ameriquenromain, presse, appels, cuba, television, information, silence, usa, imperialisme, solidarite, cia, economie, socialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/03/2008

24/03/2008: 3719 sites Internet bloqués par les USA ...


-------- Message original --------
Sujet: Fw: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)
Date: Mon, 24 Mar 2008 20:16:49 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>


----- Original Message -----

Sent: Monday, March 24, 2008 7:14 PM
Subject: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)

 
ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

3719 sites Internet bloqués par les USA

 

Qui est eNom, qui a bloqué 3.719 sites Internet déplaisant aux Etats-Unis ?
par Rosa Miriam Elizalde

Les Etats-Unis financent des organisations comme Reporters sans Frontières pour attaquer certains pays sur le thème de la liberté d'Internet. Or, ces mêmes Etats-Unis ont bloqué 3.719 domaines.com en violant leurs propres lois.

Cubadebate, 06/03/2008
Traduit par Jose Gregorio pour Investig'Action

Le New York Times a raison de qualifier de 'scandaleuse' la décision nord -américaine d' appliquer à internet, et cela dans tous les pays, des réglementations dont la légalité est insoutenable même sur le propre territoire des USA.

C`est un excellent article, mais qui laisse de côté des éléments d`information essentiels qui aideraient à comprendre pourquoi la censure des sites web dont les noms portent le suffixe .com, le plus utilisé sur le réseau des réseaux, n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg d'une agression de plus grande portée contre Cuba et contre le réseau mondial.

Combien de noms de domaine liés a Cuba apparaissent-ils sur la liste noire du Département du Trésor nord-américain?

Revue avec une patience toute asiatique, la liste noire de l`OFAC recense 557 entreprises 'maudites' dans le monde et 3719 domaines .com qui ont été bloqués sur le net sans la moindre notification préalable à leurs propriétaires. Pour se faire une idée de ce que cela signifie, il suffit de regarder le rapport le plus récent relevé du registre de domaine en Amérique latine (www.latinoamericann.org ).

On constate que Cuba possède 1434 sites web avec nom de domaine .cu . C'est dire que les USA ont bloqué quasi trois fois plus de sites que tous ceux qui sont enregistrés par l'île sous le générique «.cu ».

- Qui est eNom, l'entreprise qui a bloqué les sites de Mr Marshall?

L'entreprise eNom est la 2ème plus grande entreprise au monde en registre de domaines, accréditée par l`ICANN (acronyme en anglais de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, société internet pour l`assignation, l'attribution de noms et numéros), une organisation supposée indépendante sous laquelle s'ordonne le net.
L`ICANN désigne les noms et numéros de domaine, l'équivalent des codes postaux sur internet.

- Les USA peuvent-ils bloquer tout le net?

C'est une nouvelle preuve que les USA contrôlent non seulement l'accès de leurs citoyens au cyber-espace, mais aussi celui de tous les usagers de l'internet global.

Bien qu'il existe sur le net une grande rhétorique libertaire au niveau mondial, l'ICANN dépend du Département du Commerce US et des législations nord-américaines, à tel point qu'elle viole sans sourciller ses propres statuts.

Ses interventions sur le net sont supposées être d'ordre technique et ne peuvent censurer de sites, ni combattre ou appuyer aucune norme légale ou politique.
S'il y a la moindre réclamation sur le droit de propriété, elle doit la soumettre à l`arbitrage international.Néanmoins, eNom, inscrite à cette corporation et avec les mêmes fonctions, non seulement s'est soumise à une décision du gouvernement nord-américain, violant ainsi les législations d'autres pays, mais en plus sans même le notifier aux entreprises et personnes ainsi lésées, comme le signale le New York Times.

Le fait démontre que les USA contrôlent les principaux serveurs internationaux et peuvent en pratique bloquer tout ce qu'ils veulent sur le net sans même le prétexte d'une agression terroriste.

- Quelle loi les USA utilisent-ils pour violer la souveraineté de notre pays et de tous les pays du monde sur le net?

La Loi Torricelli ou Loi d`autorisation et de défense nationale pour l'année fiscale 1992, qui autorisa la connexion de l'île au réseau par satellite avec la condition que chaque megabyte (rang de vitesse de connexion) devait être sous contrat avec une entreprise américaine ou une de ses filiales et approuvé par le Département du Trésor.

Cette loi établit des limitations et des sanctions extraordinaires, comme des amendes de 50000 dollars pour chaque violation, pour ceux qui favoriseraient dans ou hors des USA le négoce électronique ou le moindre bénéfice économique pour l'île.

Ceci a été appliqué rigoureusement depuis et, petit à petit, l`OFAC a complété sa liste noire, jusqu'au délire récemment découvert par le journal nord-américain.

Par ailleurs, ce bureau consacre bien plus de fonctionnaires à surveiller les citoyens du monde qui voyagent ou envoient de l`argent à Cuba qu'à poursuivre les transactions suspectées de financer le terrorisme aux USA.

En avril 2004, l`OFAC informait le Congrès que, parmi ses 120 employés, quatre étaient désignés pour suivre la piste des finances d`Osama Bin Laden et Saddam Hussein, pendant que près de deux douzaines s'occupaient de renforcer le blocus contre Cuba.

Ils ont admis utiliser internet comme source fondamentale pour suivre les pistes de l'argent.

- Que peut-on faire?

L`OMPI, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, établit le droit de chaque personne à présenter une demande liée à un nom de domaine enregistré sous .com .net .org.
Conformément à l`article 4 de l`ICANN, on peut soumettre à l`arbitrage international tout cas d'enregistrement abusif d`un nom de domaine ou toute censure de celui-ci avec circonstances démontrées dans la demande écrite.

Et bien, grâce à cet article du New York Times et aux spécialistes consultés par ce journaliste, il existe 3719 demandes potentielles pour censure de la part des USA. Qui commence?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-19%2015:04:17&log=invites



18:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, actualite, internet, imperialisme, cuba, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2008

«L’espion qui aime Cuba»...

«L’espion qui aime Cuba»
L’ancien agent de la CIA, Philip Agee sera l'invité d’honneur de Che Presente

Des années durant, il a travaillé pour la CIA américaine. Philip Agee sera l’invité d’honneur de la fête annuelle Che Presente.

Bert De Belder
10-10-2007

« CIA », voilà sans doute l’un des sigles les plus universellement connus et détestés. Des dizaines de films et d’innombrables bouquins en tous genres décrivent soit les exploits, soit les méfaits du service secret américain. Mais rares sont ceux qui le dissèquent et le dénoncent de l’intérieur.

 

Philip Agee a tourné le dos à la CIA et aux Etats-Unis: « Nous appelons cela le monde libre, mais la seule liberté est celle des riches d'exploiter les pauvres.» (Photo archives)

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Philip Agee lui-même a travaillé durant des années pour la CIA, la Central Intelligence Agency. Entre 1960 et 1968, il a été case officer, l’agent qui assure le suivi des sources humaines secrètes de la CIA pour un pays donné. Il a travaillé en Équateur, en Uruguay et au Mexique. En 1975, il déballait le linge sale de la CIA dans son fameux ouvrage « Journal d’un agent secret. Dix ans dans la CIA ». Sur 598 pages, Agee explique comment la CIA fait de l’espionnage dans des dizaines de pays, infiltre et sape de l’intérieur des organisations sociales et politiques, influence les médias, commandite ou commet des assassinats et met sur pied des opérations paramilitaires. Agee vous familiarise avec les différentes sections de la CIA, il vous assène des centaines d’abréviations et de codes (des opérations secrètes, mais aussi de chaque agent de la CIA, comme ECSIGIL-1 ou ECFONE-3), il montre comment, dans la plupart des pays, les stations de la CIA sont tout simplement hébergées par l’ambassade des États-Unis et il révèle pas moins de 250 noms d’agents de la CIA à travers le monde.

Qu’est-ce qui a amené Philip Agee à tourner le dos à la CIA ? « J’ai commencé à réaliser que ce que faisait la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que soutenir les structures traditionnelles du pouvoir, permettant à quelques familles de contrôler la richesse, les revenus et le pouvoir de l’État et de l’économie, alors que la majorité de la population en était exclue. Et le seul ciment qui assurait la mise en place de ce système, c’était la répression politique. J’ai décidé que je ne voulais plus y contribuer. »

Sa lettre de démission à l’ancien directeur de la CIA Richard Helms fut une véritable leçon d’éducation politique : « La classe dirigeante en Amérique latine ne renoncera jamais d’elle-même à son luxe et à ses privilèges. Nous appelons cela le ‘monde libre’, mais la seule liberté, dans ces circonstances, est celle des riches d’exploiter les pauvres. C’est une lutte des classes, et c’est aussi la raison pour laquelle les masses se sentent interpellées par le communisme. » Plus loin : « À Cuba, les gens bénéficient de l’enseignement, des soins de santé et d’une éducation à part entière dans le même temps que, sur le plan du logement, de grands progrès ont été réalisés. Il est clair que Cuba est le seul pays qui ait atteint les objectifs sociaux de l’Alliance pour le Progrès. » Ironique, non ? Car cette « Alliance » - un programme d’aide mis sur pied sous le président Kennedy juste après la victoire de la révolution cubaine – voulait justement empêcher, via des réformes, les pays latino-américains de suivre l’exemple cubain.

Tourner le dos à la CIA est une chose mais se mettre à table, c’est une tout autre paire de manches. Et Philip Agee s’en est bien rendu compte. Durant les années qui ont suivi la publication de son bouquin, l’homme n’a plus connu le moindre repos nulle part. George Bush père était à l’époque directeur de la CIA et il voulut mettre Agee derrière les barreaux, et plus encore. Sous la pression des USA, Agee fuit également expulsé de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas, de l’Italie et de la RFA. C’est ainsi qu’il finit par atterrir à Cuba, où il passe aujourd’hui ses vieux jours – il a 72 ans – et gère l’agence de voyages Cubalinda contre le boycott américain de Cuba.

15:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, cuba, cia, histoire, courcelles, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |