29/11/2009

232/09/2009: Les péchés d'Hugo Chavez...


Lundi, 23 Novembre 2009 13:59
  Les péchés d'Hugo Chavez

En Amérique latine, presqu’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Au Venezuela, un homme affirme qu’on peut y mettre fin. Certains l’accusent de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’… Michel Collon vient de publier Les 7 péchés d’Hugo Chavez et il montre pourquoi cette expérience nous concerne.

Interview: Petya Micheroux 


 

Le président vénézuélien Hugo Chavez est-il populiste ?
    Michel Collon. La grande tarte à la crème ! Dès que quelqu'un dérange, les médias lui collent une étiquette. Qui a pour fonction d'empêcher les gens de réfléchir aux problèmes, aux conflits entre des intérêts qui s'affrontent. C’est quoi, un « populiste » ? Quelqu'un qui flatte le peuple, en lui faisant des promesses qu'il ne peut tenir. Selon moi, cette définition vaut pour Sarkozy et les autres dirigeants européens : ils font des promesses en sachant qu’ils ne les tiendront pas.

Et Chavez aurait tenu ses promesses ?
    Michel Collon. Lorsqu’il arrive au pouvoir en 1999, deux Vénézuéliens sur trois n'avaient jamais vu un médecin de leur vie. Depuis, « Chavez le populiste » a mis en place avec l'aide de médecins cubains des maisons médicales, non seulement dans les quartiers pauvres de Caracas, mais aussi dans les campagnes et les régions les plus reculées des Andes ou de l’Amazonie. Il a aussi alphabétisé, en moins de deux ans, un million et demi de personnes. Le budget de l’éducation est passé de 3% à 9%. On a réussi à remettre aux études des gens qui avaient dû les interrompre à cause de la pauvreté. Aucun de ses prédécesseurs n'avait fait ça. A mon avis, beaucoup de peuples dans le monde aimeraient avoir de tels dirigeants populistes.
    Avant, l’argent du pétrole servait à enrichir les multinationales. Aujourd’hui, il sert à éliminer la pauvreté. Pour les riches, Chavez est donc le diable, couvert de péchés. Pour les pauvres, il incarne l’espoir.

Mais certains lui reprochent d'être trop lent, trop conciliant, de ne pas s'attaquer à la propriété capitaliste...
    Michel Collon. Méfions-nous des « Y a qu'à ». Pour eux, tout est facile. Y a qu'à faire ceci, y a qu'à faire cela. Chavez n'a qu'à exproprier tous les capitalistes et créer un État ouvrier, exporter la révolution dans toute l’Amérique latine, et bla bla bla. Mais le Venezuela ne compte presque pas d'ouvriers, sur quelle base reposerait un « État ouvrier » ?
Non, le problème clé, celui qui bloque le développement de pays comme le Venezuela, c'est la dépendance envers les multinationales. Celles-ci déversent leurs produits subventionnés, contrôlent les politiciens et l’armée, pillent les matières premières et toutes les richesses, maintiennent les salaires au plancher et tout ça bloque le développement du tiers monde. Or, beaucoup de classes et couches sociales du tiers monde ont intérêt à ce que leur pays se libère de l’emprise des multinationales US ou européennes, et pas seulement, les classes travailleuses. Il y a donc intérêt à s’allier avec elles ou à les ménager.
Réussir cette première étape n'est pas évident. Contrairement à ces « révolutionnaires en chambre », Chavez a la responsabilité de remplir les assiettes des gens. Eliminer une forme d'économie - où il y a effectivement une exploitation capitaliste, c’est vrai - quand on n'a encore rien pour la remplacer, c’est laisser les gens crever de faim et évidemment se détourner de la révolution. Une révolution ne peut avancer ni trop vite, ni trop lentement. Il faut, au stade actuel, cibler les multinationales et ménager les autres. On ne fait pas une révolution en partant des souhaits des révolutionnaires mais en tenant compte de la situation objective, du rapport des forces et des possibilités des gens.

Votre livre aborde en fait tout le rapport Nord-Sud à l'échelle du continent américain. Vous parlez du Nord comme de « l'aspirateur des richesses ». Que voulez-vous dire ?
    Michel Collon. Nous, gens du Nord (Europe et Etats-Unis), devons absolument prendre conscience du mécanisme qui explique cet écart entre le Nord riche et le Sud pauvre (même si, tout le monde n'est pas riche au Nord où les écarts s'aggravent aussi). La question est : sur le dos de qui les riches du Nord ont-ils construit leurs fortunes ? Je le rappelle dans le livre, sur base de quelques études historiques : l'Europe est devenue riche en pillant l’or et l’argent de l’Amérique latine, en massacrant les Indiens et en arrachant à l’Afrique dix millions de Noirs, transformés en esclaves et en chair à profits.

Mais le colonialisme a pris fin, non ?
    Michel Collon. En réalité, non. Aujourd'hui, les mêmes mécanismes d'aspiration des richesses restent à l'œuvre, mais de manière beaucoup plus subtile et voilée, comme je l’explique dans le chapitre intitulé « les sept fléaux de l'Amérique latine ».
Premièrement, le pillage des matières premières. Pétrole et gaz bien sûr, mais aussi eau et biodiversité, enjeux stratégiques du 21ème siècle. Deuxièmement, le pillage de la main d'œuvre dans des usines de sous-traitance. Véritables bagnes où les syndicats sont interdits. Troisièmement, l’assassinat de l’agriculture. Les multinationales d’agrobusiness du Nord déversent leurs produits subventionnés en Amérique latine et en Afrique, ruinent les paysans locaux, les obligeant à quitter la terre et à s'amasser autour des villes.
Le quatrième fléau, c’est l’élite dirigeante des pays du Sud. Une bourgeoisie locale vendue aux intérêts étrangers et travaillant pour le compte des multinationales. Cinquième fléau : la dette. Les banques du Nord et la Banque Mondiale contrôlée par les pays riches maintiennent le chantage d’une dette déjà largement remboursée en fait. Sixième fléau : en vingt ans, les États-Unis et l'Europe ont obligé à privatiser un millier d'entreprises publiques en Amérique latine, transférant ainsi la richesse et le pouvoir économique vers le Nord. Septième fléau : le vol des cerveaux. Scientifiques, techniciens qualifiés et médecins. Le Sud dépense pour les former, mais le Nord les détourne. Voilà, l’ensemble de ces sept fléaux montre que le colonialisme et le pillage n’ont pas disparu.

Chavez réalise des choses impressionnantes. D’autres ne le font pas. Pourquoi ? 
    Michel Collon. 80 années de richesse pétrolière du Venezuela ont produit un écart énorme entre riches et pauvres. Ce que Chavez a fait, c’est changer la règle du jeu. Il a récupéré l’argent du pétrole en faisant payer – enfin - les multinationales et en reprenant le contrôle de la société publique qui gérait le pétrole. Les bénéfices sont enfin versés dans le budget de l’État, permettant de s'attaquer sérieusement au problème de la pauvreté. Quand on voit la misère qui règne en Afrique et au Moyen-Orient, à côté de fortunes colossales, on se dit qu’il faudrait y exporter Chavez. Ou plutôt s’en inspirer.

D’où la colère des États-Unis ?
    Michel Collon. Comme disait Chomsky, « peu importe où le pétrole est situé dans le monde, les États-Unis considèrent que la géographie se trompe et qu'il est situé aux États-Unis ». Chavez a refusé cette logique.

Quelles menaces font peser les Etats-Unis sur le Venezuela ?
    Michel Collon. Trois. 1. Le financement par la CIA, à coups de centaines de millions de dollars, d’une opposition putschiste, doublée de campagnes de désinformation qu’on retrouve dans nos médias. 2. La construction de sept nouvelles bases militaires US en territoire colombien. Comme par hasard, les bases US sont toujours juste à côté des ressources naturelles stratégiques, et pour encercler les pays rebelles : Venezuela, Bolivie, Équateur, voire Brésil. 3. Washington a réactivé la 4ème flotte qui « surveille » l’Amérique latine. Utilisée contre l’Allemagne en 40-45, supprimée lorsque le continent a été jugé « sous contrôle », et aujourd’hui réactivée en plaçant à sa tête un amiral qui a fait sa carrière dans les « Forces Spéciales » (spécialisées dans les débarquements et coups d’Etat).

Votre livre analyse aussi les erreurs et les faiblesses de Chavez. Quelles sont-elles ?
    Michel Collon. Le Venezuela n'est ni l'enfer décrit par nos médias, ni le paradis. Les problèmes restent énormes. Surtout la bureaucratie. Celle héritée de l'ancien régime et qui sabote à qui mieux mieux. Mais aussi les nouveaux arrivistes. Et une corruption, qui n'est évidemment pas propre au Venezuela, mais si Chavez ne parvient pas à résoudre ce problème, la révolution perdra la confiance des gens et échouera, c'est clair. Un proche de Chavez m'a confié que 60 % des réformes décidées par lui ne sont pas appliquées. Ca donne la mesure du drame de la bureaucratie et de la corruption. 

Le Venezuela, c’est loin. En quoi votre livre peut-il intéresser le lecteur belge ?

    Michel Collon. En Europe, les victoires sont rares ces temps-ci. On rencontre beaucoup de pessimisme, de fatalisme. Par contre, l’Amérique latine nous apporte un message d'espoir. Chavez, Evo Morales et tous ces Latinos affrontent en fait les mêmes problèmes que nous : pauvreté, néolibéralisme, destruction des acquis sociaux et des services publics, pillage du travail et des ressources... Et ils arrivent à renverser la vapeur ! Non seulement ils résistent, mais ils obtiennent même des victoires, des avancées sociales pour la population.

Le Venezuela nous montre qu'un autre monde est possible ?
    Michel Collon. On dira évidemment que la Belgique ou la France n'ont pas de pétrole, mais l'essentiel n'est pas là. Au fond, il y a plus important que le pétrole. Le « péché » le plus important de Chavez, c’est d'avoir rendu sa place au peuple. De lui avoir donné conscience qu'il est possible de prendre son destin en main. Et ça nous concerne aussi, car nous aussi on a cet écart riches-pauvres, ce pillage des fruits du travail.
Chavez et les Vénézuéliens nous montrent que d'un côté, il y a l’argent, et de l'autre côté, il y a les gens. Le plus important, ce sont les gens : ils sont l'immense majorité, ayant au fond les mêmes intérêts. Incompatibles avec ceux des multinationales.


Source: Solidaire 

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, cuba, usa, presse, television, romain, colonialisme, imperialisme, silence, medias, venezuela, chavez | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/06/2009

20/06/2009: Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela...

Sent: Saturday, June 20, 2009 1:39 PM
To: 
Subject: Salim Lamrani "allume" les mensonges de RSF à propos du venezuela

 
 
 Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela

 Salim Lamrani

 

            Le 29 mai 2009, Reporters sans frontières a publié une lettre ouverte destinée au président vénézuélien Hugo Chávez dans laquelle l’association dénonce « une véritable charge du pouvoir et de l’administration » contre Globovisión, « une chaîne privée d’information ». Selon l’organisation parisienne, Globovisión « fait l’objet d’une procédure administrative pouvant mener à sa suspension d’antenne pour une durée de soixante-douze heures » pour avoir « relayé l’information [du séisme du 4 mai 2009] en se référant aux données de l’Institut géologique des Etats-Unis1 ».

 

            Les autorités vénézuéliennes reprochent à la chaîne « d’avoir enfreint l’article 29 de la Loi de responsabilité sociale en radio et télévision (Loi Resorte) sanctionnant les médias qui ‘promeuvent, font l’apologie ou incitent à la guerre ; promeuvent, font l’apologie ou incitent aux altérations de l’ordre public ». RSF questionne : « En quoi une information donnée sur un tremblement de terre, pour imparfaite qu’elle puisse être, cadre-t-elle avec la définition de l’infraction2 ?».

 

            Présentée de cette manière, l’affaire a de quoi surprendre l’opinion publique internationale. Mais contrairement à ce qu’affirme RSF, la réalité est autre et soigneusement éludée par l’entité française de « défense de la liberté de la presse ».

 

Globovisión contre la démocratie

 

            Depuis 1998, Globovisión n’a eu de cesse de s’opposer au gouvernement démocratique d’Hugo Chávez. En avril 2002, la chaîne de télévision avait activement participé au coup d’Etat de Pedro Carmona Estanga. Dans n’importe quel pays du monde, Globovisión aurait été fermée et ses dirigeants condamnés à de lourdes peines de prison. Mais le Tribunal suprême, contrôlé par l’opposition à l’époque, avait refusé de reconnaitre la réalité du putsch et s’était contenté de prononcer une « vacance de pouvoir » pour expliquer le coup de force.

 

Par la suite, la chaîne a multiplié les appels à l’insurrection3. En mai 2007, Globovisión s’est même rendue coupable d’incitation à l’assassinat du président Chávez en manipulant des images et en lançant des messages subliminaux. Lors de la diffusion du programme Aló, Ciudadano, où une interview de Marcel Granier, directeur de la chaîne RCTV, critiquant fortement Chávez était diffusée, la chaîne a montré simultanément les images de l’attentat contre le Pape Jean-Paul II survenu en mai 1981. Globovisión n’avait pas su expliquer pourquoi elle avait diffusé des images de l’attentat dans un programme traitant du non renouvellement de la concession de RCTV4. Plusieurs experts en sémiotique avait été catégoriques à ce sujet : « On incite à l’assassinat du Président5 ». En France, de tels agissements auraient conduit les journalistes de la chaîne ainsi que leurs dirigeants derrière les barreaux.

 

Les journalistes de Globovisión ainsi que les présentateurs de la chaîne ont également multiplié les expressions diffamatrices à l’égard du gouvernement en utilisant les termes « dictature » et « tyrannie », afin de justifier les appels à la désobéissance civile et les actes de violence. De telles expressions sont inimaginables en Occident6.

 

L’affaire du séisme

 

            Le 4 mai 2009, une secousse sismique a frappé l’état de Miranda à 4 heures 40 du matin, suivie de trois répliques (4h50, 6h23 et 6h24), sans faire de dégâts humains. A 5h25, le ministre de l’Intérieur et de la Justice Tarek El Aissami a indiqué que le tremblement de terre avait été ressenti à plusieurs endroits. « Nous recevons actuellement des rapports sur les dégâts. Nous sommes en train de déterminer l’épicentre et la magnitude à travers la Funvisis (Fondation vénézuélienne de recherche sismologique). Nous voulons informer que pour l’instant nous n’avons aucun rapport de dommages matériels ou humains. Nous souhaitons lancer un appel au calme. Nous avons ordonné immédiatement un déploiement de patrouilles afin de protéger les personnes qui ont quitté leur demeure », a-t-il déclaré7. A 5h44, El Aissami a rendu public un second rapport informant qu’il s’était entretenu avec le président ainsi que le vice président Ramón Carrizález, soulignant par la même occasion que Chávez avait ordonné le déploiement de la Garde nationale bolivarienne afin d’assurer la sécurité des citoyens7.

 

De son côté, Francisco Garcés, président de Funvisis, a informé à 5h40 que deux secousses avaient frappé la capitale Caracas ainsi que la zone métropolitaine et a demandé aux médias de lancer des appels au calme à la population. A 6h05, le ministre des Travaux publics et du Logement, Diosdado Cabello, a indiqué que le métro, le chemin de fer et l’aéroport fonctionnaient parfaitement. Hector Navarro, ministre de l’Education, a également souligné que les écoles et les universités n’avaient pas été touchées par le séisme et qu’elles restaient ouvertes. Jesús Mantilla, ministre de la Santé, a fait part du fonctionnement normal des centres hospitaliers du pays. A 6h47, la ministre des Télécommunications et de l’Informatique Socorro Hernández a informé la population que le réseau de télécommunications n’avait pas été affecté. Alejandro Hitcher, président de Hidrocapital, a expliqué pour sa part que le système des aqueducs fonctionnait normalement. A 7h, Blanca Ekhout, ministre de la Communication et de l’Information, a signalé que l’ensemble des organismes de l’Etat était entré en état d’alerte dès la première secousse. Jacqueline Faría, chef du gouvernement du District de la capitale, ainsi que Rafael Ramírez, ministre de l’Energie et du Pétrole, ont tenu la population informée dans leurs attributions respectives8.

 

            Cependant, à 5h20 du matin, soit à peine 40 minutes après la première secousse sismique, le directeur de Globovisión Alberto Federico Ravell, s’est empressé d’intervenir personnellement en direct sur sa chaîne pour – après avoir fourni une information erronée sur l’épicentre du séisme se basant sur des informations en provenance… des Etats-Unis – s’en prendre directement au gouvernement et l’accuser d’incurie tout en transmettant un message de peur et d’angoisse. « Nous sommes très inquiets, nous n’avons trouvé personne, nous n’avons trouvé aucune autorité susceptible de nous informer de manière précise et exacte […]. Nous sommes dans l’attente d’une information précise et vérace de la part de nos autorités car nous n’avons personne à qui nous adresser. Nous avons appelé Funvisis mais on a été coupé, nous n’avons pas pu entrer en contact avec les pompiers. Le maire [Gerardo] Blay n’indique pas s’il y a des dégâts dans sa région9 ».

 

            A ce moment de la conversation, le présentateur de Globovisión a interrompu son directeur pour lui rappeler une réalité. « Directeur, nous venons d’avoir une nouvelle fois au téléphone le président de Funvisis qui nous informe qu’il se trouve en voiture et que c’est la raison pour laquelle il lui a été impossible de nous fournir des informations. Cependant, il a affirmé que dès qu’il arrivera à destination, il nous informera en direct à la télévision pour nous fournir une meilleure information10 ».

 

            Loin d’entendre l’appel à la raison, Ravell en profita pour stigmatiser de nouveau les autorités : « Les médias officiels qui font tant de propagande devraient être en train d’informer les citoyens en ce moment, sans que nous ayons à recourir aux services météorologiques des Etats-Unis pour informer les gens qu’à Caracas il y a eu un tremblement de terre11 ».

 

            Tarek el Assaimi a dénoncé « l’attitude mesquine et l’utilisation irresponsable d’un moyen de communication ». Ravel, au lieu de transmettre un message de tranquillité, a instrumentalisé une catastrophe naturelle pour des fins politiques et « semer la crainte au sein de la population », selon Cabello, ministre des travaux Publics12. Que se passerait-il en France si le directeur de la chaîne privée TF1 avait attaqué le gouvernement de Nicolas Sarkozy, avec la même virulence, quarante minutes après le début des inondations survenues en 2008, l’accusant d’abandonner les victimes à leur sort ?

 

La désinformation de RSF

 

            RSF a bien évidemment soigneusement censuré cette réalité et tente de faire passer une grave atteinte à la déontologie journalistique et un sérieux manquement à la responsabilité des médias pour une violation de la liberté de la presse. En référence au coup d’Etat de 2002, l’organisation parisienne reconnait qu’« une procédure judiciaire, assortie d’un débat contradictoire, sur l’attitude de certains médias privés au cours de ces évènements n’était pas sans fondement à l’époque » mais feint d’ignorer les agissements continuels et illégaux de Globovisión en s’interrogeant : « Sur quel contenu repose désormais l’accusation, plus de sept ans après les faits13 ? ».

 

Enfin, RSF affirme que « Globovisión est le seul média télévisuel du réseau à émettre une voix nettement critique envers votre gouvernement. […].Dans d’autres pays d’Amérique latine, où vos homologues ont été durement confrontés à des médias hostiles ou considérés comme tels, jamais la réplique de l’État n’a pris une tournure aussi extrême. Jamais n’a eu lieu la subordination de la quasi-totalité du secteur télévisuel à la seule voix dirigeante ». Ici, le mensonge est triple : l’entité du président Robert Ménard tente de faire croire que les agissements de Globovisión sont monnaie courante en Amérique latine, que le gouvernement Chávez s’en prend à la chaîne en raison des critiques émises à son encontre et que les autres médias télévisuels du pays  sont à la solde du leader bolivarien14.

 

Encore une fois, il est aisé d’infirmer les propos de RSF. D’une part, aucun média latino-américain n’a appelé au renversement du président élu tel que l’a fait Globovisión. Par ailleurs, il suffit de regarder les chaînes de télévision privées qui occupent plus de 80% de l’espace médiatique du pays pour se rendre contre que la critique à l’encontre des autorités y est acerbe et constante. Enfin, tout analyste sérieux sait pertinemment qu’aucun pays du continent américain ne peut se targuer de disposer d’une liberté d’expression et de la presse similaire à celle qui règne au Venezuela. Ainsi, pour RSF, les médias doivent inciter à l’insurrection et au renversement de l’ordre établi comme le fait Globovisión pour ne pas être considérés comme étant à la botte du pouvoir.

 

            Depuis l’élection d’Hugo Chávez à la présidence de la République bolivarienne du Venezuela, RSF a pris fait et cause pour l’opposition antidémocratique et putschiste et n’a eu de cesse de défendre ses intérêts au niveau international. Ainsi, lors du coup d’Etat du 11 avril 2002, RSF s’était bien gardée de dénoncer le rôle principal joué par les médias privés opposés au président démocratiquement élu. Pis encore, le 12 avril 2002, RSF avait publié un article reprenant sans aucune réserve la version des putschistes et avait essayé de convaincre l’opinion publique internationale que Chávez avait démissionné :

 

« Reclus dans le palais présidentiel, Hugo Chávez a signé sa démission dans la nuit, sous la pression de l’armée. Il a ensuite été conduit au fort de Tiuna, la principale base militaire de Caracas, où il est détenu. Immédiatement après, Pedro Carmona, le président de Fedecámaras, a annoncé qu’il dirigerait un nouveau gouvernement de transition. Il a affirmé que son nom faisait l’objet d’un "consensus" de la société civile vénézuélienne et du commandement des forces armées15 ».

 

            RSF n’est pas une organisation de défense de la liberté de la presse mais une sombre entité à l’agenda politique bien précis chargée de discréditer par tous les moyens possibles les gouvernements progressistes à travers le monde et qui se trouvent sur la liste noire des Etats-Unis. Rien d’étonnant quand on sait que Washington finance substantiellement l’organisation par le biais de la National Endowment for Democracy, une officine écran de la CIA selon le New York Times16.

 

Notes

 

1 Reporters sans frontières, « Acharnement gouvernemental contre la chaîne Globovisión : lettre ouverte au Président Hugo Chávez », 29 mai 2009. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=31466 (site consulté le 2 juin 2009).

 

2 Ibid.

 

3 Agencia Bolivaria de Noticias, « Periodistas coinciden en que Globovisión es promotor de protestas de oposición », 29 mai 2007.

 

4 Agencia Bolivaria de Noticias, « Ministro Lara denunció que medios de oposición incitan a magnicidio », 27 mai 2007.

 

5 Agencia Bolivaria de Noticias, « CNN miente sobre Venezuela y Globovisión incita al magnicidio », 28 mai 2007.

 

6 Agencia Bolivaria de Noticias, « Globovisión continúa con la instigación a la desestabilización », 29 mai 2007.

 

7 Luigino Bracci Roa, « Fuerte temblor sacudió región central del país esta madrugada sin causar daños », Yvke Mundial, 4 mai 2009. http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?23910 (site consulté le 15 juin 2009).

 

8 Ibid.

 

9 Globovisión, « ¿Quién sintio el temblor primero? ¿Los chavistas o los opositores? », 4 mai 2009. http://www.youtube.com/watch?v=TwC0pLR-ajQ (site consulté le 15 juin 2009).

 

10 Ibid.

 

11 Ibid.

 

12 Ibid.

 

13 Reporters sans frontières, « Acharnement gouvernemental contre la chaîne Globovisión : lettre ouverte au Président Hugo Chávez », op. cit.

 

14 Ibid.

 

15 Reporters sans frontières, « Un journaliste a été tué, trois autres ont été blessés et cinq chaînes de télévision brièvement suspendues », 12 avril 2002. www.rsf.org/article.php3?id_article=1109 (site consulté le 13 novembre 2006).

 

16 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a publié, entre autres, Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009) et comporte un prologue de Nelson Mandela.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; salim.lamrani@parisdescartes.fr

15:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, silence, medias, revolution, venezuela, amerique, rsf, mensonsonges | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/04/2009

07/04/2009: Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, April 07, 2009 9:30 AM
Subject: Fidel ou les idées simples mais fondamentales

Fidel ou les idées simples mais fondamentales par danielle Bleitrach

arton9961Fidel a posé deux problèmes à propos du sommet des Amériques qui se tiendra le 17 et le 19 avril à Trinidad et Tobago : premièrement pourquoi Cuba est-il exclu de ce sommet? Ensuite est-ce que les peuples d’Amérique vont continuer à le tolérer et à admettre des termes inadmissibles contenus dans la déclaration finale telle qu’elle est prévue. Ce à quoi Hugo Chavez a aussitôt rencheri en interrogeant les autres peuples d’Amérique: Fidel a raison, il pose des questions simples mais fondamentales. Cuba est pour nous un point d’honneur et si nous supportons encore le traitement que l’on prétend lui infliger blocus et exclusion, cela prouvera que rien n’est changé.

Ces deux discours parrallèles signifient simplement que Cuba et l’Amérique latine exigent plus que des rumeurs sur l’évolution des relations entre les Etats-Unis et Cuba mais des faits concrets.

Fidel et Cuba, et derrière eux une Amérique latine qui prend conscience de sa force et de son unité ne sauraient se contenter de belles promesses des démocrates. Il y a de multiples expériences en particulier celle de Carter qui ayant entamé un dialogue prometteur prit prétexte de l’affaire des Katangais et de l’intervention cubaine pour faire machine arrière toutes. Et la récente déclaration du vice président J.Biden au Chili  confirmant la volonté US de maintenir le blocus n’est pas faite pour faire s’illusionner les  plus expérimentés des dirigeants latino-américains que sont les frères Castro.
Il est évident que le contexte a évolué avec la fin de l’ère Bush, dans l’opinion publique nord-américaine d’abord, dans les instances dirigeantes quelquefois. Mais s’il a beaucoup été fait état des votes au Sénat aboutissant à des levées partielles de l’embargo, il s’agit essentiellement des mesures récentes prises en 2004 par Bush et non de la politique suivie depuis la naissance de la révolution cubaine qui dès la première année imposait le blocage des quotas sucriers à une île ne vivant que du sucre, c’est même à cette mesure que Cuba répondait par son pas vers le socialisme en nationalisant les raffineries nord-américaines. de surcroit ce n’est pas une nouveauté et depuis de nombreuses années il existe un consensus pour que soient levées certaines mesures nuisibles aux intérêts nord-américains et contraires même à la liberté de voyager du citoyen nord-américain. Ce n’est donc pas le premier vote du Sénat ou de la chambre des réprésentants allant dans ce sens, mais toujours Bush a soit mis son veto, soit employé des artifices de procédure.

Ce qui a évolué, ce qui est essentiel ce n’est pas l’élection d’Obama, c’est ce qui a favorisé l’éléction d’Obama, la crise financière, le formidable échec de la politique de Bush et de nouveaux rapports de forces à l’échelle de l’Amérique latine et du Monde. La prise de conscience y compris par Wall Street et son candidat Obama qu’il fallait changer un petit quelque chose pour que tout reste en état. Est-ce que cela signifie que la situation de Cuba, ce blocus antédiluvien, cet ostracisme d’un autre âge, l’emprisonnement des 5 cubains, va cesser ? Rien n’est moins sur et cela dépend de ce que le monde exigera. L’Amérique latine en particulier mais pas seulement.

Pendant la fin et après l’ère Bush qui a coincidé avec le retrait de fidel des affaires publiques il y a eu à Cuba une intense activité diplomatique, beaucoup de dirigeants de la nouvelle Amérique latine sont venus et ont discuté avec Raoul Castro, la discussion a été suivie en général d’une rencontre avec Fidel et d’une réflexion de celui-ci. Sans parler des liens permanents avec Hugo Chavez. Mais cette activité s’est également accompagnée, toujours en parrallèle avec le président vénézuélien avec la même forme diplomatique avec la Chine et la Russie. Ce qui montrait bien qu’elle était menée au plus haut niveau celui du chef d’Etat qui avait réclamé le droit d’être conseillé par son frère. Il s’agissait de politique internationale mais de celle-ci dépendait l’avenir de l’île, la nature des réformes qui pourraient y être mise en oeuvre si l’étranglement du blocus était levé mais qui devaient être le fait des Cubains et d’eux seuls.

Le changement récent du ministre des affaires étrangères (2 mars) avait fait grand bruit, comme le voulait la presse et les Etats-unis il a été beaucoup question de celui qui partait et dont tout à coup les ennemis de Cuba découvraient les immenses qualités mais trés peu de celui qui arrivait Bruno Rodríguez, 51 ans qui depuis dix ans avait été le principal représentant de la diplomatie cubaine à l’ONU, c’est-à-dire quelqu’un qui avait largement contribué à élargir l’audience de Cuba sur les bases de principes et de solidarité avec les peuples du Tiers Monde, une diplomatie  efficace.

Il était partout annoncé dans un premier temps que les raoulistes chassaient les fidélistes et quand Fidel dans une de ses réflexions avait mis un point final à ce genre de spéculation sur les divisions entre lui et Raoul, nous avons eu droit à d’autres rumeurs qui perdurent sur le fait que les réflexions ne seraient pas de Fidel, on a même pu lire qu’il s’agissait d’un sosie sur les photos. Pourtant il serait difficile vu la multiplication des rencontres diplomatiques d’accorder crédit à de telles informations qui prouvent simplement que dans cette période une des stratégies impériales, faute d’avoir les moyens d’imposer avec brutalité, de diviser entre “les durs” et “les mous”, utilisant ces dernier pour faire baisser la garde non seulement à Cuba mais à l’Amérique latine, et bien au-delà le Tiers-Monde, et l’Eurasie russe et chinoise, il se trouve toujours un appareil médiatique pour colporter les dites rumeurs y compris sur internet.

La manière dont ont été pris par parenthèse le sommet du G 20 et celui de l’OTAN montre à quel point désormais toutes ces forces sont peu sensibles aux sirènes des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Au G 20, comme nous l’avons souligné les deux faits les plus importants sont la montée en puissance de la Chine et la prétention de continuer comme avant en accordant à un FMI inchangé un pouvoir sur le reste de la planète et en particulier sur le Tiers Monde absent (mais que la Chine dans son discours a placé au centre des préoccupations). Là encore nous avions été prévenus des enjeux et même du déroulement par Fidel. Comme d’ailleurs et l’on retrouve ce qui est en train de se passer à propos du sommet des Amériques de Trinidad et Tabago, la conclusion du sommet exposée à la fois d’abord par Chavez puis par Fidel,  a été “est-ce qu’ils croient que rien n’a changé? Et que nous allons tolérer qu’un directoire en faillite qui prétende récupérer quelques membres de la BRIC impose avec de belles paroles l’exclusion des peuples du Tiers monde. Est-ce que 20 dirigeants dont la plupart sont à l’origine des problèmes vont pouvoir imposer leur politique au 172 restant.” D’ailleurs Chavez ne se contentait pas de dire il agissait et mulitpliait les rencontres avec l’Iran, avec le monde arabe, jetait les bases d’une architecture financière nouvelle, revenait au Mexique le tout sur un avion sécurisé prêté par Fidel notait-il. Et maintenant il est en Asie, au Japon puis en Chine.

Il y a donc une logique fondamentale dans la stratégie cubaine, Cuba a toujours été prête au dialogue et ce depuis les premières heures de la Révolution, ce dialogue d’ailleurs comme l’a montré la publication des archives nord-américaines a toujours eu lieu sauf sous Bush (1). Mais ce qui a fait la force extraordinaire de la révolution cubaine est que cette ouverture au dialogue s’est toujours accompagnée d’une extrême méfiance non seulement envers les Etats-Unis mais envers ceux qui  incitaient Cuba à baisser la garde (2). Certes il y a une évolution aux Etats-Unis, les récentes mesures d’assouplissement de l’embargo prises par le Sénat ne date donc pas d’aujourd’hui.  Mais aujourd’hui cela va plus loin, non seulement les financements attribués aux gusanos de Miami sont remis en question à la fois à cause des scandales des détournements mais surtout de leur inefficacité. En revanche il est clair que l’on table plus sur un assouplissement qui donnerait de la force à ceux “qui veulent baisser la garde”, ceux qui veulent croire qu’avec Obama tout a changé et que c’est par mauvaise volonté que les frères Castro présenté comme “la vieille garde” refuserait la main tendue. Il y a là de francs coquins et des esprits faibles qui par narcissime et légereté sont toujours persuadés d’être de grands stratèges en chambre. Mais tout cela est normal et prouve simplement que dans le nécessaire dialogue chacun cherche à se positionner dans le meilleur rapport des forces. Et de ce point de vue il est clair qu’il est difficile d’être meilleur que ceux qui ont réussi depuis plus de cinquante à tenir tête à tous les présidents des Etats-Unis, à vaincre l’isolement et à aboutir aujourd’hui à de nouvelles relations en Amérique latine et même dans le reste du monde et qui aujourd’hui bénéficient d’une nouvelle génération de dirigeants eux-mêmes plus ou moins vaccinés contre les sirène occidentales, celles des Etats-unis mais aussi celles de l’Europe.

Danielle Bleitrach

(1) C’est même à l’occasion de l’un de ces dialogues périodiques sur des questions comme l’immigration ou le trafic de drogue que les USA ont pu remonter jusqu’au5 héros cubains et les arrêter en les accusant de crimes imaginaires et en les faisant juger par un tribunal hystérique de Miami.
(2) C’est d’ailleurs dans la logique de Marti et non de celle de Lénine qu’il existe un parti unique à Cuba puisque Marti disait que tout parti autre que la parti révolutionnaire serait nécessairement annexionniste, soit directement en prônant l’annexion, soit indirectement disent les Cubains aujourd’hui en les incitant à baisser la garde.

 

14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, cuba, usa, romain, democratie, imperialisme, silence, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/08/2008

20/08/2008: Hugo Chávez nationalise le cimentier français Lafarge ...

La bonne et seule voie à suivre: elle est évidemment contraire à celle suivie par les ricano-occidentaux, dont l' Euro-dictature capitaliste, à laquelle collaborent la social-démocratie, tous les mouvements opportunistes, réformistes et participationnistes...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: NATIONALISATIONS AU VENEZUELA
Date: Wed, 20 Aug 2008 21:14:24 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



Hugo Chávez nationalise le cimentier français Lafarge

GUILLAUME LAUNAY ET FRANÇOIS MEURISSE

QUOTIDIEN : mercredi 20 août 2008

Le Venezuela d’Hugo Chávez poursuit sans dévier son entreprise de nationalisation des secteurs qu’il juge stratégiques. Lundi soir, ce sont les cimenteries qui ont basculé dans le domaine public. Si un accord a été trouvé avec le français Lafarge et le suisse Holcim, le deal a échoué avec le mexicain Cemex, qui assure la moitié de la production du pays. Du coup, «la procédure d’expropriation va être engagée», a commenté le ministre de l’Energie et du Pétrole, arguant que le Mexicain «demandait un prix trop élevé».

Lafarge, lui, a préféré négocier. Il faut dire que le Venezuela représente à peine 0,75 % de sa production mondiale. «C’est un processus qu’on subit. Ce qu’on a voulu lors des négociations, c’est veiller à ce que nos intérêts, notamment ceux de nos salariés [500 dans le pays, ndlr] et de nos actionnaires, soient préservés», dit-on chez Lafarge, qui gardera 5 % de sa filiale.

Cette vague de nationalisations a débuté en janvier 2007, un mois après la réélection de Chávez qui avait décidé d’accélérer la révolution bolivarienne. Ont d’abord été concernées l’électricité (avec une dizaine d’entreprises, dont Electricité de Caracas), et les télécommunications (avec CANTV, privatisée en 1991). Puis, le président vénézuélien a repris en main les hydrocarbures : depuis le 1er mai 2007, tous les champs pétrolifères sont exploités par la compagnie nationale PDVSA, seule ou dans des joint-ventures avec des multinationales, toujours minoritaires.

Dans toutes ces nationalisations, le gouvernement rachète les entreprises qu’il convoite, souvent au prix fort. C’est pourquoi les sociétés ne rechignent pas à vendre. Ce fut encore le cas fin juillet, quand l’espagnol Santander a cédé Banco de Venezuela à l’Etat alors qu’un préaccord de vente avait été signé - pour un montant moins élevé - avec une autre banque. Pour Lafarge, Caracas va débourser 176 millions d’euros. Un prix que le groupe français juge «correct».




http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/346346.FR.php
© Libération

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, cuba, presse, television, romain, resistance, syndicats, social, silence, castro, liberte, socialisme, medias, revolution, venezuela, chavez, information, independance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/02/2008

13/09/2007: Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela ...

 -------- Message original --------
Sujet: [CSP] [GRANMA] Langford, nouveau Super Espion de Bush.....
Date: Tue, 13 Nov 2007 13:55:12 EST
De: Denisjpmo@aol.com
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela

PAR JEAN-GUY ALLARD, de Granma international

SI la date de naissance décide du destin des personnes, Timothy Evan Langford, le nouveau Super espion de Bush pour Cuba, était prédestiné pour cette mission: il est né en 1959, année de la révolution cubaine, et le 26 mars, Jour des organismes de sécurité de l’'île.

La plaisanterie s'’arrête là. Langford n’'a pas été choisi au hasard par le Directeur national du renseignement des États-Unis, Mike McConnnell, le bras droit de Bush en matière d’'espionnage, pour «coordonner » la guerre sale contre Cuba et le Venezuela.

Ce fonctionnaire de l'’appareil infernal qu'’utilise l'’empire quand «on ne doit pas voir sa main», depuis Playa Giron jusqu’à Miraflores, est un technicien du renseignement depuis sa sortie de l'’Université du Texas à Austin, où il a été diplômé d'’Études latino-américaines, qui considère le continent comme son laboratoire.

Avec ses manies de bibliothécaire, ses cheveux hirsutes et ses lunettes hors normes, il gère les informations, vraies ou fausses, avec la froideur du laborantin de criminalistique qui dissèque un échantillon de preuve.

Au point où après 15 ans de labeur méticuleux à la Direction d’'analyse de l'’Agence centrale de renseignement, il a été choisi pour être promu chef de l’'Équipe d'’analyse des Cibles dures (sic) de la Compagnie.

Selon le glossaire de l'’espionnage nord-américain, les termes «cibles dures», en anglais «hard target», désignent les pays et, plus précisément, les personnalités politiques que l'’agence priorise et considère comme difficiles à atteindre.

Bien sûr, Cuba apparait depuis plusieurs décennies dans la liste des pays «privilégiés» par l'’attention impériale.

POUR S’'APROCHER, IL PROFITE DE LA VISITE PAPALE

C’'est ainsi que Langford a fait son apparition à Cuba en 1998, profitant de la visite du pape Jean Paul II dans l'’Île, pour se rapprocher de l'’objectif.

Plusieurs jours avant l'’arrivée du Souverain pontife, le 21 janvier 1998, Langford se trouvait déjà embusqué dans le bunker de la Section des intérêts nord-américains (SINA) à La Havane avec ses lunettes d'’approche à la main, les écouteurs en place, déchiffrant les rapports, pas toujours limpides, des dissidents-informateurs à son service.

Durant plusieurs semaines, cet espion de haut vol a mené une activité qui de sainte n'’avait que le ‘s’ pour enrichir ses archives déjà débordantes sur les prétendues réalités cubaines.

Il a aussi eu tout le temps de profiter de La Havane, terre interdite pour ses compatriotes par les lois criminelles du blocus, de savourer son rhum légendaire et de fumer ses inimitables cigares.

Détail intéressant, Langford, selon son curriculum, est marié à Maria Garnica. On ignore s'’il s’agit de ces mêmes Garnica liés à Jeb Bush par son épouse, Columba. Le petit frère de George W., nous révèlent les archives, s’'est épris de Columba Garnica à Leon, Guanajuato, au Mexique, et s’'est marié avec elle en 1974… à Austin, Texas. Que le monde est petit!

LE CHEF DES CIBLES DURES EN SAIT LONG

Langford a de l’'Amérique latine une connaissance approfondie grâce à plusieurs «voyages d’'études» dans les points d'’observation dont dispose la CIA sur le continent.

Il sait presque tout, sinon tout, des plus répugnantes opérations menées par la CIA.

Et on observera qu'’il obtient la direction de l'’Équipe d’'analyse des Cibles dures de l’'Agence… en 1997, précisément quand la Fondation nationale cubano-américaine, depuis le territoire cubano-américain, utilisant un agent de la CIA de carrière, Luis Posada Carriles, déchaine la campagne d’'attentats contre des installations touristiques à La Havane.

Ce fut l’'année des bombes dans les hôtels, du Cohiba au Copacabana, de la mort du jeune touriste italien Fabio Di Celmo... mais aussi du yacht La Esperanza, intercepté accidentellement, dans lequel se trouvaient quatre collaborateurs actifs de son organisation qui se dirigeaient vers l'’île de Margarita pour assassiner le président de Cuba.

Timothy Langford ne pouvait ignorer au cours de cette année de tant de crimes contre Cuba, avec le réseau de renseignement dont il dispose, chaque détail des activités de terrorisme international qu'’encourageait l'’empire.

Il est aussi impossible, en toute logique, qu'’il ait ignoré chaque élément du complot que la même FNCA a ourdi et qui s’'est terminé par l'’arrestation de Luis Posada Carriles et de trois terroristes notoires de Miami, à Panamá en novembre 2000, alors qu'’ils préparaient un attentat contre le chef d'’État cubain dans un amphithéâtre universitaire.

Il est possible qu'’il doive son nouveau poste, sinon au népotisme, grâce à l’'efficacité avec laquelle ses services ont noyé le dossier de Posada après son retour intempestif sur la terre de ses maîtres.

Et que sait le chef des Cibles dures de l’'opération qui a mené au coup d'’État qui, en 2002, a donné le pouvoir à une junte d’'oligarques fascistes dirigés par Pedro Carmona Estanga, au Venezuela?

Et des complots actuels que continuent à ourdir contre Cuba et le Venezuela, les services spéciaux que Fidel Castro, avec tant de justesse, a appelé la machine à tuer?

Ce sont des centaines de questions que l’'on pourrait ainsi se poser au sujet de ce nouvel homme d’'appareil que McConnell, avec tant de confiance, a introduit dans le cénacle des têtes brûlées.

Langford remplace à ce poste Norman Bailey, ex conseiller de Ronald Reagan, disciple du très controversé Lyndon Larouche et protégé du sanguinaire John "El Embajador" Negroponte.

La nomination de Timothy Langford se fait parallèlement aux projections de l’'Annexe secrète du Plan Bush pour l'’annexion de Cuba dont les caractéristiques principales sont l'’agression, le crime, l'’illégalité, le terrorisme et même l’'assassinat.

Dans la version du Plan Bush diffusée le 10 juillet 2006, on signale textuellement que: «Pour des raisons de sécurité nationales et une mise en place effective, certaines recommandations sont contenues séparément dans une annexe secrète». Selon les experts, le document contient de nouveaux complots pour assassiner le président de Cuba, de nouveaux plans d’'attaques terroristes et d’'agression militaire.

Le dernier discours de Bush et ses grotesques appels à la sédition confirment le maintien de ces orientations maintenant gérées par Langford.

Dans le cas du Venezuela, des unités spéciales de la CIA ont été activées en complicité avec des éléments terroristes de la mafia de Miami, et des opérations de renseignement ont été menées en vue de provoquer des troubles, avec la participation des secteurs d’'opposition subventionnés par le Département d’État.

http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/lun12/45espia-f.html

__._,_.___

CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip

12:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |